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 Bloc 4, septième tente à gauche, de Chou

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Chachouille
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MessageSujet: Bloc 4, septième tente à gauche, de Chou   Ven 16 Juil - 17:56

Bloc 4, septième tente à gauche,
par Chou

« Man’, que font les valises dans l’entrée, tu pars pour les vacances ?

- Non, ce ne sont pas mes affaires, mais les tiennes. Tu pars au Starnberg’s KindernKamp pour les deux prochains mois. D’ailleurs ton train est dans une heure. Voilà les billets. Ton père est en train de charger la voiture, on décolle dans un quart d‘heure.

- C’est quoi ce délire ? Nan mais ça va pas, tu crois quoi, que tu peux me virer comme ça ?!

- A preuve du contraire je suis chez moi, et tu es sous ma responsabilité. Que tu sois d’accord ou pas, je m’en fiche, tu y vas un point c’est tout.

- Il en est hors de questions.

- La discussion est close Bill.Je ne te veux pas dans mes pattes toutes les vacances, j’en ai plus qu’assez de voir défiler tous ces garçons, et de tes conneries. »


[…]

Bill pesta contre sa mère de chez lui à la gare en sortant tous les noms d'oiseaux qu'il connaissait et en inventant même d'autres. Sa mère avait gagné comme toujours. Elle ne se laissait jamais faire par son fils, pas comme son mari qui avait baissé les bras suite au comportement de Bill, ne comprenant pas comment un enfant aussi sage et bien élevé avait pu se transformer presque en une salope au masculin, se ventant de ses coucheries et autres avec ses amants d'un soir.

L'homosexualité de leur fils ne leur avait jamais vraiment causé de problème, l'acceptant même avec facilité, ce qu'ils ne comprenait pas en revanche c'était pourquoi Bill ne restait pas avec le même garçon plus d'une nuit.

Simone voulait à tout prix conserver son peu d'autorité, elle savait que Bill derrière ses caprices et ses cris lui obéissait, elle arrivait à le faire obéir. Et cette fois encore elle avait réussi, il avait cédé et de toute façon valait mieux dire oui sinon il savait qu'il allait vivre un enfer et que sa mère ne lui aurait pas foutu la paix de tout l'été.

Seulement s'il avait su qu'il était expédié dans un camping pour adolescent, au milieu des vaches, proche d'un lac, où la seule ville la plus proche était à 2 heures de voitures, il serait rester sur Hamburg quitte à souffrir. Pour lui cela ressemblait à un cauchemar depuis que sa mère l'avait déposé a la gare avec seulement ses billets et le nom de son camping.

Il se retrouva dans les mains avec 4 billets : deux aller/retour. Le premier de Hamburg à München et l’autre de München à Starnberg, un petit village du même nom que son lac au bord duquel se trouvait le camping où Bill allait passer les deux prochains mois. Ce qu’il ne savait pas cependant, c’était que le camping était situé en plein milieu des champs.

[…]


Bill arriva enfin à München après 9 heures de train. Il n’en pouvait plus, et pourtant il n'était pas encore prêt d’arriver. A peine descendu du train, il partit directement à la recherche de l’autre qui le conduirait tout droit en enfer.

Son train partait du quai 31 mais impossible pour lui de trouver ce fichu quai, voyant un contrôleur non loin de lui, il prit sur lui et fit un effort surhumain
en essayant d’être le plus courtois possible :

« - Je cherche la voie 31, vous savez où elle est ?

- La voie 31, vous êtes sur ? »


Il commença à se masser les tempes, il en avait ras le bol, et il y avait une foule immense dans cette gare, et ce mec n’avait pas l’air de savoir où il bossait.

« - Ouais j’en suis sur, et c’est pas que j’ai un train dans 10 minutes mais presque.

- Je connais pas de voie 31. Donnez moi votre billet. Hum vous allez à Starnberg, je vois. Bon alors suivez bien mes instructions. Elle est dehors. Vous continuez tout droit en direction des toilettes, à un moment il y aura des escalators, vous prenez celui qui monte, quand vous descendez de celui-ci, tout de suite à gauche. Normalement vous serez face à la sortie, vous sortez, vous longez le bout de trottoir, et vous prenez à droite et ce sera là.

- Euh.. Ouais ok, je suis pas sur de tout me souvenir, mais pas grave. Au revoir.


La gare était immense, Bill pensa de suite qu’un GPS aurait été très utile dans ce grand bazard.

Il trouva du premier coup le quai, pas peu fier de lui, il arriva tout content sur le celui-ci, mais ce qu’il vit lui fit vite perdre son sourire. Il se retrouva face à un vieux coucou, se demandant comment ce tas de ferrailles pouvait bien encore fonctionner. Il rigola en pensant que son grand-père avait déjà du l’utilisé un jour.

Il y avait deux seuls wagons. Il n'était pas plus grand qu’un tramway. Il souffla pour se donner du courage, se disant qu’il y avait pire -ou pas- et monta dans le train. Là il eut une soudaine envie de se jeter dessous attendant son heure. Il n'était même pas sur qu’il arriverait à le tuer, vu son état il ne devait pas dépasser les 30 à l’heure.

Et c'était malheureusement encore bien pire à l’intérieur. Les sièges, si on pouvait appeler ça des sièges, ne ressemblaient plus à rien, certains étaient éventrées, d’autres avaient carrément disparu, et il y faisait une chaleur étouffante, comme par hasard la clim était au abonné absent. Tout était sale et rouillé, on se serait cru dans une vieille cave puante et moisie.

Il se pinça le bras pour la énième fois de la journée, n’en croyant pas ses yeux, où sa mère l’avait encore envoyé ?! C’était un cauchemar. Il fut tout de même surpris de trouver des passagers à bord. Qui pouvait bien vivre dans le trou où il allait. Aussi loin de la ville.

Le trajet jusqu’à la petite gare de Starnberg se déroula sans encombres, en omettant les secousses, le grincement des freins, les freinages brusques. Il se surprit même à prier tous les dieux pour qu‘il arrive entier et vite.

Bill arriva enfin à la gare de Starnberg, enfin si on pouvait vraiment appeler "ça" une gare. Cela ressemblait plus à une grosse maison de campagne, où l'on avait accroché une grosse horloge, ajouté un quai, et fait passer des rails.

Il se retrouva seul, avec lui-même, sur le quai, avec pour seule compagnie son énorme valise. Il avança vers la porte d‘entrée, essaya de l'ouvrir, mais constata bien vite que celle-ci était bel et bien fermée, il se pencha sur le coté et vit un panneau avec les horaires d'ouverture et de fermeture. Malheureusement on était Samedi, et le Samedi c'était fermé.

Il voulut s'arracher les cheveux, mais se retint de justesse, ses cheveux étaient toute sa vie. Lentement, sa colère commença à se diffuser dans ses veines, à traverser tout son corps. Il poussa un hurlement qui fit s'envoler tous les oiseaux environnants, constatant un peu plus sa solitude. Il en avait plus que ras le bol de sa putain de journée de merde. Il se retrouvait expédié dans une pseudo colonie de vacances pour ado à l'autre bout de l'Allemagne, au plus profond de la campagne bavaroise ; dans un camping paumé entre les champs, dans le trou du cul de monde, avec une simple feuille imprimé par sa mère, qui faisait l'éloge de ce fameux endroit, d'où il n'avait aucune idée de comment y aller.

A moins que... Son cerveau tournait à plein régime, il avait le numéro du camp, il n'avait qu'a appeler et on viendrait immédiatement le chercher ! Il fouilla dans son sac main, se plaignant d'y mettre trop de choses, mais à chaque fois qu'il voulait se séparer d'objets dit inutile pour certain mais essentiel pour lui il n'enlevait rien, et au contraire en ajouter de plus en plus.

Après quelques efforts, il sortit son portable avec un sourire fier, voyant déjà la fin de son calvaire. Mais, il n'y avait pas de réseau. Rien. Nada. Nothing. Nichts. Il monta sur un banc à coté de lui, tendit les bras de tout les côtés, bougeant de gauche à droite. Rien. Il n'y avait rien ! Il poussa un long soupir de résignation, s'assit sur le banc, inspira un grand coup, et hurla de toutes ses forces sa rage, il avait envie de pleurer tellement il était frustré, mais même elles, refusaient de tomber. Pas une seule goutte, par une seule larme ne s'échappa de ses yeux fatigués. Même elles, elles avaient décidé de le laisser crever, seul.

Plusieurs minutes passèrent ainsi, alors que Bill attendait sûrement un miracle, de l'aide, n'importe quoi. Cela ne servait à rien d'attendre, il devait trouver une solution, et vite, sinon il allait vraiment péter un câble. Il était déjà au bord du suicide.

Il fit le tout de la gare, se disant qu'il devait bien y avoir quelque chose de l'autre coté, un bar, une maison, ou même des gens qui seraient lui indiquer le chemin du camping, et le voyant seul et malheureux l'y emmènerait gentiment.

Mais là se fut encore pire. Il se retrouva en face d'un champ immense. Il n'y avait rien à des kilomètres à la ronde. Il y en avait à perte de vue. Il tourna sur lui-même, et il ne vit que des champs, des champs, et encore des champs. C'était invraisemblable pour lui, il se demanda même s'il était encore en Allemagne. Il rigola seul de sa blague, mais cessa instantanément se rendant compte du ridicule de la situation. Il était en train de devenir cinglé à rire, au milieu de nulle part. Le point positif il pourrait devenir ami avec les vaches, elles au moins ne se plaindraient pas qu'il parlait sans cesse.

Un scénario catastrophe prit alors place dans sa tête si personne ne venait le chercher. Il irait dans une forêt, construirait une cabane, chasserait pour se nourrir, il survivrait jusqu'a ce que quelqu'un vienne le sauver, ou alors il se ferait dévorer par des loups à la tombée de la nuit, sa disparition puis sa mort feraient la une des magazines télé ou papier, son nom serait connu dans toute l'Allemagne, on retrouverait sa dépouille au fond d'un bois quelques décennies plus tard, et sa mère aurait sa mort sur la conscience. De toute façon tout était de sa faute, quelle idée de l'envoyer moisir ici. Trop réfléchir lui était vraiment nocif. C'était stupide, il était stupide. Il lui fallait s'assoir et se calmer.

Il pensa à son cours de yoga, où leur prof leur avait apprit quelques exercices de relaxations. Il s'approcha lentement du seul bloc de pierre qui lui faisait face. Autant s'assoir ici, il était situé sur le bord de la route quelqu'un le verrait bien, si bien sûr quelqu'un passait, ce qui était moins sûr.

Il sortit des lingettes anti-bactériennes de son sac à main Louis Vuitton et nettoya une petite surface du banc, il ne souhaitait en aucun cas salir ses vêtements ou attraper une quelconque maladie. La scène était vraiment ridicule. Bill était vraiment un personnage atypique. Il était perdu on ne sait où et il pensait encore à ce que ses vêtements soient parfaits. Une fois le banc propre, et satisfait du résultat, Bill s'assit en tailleur, plus précisément dans la position du lotus, heureusement que le matin il avait pensé à mettre un mini-short, sinon cela aurait été la galère. Il commença ses exercices de relaxation : inspirer, expirer, fermer les yeux, faire le vide en soi, et ne plus penser à rien.

C'était sans compter sur une mouche coquine qui ne trouva pas meilleur endroit pour s'installer, que son nez en trompette, dérangeant ainsi cette douce tranquillité qui s'était installée. Bill ouvrit un oeil, regarda l'intruse étrangement, ouvrit l'autre oeil, loucha sur cette pauvre mouche, lui lança un regard à vous glacer le sang, souffla par la bouche, bougea son nez de façon à ce qu'elle parte. Mais rien, elle ne bougeait pas d'un pouce. Voyant cela, le brun secoua sa tête de gauche à droite. Et la bestiole s'envola, enfin. Satisfait, il reprit ses exercices.
Mais notre mouche en avait décidé autrement, et une guerre s'engagea entre nos deux protagonistes. C'est ainsi que l'on retrouva Bill, debout sur le banc, avec une de ses sandales dans la main, tapant l'air, essayant d'assommer cette malheureuse bête, gesticulant dans tous les sens, hurlant à cette salope qu'il allait la buter, la hacher, et en faire de la bouillie pour ensuite la regarder crever.

Contre toute attente, le vainqueur fut la mouche. Notre Bill, s'époumonant et gesticulant, tomba du banc les quatre fers en l'air dans le champ juste derrière lui, se cognant en plus avec sa chaussure. Il avait de l'herbe pleins les cheveux, il ne ressemblait plus à rien. La bestiole sortit victorieuse et s'en alla fière. Avec tout le vacarme qu'il avait fait, Bill n'entendit pas au loin, la seule navette qui se rendait au camp arriver.

Nan, le brun n'était pas sur un bloc de pierre ou un banc, mais bel et bien à un arrêt de bus, certes rustique ; mais s'il l'avait pu, il l'aurait embrassé. Ce n'était pas le grand luxe mais il se retint de peu de sauter dans les bras de son sauveur. Le bus devait daté d'à peu près de la même époque que le train qu'il avait pris. Il était dans un sale état, rouillé pas endroit, mais il marchait encore, tant que le moteur tenait.

La porte s'ouvrit dans un grincement sourd, perçant les tympans délicats de Bill. Le chauffeur s'adressa à lui dans un allemand au fort accent bavarois des paysans du coin. Bill comprit en gros qu'on lui demandait s'il allait au Starnberg’s KindernKamp. Si oui qu'il monte de suite, car on l'attendait dans la prochaine ville pour l'apéritif.

Ce chauffeur était un personnage vulgaire et pas assez soigné selon lui. C’est vrai il avait tout de même quelques efforts à faire. Sa chemise était trempée de sueur, de grosses auréoles avaient pris place dans son dos, et sous ses bras. Cela n’aurait pas déranger Bill s’il n’y avait pas eu en plus cette odeur de transpiration qui vous restait dans le nez. En plus, d’avoir un style spécial, il était d’une vulgarité. Il insultait à tout va, tout et n’importe quoi, s’emportant pour un rien. Plus il s’énervait, moins il roulait correctement. Bill n'était pas vraiment rassuré et espérait arrivé le plus tôt possible. Il commençait déjà à voir défiler sous ses yeux sa courte vie.Le chauffeur avait de plus un brin d’herbe dans la bouche, et une odeur de bouse s’élèvait dans l’air.

