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 Scènes de ménage, de Mouaah

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Chachouille
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MessageSujet: Scènes de ménage, de Mouaah   Jeu 15 Juil - 12:52

Scènes de ménage,
par Mouaah

La main de Tom s'abattit sur le beurrier, faisant s'étaler du beurre sur la table tandis que Bill beuglait.

« Putain. Le, le ... han ... Le beurre crétin ! »

Tom s'arrêta net, retirant sa main du beurrier et soupira.

« Sérieusement Bill, t'as pas autre chose à penser que ton Bridelight ? », dit-il tout en essuyant sa main dans un torchon. « Tu sais, c'est pas comme si j'étais en train de te pilonner sur la table de cuisine. », ajouta-t-il en roulant des yeux.

Tout en remuant des fesses, Bill ne put s'empêcher de lui répondre, comme à son habitude, complètement à côté de la plaque.

« C'est pas toi qui fait le ménage et la lessive, ok ? » lança-t-il hargneusement « T'as foutu du gras partout sur la table et tu viens de niquer un magnifique torchon ! »

Tom fit comme s'il n'avait pas entendu et tenta de reprendre là où ils s'étaient arrêtés. Bill l'avait tellement chauffé à astiquer la table avec son petit chiffon, simplement en boxer et en train de se dandiner sur une compile remplie de chansons kitch. Ni une, ni deux, Tom s'était jeté sur lui et lui avait retiré son boxer d'une main. En règles générales, Tom adorait imposer ce genre de parties de jambes en l'air. Mais cela arrivait quand ils étaient, ou en promo, ou chez eux, jamais en tournée comme maintenant. L'Humanoïd city tour avait commencé il y a une semaine à peine, et déjà Bill lui faisait vivre un enfer. Ils avaient relativement peu de temps pour eux, mais en plus de ça, pour canaliser son stress et éviter de passer ses nerfs sur Tom ou sur Savonnette, son chien, Bill passait le plus clair de son temps à faire le ménage, à astiquer le tourbus de fond en comble, ne se laissant pas une seule seconde de répis.

Cette manie de Bill était particulièrement agassante. Non pas que Tom détestait vivre dans la propreté la plus impeccable, il ne supportait pas de voir Bill bien plus préoccupait par le bon état de marche du sent-bon dans les toilettes que de leur vie sexuelle. Ca, Tom ne pouvait le tolérer.


Sans prendre la peine d'écouter les nouvelles jérémiades de son frère, il agrippa fermement de nouveau ses hanches, le pénétrant sans la moindre douceur. Son sexe entrait et sortait de Bill avec une force et une vitesse folle. Sa queue tapait toujours en plein dans la prostate de son frère, qui se retenait de crier à chaque fois, tandis que Tom se délectait des sons émis par Bill. Il aurait pu ajouter un petit plus au plaisir de son frère en prenant son érection en main, mais le scandale du beurre et du torchon l'avait suffisamment énervé pour qu'il décide de se venger et laisser Bill prendre du plaisir superficiellement -la masturbation en plus de la pénétration l'avait toujours fait atteindre des sommets en matière de jouissance. Il donna donc un dernier coup de rein avant de se retirer et de faire se retourner Bill pour se masturber devant lui. Bill le regardait avec de grands yeux alors que d'une main il pompait son sexe le plus possible, et de l'autre, il enfonçait ses ongles dans le siège sur lequel il était assis. Il aurait volontiers demandé à Bill de le sucer, mais son intention était de l'emmerder, alors il continua de se branler, posant la main qui était sur le siège, sur sa cuisse qu'il se mit à caresser aussi. Et lorsqu'il sentit qu'il était au bord de l'orgasme, il entendit Bill grogner au loin et claquer une porte. Il rit en visualisant la scène d'un Bill excité et vexé, tout en pressant une dernière fois sur son érection afin d'éjaculer.