[…]

Bill arriva alors dans les derniers. Après cette horrible journée, il avait qu’une envie : prendre un bon bain chaud, se reposer, et surtout oublier le cauchemar qu'allait être ces vacances aux pays des bouseux, avec cette bande de craignos. Le chauffeur l'avait déposé devant l‘entrée, lui souhaitant de bonnes vacances. Il leva la tête et vu inscrit en gros Starnberg’ KindernKamp. Ca y était, il y était enfin. En Enfer. Il passa sous l'arche qui servait d’entrée et se dirigea vers un petit cabanon en bois, où était marqué en gros « accueil ». Il eut à peine le temps de faire deux pas dans la direction de celui-ci, qu'une femme en sortit tout sourire vers lui.

« Bonjour, tu dois être Bill. Moi c'est Hannah, la directrice. On n'attendait plus que toi. Viens, suis moi, je vais te montrer l’endroit où tu vas pouvoir t’installer. »

Il ne lui rendit pas son sourire, ni même son bonjour. Il n'avait aucunement l'intention d'être sympathique. Sa place devrait être dans sa chambre, en train de se battre avec lui-même pour savoir quoi porter le soir, à la soirée de un tel, et de pouvoir se faire bien baiser.

Bill prit son air le plus hautain en passant devant les campeurs. Qu'est-ce qu'ils avaient tous à le regarder de travers ? C'est vrai qu'il faisait tâche dans le décor, avec ses spartiates, et son mini-short en jeans, mais il avait bien l'intention de se faire remarquer quitte à pourrir les vacances des autres, ça il n'en avait que faire. Il arriva enfin devant sa place, bien qu'en réalité c'était surtout un carré d'herbe. Il la regarda bizarrement, et dit de sa voix la plus méprisante :

- C'est quoi ce délire ? Elle est où ma chambre ?

- Devant toi. Le sac devant toi c'est ta tente, tu dois la monter. Tu passeras les deux prochains mois dedans.

- Nan mais tu rêves tu crois que je vais dormir là dedans ! Laisse moi rire.

- Tu t'es cru où petit ? Ici c'est pas le ClubMed ! Tu me tutoies pas déjà, je suis pas ta copine, et surtout pas sur ce ton. Bref, je te laisse monter ta tente. Dans 20 minutes, réunion d’information dans le réfectoire, et ne sois surtout pas en retard.


Elle le laissa là seul avec sa rage. Leur discussion houleuse avait attiré pas mal de monde et tous le regardait.

- Quoi, vous voulez ma photo les craignos ?

[…]

Bill prit son courage à deux mains, et ouvrit le sac contenant sa tente.
Quand faut y aller, faut y aller, se répétait-il en litanie, se donnant ainsi de la motivation.Bill essaya de monter sa tente en seulement 20 minutes, ce qui était un record pour lui. Sa seule aide fut une notice froissée et déchirée où il n'y comprit strictement rien. Il fit à la moindre virgule ce qu'elle lui disait mais il n'arriva à rien de bien concret. Pourquoi n'avait-il pas des tentes Quechua qui se montaient en 10 secondes sans efforts ? Sa tente ne ressemblait à rien, elle penchait d'un coté, elle n'était pas assez tendue, on aurait dit une bouse écrasée. Dans la bataille il s'était cassé deux ongles, ce qui était horrible pour quelqu'un qui passait des heures et des heures à se manucurer ceux-ci parfaitement. Il fut l'heure pour lui d'aller à cette réunion et de rencontrer le staff, ce qu'il ne voulait absolument pas, ça devait encore être des mecs styles intellos et tout.

[...]

- Bienvenue à tous. Je suis ravie de vous accueillir encore cet été, et j'espère que vous passerez de bons moments ici. Pour ceux qui ne me connaissent pas je suis Hannah, la directrice. Si vous avez le moindre problème je suis à votre entière disposition.Cette année encore nous avons quelques nouveaux, je compte sur vous pour qu'ils trouvent leur place parmis nous. De nouveaux animateurs vont se joindre à nous, soyez indulgents avec eux.

Elle présenta rapidement ces derniers. Enrique et Madleen qui s'occuperait des activités artistiques (peintures, cours de poterie, et autres), Tobi et Saki des activités en plein air (VTT, escalade, tir à l'arc,...) et pour finir Georg et Tom aux activités aquatiques. C'est à ce moment là qu'un tressé débarqua.

Bill bugua sur lui. Ce mec était envoûtant. Limite une perfection. Il avait un visage d’ange, un corps et des fesses à se damner, dans son maillot de bain à fleurs. Son marcel blanc lui collait à la peau, on pouvait voir ses os saillants, et une musculature parfaite, et pour finir des tongs noires Ripcurl aux pieds.Un collier de coquillage ornait son cou. C’était pas n’importe quel collier c’était un collier qui provenait d’un petite île de l’océan indien, qui protégeait les personnes qui le portait du mauvais œil et les protéger de l’océan. Des bracelets recouvraient ses poignets. Tout chez lui transpirait la sensualité. Il avait un look de vacancier décontracté, il semblait tellement à l'aise, si sûr de lui, que cela en était troublant.

Bill était irrémédiablement tombé sous son charme, le trouvant à son goût et voulant le dévorer sur place. Il se donna une semaine pour le séduire et l’avoir dans son lit, enfin dans son duvet, et sous le truc qui lui servait de tente, d’ailleurs il se demandait bien comment elle tenait debout.

Il s'excusa de ce retard et se présenta, c'était Tom. Un adulte au visage d'enfant, un passionné de sports nautiques an tout genre, ayant passé la majeure partie de sa vie entre la Nouvelle-Zélande et l'Allemagne.

Bill sourit de toutes ses dents, Tom s'occupait donc des activités aquatiques s'il avait bien compris. Il pourrait bavé en toute liberté sur son torse qu'il pouvait deviner parfaitement bien dessiné à travers son débardeur moulant. Il avait une peau halée, couleur faisant ressortir encore plus ses yeux. Ses deux billes brillantes noisettes d'une lueur pétillante de malice et de joie. Et ce sourire -Bill ne se lassait pas de le voir sourire à chacune de ses blagues- faisant ressortir ses petites fossettes au coin des joues, le rendant encore plus craquant qu'il ne l'était déjà. Il avait gardé ses grosses joues de bébé, lui donnant un air de petit garçon, alors que le reste de son visage faisait plus masculin. Mais ce qui attira le plus l'attention de Bill était ce piercing aux levres qu'il revait de lécher et mordiller.

Bill n'écoutait plus les explications de la directrice, son attention était accaparée ailleurs. Il se reconnecta à la réalité lorqu'elle parla des règles à suivre.

- Je suppose que vous avez tous lu le réglement et que vous le respecterez à la lettre. Bien entendu chaque écart de conduite entraînera des sanctions pour vous et votre bloc. Pour les horaires rien n'a changé, ce sont toujours les mêmes.
Debout à 7h, petit déjeuner dans le réfectoire collectif, passage par les douches, et début des activités à 9h. Retour pour 12h30. Détente et quartier libre jusqu'à 15h. De nouveau des activités en plein air. Retour au camp vers 17h30-18h. Quartier libre jusqu'au dîner servit à 19h30. Couvre feu à 22h30. Comme vous avez pu le remarquer vous êtes divisés en bloc, il y a 5 bloc d'une dizaine de personnes, c'est tous ensemble que vous devrez participer au bon entretien du camp : nettoyer les sanitaires, ranger le réfectoire après chaque repas, vérifier et ranger le matériel le soir, et enfin nettoyer les bingalows de l'administration. Chaque semaine nous tournerons afin que ce ne soit pas toujours les même qui fassent la même chose.


Bill choqué de devoir en plus effectuer de telles tâches, s'enerva.

- C'est du délire. Il en est hors de question. Vous n'avez qu'à payer des gens pour le faire.

- Tu croyais quoi ? Qu'on allait te servir, être à tes petits soins, ce n'est pas un hôtel ici mais un camping, et tout le monde aide sans exceptions, compris ?


Tout le monde fut surpris de l'intervention de Bill. Ce mec se prenait pour qui et surtout c'était quoi ce style. Les gens n'avaient pas vraiment de préjugés mais Bill les énervait déjà, alors qu'il était là depuis moins d'une heure.

- Bien, je pense avoir tout dit. Si vous avez des questions, allez y. Nan, personne. Et bah vous pouvez retrouner à vos occupations. A tout à l'heure.

Un brouhaha de discussions et de chaises qu'on traîne emplit alors tout le réfectoire.

[...]

Un petit chatain plutôt baraqué et un blond très fin s'approchèrent de Bill, pour faire connaissance. Ils prirent tour à tour la parole.

- Salut t'es nouveau ?

- Hum, à ce que je vois tu n'as pas réussi à monter ta tente correctement. Tu as besoin d'aide ?
Bill ne lui prêta aucune attention. Ok ne me réponds pas surtout, c'est pas grave.

- Écoutes, va voir ailleurs si j'y suis ! Ok ?!

- Hum... Gus' elle est piquante dans son genre, la princesse !

- Nan, je préfère me faire piquer si tu vois ce que je veux dire.

- Princesse, t'es sympa mais tu m'exites pas des masses.

- Bon les tourtereaux vous avez fini de flirter ?

- T'inquiètes Gus' on fait juste connaissance.


Le fameux Gus' tendit sa main vers Bill et se présenta :

- Moi, c'est Gustav ou Gus' et l'autre blondasse là c'est Andréas ou Andy.
Bienvenue dans le bloc 4. Toi c'est Bill, c'est ça ?

- L'autre blondasse ?! Nan mais connard quoi ! Je suis pas blond mais DECOLORE, il y a une nuance.

- Hey, princesse on te cose, tu pourrais répondre merde !


Bill était carrément partit dans un autre monde. L’animateur sut qu'il avait flasher venait de passer devant lui pour rejoindre sa tente. Bill était subjugué par tant de beauté. Tom serait sa proie. Au même moment, Andréas et Gustav suivirent le regard de Bill, qui les emmena dans la direction de Tom. Ils détournèrent la tête en même temps. Leurs regards se croisèrent, et un sourire se dessina simultanément sur leurs lèvres. Cette année encore Tom sera un bourreau des coeurs. Ayant eu un aperçu du caractère de Bill, ils savaient que cet été il y aurait de l'action. Ils avaient hâte de voir la situation évoluée.

[...]

L’épisode des douches fut un réel cauchemar pour Bill. Etant habitué à son petit confort, se retrouver à 20 dans 10 m² avec 5 douches pour tous et 3 lavabos. Et bien sur sans eau chaude, et une lampe grésillante pour seule lumière. Il y avait de quoi péter un câble. Il n'vait aucune intimité, vallait mieux pas être , pudique. Bien entendu, les blagues de cul et autres allaient bon train entre ces mâles remplit de testostérones, Bill levait les yeux au ciel toutes les 5 secondes, vraiment exaspéré.

Il maudissait sa mère comme jamais de l'avoir envoyé dans un lieu si, si, si... Il ne trouvait même plus de mots. Il n’avait jamais monté une tente encore moins dormi dans un duvet, à la belle étoile. Bill n’avait même jamais vu autant d’étoiles depuis son arrivée au camping. Pour lui c’était tout nouveau. Il espérait se réveiller dans son lit au chaud, avec pour réveil la lueur de soleil traversant les épais volets, le réveillant doucement, se prélassant. Quelle fut l'horreur quand il étendit le chant du coq à 6 heures du matin, réveillant les campeurs. La rosée du matin dont il ne connaissait même pas l'existence, l'avait fait chuter dès le pied posé en dehors de la tente. Il avait eu froid toute la nuit. Bien sur têtu comme une mule il n'avait pas écouté les conseils de ses voisins, le prévenant quant à la froideur des nuits, et que dormir dans un boxer serait du suicide. Résultat, il avait passé la nuit à grelotter, et c'est sur les coups de 2 heures du matin qu'il avait enfin décidé de mettre un jogging et un pull, emmitouflé dans son duvet, se réveillant au moindre bruit, en état d’alerte permanent.

Cette première journée avait été un véritable massacre. Quand il raconterait ça à ses amis, ils ne s’en remettraient jamais. Bill faisant du camping dans la pleine nature, c’était juste surréaliste. Et pourtant il allait bien passer les deux prochains mois ici, s'il ne décidait pas avant de se pendre. Certes, il y avait beaucoup de cotés négatifs mais un point plus que positif avait tout de même fait son apparition lors de la réunion d’information.

Le petit-déjeuner étant habituellement sauté, vu l'heure tardive où il émergait. Il n'y toucha pas. Il regretta amèrement sa désicion, quand vers les coup de 11h son ventre cria famine, causant l'hilarité du groupe dans lequel il était. Le deuxième jour, il avait mis un de ses pantalons extra-moulant, qui disons le n'était pas vraiment pratique pour faire du sport, et c'est pourquoi en se penchant en avant il se déchira au niveau de l'entre jambe. Une nouvelle fois il eut la honte de sa vie. Dès le troisième jour, il laissa tombé sa trousse de maquillage, cela ne servait à rien mise à part se mettre à couler et le rendre ainsi encore plus moche, le faisant ressembler à un panda.

[…]

Une après-midi, alors qu'il était à la base nautique, en train d'apprendre à faire de la planche à voile, enfin il passait plus de temps à mater Tom, en tenue de plongée, le moulant parfaitement, qui avait en plus baissé le haut, et était donc torse nu, que d'écouter ses explications.

- Vous vous penchez en arrière, comme ça. Vous laissez le vent s'engouffrer dans les voiles. Vous fléchissez les jambes et vous vous laissez emporter.
Vous avez des questions ?

- Vous venez avec moi sur ma planche ? Vous derrière moi, moi dans vos bras, mon cul au niveau de votre grosse queue, jouissant de la vitesse.


Un blanc impressionnant prit alors place sur la plage. Bill n'y était pas allé de main morte. Tout le monde était gêné et Tom était plus que rouge, il regarda Georg en biais, lui demandant de l'aide silencieusement.

- Merci Bill pour cette remarque, très explicite. Mais garde tes fantasmes pour toi.

Georg reprit l'explication.

- Allez tous à l'eau on va voir comment vous vous débrouillez.

Une tempête digne de la saison des pluies s'abattut brusuquement sur le campement, et sur le lac. Bill qui n'avait alors rien entendu des explications, le regretta lorsque les vagues et le temps se déchainèrent. Il n'arrivait pas à maintenir sa planche à voile en place. Il était très loin du bord, et commençait à paniquer vraiment. Il ne voyait plus Georg ni Tom, ni même ses camarades. L'eau était très agitée, l'adolescent n'arrivait pas à s'aider du vent pour se rapprocher du bord, et il paniquait de plus en plus. Les vagues déferlaient sur lui, le bougeant de gauche à droite, lui faisant boire la tasse. Il croyait qu'il allait y rester, il pleurait de détresse, espérant que quelqu'un l'entende ou le voye.

Sur la plage, tout le monde était sur le pied de guerre.

- Tom, il manque une planche ! dit Georg paniqué.

- Comment ça ? Tout le monde est revenu, nan ?

- Nan, je te jure.


Tout le monde se regardait cherchant à savoir qui n'était pas là. Quand soudain, Tom remarqua que c'était plutôt calme. Bill n'était pas revenu et cela s'entendait, parce qu'il n'était pas là a se plaindre d'être tout mouillé, ou bien alors critiquer le temps.

- Bill !

- Bah quoi Bill ?

- Ge', c'est lui qui manque. Où est passé cet abruti encore ?

- Là regardez, je vois une voile qui bouge.


Tous tournèrent la tête dans la direction qu'indiquait Pauline. Bill était au milieu du lac essayant tant bien que mal de tenir debout, et là il virent la planche se retourner, Bill avait disparut. Tom courut immédiatement dans un bateau, hurlant à Georg d'appeler les secours au cas ou. Tout le monde stressait, Bill n'était peut-être pas bien aimé, mais ce qu'il se passait à l'instant aurait pu arrvier à n'importe lequel d'entre eux.

Tom le retrouva tremper juqu'aux os, claquant des dents et grelotant comme jamais. Le tressé sauta alors avec rapidité à l'eau et aida l'adolescent à remonter sur le hors bord qu'il avait prit pour venir le chercher. Il passa une couverture sur ses épaules, et le rechauffa en lui frottant le dos et les bras vigoureusement.

- Bill, ça va ?

- Ou...oui,
dit il tout en bégayant tellement il pleurait.

- Tu m'as fais une de ces peur ! Pourquoi tu n'es pas rentré quand il a commencé à pleuvoir ?

- Je...je... sai...sais..pa...pas,
dit-il de sa voix entrecoupée de sanglots.

- C'est fini. Allez calme toi, on va rentrer rapidement.

Il le prit dans ses bras et lui fit un câlin. Il était touché, et lui aussi avait eu peur, s'il lui était arrivé quelque chose il s'en serait voulu très longtemps. Ils se rassuraient alors mutuellement.

Plus tard, comme à son habitude, Bill qui n'écoutait pas et ne fermait jamais sa tente, revint enfin au campement, il n'en pouvait plus, il avait vraiment eu peur. Heuresement que Tom était venu le chercher sinon il se serait sûrement noyé. Sa tente ressemblait plus à une éponge qu'autre chose, ses vêtements étaient plein de boue, tout avait pris la pluie. Il ne lui restait plus qu'à tout faire sécher. Mais comment allait t-il faire pour la nuit ? Sa tente était impraticable. Son cerveau tournait à plein régime pour trouver une solution, quand il vit Tom sortir des douches, il lui vint alors une idée des plus saugrenue, pourquoi ne pas dormir avec Tom ? C'était son sauveur après tout, il pouvait bien le remercier pour ce qu'il avait fait à sa manière, n'est ce pas ? Il en avait plus que marre de se faire rembarer par ce dieu grecque. Il ne comprenait pas pourquoi Tom semblait l'éviter comme la peste alors que tout le monde se battait pour pouvoir passer une nuit avec lui. Bill se conforta dans l'idée qu'il voulait juste coucher avec mais il avait surtout peur de passer la nuit seul, il avait besoin de réconfort, de sentir quelqu'un à ses cotés. Et Tom était vraiment la meilleure personne.

Il arriva tout timide à la tente de Tom, il faisait tellement enfant avec ses joues et ses yeux rougis par ses pleurs. Il paraissait si petit, si fragile. Il entra dans la tente de son moniteur sans y avoit été invité, il s'allongea alors aux côtés du tressé sans le moindre bruit.

Tom sentit une masse se poser sur lui. Il se releva aussitôt et tomba nez à nez avec des yeux brillants. Il tatona pour trouver sa lampe de poche et éclaira l'inconnu. Et il reconnu de suite Bill.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Ma tente est trempée, je ne peux pas dormir dedans.

- Mais c'est pas normal. Tu l'avais fermé au moins en partant ?

- Bah nan.

- Bill, mon dieu qu'allons nous faire de toi ! Et donc tu t'es dis que tu pouvais venir dans ma tente, comme ça.

- Oui, parce que je voudrais te remercier.

- Tu m'as déjà dis merci dans le bateau.

- Oui, je sais. Mais je pensais à un autre merci, genre une petite gâterie.

- Bill, tu perds pas le nord toi. Tu sais que tu aurais pu mourir tout à l'heure. J'espère au moins que tu t'en rends compte.

- Oui bien sur, je crois n'avoir jamais eu aussi peur. Mais ça prouve qu'il faut profiter de la vie, et je veux le faire avec toi.

- Ecoutes Bill, entre toi et moi, il n'y aura rien. Maintenant sors.

- Mais j'ai nul par ailleurs où dormir,
dit-il les yeux plein de larmes. S'il te plait. Je resterais tranquille, promis.

- Ce que tu es chiant. Mais même j'ai dis nan. Allez.


Il poussa Bill à sortir de sa tente. Au moment de la refermer, il vit Bill la tête baissée, replié sur lui-même. Ce gosse avait le don de lui faire perdre la tête, et de le voir là seul, sans défense, lui brisa le coeur. Il pouvait bien faire ça pour lui non ? Il avait en plus promis d'être sage.

- Bill, il se retourna à l'entente de son prénom, c'est bon tu peux venir, mais à une condition, tu ne tentes rien du tout. Est-ce que c'est clair ?

- Oui très. Merci Tomi, dit il en lui embrassant la joue.

- Bien, va chercher ton duvet.

- Bah il est plein d'eau. Donc je crois que nous allors devoir dormir ensemble.

- Tu rigoles j'espère. Putain, mais j'ai fais quoi pour mériter ça.


Tom ouvrit son duvet laissant de la place à Bill. Ce dernier s'allongea alors de suite sur le torse de son animateur, entremêlant leurs jambes ensemble pour pouvoir tenir à deux dans le sac de couchage. Cette proximité les rendit mal à l'aise tout deux, mais ils finirent tout de même par s'endormirent rapidement, bercer par la respiration de l'autre. La journée avait été éprouvante pour chacun, et ce peu de chaleur, leur faisait à tout deux un bien fou.

[…]

Cela faisait déjà une semaine que Bill était arrivé au camping, son caractère
et son comportement avait déjà fait le tour, et tout le monde l'évitait ne
souhaitant en aucun cas subir ses foudres. Ses crises et ses caprices faisaient parti des meubles. On ne l'avait jamais vu sourire, voir même être content.
Pourtant, les campeurs avaient des tonnes d'activités toutes plus passionnantes les unes que les autres. Il était de notoriété publique que Bill se plaignait pour X raisons : "J'ai chaud", "J'ai soif", "J'ai mal au pied", "C'est nul", "On s'ennuie" étaient ses répliques préférées.

Tous les animateurs se plaignaient de son comportement et c'était pourquoi suite à ces nombreuses plaintes, ces derniers et la directrice décidèrent de tous se réunir et de tenir une réunion pour le moins inattendue Depuis l’ouverture de ce camp d’été jamais quelqu’un n’avait fait autant de simagrée, et il était temps que çela change. La directrice décida de convoquer l'adolescent, histoire d'avoir une petite discussion.

[…]

Bill toqua à la porte du bureau de la directrice, ne comprenant pas ce qu’elle voulait. Enfin, si il avait une petite idée. Il s’était plutôt fait remarqué au cours de cette semaine. Son caractère infecte et ses réflexions blessantes faisaient partis du quotidien des campeurs.

- Bill, entres. Vas-y installes toi. Tu dois te douter de pourquoi tu es ici.

- Ouais, vaguement.

- Trouves-tu ton attitude normale ?

- Je n’ai rien à me reprocher.

- Pardon ?! Je pourrais en écrire des copies doubles sur tout ce qu’on m’a raconté sur tes agissements.

- Pas de ma faute s'ils ne sont qu’une bande de nuls.

- Un peu de respect Bill. Je t’ai déjà dis que je n’étais pas ta copine. Et ces personnes que tu insultes valent plus que toi. Tu n’es qu’un sale gosse égoïste, un enfant pourri gâté, un petit con. De quel droit, toi, tu te permets de les critiquer. Dans l’histoire, c’est à toi de te remettre en question.


Bill resta sur le cul. Il ne s’attendait pas à ce que la directrice pète un câble à ce point. Il avait espéré pouvoir faire son petit prince toutes les vacances. Son pseudo petit règne venait donc de s’effondrer.

- Toi et moi, on va faire un accord.

Bill hocha simplement la tête.

- Tu te tiens tranquille, tu arrêtes tes manières et tu changes de comportement, et je n’appelle pas ta mère. J’ai cru comprendre qu’elle ne te ferait pas de cadeaux et que tu te souviendrais de ces vacances, mais pas de la meilleure des manières.

- Tu n’oserais pas quand même ?!

- Bill, c’est très mal me connaître. Et vouvoies moi, merci.

- Ok. Je vais faire des efforts.

- Bien, saches que je te surveilles. Ne l’oublies pas. Au moindre écart tu peux faire ta valise.

- D’accord.

- Tu peux y aller. On se voit tout à l’heure pour le dîner.


Bill se leva et sortit du bureau. Il enrageait intérieurement, comment cette femme osait elle lui parlé ? Mais il ne devait pas prendre ces menaces à la légère, sa tête était en jeu. Il décida de suivre ces recommandations. Et puis il se sentait plutôt seul, il ne parlait à personne. Ce fut donc pour ça qu'il prit la décision de laisser une chance aux personnes de son bloc, qui ne l'avait jamais ignoré et qui voulaient au contraire le connaître, malgré son sale caractère.

[…]

-Hum, écoutez, je ne sais pas comment le dire, en plus j’ai pas l’habitude de faire ce genre de chose. Mais je tenais à m’excuser pour mon comportement et toutes les horribles choses que j’ai pu vous dire. Un blanc énorme prit place, rendant Bill gêné et mal à l’aise, ce qui était plutôt rare chez lui. Enfin, voilà, désolé.

Bill s’en alla la tête basse, leur souhaitant une bonne soirée. Il voulait vraiment faire un effort pour eux, changer d’attitude et essayer de profiter le plus possible de ses vacances. Malgré tous les défauts qu’il leur avait trouvé, il sentait au fond de lui que c’était des gens biens, et qu’ils ne souhaitaient pas être son ami juste pour gagner en popularité. Alicia, une fille qu’il avait rabaissé pas plus tard qu’hier le rattrapa.

- Tu sais tu peux la passer avec nous la soirée.

- Vraiment ?

- Oui, évidemment.

- Mais je ne veux pas vous déranger, et après tout le mal que je vous ai fait.

- Oui, c’est vrai. Mais tu as aussi fais un premier pas vers nous en t’excusant. Cela signifie que tu as su reconnaître tes tords et que tu es quelqu’un de sympa au fond, même si je n’en doutais pas. Et puis, c’est à nous aussi de faire un pas vers toi maintenant, en te pardonnant et en te donnant une deuxième chance.

- Merci.


Et pour seller ce nouveau départ, Alicia le prit dans ses bras. C’était un câlin maladroit et gêné, mais tellement touchant. Bill ne se souvenait pas qu’un jour un de ses amis l’ai prit dans ses bras. Au fond, il avait vraiment besoin d’affection.

- Ah, j’oubliais mais à une condition, tu dois nous faire la promesse de ne plus être un connard.

- Je te le promets.

- Bien ! Et bah bienvenue parmi le bloc 4.

- Merci.


Ils retournèrent vers le feu de camp que les membres du secteur 4 avait allumé, silencieusement, nullement gêné par ce silence, écoutant le chant des criquets.

- Au fait, moi c’est Alicia.

- Enchanté, Bill.


Ils se sourirent dans un vrai sourire franc.

- Bon par contre je te préviens, le bizutage sera pour demain.

- Hein ? Quel bizutage ? Alicia, reviens ici !


Il entendit son rire pour seule réponse. Elle courait rejoindre les autres pour continuer cette belle soirée qui avait si bien commencé, sous le regard bienveillant de la lune, qui avait assisté à la naissance de belles amitiés à venir.

- On s’en fiche, tu verras plus tard. Et dépêches toi un peu, on aura plus de bières et de marshmallows !

- J’arrive !


Il fit la connaissance de tout le monde. Personne ne le mit de cêté ou lui fit des remarques. Il découvrit des personnes fort sympathiques, et surtout complétement folle. Ils buvaient de la bière, faisaient fondre des chamalows à l'aide de baquettes en bois dans le feu, et tout en sortant blague sur blague, se taquinant les uns les autres. Bill se sentit à l'aise immédiatement, ils lui posèrent toutes sortes de questions, qu'il se fit une joie de répondre, ils voulaient vraiment le connaître, savoir qui était cet étrange personnage. Bien sur il le taquinèrent tous sur ses techniques de drague avec Tom qui n'était pas vraiment concluante. Il se prenait plus de vents qu'autre chose.

Bill resta même calme à l’arrivée de Tom, il préférait profiter de la soirée et surtout du talent de Tom pour la musique. Il l’avait déjà pas mal traumatisé ces derniers jours, il méritait bien un peu de répit. Et puis il était tellement beau, là avec sa guitare reprenant les vieux classique du rock international, avec sa voix suave et grave, envoûtant toute la petite bande. Les yeux larmoyants de bonheur. Les uns tournant la tête vers les autres, se souriant amicalement, s’enlaçant, posant sa tête sur l’épaule de l’autre, attrapant la main de son voisin, se laissant transporter par la musique. Cette dernière étant connue pour rapprocher les gens, et abaisser les tensions et c’était exactement ce qu’il se passait à cet instant. Un moment magique perdu au milieu de cette campagne. La musique de Tom s’élevant dans les airs et où chacun s’imprégnant de cette douce tranquillité. Ah les vacances, qu’elle douce mélodie !