De son côté, Bill en avait plus que marre. La tournée avait commencé depuis une semaine seulement, et il ne pouvait déjà plus supporter son frère. Et les rares fois où il y arrivait, il fallait qu'il le fasse tourner en bourrique. Mon dieu, se dit-il, il restait encore près de deux mois et demi avant que la tournée ne se termine. D'ici là, il aurait déjà foutu la tête de son frère dans le four. Il prit sa tête entre ses mains et soupira pour tenter de garder son calme. Tom pouvait être chiant autant qu'il le voulait, il pouvait lui casser les pieds quand il voulait, mais pas en pleine tournée. Cela tenait plus du suicide qu'autre chose. C'est comme s'il était maso ou qu'il oubliait à chaque fois combien Bill était hyper tendu lors des tournées.
Il entendit son portable vibrer à l'autre bout de sa couchette, et il se releva las. Ce devait encore être sa mère qui lui disait de bien gérer son stress et de se mettre au yoga. Lorsqu'il prit son téléphone et qu'il ouvrit le message qu'il venait de recevoir, il soupira une fois de plus, se demandant ce qu'il avait bien pu faire au bon dieu pour mériter ça.



De : Tom

Hey Bibi, j'y pense. Le beurre aurait fait un super lubrifiant nan ? Ok, ça aurait aussi fait de la petite cochonne farcie, mais ça m'aurait pas gêné. Ca me donne envie d'essayer, pas toi ? Bon après le risque, c'est qu'en te faisant grimper aux rideaux, tu les salisse, mais bon. Si je récure les toilettes avec ma brosse à dents, tu me laisserais faire ? Dis oui mon Bibi, je suis ton frère préféré.

Bibisou Bibi.



[ ... ]


L'atmosphère était plus détendue, et pour cause. Le dernier concert de la semaine s'était terminée il y a une vingtaine de minutes de cela, et Georg et Gustav étaient partis en courant vers la seule douche qu'il y avait dans leur loge. Les jumeaux, eux, avaient pris tous leur temps pour parvenir jusqu'à la leur, et une fois face à la cabine de douche, ils avaient décidés d'un commun accord de profiter de cet instant pour se retrouver à deux.

Lorsqu'ils furent entièrement nu, Bill ouvrit le robinet d'eau chaude, et se jeta immédiatement sous le jet, entraînant Tom avec lui. Il passa ses bras autour de son cou et posa son front sur celui de son frère. Cela faisait tellement de bien. Le fait d'avoir un jet d'eau puissant lui détendant les muscles, et son jumeau dans les bras pour lui vider l'esprit et changer les idées, était, selon lui, ce qu'il y avait de meilleur après une telle semaine. Cependant, Tom lui releva lui fit relever la tête, déposant un rapide baiser sur ses lèvres et lui lançant un regard rempli de sous-entendus. Bill roula des yeux, mais ne put s'empêcher de sourire. Il avait parfaitement bien compris ce que Tom voulait, un peu trop bien même, et il ne pouvait pas nier qu'un peu de sexe terminerait cette semaine en beauté.
Sans qu'il n'est pu dire quoi que ce soit, il se retrouva acculé contre le mur de la douche, les mains de Tom partout sur son corps et sa langue lui chatouillant le palais. Tom lui agrippa très vite les jambes, les faisant passer autour de sa taille, et rapprocha Bill de lui encore plus si cela était possible. Il le colla un peu plus au mur, se pressant toujours contre lui, et ne perdit pas plus de temps pour lui malaxer les fesses.

Tout cela était un peu rapide et brusque, mais cela faisait partie de leur façon d'être. Ils n'avaient pas besoin de mots ou de gestes, explicites ou non, pour se jeter sur l'autre. Il suffisait d'un regard entendu. Juste ça. Et bien qu'ils aient un amour incommensurable pour l'autre, le sexe ne faisait pas parti, à proprement parler, des preuves d'amour qu'ils avaient l'habitude de se faire. C'était plus un exutoire à ce trop plein d'amour, leur manière à eux de montrer la violence de leurs sentiments, ils aimaient les faire partager et les ressentir.