[…]

Le groupe n°4 avait été assigné aux nettoyages des sanitaires. Et ce n'était franchement pas la joie. Mais Lukas avait eu la bonne idée de brancher son Itouch à ses baffes, mettant l’ambiance. C’était plutôt comique de les voir avec des chiffons et autres accessoires de nettoyage danser et chanter à tue-tête. Gustav se déchaînait avec des brosses à toilettes imitant le batteur du groupe qui passait à l’instant, Bastian se servait du support du papier toilette comme micro et Julia et Carolane, les jumelles du groupe, se servaient de balais à serpillères comme guitare. Ils partirent en délire total sur le tube far du moment, Dark side of the sun, d’un groupe allemand internationalement connu.

Alicia et Bill, qui étaient dans le coin des toilettes, déboulèrent dans les douches, suite aux cris des 4 guignols. Ils étaient tous mort de rire. Quand on s’ennuie vraiment un rien peut devenir quelque chose de grand. Et ce fut à ce moment que la jeune femme engagea la conversation avec l'androgyne. Elle voulait l’aider avec Tom. Elle avait bien vu que Bill était accro à lui, même s'il ne le montrait pas, et elle ressentait de la pitié pour son nouvel ami. Il fallait avouer, que ce dernier ce débrouillait comme un manche à pied avec leur moniteur.

- Bill tu veux que je te donne un conseil pour Tom, ne sois pas aussi direct. Tu sais il est gay, ça sert à rien d'en faire autant parce qu'il aime les hommes.

- Nan ?!

- Bah oui. Tu en connais beaucoup toi des hétéros qui ont un piercing au nombril ?!

- Han ouais, pas con ce que tu dis.

- Qu’est-ce que tu crois ? Tom je le connais depuis 3 ans, il vient chaque année en tant qu’animateur, et j’ai appris à la connaître et discuter avec lui. Donc vas-y tout en subtilité avec lui. Il est timide.

- Pourquoi tu me dis tout ça ?

- Parce que tes allusions le mette plus mal à l’aise qu’autre chose. Tu vas surtout le faire fuir si tu continues comme ça, et c’est vraiment quelqu'un de bien. Tu perdras beaucoup plus que tu ne le crois.

- Ouais mais tu vois, je ne sais pas comment me comporter avec lui.

- Sois naturel, et ça se ferra tout seul.

- Euh tu as vu ce que ça donne quand je suis naturel.

- Nan, ça s’est pas le vrai Bill. Le vrai Bill est la personne avec qui je parle, là maintenant et c’est quelqu'un de bien.

- Tu le penses vraiment ?!

- Bah oui, patate, bien sur. Sérieux depuis que te connais, je n’ai jamais autant ris. Tu es vraiment un phénomène, tes gaffes font partie de toi. C’est ce qui fait ton charme. Et entre nous, si tu étais hétéro, je t’aurais déjà chauffer.

- Mais…mais qui êtes vous ? Et qu’avez-vous fais de mon Alicia. Je ne te savais pas aussi entreprenante.

- Que veux-tu, on est tous pareil.

- Ouais, carrément. Nous ne sommes que des hommes. Au faite, t’as un mec ?

- Nan.

- Ah bon. Une fille aussi jolie et gentille que toi, n’as pas de chéri. Pas même quelqu'un en vu ?

- Nan, personne.

- C’est vrai ce mensonge ?

- Bah oui, tu crois quand même pas que je te cache des choses.

- Mouais j’y crois pas trop. Mais si il y a quelqu'un et j’en suis persuadé, et si tu as besoin d’aide je suis là.

- Nan, c’est bon je vais me débrouiller seule. Et puis il suffirait que tu ailles le voir pour moi pour qu’il tombe sous ton charme alors non merci.

- Rooo quand même je change pas tous les hétéros de bord.


Elle le regarda d’un air septique.

- Ouais bon okay, peut-être que certaine fois c’est arrivé. De tout façon j’ai déjà une proie. Mais y a vraiment personne de chez personne ?!

- Bill !
Elle lui fit les gros yeux.

Bah quoi ?! Dit-il tout en prenant un air innocent sur le visage.

- Arrêtes je t’ai dis, il y a PERSONNE.

- Je te crois pas un seul instant. Balances son nom.

- Nan.

- Si !

- Nan !

- Si !

- Nan.

- Bref, j’abdique pour ce soir mais saches que je n’ai pas dis mon dernier mot.


C’est à ce moment là que Gustav se joignit à eux.

- Vous parlez de quoi ?

- Je veux savoir sur qui est Ali’.

- Ahah, intéressant, c’est qui ?

- Mais ça vous regarde pas !

- Donc il y a bien quelqu’un tu t’es vendue toute seule.

- Allez on est entre amis, on se dit tout, en plus on répétera rien.

- Euh... NAN !

- Bon je vous laisse je viens de voir Tom partir vers la plage. A toute.

- Fais pas de bêtises.

- Tu me connais,
dit-il suivit d’un clin d’œil.

Bill suivit Tom juqu'à la petite plage privée du camp. Quand il arriva, il le vit plonger du ponton. Le tressé sortit la tête de l'eau et remarqua Bill.

- Tu viens te baigner Bill ?

- Nan, c'est bon je vais rester là à t'admirer.


Quelques minutes plus tard, Bill ne tenait plus. Il voulait vraiment y aller et pouvoir ainsi se rapprocher encore plus de Tom, faisant croire qu'il avait peur de l'eau. Avoir sa peau contre la sienne l'électrisa rien que d'y penser.

- Bill qu'est-ce que tu fais ?

- Bah je prends un bain de minuit pourquoi tu es gêné ?


S'il y avait eu de la lumière il aurait pu voir que Tom était rouge comme un pivoine. Il venait d'avoir un coup de chaud, Bill s'était dévêtu de la plus sensuelle des façons, prenant tout son temps, s'effeuillant lentement. Le tressé avait pu voir tombé un à un chaque vetêment. Il n'avait pu regarder ailleurs, malgré la pénombre environnante, il pouvait deviner sans mal les courbes parfaites de Bill.

L'adolescent quant à lui prenait un mâlin plaisir à le faire. Il s'était dit qu'il était grand temps de sortir le grand jeu. Et c'est pourquoi il effectuait une sorte de streap-tease à son animateur. Il voulait à tout prix le séduire. Il avait déjà tester toutes les techniques de dragues de son répertoire, et n'avait toujours pas fait flancher son moniteur. Enfin c'est ce qu'il croyait, car ce qu'il ne savait pas c'était que Tom se torturait l'esprit depuis des jours et des jours, il avait de plus en plus de mal à resister à Bill. Celui-ci allant toujours plus loin dans la provocation. Et cette fois, c'était vraiment la goutte de trop, l'adolescent était en train de se mettre nu devant lui et cela était clairement un appel au viol. C'était si indescent, et à la fois si excitant, que les barrières du tressé s'abaissèrent petit à petit.

Bill plongea à son tour sensuellement, et rejoignit ce dernier.

- Allez Tom enlève ton maillot, tu vas voir c'est marrant.

- Merci, je sais ce que c'est un bain de minuit.

- Bah tant mieux.


Tout en parlant, Bill s'était rapproché de lui. Il fit passé ses mains le long du torse de Tom. Il tira la petite ficelle retenant son maillot, Tom quand à lui complétement figé, ne bougeait plus. Il ne savait que faire, ni comment se comporter. Mais rien que de sentir la main du brun sur son torse, lui filait la chair de poule. Bill attrapa le short de bain de son moniteur, et le lança sur le ponton.

- Voilà, maintenant on est à égalité, Tomi.

Ils passèrent une bonne partie de la nuit dans l'eau à se chamailler gentiment. Ils se rapprochaient de plus en plus, se frolant soit disant accidentellement. Ils flirtaient explicitement.

[…]

Un tournoi de beach volley avait été organisé par Tom et Georg qui en avait plus que marre de faire les crêpes sur leurs serviette, et puis cela était un bon pretexte pour Georg pour draguer les jolies filles en bikinis. Quoi de mieux que de montrer ses muscles ? Ces cheveux aux vents, les muscles sortis, ces peaux bronzées brillantes au soleil, il ressemblait à un catcheur.

Ils leur manquaient encore un joueur. Il ne restait que des filles mais elles préféraient les regarder jouer, surtout Tom. Il n'y avait pas à dire, il avait un franc succès au près des filles. Et puis voir tout ces hommes en maillot torse nu courant, c'était littéralement bavant. C'est alors que Bill, vétu d'un micro short en jean et d'un marcel des plus moulants. Tous les garçons cessèrent de jouer, le sifflant après son passage. Oh oui il était sexy et il le savait mais il voulait à tout prix attirer l'attention de beau tréssé. Bill se rapprocha pour matter ces beaux mâles.

Mais s'il avait su, il ne serait pas venu les observer, les autres joueurs voyant Bill, trouvèrent en lui le dernier joueur manquant. Il ne lui demandèrent pas son avis, lui tendirent le ballon, et lui ordonnèrent de servir.

Bill trouva que c’était la bonne occasion pour montrer à Tom que ce n’était pas juste quelqu'un de superficiel, et donc tant pis pour ses ongles, il devait les couper de toute façon, depuis l’escalade pas un seul avait survi alors un peu plus ou un peu moins.

Tom vis à vis de Bill était passé par tous les sentiments, d'abord la haine, il avait eu envie un nombre incalculable de fois de lui enfoncer une pomme dans la bouche pour qu'il se la ferme et arrête de se plaindre comme il en avait l'habitude, ensuite il avait éprouvé de la pitié, de le voir toujours tout seul, les autres se moquant constamment de lui, puis il avait eu de la fierté quand Bill avait réussi à monter la plus grande montée d'escalade, et maintenant il était attendrit par ce bout d'homme un peu trop dragueur mais sensible, il se cachait des autres, ne voulant pas dévoiler ce qui était pour lui une faiblesse, mais qui était également un atout majeur. Il avait charmé Tom comme ça, par ses phrases vulgaires et ses techniques de drague pas du tout discrète et plus souvent embarassante que charmante. Bill était ce genre de personne que soit l'on aime, soit l'on déteste. Il n'y avait pas de juste milieu. Comme on dit l'habit ne fait pas le moine, et Bill en était le parfait exemple, on le voyait tout d'abord comme quelqu'un de fofolle, le gay typique. Certes c'est ce qu'il était mais il n'était pas non plus qu'un cul à baiser. Et cela Tom l'avait compris dès le départ. C'était un gamin paumé qui avait gouté au sexe beaucoup trop tôt et qui ne respectait pas son corps ni celui qu'il était. Oui il adorait provoqué et séduire, mais cela restait toujours dans la vulgarité et pas dans le mignon adorable.

Et c'est ainsi que la partie se déroulait. Bill et Tom, dans des équipes adverses. Et ce fut contre tout attente que l'adolescent s'amusa sincèrement, et se donnant à fond, pour faire gagner son équipe. Il courait après le ballon, en criant des «J’ai, j’ai, j’ai pas». A plusieurs reprises, les deux jeunes hommes se percutaient, fonçant au même instant sur le ballon. En bref, ce fut une partie intense et animée, que Bill apprecia réellement, et donc l'équipe fut la gagnante.

[...]
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MessageSujet: Re: Bloc 4, septième tente à gauche, de Chou   Ven 16 Juil - 18:19

Tom se touchait sous la douche. Il n’avait pas pu résister à se masturber dans un endroit aussi glauque. La vision de Bill en micro short l’avait hanté toute la journée. L’apothéose fut lors de leur après-midi BeachVolley. Voir Bill courir après le ballon, les cheveux aux vents. Quand il smatchait son débardeur remontait et laissait entr’apercevoir son ventre plat. Ses longues jambes s’étiraient, ses petits cris quand son équipe marquait. Ses petites danses ridicules où il sautillait sur place en tapant des mains. Son sourire, son rire, ses gaffes, sa bonne humeur.

Bill, devant cette scène, ce corps si torride ne put détourner le regard et puis il n'en avait pas vraiment envie. Sa main descendit lentement le long de son torse. Il se caressait les tétons, les pinçaient, les faisant ainsi durcir sous tout ce plaisir. Il ne s’attendait pas, en se levant ce soir là pour aller au toilette, qu’il allait tomber sur cette vision si érotique. Il n’avait jamais vu quelque chose d’aussi beau. Il avait une vue imprenable sur l’anatomie de Tom. Sa queue était si dure, si grosse, si longue. Il se sentit comme un voyeur, mais pour rien au monde il aurait souhaité être dans un autre endroit .

La respiration de Tom s’accéléra. Ses gémissements devenaient de plus en plus forts et rapides. Il se pompait rapidement, voulant arriver au plaisir au plus vite. On ne savait pas qui pourrait débarquer à cette heure dans les douches collectives. Sa main pompait violement, alors qu'avec son autre main il malaxait ses bourses, les sentant se contracter sous ses doigts fins, il était ainsi proche de la délivrance. Il sentait le plaisir arrivé par vagues à travers tout son corps. Il jouit puissament dans sa main, posa son autre main sur le mur en face de lui, son front se posant sur le mur frais. Cela avait été incroyable.

Pour Bill aussi, ça avait été intense. Il regarda Tom se sécher, regardant les gouttes d’eau se balader comme bon leur semblaient sur ce corps halé. Il aurait aimé être à la place de cette serviette, et glisser sa bouche sur son corps, léchant chaque goutte d’eau.
 
Bill retourna donc à sa tente tout chamboulé. Voir Tom prendre son pied, l’avait emmener dans un plaisir intense. Il avait laissé son moniteur retourner à sa tente, et était rentré dans les toilettes se nettoyer sommairement après avoir jouit dans son caleçon suite à la vue érotique de l’orgasme du tressé. Il avait aperçu sa tête dans le miroir, rouge et transpirant, et cela le fit sourire.

[…]

Tom, Georg et un autre animateur du camp, Enrique, étaient tranquillement assis à la terrasse du seul café de Starnberg, buvant une bière après cette grosse journée de chaleur, commentant le dernier match de la NationalMannschaft. Le tressé remarqua de l'agitation un peu plus loin et reconnut de suite les adolescents du camp.

Son regard s'attarda sur un beau jeune homme brun qui n'était autre que Bill. Ce garçon était le digne représentant de la tentation, le fantasme de tout homme. Si gracile, majestueux, envoûtant. Mais dès qu'il ouvrait la bouche, il l'avait en horreur. Il était tellement sans gêne et se permettait de le draguer devant tout le monde, alors qu'il était plus une personne qui avait tendance à éviter de se faire remarquer, préférant l'anonymat et passait inaperçu malgré son style.

Il ne comprenait pas bien l'agitation du groupe, chacun tournant la tête dans leur direction. Allant tour à tour d'eux à Bill. Cela sentait le coup fourré à 3 kilomètres, surtout connaissant l'androgyne. Il savait qu'il allait se passer quelque chose mais quoi, il ne le savait pas encore. Mais les réponses à ses questions ne tardèrent pas à arriver.