Bill soupira de bien-être lorsque Tom lécha sa pomme d'Adam, et que deux de ses doigts vinrent titiller son trou. Tom avait le don de le chauffer en un rien de temps. Il jeta sa tête en arrière lorsque l'un des doigts de Tom le pénétra, le faisant se cambrer et presser son érection contre les abdominaux de Tom. Tom le doigtait vivement, déposant plusieurs baisers mouillés sur sa clavicule, puis il ajouta un deuxième doigt. Bill se cambra un peu plus fort, gémissant cette fois et griffa le dos de son frère. Les mouvements en lui étaient de plus en plus rapides - preuve qu'ils voulaient juste baiser, et rien d'autre- et lui soutiraient de délicieux sons qui sonnaient comme une mélodie à la fois douce et obscène dans les oreilles de Tom. Il adorait ce son. Tom reposa Bill sur ses deux jambes, le forçant à se retourner face contre le mur, et retira ses doigts. Il prit sa propre érection en main et, de son gland, il s'amusa à titiller l'entrée de Bill, riant comme un âne du supplice qu'il infligeait à son jumeau. Bill donna un coup de bassin impatient, et Tom compris que la plaisanterie avait assez durée. Il enfonça lentement le bout de son sexe dans l'antre de Bill, prenant soin de ne pas aller trop vite afin que Bill n'ait pas mal et, une fois arrivé à la garde et Bill délicieusement contracté autour de lui, la porte de la loge s'ouvrit brusquement les faisant sursauter tous les deux. Bill le repoussa violemment, lui lançant un regard noir et sortit de la douche. A l'entrée de la loge se tenait Georg, qui le regardait comme s'il avait vu une soucoupe volante.

« Bah ... tu ... vous ... je ... oh bah merde alors », dit Georg plus pour lui-même.
« J'ai tout compris ! », ironisa Bill.
« Non mais ... je suis pas fou hein. T'es bien sorti de la douche, tout nu, mouillé et en essuyant tes pieds sur la tenue de scène Tom. Vous prenez encore des douches à deux ?! », dit-il soudain étonné.
« Bah euh ... oui. C'est mon jumeau en même temps. Je l'ai vu vomir, avoir la chiasse, je lui perce ses boutons, il perce les miens, on se coupe même des fois les ongles de pieds ... on n'a plus aucun tabous. », fit Bill comme si c'était la chose la plus naturelle qui soit.


Georg le regarda avec de grands yeux, puis se retourna pour sortir, préférant faire comme s'il n'avait rien vu ni entendu. Les jumeaux avaient toujours été le mystère le plus complet de l'univers selon lui. Et il n'avait pas totalement tort.

Bill roula des yeux en soupirant et sorti une tenue de rechange d'un sac posé sur une table non loin de la cabine de douche. Décidemment, cette tournée commençait bien ...



[ ... ]



Quand les jumeaux avaient rejoins leur tourbus, ils avaient espérés pouvoir reprendre là où ils s'étaient arrêtés sous la douche. Mais cela était sans compter sur la horde de pseudos campeuses qui leurs servaient de fans et qui avaient décidées de planter leurs tentes tout autour de leur bus. En voyant ça, Tom avait eu un mal fou à contenir sa rage, aussi bien parce qu'il était plus que blasé de voir que même leur tourbus était devenu le royaume des tentes Queshua, que parce qu'il ne pouvait même plus assouvir ses désirs à cause de gazelles en chaleur. Et bien entendu, la frustration sexuelle l'emportait largement. Il était habitué depuis longtemps maintenant à voir apparaître des tentes, des caravanes et même des voitures à moins de dix mètres de là où il logeait, peu importe l'endroit où il se trouvait. C'était bien l'une des premières fois que les fans l'empêchaient de tirer son coup.
En voyant toutes ces filles devant le tourbus, il avait été pris d'une forte envie d'en prendre une au hasard et de lui exploser sa la tête contre le bitume et de foutre son cadavre dans son sac de couchage. Mais il avait pris sur lui et avait juste sourit hypocritement, leur faisant croire qu'il était ravi de les voir.

Lorsqu'ils purent enfin entrer dans leur bus, la première chose qui sortie de la bouche de Bill fut « On s'est garé sur le parking d'un camping ou c'est les mêmes folles que la dernière fois qui nous prennent vraiment pour un hôtel ? ». Tom rit à l'évocation de ce souvenir et passa une main dans le dos de Bill, le forçant à entrer dans le bus.



[ ... ]



Bien plus tard dans la nuit, les bus avaient repris la route et les jumeaux en avaient profités pour faire tout ce qu'ils n'avaient pas pu à cause du camping autel que les fans leur avaient réservés. Tom avait attendu que le chauffeur est allumé l'autoradio pour rejoindre Bill dans sa couchette et se coller à lui sous les couvertures. Bien sûr, pour soulever la couette, il avait du se battre avec Patatefolle, son chien -celui de Bill ayant élu domicile devant la porte des toilettes- qui ne voulait pas s'en aller.

Quand enfin Patatefolle avait daigné partir, Tom s'était cramponné à Bill, plaçant ses mains directement dans son boxer. Ce qui avait irrité Bill. Tom ne voulait pas que coucher, il cherchait par là à détresser. Bill avait fini par s'y faire avec la force du temps. Si lui était toujours très nerveux et maniaque du ménage lorsqu'il était stressé, Tom, lui, se vidait la tête en se vidant les couilles. Il avait fini par s'habituer. Mais il n'aimait pas toujours la façon que Tom avait d'imposer le sexe subitement et de, parfois, le traiter comme une pute. Alors quand Tom avait glisser ses mains sous boxer, les posant ainsi sur ses fesses, il avait eu envie de l'envoyer paître. Seulement, étant lui aussi sous le coup de la frustration, il avait simplement fait les gros yeux et accepté sans broncher le baiser que Tom s'était empressé de lui donner.

Leurs langues étaient maintenant liées, glissant l'une contre l'autre. Le baiser était brusque, et il n'était pas rare qu'un bout de langue s'échappe d'une des deux bouches, ou que même un léger filet de bave n'apparaisse. Tom avait toujours les mains fermement agrippées aux fesses de Bill, et les malaxait délicieusement. Bill adorait la pression des mains de Tom sur son cul, et poussait des bruits tous plus érotiques les uns que les autres. Ses mains allaient et venaient dans le dos de Tom, tandis qu'il ondulait le bassin au fur et à mesure que son érection grossissait. Il cherchait toujours plus de contact, se collant désespérément contre Tom, gesticulant dans tous les sens. Lentement, Tom retira ses mains de son boxer, et lui écarta les cuisses afin de mieux se presser contre lui. Bill avait laissé ses mains descendre jusqu'au boxer de Tom, et il le retira tant bien que mal. Après une lute acharnée avec le sous-vêtements, Bill supplia Tom de lui retirer le sien, et vite. Il ne voulait pas attendre plus longtemps pour que Tom le prenne. Maintenant qu'il était venu le chercher dans son lit pour le baiser et le pilonner, il devait assumer le fait de l'avoir chauffé.
Quand le boxer de Bill fut retiré, Tom resta au dessus de son érection et la fixa comme s'il avait face à lui une délicieuse friandise qui lui faisait atrocement envie. Il baissa le visage à quelques misérables centimètres de la queue tendue de son frère, et il lapa sensuellement son gland du bout de la langue, relevant légèrement les yeux vers Bill qui avait fermé les siens. Tom continua son supplice encore quelques minutes, jusqu'à ce qu'il entende Bill grogner et marmonner entre ses dents qu'il lui cassé les pieds sévèrement. Tom releva alors la tête et porta toute son attention sur l'étoile tatouée de Bill sur son aine, et il y passa un rapide coup de langue avant de finalement prendre l'érection de Bill en bouche. Bill s'agrippa au drap sous lui et se cambra brusquement, se fichant de s'être enfoncé jusque dans la gorge de son jumeau qui en avait déglutit. Il sentit Tom faire un mouvement de recul et creuser ses joues pour augmenter la pression autour de son sexe. La langue de Tom tournait outrageusement autour de son pénis, en même temps que Tom accentuait la sensation de succion. Bill s'époumonait à se retenir de crier et à gémir. Tom faisait des merveilles avec sa bouche. Bien plus qu'avec ses doigts ou sa queue. Tom pencha la tête sur la droite, et Bill donna un violent coup de bassin. Son érection, tendue comme jamais, frotter contre l'intérieur de la joue chaude de Tom et ses dents tièdes. Le contraste de chaleur et de matière était exquis, et Bill en redemandait encore. La peau de la joue se transposait, se collait à merveille sur celle de son sexe, et c'était ça, plus que tout le reste, qui lui faisait perdre pieds.
En passant sa main sur ses testicules, Tom remarqua combien Bill les avait contractées, signe qu'il n'allait plus tarder à venir. Il relâcha l'érection de son frère et se repositionna au dessus de lui. Il le regardait les yeux noirs de désir, comme s'il allait le dévorer dans la seconde suivante, et posa ses mains sur son torse. Il était brûlant et dégoulinant de sueur. Tom gémit sous le toucher qu'il avait toujours trouvé particulièrement excitant. Il souleva son bassin, faisant glisser la queue de Bill entre ses fesses. Si le torse de Bill était brûlant, son sexe était au moins si chaud que de la lave tant il était bouillant. Son érection devait lui faire horriblement mal, pensa Tom. Sans prendre la peine de réfléchir plus, il passa une main derrière lui, attrapant la queue de Bill et la guidant vers son anus.
Bill devait sûrement le regarder comme s'il était un extraterrestre. Il était certainement persuadé que Tom ne s'était pas préparé pour une éventuelle pénétration et que, de ce fait, il allait littéralement se casser le cul. Mais ce que Bill ignorait, c'est qu'en attendant de pouvoir le rejoindre, Tom avait largement eu le temps de le faire. Et il était plus qu'apte à recevoir une bonne grosse érection.
Alors qu'il était sur le point de pénétrer Tom, un bruit attira son attention. Ce n'était sûrement pas grand-chose, mais le fait que cela vienne de sa couchette l'inquiétait tout de même un peu. Peu de temps après, il vit la porte s'ouvrir et il sentit un poids sur ses jambes. C'était chaud et velu. Très velu. Ca ne pouvait être que ...