Bill quitta le groupe la tête haute, marchant d'un pas assuré dans la direction du petit café et de la table de Tom. Le tressé fit comme si de rien n'était et reprit la conversation.

Il était partit dans un monologue vouant les qualités de Klose -l'attaquant allemand- quand un objet pour le moins confortable atterrit sur ses genoux. Bill s'assit sur ses genoux, lui enleva sa cigarette des mains, la fuma d'une manière plus que féminine, le regard plongé dans ses yeux chocolats.

- Coucou Tomi ! Il lui fit un léger baiser sur la joue.

Tom resta sans voix. Bill avait tant d'audace. En plus devant ses amis, mais surtout c'était ses animateurs, la pseudo autorité du campement qu'il bafouait allégrement. Georg face au malaise de son ami prit la parole.

- On peut t‘aider Bill ?

- Nan c'est bon, je venais juste faire un petit coucou à mon Tomi, et lui dire que j'avait passé la plus belle des soirées hier soir, grâce à lui. Vous ne le saviez peut-être pas mais c'est un Dieu du sexe. Tout ce qu'il m'a mis, mon cul s'en souvient encore. J'arrive à peine à m'assoir.


Bill n'était pas croyable, tous les moyens étaient bon pour rendre Tom fou, et il arrivait avec une manière déconcertante. Le tressé comme à son habitude ne savait plus où se mettre, et puis Bill avait le chic pour sortir des phrases plus qu'explicite. Georg le regardait un sourcil levé disant "Mec tu m'as caché ça".
Bill lui déposa un baiser furtif et se releva pour partir aussi vite qu'il était venu. Il savait que Tom allait avoir un interrogatoire digne des films policiers. Il adorait le torturer.

[…]

- Tom, mon vieux tu es vraiment tombé sur un sacré cas. Laisse tomber, dit un Georg mort de rire.

- Ge’, y a rien de drôle, répondit Tom d’un air dépité.

- Si très, et ta tête encore plus quand il te propose de baiser avec.

- Nan, mais ça se fait pas quoi.

- Je vois pas pourquoi tu te plains, tu peux avoir du sexe à la carte avec lui, sans les contraintes d’être en couple. Je suis sûr qu’il attend qu’une chose c'est que tu lui défonces le cul.

- Merde, sois pas aussi vulgaire. T’es fou ou quoi, il est mineur.

- T’inquiètes, je penses pas que tu sois le premier, si tu vois ce que je veux dire.

- La ferme.

- A moins que tu veuilles que lui te prenne sauvagement. Tom, mec, je ne te savais pas aussi soumis.

- Ce n’est pas une question de soumission. Tu ne sais même pas de quoi tu parles. Tu devrais vraiment essayer. C’est tellement bon, tu prends ton pied comme jamais. Le coccyx est une machine à orgasmes. Le faire avec un mec, c’est jouissif, que tu sois dessus ou dessous, tu ressens tout, si étroit, si profond.

- Putain, arrêtes ! Je vais vomir, j’ai plein d’images dans la tête que j’aurais aimé ne jamais avoir. J’en ai des frissons.

- Normal, ça t’exites. Allez je t’en veux pas. Rien de mieux qu’une bonne queue pour jouïr. Je l’ai toujours su, tu es un gay refoulé.

- Mais ça va pas, s’ahurissa Georg.

- Allez, allez. Je te laisse fantasmer sur de beaux mâles, on se retrouve plus tard. Bye.


Tom retourna à sa tente, pour prendre une bonne douche, et changer de vêtements. Il avait passé la journée dans l’eau à essayer d’apprendre quelque chose à ces jeunes. Il était épuisé, il ne savait plus quoi faire et décida d'aller se promener.

[...]

Il avait trouvé un petit coin tranquille où il s'allongea, et regarda les nuages défiler devant ces yeux, s'imaginant à quoi il lui faisait penser. Cela lui permit de faire le vide en lui, mais à chaque fois un visage revenait sans cesse lorsqu'il fermait les yeux : Bill. Ce gamin avait le don de le mettre dans tous ses états. Il était comme aimanté vers lui. Des opposés qui s'attirent et se repoussent. Il était carrément tombé sous son charme. Il avait découvert une personne douce, sensible, avec un tas de doutes et de peurs, mais si touchante. C'était un gosse paumé qui avait grandi trop vite et qui avait gardé une âme d'enfant. A chacun de ses sourires, il faisait battre son coeur un peu plus fort. S'il le pouvait, il le prendrait tout le temps dans ses bras à le câliner. Il voulait le protéger de tous les dangers.

Comme à son habitude, quand il était perdu dans ses pensées, il s'amusait avec son piercing au nombril. Il sourit au souvenir de la tête de ses amis quand ils avaient vu pour la première fois son piercing, il avait choqué un nombre incalculable de personnes avec celui-ci. Il faisait tellement penser à un macho pur et dur, avec ses épaules carrés et ses muscles développés. Mais il était tout de même l'opposé du mec typiquement gay, même s'il avait pas mal d'attitudes et de mimiques qui ne trahissait pas quant à son orientation sexuelle. Tom était une personne très attachante, c'était une sorte de psychologue pour ses amis. Il était très à l'écoute des autres et de très bon conseils. On le surnommait aussi la pile électrique, il n'arrêtait jamais, toujours de bonne humeur, souriant non stop. Il voyait la vie du bon coté, et comme il se plaisait à le dire, la vie était trop courte pour se pendre la tête avec des futilités, donc il profitait à 200%. Il lui en fallait beaucoup pour le faire sortir de ses gonds, mais quand il s'énervait, valait mieux changer de pièce et le laisser se calmer tout seul. Il avait pas mal de principes qu'il appliquait méticuleusement.

C'est suite à son adolescence plus que mouvementée qu'il changea de comportement. Il était comme Bill, une baise, et tu dégages. Il pouvait être aussi bien dominant que dominé, il aimait également se faire prendre. Jusque lorsque pour une fois un mec lui plaisait énormément et que celui-ci dégagea le tressé après l'avoir baisé, il se prit une claque monumentale lorsqu'il se retrouva dans la même situation que ses autres amants, les dégageant comme des merdes, les traitant comme de la merde juste pour pouvoir assouvir son pulsions sexuelles.

C'est pour ça qu'il ne voulait pas céder à Bill. Il ne voulait pas être un de plus. Il était clairement tomber amoureux de lui, même s'il ne voulait pas se l'avouer. Il était totalement perdu et souhaitait tenter quelque chose avec lui mais il sentait bien que Bill n'était pas prêt pour l'instant et c'est pour ça qu'il attendrait.

[…]

« -Hey les gars, ça vous dit un petit poker ?

- Mais, on doit ranger le réfectoire, pas en profiter !

- Alicia, commences pas à jouer les rabats joies.

- Je joue pas les rabats joies, je suis juste prudente.

- Si tu veux tant que ça ranger tu le fais, nous on joue.

- Tu peux aller te faire voir, je ne ferrais pas ta part de travail. Par contre, je veux bien t'humilier au poker.

- Ah ah, tu veux jouer !

- Ouais, mais à une condition. On se met en équipe, celle qui perd rangera tout et toute seule.

- Tu es trop sûr de toi.

- On verra bien ! »


Le suspense était à son comble. Plus personne ne parlait. Tous les yeux étaient rivés sur les cartes au centre de la table. Cela faisait une heure que la partie avait débuté. L'équipe d'Andy contre celle d'Alicia. Le combat faisait rage.
Andy pour son plus grand malheur, croyant faire un choix stratégique en choisissant Bill, se rendit vite compte de son piètre niveau au poker.

Bill lui avait pourtant parlé de ces soirées streap-poker, mais ce qu'il ne savait pas c'est que Bill n'avait jamais appris à jouer. Son seul but était de perdre le plus rapidement possible ses vêtements, et ainsi attirer les regards et, son amant du soir. Il était ridiculement nul. Limite pathétique. Il s'était fait plumé en 5 coups. Ayant selon ses dires une bonne main, il misa tout son tapis sur son dernier coup, il n'avait rien vu venir, sentant son jeu invincible. Mais le pire fut que ce soit Andréas qui l'élimina. Certes il avait ses jetons mais il venait d'éliminer son propre joueur.

Tous les joueurs se firent éliminer un à un, gagant et perdant tour à tour du terrain sur l'autre. Piques et autres réflexions envoyés à l'adversaire, destabilitation puérile mais payante. On se croyait en pleine élection politique. Chacun défendait sa victoire vaillement. Tout ça pour savoir qui aurait l'immense chance de devoir débarasser le refectoire. Aucun des deux ne voulaient jeter l'éponge, leur fierté était en jeu.

Le jeu venait d'être distribué. Ils découvraient leurs cartes mais aucune expression ne prirent place sur leur visage. Au contraire, ils analysaient l'autre de façon minutieuse, inspectant la moindre ride, froncement de sourcil, pincement de lèvre, et même le moindre reniflement.

Finalement, ce fut l'équipe d'Alicia qui avait remporté haut la main. Et elle se délectait de voir Andy s'énerver contre elle et ce stupide jeu. L'accusant de tous les vices pour avoir gagné. Qualifier Andy de mauvais joueur n'était pas assez fort, il était d'une mauvaise foie incroyable.  Bien sur c'était sans compter sur les réflexions d'Alicia : "Je crois que tu as oublié cette table", "Oh il reste des miettes là sur la chaise".

Après avoir tout finit, ils décidèrent d'aller faire un tour dans le petit village de Starnberg, et boire un verre. C'est lors de cette soirée qu'Andy et Alicia se mirent en couple. Gus' et Bill ayant remarqué depuis pas mal de temps que les deux se cherchaient. Souvent, ils étaient tombé par hasard sur des regards échangés entre les deux, détournant la tête dès qu'ils se faisait chopper par l'autre.

Bill rentra mélancolique au campement, il n'avait jamais ressenti le besoin de se mettre en couple, mais là de les voir heureux, souriant. Tom passa au même moment devant Bill, lui souriant à son tour doucement, et lui faisant un petit signe de la main, ainsi qu'un bonne nuit murmuré du bout des lèvres que Bill put lire sur celles-ci.

[…]

« - Princesse fait un effort, on est presque arrivé !

- Andy, arrête avec ce surnom débile. J'ai l'impression d'être une fille. »


Andy lui lança un regard qui voulait dire que justement il en avait toutes les caractéristiques.

« - Ça va dit rien, je sais ce que tu penses.

- Allez, plus que ce col a passé et on a fini. »


Andréas accéléra pour avoir plus d'élan dans la montée et surtout moins souffrir, ce que Bill ne fit pas et se retrouva coincé au milieu de la montée sur le plus petit pignon et plateau, jurant contre cette foutu sortie VTT de merde.
 
- J'en peux plus. C'est bon, ça m'a saoulé, je m'arrête.

- Bill bouges ton gros cul.

- J'ai pas un gros cul, la blondasse.

- Déjà c'est décoloré, et si tu as un gros cul. On osait pas te le dire avec Gus' mais tu as grossi.


Andy était une vraie peste quand il le voulait. Il savait que Bill était très strict avec son poids, que la moindre gramme en plus était catastrophique. Alors pour le motiver il ne trouva que ce stratagème. Lui faire croire qu'il avait grossi, mais cela ne marcha pas.

- Pfff, tu dis n'importe quoi. J'ai PAS grossi. Je me suis pesé ce matin.

- Mais on a pas de balance.

- Je suis allé faire un petit tour à l'infirmerie pour un mal de ventre horrible.
Dit-il tout sourire.

- Quel manipulateur !!!!!
 
Andy prit sa tête la plus choquée, sachant que quelques secondes auparavant il avait fait la même chose avec lui. Tout en discutant Bill venait de jeter son vélo, et s'était assis sur une borne kilométrique tout en boudant.

- Billy, ils nous restent plus que 3 kilomètres, bouges toi, on va encore se faire chambrer par les gars, pour avoir finit encore dans les derniers.

- Si tu savais comme j'en ai rien à branler de finir ce parcours de merde.

- Tu ne dirais pas ça si Tom était avec nous.

- Je vois pas de quoi tu parles.

- Fais pas ton innocent , on a bien vu que quand Tom est là, tu te donnes corps et âme dans l'activité, te faisant remarquer le plus possible.

- Pfff, même pas vrai.

- Quelle mauvaise foie !


Mais Andréas n'en avait pas fini. Il avait également remarqué que le chantage marchait plutôt bien avec Bill, surtout s'il s'agissait de Tom. Il en abusait régulièrement, se prenant les foudres de l'androgyne après, mais c'était tellement bon de voir sa princesse se faire manipuler de la sorte. Il avait certes beaucoup de caractère mais était très facilement influençable dès que le nom de Tom faisait parti du chantage. Et encore une fois il l'utilisa.

- Tu vois, c'est que j'avais un très grande nouvelle pour toi.

- Ah bon, c'est quoi ?

- Bah je peux pas te la dire maintenant, parce que tu vois je dois finir le parcours.

- Bah finis le ton fichu parcours. Et quand tu arrivera au point de ralliement, envoie une voiture venir me chercher.

- Haha, tu crois vraiment qu'ils vont venir te chercher. Ils vont te laisser crever
là. Et puis, c'est vraiment dommage parce que j'avais enfin le numéro de Tom, mais vu que tu vas rester dépérir ici, il ne me servira plus à rien.


Il fouilla dans sa poche, chiffonna un bout de papier au hasard et le jeta loin dans un champ.

- Mais t'es malade !!!!!!!! Hurla Bill.

Il courut le retrouver, le déplia et ne tomba que sur un vulgaire ticket de caisse vide.

- Mais y a pas de numéro !

Andy pendant ce temps continua son ascension.

- Reviens ici, et donne le moi.

- T'as qu'a venir le chercher, Princesse ! Je t'attends à la cabane en bois.


Bill pédala de toutes ses forces pour le rattraper. Jamais il n'avait fait de sport aussi intensivement, mais le jeu en valait réellement la chandelle, ce n'était pas n'importe quoi,c'était le numéro de Tom.

Bill arriva une demi heure plus tard. Tous l'attendaient. Andy le rejoigna en premier.

- Tiens je pense que tu le mérites.

- C'est quoi ?

- A ton avis! Le numéro de Tom.

- Nan! Tu l'as vraiment.

- Oui.

- Mais comment tu as fais ?

- Haha, je dis rien, juste je crois que la sécrétaire m'aime bien.