« Patate folle ! », s'écria Bill.
« Euh ... je veux bien admettre qu'on soit frère, mais évite de m'appeler comme ça d'accord ?
- Mais pas toi, crétin ! », lui répondit-il. Puis il ajouta en roulant des yeux « Bordel, mais qui m'a donné un boulet pareil comme jumeau ? », qui énerva un peu plus Tom. « Patatefolle, ton chien. », dit-il finalement.
« Aaaah ! Oui, oui, c'est vrai. Mais pourquoi tu me parles de mon chien ? Tu vois pas que j'ai autre chose à faire que de parler de lui ? », dit Tom sarcastiquement.
« Ton chien est sur mes jambes, il a l'air de s'être endormi aux vus des bruits qu'il fait, et il est hors de question que je couche avec un chien sur moi ou dans mon lit ! C'est plus clair ou il faut que je te fasse un dessin ?
- Me dis pas que ça te gêne, j'te croirais pas. », dit Tom exaspéré. « J'te signale que ça a toujours été un de tes fantasmes de le faire en étant observé. Alors me sors pas qu'un pauvre chien sans défense te dérange. », conclut-il.
« Maaaiiiiis. », fit intelligemment remarquer Bill.
« T'as peur de quoi ? Qu'il essaie de se masturber ? Qu'il se frotte contre ton lit ? Qu'il aille engrosser Savonnette et Lavabo ?
- Breeef ! », dit Bill pour changer de sujet. « Ca sert plus à rien maintenant, j'ai commencé à débander dès l'instant où ton sale chien s'est mis à baver et ronfler sur mes genoux. »


Tom ne répondit rien, et sortit de la couchette fièrement, se fichant éperdument que son chien soit là. Il retourna dans son lit, constatant que malgré l'apparition soudaine de Patatefolle, son érection n'avait pas disparue, bien au contraire. En rappelant à Bill combien il adorerait baiser en étant observé d'une ou plusieurs personnes, il avait visualisé la scène dans sa tête, et cela n'avait fait qu'accentuer son excitation. Il contempla alors son sexe tendu, se demandant le plus sérieusement du monde s'il devait se finir en se branlant ou en se doigtant. Il pesa longuement le pour et le contre - longuement, se résumant chez lui au temps de dire « longuement »- et se dit que, finalement, il essaierait bien l'autofellation. Il ne savait pas comment faire avec le peu d'espace qu'il avait, mais il finirait par trouver très vite. Tom pensait bien mieux avec sa bite qu'avec son cerveau, et étant donné la situation, il n'aurait pas de mal à résoudre ce problème ô combien épineux.
Après ce qui lui sembla être une éternité, il s'allongea sur son lit et replia lentement ses jambes contre lui. Il fut étonné de voir que, même en étant dans cette position, il y avait encore pas mal d'espace entre lui et le haut de sa couchette. Il déplia alors ses jambes, les ayant ainsi tendues au dessus de lui, et tenta de faire la chandelle en gardant ses guiboles toujours parfaitement parallèles à son visage. La chose faite, il essaya de baisser le bassin vers son visage, et il fut ravi de constater que son érection tombée pile au niveau de sa bouche. Elle était à quelques centimètres à peine de son visage. Il abaissa encore un peu plus le bassin et engloba son sexe. C'était étrange d'avoir sa propre queue en bouche, mais ce n'était pas mauvais. Il avait bien eu celle de Bill quelques minutes plutôt et il avait aimé.
Il voulut entamer un mouvement de succion, mais il se retrouva à un nouveau problème ? Comment devait-il faire ? Devait-il bouger la tête, le bassin, ou les deux ? Il ne savait pas, et à vrai dire il s'en foutait un peu. Il pouvait se lécher et suçoter son gland. Ce qu'il fit. Son sexe bien en bouche, il fit tournoyer sa langue tout autour de son membre, appuyant bien sur les zones qu'il savait sensibles chez lui. Il passa et repassa sa langue sur la fente, et donna un coup de bassin tout en gémissant. Les vibrations résonnèrent merveilleusement bien le long de son sexe, et il s'était retrouvé avec encore un peu plus de son érection dans la bouche. Il entreprit alors un mouvement de va-et-viens, sa queue entrant et sortant de sa bouche. Sa main droite était posée sur le matelas, tandis que sa main gauche titillait ses testicules. Ca le faisait accélérer un peu plus à chaque fois et creuser ses joues.
Ce qu'il se faisait à l'instant même était divin. Jamais personne ne l'avait sucé comme ça, pas même Bill. Et cette pensée le conforta dans son idée qu'il était vraiment LE dieu du sexe. Se dire une telle chose, lui fit encore plus d'effet que la fellation qu'il s'effectuait. Sa langue était si taquine contre son sexe, ses dents frottaient si bien, ses joues étaient si chaudes, ses gémissements vibraient tant, sa main était si sadique ... c'était un véritable supplice et en même temps, un vrai régal. Son bassin allait et venait au dessus de lui de façon irrégulière. Le plaisir qu'il ressentait le faisant de plus en plus tressauter et se cambrer l'empêchait de tenir un rythme régulier. Il ne parvenait plus non plus à sucer efficacement, ses gémissements prenant le dessus sur tout. En quelques sortes, il se faisait vibrer, et c'était tout aussi bon. Bon mais douloureux. Le bas de son dos commençait à le faire souffrir et ses jambes lui donnaient la sensation d'être engourdies. Il reprit une position normale sur son lit, et empoigna sa virilité. Il pompa vigoureusement son sexe, cherchant à tout prix à éjaculer et à faire jaillir ce trop plein de plaisir qui semblait ne pas vouloir décoller. Il n'eut pas longtemps à se branler avant de venir dans sa main et un peu sur ses cuisses.
Il se laissa tomber comme une larve sur son lit, et ferma les yeux. Il ne prit pas la peine de se glisser sous les couvertures ou de tirer le rideau de la couchette. Tant pis si demain Bill ou le conducteur du bus le surprenait comme ça. Ils étaient tous des hommes dans ce bus, alors ce n'était une queue qui allait les effrayer. Ils avaient sûrement vu pire que ça au cours de leur vie.



[ ...]