- T'es pas croyable.
Il explosa de rire et le prit dans ses bras.

Tom ne savait pas ce qu'il allait devoir encore subir.

[…]

Tom, comme à son habitude était sortit avec les autres animateurs comme tous les jeudis soirs au bar du village d'à coté qui faisait Open Bar. La soirée était bien avancée,Tom reçut d'abord des SMS mignon, le faisant sourire au coin des lèvres. Puis il commença a en recevoir tous plus chauds les uns que les autres. Bill, qui avait maintenant le numéro de portable de Tom, décida de le chauffer, et de voir jusqu'où il pouvait aller. Il lui proposait toutes sortes de préliminaires. Il avait pris en photo chacun des ses orifices et lui avait envoyé.

Puis Tom reçut un MMS des plus étranges, il porta sa bière à sa bouche, l'image apparut, et il recracha tout ce qu'il avait dans la bouche. Bill avait prit sa semence en photo avec inscrit en dessous, "Dis bonjour, aux Mini-Bill, ils ont hâte de te connaître." C'était d'une telle indécence, mais cela excita Tom. Comment ce gamin pouvait-il être aussi obscène alors qu'il avait un si beau visage d'ange ?

Le soirée continua mais Tom était absent, repensant sans cesse à ses messages. Mon dieu, Bill était vraiment pervers et motivé pour aller jusqu'au bout.

[…]

Sous les supplications de Tom, Bill le suivit pour une balade à travers les champs bavarois. Comme à son habitude il se plaignait des insectes, de la chaleur, de son mal de peids, de l'herbe trop haute, des champs de blés...
Tom souffla d'expaspération :

- Si tu voulais pas venir, fallais pas accepter. Tu veux passer du temps avec moi et quand on en a enfin l'occasion, tu fais tout pour rendre ça horrible. Merde tu peux pas profiter du moment !

Bill s'arrêta de marcher.

- Bah ça depend si tu me baises ou pas, dit il avec un clin d'oeil.

- Je t'ai pas proposé ça pour enfoncer ma queue dans ton cul.

- Bah pourquoi alors ?

- Pour passer un moment ensemble et parler.

- On peut faire connaissance physiquement. Depuis que je t'ai vu nu sous la douche, je ne fais que fantasmer sur ta queue. Elle est juste foutrement parfaite, tellement grosse, longue. Je veux me la prendre, tu comprends.

- Comment ça sous la douche ?

- Bah le soir après la partie de Volley, je suis allé au toilette et je suis tombé sur toi en train de te branler.

- Quoi ? Tu m'as vu ?

- Bah oui.


Tom à l'entente de ces mots devint écarlate et ne savait plus où se mettre, sous le regard perçant de Bill. Ce mec avait le don de le mettre dans tout ses états.

- Tu es si vulgaire, ça ne te va pas. On ne fera rien tu peux retourner au camp.

,Tom tourna le dos à Bill et continua d'avancer, se dirigant vers un gros tas de bottes de foin. Il s'allongea dessus et profita des derniers rayons de soleil de la journée. Il ne savait plus sur quel pied danser avec l'adolescent. Oui il le rendait completement dingue, même lorsqu'il lui faisait du rentre dedans pas discret. Il lui plaisait c'était clair, mais il ne voulait pas juste le baiser comme ça. Il n'avait que 16 ans, et lui plus de 20. Cela n'était juste pas moral. Mais devant ce corps, sa morale se retrouvait bien souvent au placard. Il ne savait plus quoi faire, i l le désirait c'était clair. Il était sexy et vraiment bandant, et en temps même si attendrissant.

Il sentit quelque chose sur ses genoux. Tellement perdu dans ses pensées, il en avait oublié la présence de Bill et ne savait pas s'il était rentré ou non. Ce poids lui donna la réponse, Bill venait de se poser à califourchon sur ses cuisses. Il avait sauter sur l'occasion, voyant les barrières de Tom baissées.
Ce dernier ouvrit les yeux sous la surprise et tomba dans les yeux noirs de désirs
de Bill.

- Je ne savais pas où m'assoire, Tomi. Dit il de sa voix la plus douce
possible. Tu veux que je t'avoue quelque chose Tomi ?

- Arrêtes de m'appeler Tomi !

- J'ai toujours rêver de me faire prendre dans le foin.


Tom déglutit bruyamment, mais bizarment il ne demanda pas à Bill de descendre, il ne savait pas pourquoi, enfin si il aimait avoir le corps de l'adolescent contre le sien. Pour rendre cette situation encore plus chaude Bill commença à bouger sur le tressé.

- Han regarde Tomi je suis un cavalier, je te chevauche.

Il faisait bouger son bassin d'avant en arrière, frôlant accidentellement le sexe de Tom. Il s'arrêta soudainement. Les bras de Tom l'avait stopper, un peu plus et il banderait. Seulement Bill en avait décidé autrement, et il s'allongea sur Tom, lui quémandant un câlin. Tom se dit que Bill devait avoir besoin de tendresse, et se mit à l'enlacer tendrement, lui caressant le dos. C'était sans compter sur le brun qui commença à lui faire des baisers mouillés dans le cou. Léchant, mordillant, maltraitant cette peau, ce corps si désirable. Il remonta suçoter le lobe du tressé. Des gémissements plaintifs sortaient de sa bouche, excitant Tom. Il releva Bill et lui ordonna de s'arrêter.

- Bon Dieu, ça suffit Bill. Merde, je veux pas baiser avec toi.

- Mais pourquoi ? Je ne te plais pas ?

- Ce n'est pas ça le problème.

- Juste je ne suis plus comme ça, à baiser tous les culs sexy.

- Donc j'ai un cul sexy.


Tom repoussa Bill, il ne contrôla pas sa force, et ce dernier se retrouva allonger plus bas, entre les bottes de foin, de la paille plein les cheveux, les joues rougies et le T-shirt relevé. Il avait encore mit ce micro short, auquel Tom ne pouvait résister. Il était parfait. Il plongea sur le corps de Bill, il le domina, dans tous les sens du terme, et il fondit sur son cou le suçotant.

- Han Tomi, caresses moi.

Bill n'était plus que gémissements, et sueur. Il avait le corps de Tom partout sur lui, qui se frottait délicieusement. Il ne savait plus où donner de la tête, il était entièrement nu, sur de la paille -c'était dégueu‘, mais Bill ne s'en plaignit pas, il allait enfin baiser avec Tom, il voulu enlever le T-shirt de Tom mais il l'en empêcha. 
                                                 
- Je veux...te sentir....contre moi.

- Chut je vais te faire du bien, fais moi confiance.
    

Sa bouche descendit le long du torse de Bill, jouant avec ses tétons, et ce piercing au téton. Suçotant, mordillant, aspirant cette peau si désirable.        
Tom descendit encore, il s'enhardissa voyant cette tache d'encre si délicieusement bien placée. Cette étoile était si obscène à cet endroit et le sexe du moniteur en banda encore plus. Bill était magnifique là devant lui, les jambes écartées, le visage rougit, son micro boxer, et cette bosse proéminente, que Tom voulait absolument sucer. Il descendit le boxer de l'adolescent le long de ses cuisses. Il caressa le sexe rougit et épiler de Bill, il était comme il les aimait. Le tressé avait toujours adoré faire des fellations à ses partenaires, il se savait doué. C'est donc avec plaisir qu'il léchait le bout rougi de Bill, s'amusait avec le prépuce, le repoussant a l'aide de ses dents, faisait se libérer le gland du brun.
Il le suça comme on suce une sucette, se délectant de son goût.

Tom se délectait du goût de Bill. Il aimait sucer. Cette sensation de pouvoir, de domination, il faisait ce qu'il voulait de son amant, l'amenant au plaisir ou le frustrant un peu plus. Il ne se sentait pas en position d'infériorité, au contraire, il éprouvait un plaisir immense à la vison de son compagnon au bord du plaisir, pantelant sous lui. Il subissait la moindre des ses caresses, de ses envies, s'il voulait aller vite, ou bien prendre son temps, s'aider de ses dents ou non. Tom était devenu un pro dans l'art des fellations. Il savait satisfaire ses amants, il faisait ce qu'il aimerait qu'on lui fasse sur son propre sexe, ce qui était l'avantage d'être gay, il connaissait tout de son partenaire ou presque, il connaissait les zones de plaisir.

La tête de Bill dodinelait de gauche à droite. Il gemissait au point de se casser la voix. Il hurlait à plein poumons et finit par jouïr dans la bouche de Tom.

- Woow c'était puissant !

- J'avoue.

- Merci Tomi.


Tom lui remit son boxer et son short. Bill n'arrivait pas à reprendre sa respiration, il n'avait jamais autant jouit. Il ne se rappelait même pas n'avoir jamais été sucé, et il aurait donné n'importe quoi pour le refaire encore et encore.
Tom avait les lèvres rougies après ça. Ces lèvres si foutrement obscène.

Ils étaient là tous les deux se remettant de ce qu'il venait de se passer quand Bill se souvint d'une fois où il avait encore draguer Tom, de ce qu'il avait dit.

- Tom tu te souviens du jour où je t'ai demander si tu suçais, parce que je voulais baiser ta bouche avec ma queue ?

- Oui pourquoi ?

- Je pensais pas que tu me prendrais aux mots.
dit-il le sourire aux lèvres.

- Ahahah. Je sais même pas ce qu'il m'a pris.

- Je sais pas mais c'est quand tu veux qu'on refait ça.

- Bill, il n'y aura jamais de prochaine fois, c'était un moment d'égarement !

- Genre t'as pas aimé, et genre tu ne voudras pas recommencer.

- J'ai pas dis que j'avais pas aimé. Mais je ne recommencerais pas. Tu sais, je ne veux pas être un coup parmis tant d'autres. Je te laisse méditer à tout ça, on se reverra au camp.


Tom laissa Bill comme ça s'en demandait son reste. L'adolescent regarda alors son moniteur patir s'en avoir quelque chose à dire, il se sentit extremement con. Que voulait-il bien dire par là ? Ne toucherait-il plus jamais le brun ? Etait-ce la première et la dernière fois que Tom touchait Bill ? Le jeune homme soupira et perdit son sourire, avec un air maussade présent sur le visage.

[…]

Bill et Gustav se mirent ensemble dans le kayak. Gus était largement plus costaud que Bill, et surtout plus musclé, étant un grand sportif. Et pour avancer quoi de mieux que la force. Pour éviter que le kayak parte trop vers l’avant Bill avait été placé devant, Gus ferait le contre poids à l’arrière.

Vu comme ça cela avait l’air vachement facile , mais une fois dans l’eau ce n’était pas la même. Il fallait pagayer ensemble, être coordonnés, éviter d’aller trop près des rochers, et faire attention aux nombreux courants.

Tout allait bien depuis le départ. Les binômes prirent de plus en plus d’assurance et de risques, ils étaient indisciplinés. Une course de vitesse se mit en place naturellement, entre le binôme de Bastian/Lukas et contre celui de Ludwig/Martin. Ils se coursaient, se coupaient la route, se rentrait dedans, prenaient des risques pour rien, mais on sentait derrière cette lutte acharnée que ce combat était tout simplement un jeu, le moyen de se défouler et rigoler un bon coup.

Ils voulaient montrer leur courage devant les filles. On aurait dit des coqs se pavanant devant des poules. C’était bien des mecs, avec leur coté « Moi homme, moi fort ».

La journée se passa tranquillement entre taquinerie et bonne humeur. Ils avaient d’ailleurs trouvé un tout nouveau jeu : chanter le plus longtemps possible sans boire la tasse. Jeu très stupide certes, mais très marrant.

Vers midi, ils s’étaient arrêtés dans un coin tranquille à l’abri des arbres. Ils s’arrêtèrent manger, et surtout reprendre des forces, parce que malgré tout ce n’était pas de tout repos, ce qui était sûr c’est qu’ils dormiraient tous comme des bébés le soir.

Ils avaient trouvé une clairière tranquille où ils avaient installés leur campement de fortune pour la nuit. Tout se passait bien, ils se racontaient des histoires d'horreurs, se faisant peur, de plus tous les bruits même les plus insignifiants devenaient des animaux horribles qui allaient les dévorer, pour ces jeunes citadins en quête de frisson.

Mais Bill passa une fois encore à l'attaque. Il retrouva Tom dans sa tente, mais pour la première fois cela dégenera et une violente dispute éclata entre les deux hommes.

- Qu’est-ce que tu veux Bill ? Que je te baises ? Comme une vulgaire pute.

- Je sais pas. Je sais plus.

- Tu te fous de moi ?! Tu me chauffes depuis le début, tu me provoques. Tu veux ma queue dans ton cul, c’est ça ?! Qu’est-ce que tu attends de moi ? Mais dis moi bon sang ! C’est un jeu pour toi ? Regarde toi ! Tu me fais pitié !  Tu n’as pas honte de ce que tu es ? De ce que tu es devenu ? A quoi ça t’avance, à quoi ça rime ? Hein Bill ?!


Il le poussa violement en dehors de sa tente, Tom était si énervé, il avait même faillit le frapper, mais c'était retenu à temps. Au lieu de ça il laissa un Bill, tremblant sur l'herbe, ne sachant pas comment réagir. Il avait bien merdé, maintenant le tressé ne lui parlerait plus.

Le reste du week-end se passa plus ou moins normalement. Bill se fut le plus discret possible, se faisant oublier le plus possible. Quant à Tom, il tirait une tête de dix pieds de longs, étant d'une humeur exécrable.

[...]

Bill avait littéralement changé de comportement. Personne n'avait compris pourquoi. Personne n'était au courant bien sur. Depuis l'épisode du champ, Tom n'avait pas pu le retoucher. Mais ce soir là, Bill avait débarqué dans la tente de son moniteur prétextant ne pas vouloir dormir seul. L'androgyne s'était prit à son propre jeu, il voulait qu'une chose : baiser avec le tressé. L'union, faire l'amour, le partage de son corps avec l'autre, le fait que l'amour s'apprend. L'apprentissage de connaître l'autre physiquement. Or, Bill avait tellement joué avec le feu, il s'était définitivement brûlé et maintenant, il avait honte. Honte de la personne qu'il était devenu, honte de ce qu'il montrait aux autres. Il ne se reconnaissait même plus. Il avait en face de lui, une personne arrogante, méprisante, invivable, et de pleins autres défauts.

Tout le monde avait été surpris de son changement sur le campement.
Il passa deux jours à se remettre en questions. Il se détesta, commença même à se haïr. Il comprit alors la haine de ses camarades, le désespoir de ses parents, pourquoi tout le monde lui tournait le dos, et surtout pourquoi on l'appelait Billy Bitch, parce que ce n'était qu'une salope. Une salope qui se faisait prendre en un claquement de doigts. Il vendait presque son corps, combien de fois avait il suçer des mecs dans les toilettes du lycée ? Combien de fois s'était il fait prendre dans ces mêmes toilettes ? Il était un odieu personnage. Pourquoi était il devenu comme ça ? Que c'était il passé pour qu'il change autant ? Oui, il croyait en l'amour le vrai, le pur, l'amour avec un grand A, qui vous fait battre le coeur, seulement il s'était perdu en cours de route. C'est pourquoi, Bill prit la décision la plus importante de sa vie, il allait changer, pour lui, pour les autres, pour ses parents, et surtout pour Tom. Il ne lui en voudrait même pas puisqu'il s'en voulait à lui-même. Tom avait voulu apprendre à le connaître. Mais l'adolescent ne l'avait pas laissé faire, se retranchant derrière ses barrières, ne séduisant qu'avec son corps, et non avec sa personnalité, une personnalité qui disons le était une vraie peste, il était donc évident que tout le monde le détestait. Bill prit également la décision de se réconcilier avec ses parents et c'est pourquoi il les appela le deuxième soir. Il ne souhaitait montrer que ses bons côtés.

Ce soir là, sous les étoiles, Bill assit sur le ponton, les pieds dans l'eau, repensait à tout ce qui s'était passé dernièrement, tous ces changements dans sa vie. Il était prit d'une douce mélancolie, pour lui tout était nouveau, c'était la première fois qu'il se sentait aimé pour lui et non pas pour l'argent de ses parents et tous les bénéfices que ses pseudos amis pouvaient tirer de lui grâce à une certaine popularité qu'il avait gagné suite à ses frasques. Il se sentait compris, et montrait enfin son vrai visage. Son masque était tombé, Tom avait su lire en lui, il lui avait montré qu'il était devenu un être exécrable, dénué de sentiments. Et à présent il n'avait plus peur de montrer ses faiblesses, il se sentait à nouveau vivre.

Le paysage était magnifique. Le lac était magnifique avec ses différentes teintes de bleu, qui lui donnait un côté mystérieux. Les vagues caressant ses fines jambes. De loin on pouvait apercevoir les montagnes autour qui le cachait des yeux du monde, le préservant dans une douce quiétude. Un lieu qu'on ne pouvait pas rejoindre, lui donnant alors un côté magique. On s'y sentait si bien, c'était un endroit reposant. Des catamarans et des planches à voile le survolait, comme un mirage. On se sentait libre, on défiait la nature. On se sentait le maître du monde, s'imaginant battre des records de vitesse. Il n'avait jamais vu quelque chose d'aussi beau. Le ciel et l'eau se confondait, l'un était le miroir de l'autre. Bill avait beau être la personne la plus méprisante au monde, il savait reconnaître les choses uniques. Et à cet instant, il se sentait comme dans un rêve, les cheveux aux vents, il ne devait sûrement ressembler à rien mais il s'en fichait. Il n'avait pas été aussi détendu, depuis, depuis... Il ne s'en souvenait même plus. C'était un endroit rempli de douceur, nous donnant l'impression de passer d'un monde à l'autre.

De l'autre côté, à l'entrée du camping, se trouvait des champs, s'étendant à l'horizon, où l'on n'en voyait pas la fin, le soleil les faisant jaunir de son regard d'or. Et de ce côté ci, le vert était de rigueur, les montagnes aux alentours étaient verdoyantes, les bruissements de l'eau s'accompagnaient du chant des oiseaux. L'eau était fraîche mais faisait un bien fou à Bill, sous cette chaleur intenable. Il se perdit dans ses pensées et ne vit pas la nuit tombée. Il rentra au camp avec un sourire sur les lèvres, oui il aimait Tom et comptait bien lui prouver.

[…]

Bill qui était connu et reconnu pour sa maladresse légendaire était légerement fautif de la bataille d’eau géante qui déferlait sur le StarnbergKamp. Il n’en avait eu aucunement l’intention mais une guerre maritime s'était créee. Les douches étaient impraticables, il y avait au moins 5 cm d’eau à l'intérieur de celles-ci. L'adolescent prenait soin de marcher lentement, sachant que ses tongs avaient tendance à glisser. Mais voulant faire le plus attention possible, il ne vit pas Gustav lui foncer dedans, échappant à une horrible araignée toute noire et velue qui n’avait cesser de la mater dans la douche en train de s’habiller, selon ses dires. Bill se le prit donc en pleine face. Et c’est ainsi qu’il se retrouva propulser en arrière, sa tong gauche glissa, faisant s’envoler le brun dans un magnifique saut en arrière, puis retombé les quatre fers en l’air. Dans sa chute il avait éclaboussé Gustav, qui était alors sec et habillé. Le blond qui voulut se venger, ouvrit la bouteille d’eau qu’il avait à la main la versant sur Bill. Ce dernier, se releva, appuya sur les robinets, mit son doigt pour mouiller Gustav, mais à la place de viser son ami, il visa des personnes qui passaient par là, eux aussi douchés et propre. Ils se joignirent donc à eux. Et ainsi de suite. Et ce fut donc comme ça que le camping se transforma en bataille d’eau géante.

Certains, qui avait en main leur trousse de toilette sortir leurs bombes de mousses à raser, les dentifrices, les gels douches et shampoings, bombardant les autres avec. Eparpillant ainsi de la mousse de partout, car plus il avait de l’eau, plus il y avait de mousse. C’était la cohue, un grand n’importe quoi, les gens riaient, tombaient, prenaient les autres dans leur bras pour les mouiller, s’essuyer sur les autres. Tout le camping avait prit part à cette bataille, même les moniteurs qui voulaient la stopper, s'étaient finalement laissés prendre au jeu, et redevenaient ainsi de grands enfants.

Une petit guerre personnelle éclata entre Bill et Tom. L'animateur, les mains recouvertes de mousse à raser, arriva furtivement derrière l'adolescent, et lui étala le tout sur le visage et le torse. Le brun lui courut après le menaçant d’une poubelle qu’il venait de remplir d’eau. Ils se chamaillèrent gentiment. Bill frustré de ne pas pourvoir viser Tom correctement, se rapprocha du bord de l’eau voulant pousser Tom dedans. Mais il se fit prendre à son propre jeu, il n’avait pas assez de force et le tressé était largement plus musclé. Il le prit sur son épaule comme un sac de patates, tout en le portant, il se mit sur le ponton, et arrivé au bout sauta tout habillé avec Bill dans l’eau, lui conseillant de boucher son nez. Ils remontèrent ensuite, tout deux la tête à la surface, hilarent. Ils s'éclaboussèrent, essayant de couler l’autre, plongeant sous l’eau, attrapant le pied de l’autre, le tirant vers le fond. Ils se chamaillaient. L'attitude de Bill avait clairement changé, il ne faisait plus du rentre dedans vulgaire à son animateur. A présent, ils flirtaient, se cherchaient, jouaient au chat et à la souris, se testant mutuellement.

[…]

Bill et Tom s’étaient ensuite exilés du campement, cherchant la tranquillité pour apprendre à se connaître davantage. Parler d’eux, de leur vie, de leurs goûts. Ils avaient un peu commencer à l’envers. Ils suivaient à présent un petit chemin le long de la lisière d’une forêt. Le soleil déclinait à l’horizon, créant une ambiance douce et romantique. Le plus mignon de la situation était leur timidité alors qu’ils avaient déjà eu des rapports sexuels.  C'est à partir de ce moment que leur histoire d'amour débuta.

[…]

Tout le monde fut surpris de voir Bill arrivé le matin au petit déjeuner, smacker Tom et lui demander s'il avait bien dormi. Tous autour de la table était ahuris mais que c'était-il passé hier soir ? On les avait vu partir seuls à un moment, montrant clairement aux autres qu’ils voulaient être seulement entre eux.

Tom était venu avec l’intention de s’expliquer avec Bill loin des oreilles qui traînaient. Suite à la randonnée kayak, il n’avait pas osé s’approcher de l'adolescent et lui parler. Bien sûr pas mal de gens avaient constaté qu’ils s’évitaient, et quand l’un entrait dans une pièce et que l’autre était déjà dans celle-ci, un des deux ressortait immédiatement.

Le tressé s’était excusé pour toutes les choses blessantes qu’il avait dites à Bill, sous le coup de la colère, reconnaissant qu’il n’aurait pas du lui dire en le rabaissant mais plus en lui parlant d’adulte à adulte.
Bill lui expliqua également que cela faisait deux jours qu’il remettait toute sa vie en question, qu’il se posait enfin les bonnes interrogations, et que tout ce qu’il avait pu lui dire cette soirée là, lui avait remis les idées en place. AInsi que tout ce qu’il avait dit était juste et justifié, et que ce n’était pas à Tom de s’excuser mais à lui, de son comportement et de sa vulgarité, et surtout du nombre de fois où il avait mis Tom dans des situations plus que gênantes.

Et Bill fit alors une chose qu’il n’avait jamais faite et avoua à Tom ses sentiments. Avoir passé ces deux jours, seul avec lui-même, il avait trouvé des réponses à ses questions, et s’était rendu compte qu’il s’était finalement bien amouraché du tressé et qu’il voulait vraiment sortir avec lui, être enfin en couple. De plus, il savait que Tom ferait tout pour que Bill soit à l’aise, prenant son temps, lui montrant qu’être en couple ce n'était pas enlever la liberté de l’autre mais de partager des choses ensemble.

Tom n'avait pas laisser Bill finir. Depuis qu’ils étaient parti, le tressé ne faisait qu'admirer les levres de l'adolescent bouger. Elles étaient si tentantes pour lui, si pleine et si rosées, elles brillaient légèrement, attirant ainsi son regard. Il était comme envoûté. De plus, les derniers rayons du soleil se reflétaient sur la petite bille qu’il avait à la langue.

Ils avaient donc passé la majeure partie de la nuit à se connaître, s’embrasser, se câliner, et discuter. Bien souvent, ils ne se regardaient que dans le blanc des yeux, écoutant le silence. La présence de l’autre les apaisant.

[…]

- Je reviens les gars.

- Tu vas où ?

- Me toucher, pourquoi ? Tu veux venir ?
Dit-il, suivit d’un clin d’œil.

Bill releva instantanément la tête de son assiette, avec une frite dans les mains.

- Tom, t’aurais pas pu me le dire avant que je commences à manger,  maintenant j’ai les mains grasses. Tu fais chier sérieux !

- Mais j’ai rien fais !
Dit-il en levant les bras en signe d’innocence, pour renforcer sa parole.

- Si tu vas faire mumuse sans moi. Pleurnicha le brun tout en croisant les bras sur son torse.

Tom rougit instantanément suites aux paroles de l'adolescent.

- Euh…hum, il toussa, essayant tant bien que mal de faire passer sa gêne. Je disais ça pour rire, hein.

- Ah bon, tu n'y vas pas pour…enfin tu sais quoi.

- Nan, pas du tout.

-Merde,
dit- il en se tapant le front avec la paume de sa main, je suis trop con.

- Ça on le savait déjà, ce n’est pas une nouveauté.

- Merci Gus’ ! Pas la peine de m’enfoncer encore plus.

- Tu n'es qu'un con pervers, Bill, mais c’est pour ça qu’on t’aime.

- Rooo ça va, hein, pas du ma faute si mon mec dit des choses aussi tentantes.

- Bill, tu devrais savoir que tout le monde n'est pas comme toi.

- Dit celle qui passe son temps à fantasmer sur tous les mecs qui passent dans son radar.

- Hey, on parle pas de moi là. Mais de vous, et surtout de votre vie sexuelle.

- Bref notre vie sexuelle ne regarde personne,
dit Tom pour couper court à cette conversation plutôt dérangeante, Je reviens, à toute.

Les têtes de chacun allaient de l’un à l’autre depuis le début de cette conversation pour le moins alléchantes, surtout pour de telles commères.

- Ne me regardez pas tous comme ça avec vos yeux de merlans frits, je ne dirais rien.

- Bill, t’abuses putain,
dit un Andy frustré.

- Ouais on veut savoir.

- Fais pas ta pute, enfin si avec Tom, mais raconte nous tout après.

- On te demande pas tous les détails, juste quelques trucs croustillants.

- J’ai dis NAN ! Maintenant laissez moi manger tranquille. Mes frites vont être froides et dégueulasses après.

- Mais c’est qu’il mordrait presque quand il a faim le petit.

- Nan, il préfère mordre Tom.


Bill leva les yeux au ciel suite aux remarques de ses amis. Mais qui lui avait collé des abrutis pareil ? Il n'y en avait vraiment pas un pour rattraper l’autre. Ce n'était qu’une bande de pervers frustrés, qui étaient souvent bien plus tordu que Bill, ce qui était assez gros, étant donné la perversité de ce dernier. Certaine conversation tournait alors parfois au grand n’importe quoi.

[…]

- La poisse qu’il pleuve, j’avais tellement envie de refaire de l’escalade.

- Ahahaha tu sais que tu es comique aujourd’hui Bill.

- Je vois pas pourquoi, tu te sens visé ?!

- Naaaaaaan à peine !

- Mais c’est vrai. Je te trouvais touchant, gueulant comme un putois parce que tu avais peur du vide.

- Merci maintenant je suis un putois, tu sous-entends que je pue ou quoi. 

- Roooh mais non, que t’es con. C’est vrai que bon tu avais l’air idiot, mais maintenant j’ai au moins la preuve que tu es vraiment humain. Nan, mais tu as jamais peur dans aucunes activités. C’est vraiment chiant !

- Et puis ce n’est pas pour dire mais toi aussi tu beuglais comme un je sais pas quoi quand tu étais resté coincé en plein milieu du lac.

- On peut éviter de reparler de ça ? Merci. Et c’était courageux de ta part. Tu as fais un premier pas pour vaincre ta peur. J’étais vraiment impressionné et fier que ce soit mon mec.

- Ouais bah je ne recommencerais pas !

- Oh, c’est trognon, maintenant il boude.

- Bill, fais gaffe, si tu continues à te foutre de ma gueule, la prochaine fois je te laisse seul au milieu du lac.

- T’oserais pas ?
 
- On pari ?

- Nan je pari plus avec toi, je perds tout le temps,
dit-il en lui tirant la langue puérilement.