La porte claqua violemment faisant trembler les murs. Bill s'assit durement sur l'un des sièges de la kitchenette et croisa les bras en grognant. Voilà maintenant un mois que la tournée avait commencé et il avait déjà envie de prendre Tom par la peau du cul, de le trainer jusque dans les toilettes et de le noyer en tirant la chasse d'eau. Il n'en pouvait plus de lui. Toujours à vanner et à réclamer du sexe. Sexe qu'ils ne pouvaient même pas avoir puisque le sort semblait tout faire pour qu'ils s'abstiennent jusqu'à la fin de la tournée. Du moins lui. Pas Tom. A chaque fois qu'ils se faisaient interrompre par quelqu'un ou quelque chose, Tom partait dans son coin, et le soir, lorsqu'ils n'étaient plus que deux, il s'enfermait dans sa couchette et se satisfaisait tout seul. Et la masturbation était quelque chose que Bill n'aimait pas vraiment. Il était trop passif sexuellement pour se donner la peine de se faire plaisir seul.

Aujourd'hui avait été la goutte de trop- tout du moins il l'espérait. Alors qu'ils se promenaient dans les rues de Lille, histoire de se détendre avant le concert du lendemain, il avait vu une file d'attente devant leur hôtel et avait de suite vu rouge. Depuis l'affaire des stalkeuses, il ne supportait plus que les fans les suivent de la sorte, surtout quand ils savaient combien elles étaient folles et sans vie en dehors des nombreux voyages qu'elles faisaient pour, justement, les suivre. Mais le pire de tout, pire que les fans devant l'hôtel et autour des tourbus deux rues plus loin, sa chambre était au rez-de-chaussé, pile devant le lieu de stationnement des fans. Non seulement il les entendait piailler à n'en plus finir, mais en plus Tom ne pourrait pas venir se déstresser. Oh, bien sûr, il aurait pu se déplacer jusque la chambre de son frère, mais non. C'était à Tom de se déplacer, pas à lui.


Pour essayer de se calmer, Bill avait tenté de faire le ménage. Mais la suite était impeccablement propre. Il avait alors essayé de démonter toutes les grilles d'aérations pour nettoyer la poussière qu'il devait certainement y avoir dans les conduits, mais il n'avait rien trouvé pour les dévisser. Du coup, il n'avait plus eu que la télé à regarder. Juste la télé. Il ne pouvait pas regarder dehors, toutes les fans étaient agglutinées à sa fenêtre en train d'essayer de voir à travers les rideaux.

Son portable vibra, et il eut envie de le prendre et de le balancer au visage d'une de ces filles. Aussi bien parce qu'elles mettaient ses nerfs à rude épreuve, que parce qu'il savait que Tom venait de lui envoyer un message. Cependant, les programmes télévisés étant tous aussi barbants les uns que les autres, il se résolu à lire le texto.


De : Tom

Pourquoi tu fais la gueule comme ça ? Y'a un problème avec l'hôtel ? T'aimes pas, c'est ça ? Ou alors la visite de la ville t'as pas plus ? Rah, je savais qu'on aurait du faire une escale à la campagne ce matin, je le savais ! Bref, pourquoi tu fais la tête ? Tu veux un câlin réparateur de ton frère d'amour ?
Allez, viens. Profite que je veuille juste un câlin.


Bill ne put s'empêcher de sourire. Quand il y pensait, il était vrai que Tom était son frère et qu'il se devait d'accomplir son devoir fraternel de temps en temps. Il ne pouvait nier que ça lui faisait plaisir lorsque Tom s'inquiétait comme ça. De cette manière, il savait que Tom pensait réellement à lui, et pour autre chose que le sexe, qu'il tenait toujours autant à lui. Comme quoi, Tom n'était pas forcément un chieur né, une preuve concrète que tous les frères étaient bel et bien là pour casser les pieds de leurs frères et sœurs. Tom était plus que ça, c'était son jumeau. Grâce à ça, ce lien si particulier, il n'avait pas à lui dire quand il lui tapait réellement sur le système, Tom le savait juste en s'approchant de lui.
Il se leva finalement, et partit le rejoindre. Entre les taquineries de Tom et les cris hystériques d'une vingtaine de filles toutes plus étranges les unes que les autres, il préférait de loin les blagues douteuses de son frère. Au moins ça le faisait rire.