[…]

Bill avait déménagé, et était à présent dans la tente de Tom. Cela s’était fait naturellement, l'adolescent était d'abord venu une fois parce qu’il avait fais un horrible cauchemar et qu’il n’arrivait plus à s’endormir, et surtout car il avait besoin de se calmer, et quoi de mieux que les bras et la chaleur de son petit ami pour l’aider. Puis, une seconde fois parce qu’il était trop fatigué pour rejoindre sa tente, et ainsi de suite. Et au fur et à mesure, il avait ramené pas mal d’affaires à lui, marquant son territoire. Les deux dormaient maintenant dans le même duvet.

Ce soir là Bill venait d’être rejoint par Tom, qui avait veiller tard avec Georg et sa copine au bar du petit village. L'animateur avait fais son maximum pour ne pas réveiller son petit ami, mais le brun avait tendance à se réveiller au moindre bruit qu’il entendait, que le tressé soit là ou non, alors dès que la fermeture éclair de la tente fit du bruit il se réveilla en sursaut, et il se prit par la même occasion la lumière du portable de Tom dans les yeux.

- C’est qui?

- Ce n’est que moi, Bébé.

- Tom, c'est toi ?

- Oui. Qui d’autre veux tu que ça soit ?!
Chuchota-t-il.

Tom l’illumina avec son portable. Il se retrouva en face de la bouille d’un Bill tout endormi, avec une moue fatiguée, plissant les yeux à cause de la lumière.

- Rendors toi, ma Puce.

- Tu viens dormir.

- Oui, t’inquiètes, laisses moi me changer.

- C’était bien ?

- Oui, la soirée était vraiment sympa.

- D’acc‘. Bonne nuit Mamour.

- Bonne nuit Bébé.


Tom s’allongea aux cotés de Bill. Mais celui-ci commença à râler.

- Qu’est-ce qu’il y a encore ?

- Bah j’ai pas eu mon bisou de bonne nuit,
dit il d’une toute petite voix d’enfant.

- Rooo, t’es un vrai gamin des fois.

Tom s’approcha doucement de la bouche de Bill, frôla ses lèvres pleines, déposa un léger baiser sur celles-ci. L'androgyne, content d’avoir eu son bisou, se rendormit aussitôt. Laissant un Tom avec un sourire niais. Bill le rendait encore plus gay qu’il ne l’était déjà. Ce petit bout d’homme était vraiment à part. Tout le temps en contradiction, d'un côté pouvant être une vraie peste, et de l’autre un adorable personnage cherchant de l’affection.

[…]

Bill et Tom découvrait le corps de l'autre, à l‘ombre des regards indiscrets dans leur tente, devenu leur petit cocon, lentement, prenant le maximum leur temps. Le tressé voulait montrer à Bill des plaisirs insoupçonnés. Il lui montrait par divers moyens de nouveaux plaisirs physiques, pas simplement de la baise pour de la baise. Sa langue coquine faisait des miracles sur lui, allant dans des zones pour le moins inattendu chez l'androgyne. Un soir, Bill avait rejoignit son petit ami pour dormir avec lui dans sa tente. Ils s'étaient embrassés, câlinés, et le besoin de sentir l'autre s'était fait de plus en plus présent, et c'est pourquoi, il se frottaient désormais l'un contre l'autre lascivement. Leur érections se frôlant à travers les vêtements. Cependant, cela ne leur suffit bientôt plus, ils en voulait plus, encore et toujours plus.

- Bill, retournes toi et mets toi à quatre pattes.

- Euh, t'es sûr !?

- Tu me fais confiance ?

- Bien sûr.

 
Bill se retourna sur le ventre, doucement la tente n'était pas bien grande, et exposa ses fesses bien en l'air, faisant durcir un peu plus son petit ami. Tom se plaça derrière lui, son sexe tendu était pile au niveau de ses fesses, il commença à se frotter contre lui, son pénis glissant derrière ses testicules, appyuant sur son anneau de chair. Il se frottait d'avant en arrière, excitant Bill un peu plus. Il suivit sa colonne, faisant s'arqué de plus en plus Bill. Il commença alors une série de baiser partant de son cou, longeant sa clavicule, rajoutant de temps à autres des petits de langues, suçotant cette peau noircit par le soleil, qui avait le goût de la vanille, la crème après soleil de l'adolescent

Le tressé prenait un mâlin plaisir à le maltraiter, lui caressant les fesses lentement puis les écartant, passant son index sur sa raie des fesses, titillant son anneau de chair avec ses doigts, rentrant à peine le bout. Bill ne savait plus où donner de la tête, ressentant trop de choses à la fois. Il était en train de devenir de simples gémissements. Tom était vraiment doué. Sa bouche finit son ascension vers sa raie, il la lécha sur toute la longueur. Le brun poussa un cri inattendu. Le moniteur n'allait tout de même pas faire ce qu'il était en train de penser ? Et pourtant, sa langue dériva vers sa fesse gauche, la mordillant délicieusement, Bill devenant encore plus dur si c'était possible. L'animateur se rapprochait dangereusement de son anus.

- Han Tom est-ce que tu vas vraiment le faire ?

Tom souffla de l'air sur son cul, et vit de la chair de poule apparaître. Il faisait de plus en plus chaud dans la tente, leurs corps étaient en ébulition. Tom arriva à son bas du dos, il continua sa descente plus bas. C'est alors qu'il se retrouva devant les fesses de Bill, qu'il lécha soigneusement, et il les écarta, et sa langue coquine s'infiltra entre les fesses rebondies et musclées de l'adolescent. Il embrassa le petit trou de Bill, et il le sentit alors se contracter et dire. Il posa un premier baiser sur son anneau de chair, l'aspirant, sa langue fit le tour lentement, le découvrant, et le goûtant délicieusement. Il suçota, aspira, grignota, son anneau, donnant un plaisir incommensurable à Bill, qui ne cessait de répéter des paroles sans queue ni tête, gémissant le nom de Tom en litanie.

- Mon Dieu, Tom, c'est si bon. Gott on m'avait jamais fais ça, t'as putain de langue est magique.

Tom continua à lécher Bill, lentement, lui faisant perdre un peu plus la tête à chaque coup de langue. Trouvant qu'il avait assez torturé Bill, il passa aux choses sérieuses, il enfonça profondement dans son cul. Sa langue découvrait l'intérieur, dilatant les chaires. Pendant qu'il s'occupait de son anus, Tom glissa sa main de l'autre coté, et pompa vigoureusement le sexe de Bill. Le brun ne savait plus où donner de la tête. Trop de plaisir d'un coup. Tom coninua comme ça entre sa langue et sa main sur le corps de Bill, le rendant fou un peu plus.
Il le sentait se tendre sous ses douces caresses, signe annonciateur de son orgasme. Bill gémissait à s'en casser les cordes vocales, demandant toujours plus, alors que son corps ne supportait déjà pas tout ce plaisir.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, Tom à l'aide de sa langue descendit plus bas, s'attaquant aux bourses de Bill, les aspirant tour à tour, se fut le coup de grâce pour Bill, il ne put plus se retenir, et ajacula par petit jet dans la main du tressé. Il n'arrivait pas à reprendre une respiration normale. Tom avait un vrai don, jamais quelqu'un ne lui avait donné autant d'aussi bon orgasme en si peu de temps.

- Woow Tom je ne vais jamais m'en remettre.

- T'as aimé ?

- Putain, je n'ai pas crié assez fort pour toi. Je ne savais pas qu'un anu pouvait être aussi bon.

- Et t'imagines même pas le plaisir qu'on éprouve à le faire.


Tom se rapprocha et embrassa l'adolescent.

- Sens ton goût Bill, tu me fais perdre la tête.

Bill se nettoya sommairement avec des mouchoirs. Tom l'allongea sur son torse, le calinant. Bill avec ses doigts caressait le torse de Tom, dessinant des arabesques. C'est ainsin qu'ils s'endormirent.

[…]

Puis, la vie avait alors suivit son cours. Chacun avait trouvé sa place, des affinités s’étaient crées, tout le monde apprenait à se connaître, participant volontiers aux activités.

Bill et Tom étaient devenu le couple phare au camping. Ils s’entendaient vraiment bien, et passaient la plupart du temps à se chamailler, avec leur caractère fort, ce qui était assez impressionnant. Cependant, leur couple était beau, et tenait envers et contre tout. La camp Starnberg avait retrouvait de sa tranquillité. Les jours, les semaines, et les mois se succedèrent. Et ce fut la fin des vacances. Tout le monde devait rentré chez soi, le coeur lourd.

[…]

Ça y était, l’été s’achèvait, laissant derrière lui des souvenirs ineffaçables. Tout le monde, rangeait les maillots et les serviettes, et préparait son sac de cours avec papiers et stylos.
C’était également la fin des amours d’été, où l'on se quitte, se promettant de se revoir le plus vite possible. Comme c'était le cas de ce couple que nous avons vu évolué tout au long de l’été, bien que pour eux ce n’était pas la fin, mais plutôt le début du commencement. Nos deux amoureux continuerons à se voir, habitant la même ville.
Ils partiraient alors le lendemain le cœur lourd tout en sachant que ce n’était pas la fin. Tom rentrerait dans quelques jours, devant aider au rangement du camp, où il fallait tout ranger au placard et d'où l'on ressortirait tout ça l’année suivante. Ils se sépareraient le temps du voyage, et se retrouveraient certainement sur le quai de la gare qui avait alors changé à jamais leur vie.

Pour l’instant, ils profitaient des derniers moments de l’été, ensemble, enlacés dans le sable chaud, avec pour seul bruit de fond les vagues qui s’échouaient à leurs pieds, sous un ciel étoilé. Le Bill d’avant aurait trouvé ça nian-nian et très cul-cul la praline, mais aujourd’hui il profitait du corps chaud de son homme, entrelaçant leurs doigts ensembles. Le dos de l'adolescent reposant contre le torse musclé de l'animateur.
 
Des larmes salées coulaient sur les joues de l'androgyne, qui ne souhaitait pas partir, et laisser derrière lui ses amis et surtout ce camp. Il y aura vécu des moments forts, des doutes, de la peur, de la joie, du bonheur, des fous rires, et de la bonne humeur. Oui ,le lendemain, lorsqu'il plierait sa tente ce sera dur. Dur, de dire aurevoir à tout le monde, et de fermer ce livre, pour en commencer un autre. Bien sur, il savait que grâce à internet il pourrait garder le contact et ils se firent d'ailleurs la promesse de ne jamais s’oublier, de rester dans les cœurs et les esprits. Se disant également, qu'un jour ils raconteraient leurs vacances à leur enfant, et ce serait sous le regard ému de leurs parents qu’ils voudraient à leur tout vivre ça. Des moments éphémères qui nous marquait à jamais.

Concernant, Bill et Tom on ne savait pas ce que l’avenir leur réservait. Peut-être resteraient-ils ensemble, ou peut-être pas. Mais comme nous aimons à nous le rappeler notre premier amour nous marque à jamais, et quand ils repenseraient à l’autre les soirs de mélancolie, un sourire naîtrait sur leurs lèvres rosées, et ils repenseraient à cet été à Starnberg. Cet été qui marqua un tournant dans leur vie. Mais pour l’instant ils n’en étaient heureusement pas encore là . Ils avaient devant eux leur histoire à construire et encore pleins de moments heureux à vivre. Ensemble.

FIN

Demande d'Althéa
Spoiler:
 
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Sabrina
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MessageSujet: Re: Bloc 4, septième tente à gauche, de Chou   Dim 18 Juil - 17:02

J'ai bien aimé cet os, c'était sympa! :3 J'adore le personnage de Bill, il me fait trop rire, même s'il est un peu (beaucoup) lourd au début à force, et que c'est un sale con, il devient trop mignon à la fin quand il commence à tomber amoureux, mais sa façon de faire du rentre dedans à Tom m'a trop fait rire. xD Et le dernier lemon était hot! *-* Voilà j'aime bien la fin sinon, ils sont mignons. Donc merci, c'était un os sympa. :3
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MessageSujet: Re: Bloc 4, septième tente à gauche, de Chou   Dim 18 Juil - 18:39

j'ai bien aimé cet os bien que le personnage de Bill m'énerve j'aime pas ce genre de gars qui y va franco et qui est vulgaire en plus. Par contre dommage qu'on ait pas un réel lemon où il couche vraiment ensemble (à mon avis c'est mon coté de perverse qui ressort XD).
Par contre il y a quand même quelque fautes surtout entre ait/er.
Les os du concours ne pouvait pas etre relu? (je ne sais pas désolé si ma question est idiote)
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Chachouille
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MessageSujet: Re: Bloc 4, septième tente à gauche, de Chou   Dim 18 Juil - 22:46

Sabrina a écrit:
J'ai bien aimé cet os, c'était sympa! :3 J'adore le personnage de Bill, il me fait trop rire, même s'il est un peu (beaucoup) lourd au début à force, et que c'est un sale con, il devient trop mignon à la fin quand il commence à tomber amoureux, mais sa façon de faire du rentre dedans à Tom m'a trop fait rire. xD Et le dernier lemon était hot! *-* Voilà j'aime bien la fin sinon, ils sont mignons. Donc merci, c'était un os sympa. :3
Pareil :3
Des fois Bill m'a VRAIMENT choquée par ses remarques, j'en revenais pas XD
Mais j'ai passé un bon moment (:
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Dine
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MessageSujet: Re: Bloc 4, septième tente à gauche, de Chou   Lun 19 Juil - 19:22

Chachouille a écrit:
Sabrina a écrit:
J'ai bien aimé cet os, c'était sympa! :3 J'adore le personnage de Bill, il me fait trop rire, même s'il est un peu (beaucoup) lourd au début à force, et que c'est un sale con, il devient trop mignon à la fin quand il commence à tomber amoureux, mais sa façon de faire du rentre dedans à Tom m'a trop fait rire. xD Et le dernier lemon était hot! *-* Voilà j'aime bien la fin sinon, ils sont mignons. Donc merci, c'était un os sympa. :3
Pareil :3
Des fois Bill m'a VRAIMENT choquée par ses remarques, j'en revenais pas XD
Mais j'ai passé un bon moment (:

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MessageSujet: Re: Bloc 4, septième tente à gauche, de Chou   Dim 25 Juil - 23:53

J'ai vraiment kiffé ! La fin m'a fait un peu mal au coeur, se quitter pour jamais se retrouver (sans parler de Bill et Tom hein) c'est triste.
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MessageSujet: Re: Bloc 4, septième tente à gauche, de Chou   

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Bloc 4, septième tente à gauche, de Chou
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