[ ... ]




Quand Bill entra dans la chambre de son frère, il posa délicatement son sac près de la porte d'entrée et rejoignit Tom sur son lit. Il se posa à côté de lui en passant un bras autour de son cou, et soupira de bien-être. Il avait bien fait de venir le rejoindre. Tom avait comme des vertus apaisantes sur lui, et ça avait le don de le calmer en un rien de temps.
Lorsque Bill ouvrit les yeux et qu'il regarda face à lui, tous ses poils se dressèrent, lui provoquant une chaire de poule effroyable et lui faisant lâcher un cri de stupeur. A côté de lui, Tom le tenait toujours tendrement, savourant l'un des rares moments de tendresse avec son frère en pleine période de tournée. Bill se redressa alors et se tourna vers Tom en agitant ses mains dans tous les sens.

« Non mais c'est quoi tout ce bordel ?! », cria-t-il hystérique.
« Bonjour Bill, belle journée aujourd'hui n'est-ce pas ? », lui répondit Tom sarcastiquement.
« Mais ... tu ... comment ... c'est ... », il grogna, « Tu m'énerves, sale mollusque ! »


Bill était excédé. Ils étaient arrivés à l'hôtel il y a une vingtaine de minutes et leurs valises avaient été déposés il y a de ça presque une heure. Et Tom, comme à son habitude, avait déjà la sienne débordant de linge roulé en boule, chiffonné et dont la moitié était éparpillée sur le sol. Non loin de sa valise, il y avait Patatefolle qui s'était assoupit sur un tas de tissus qui ressemblait à un amoncellement de boxers.

« Tu me traites pas de mollusque, d'accord ? Sinon je te jure que je te fais bouffer ta tignasse, et ensuite tu vas me dire pourquoi tu fais ta crise. », dit Tom plus posément.
« Tom, Tom, Tom ... », fit Bill sur un ton qui se voulait calme. « Tu es là depuis même pas 20 minutes, et regarde tout le bordel que tu as déjà foutu ... tu tiens vraiment à ce que je t'étrangle avec le fil de mon micro pendant les répétitions ? Tu es maso' ?
- Je suis un peu bordélique, je l'admets, » dit Tom avouant une petite partie de son tort, « Mais c'est pas si important que ça. » Bill se massa les tempes, tentant de garder son calme, et continua.
« Et Patate crue là, pourquoi est-ce qu'il dort sur tes fringues ? Hein ?
- C'est pas Patatecrue, mais Patatefolle, et ensuite, j'ai oublié son panier dans le bus. Alors plutôt que de le laisser salir le lit ou de le laisser se ruiner les os sur le sol, je lui ai fait un joli petit panier maison, » il termina sa phrase en souriant fièrement tandis que Bill le regardait avec des yeux noirs.
« T'étais obligé de mettre tous tes boxers ? Des propres en plus ! Tu crois que j'ai que ça à faire que de faire des pauses dans des Lavomatics ouverts de nuits ? Tu crois que je vais me casser le cul à laver tes boxers à la main un par un parce qu'ils sont plein de poils et qu'ils puent le chien mouillé ? » Tom roula des yeux. Son frère était vraiment une plaie dès que la propreté et l'ordre étaient en jeu.
« Bill, pourquoi tu te prends la tête avec ça ?
- Mais c'est crade ! En plus, tel que je te connais, j'suis sur que tu va les enfiler tels quels, et t'en aura rien à foutre qu'il y ait des poils de chiens dedans. »

Tom ne répondit rien et se dirigea vers son chien, le réveillant à contre cœur. Bien que son chien soit son petit bébé et qu'il le chérissait plus que tout, Bill était bien plus important. Et quitte à subir les foudres de l'un d'eux, il préférait de loin avoir son chien prêt à lui dévorer une jambe plutôt que d'entendre Bill se plaindre de si et ça. Il ne le disait jamais, mais il n'aimait pas quand Bill s'énervait. C'était son petit-frère, il le voyait et le verrait toujours comme une petite chose douce et tendre, fragile et délicate. Il n'y avait que lorsqu'il était stressé qu'il voyait Bill autrement. Tout du moins, en tournée. En dehors de ça, il était bien plus regardant et réfléchis quand il voulait coucher avec Bill. Il se souciait toujours un minimum de ce qu'il pouvait penser.
Il retourna s'asseoir auprès de Bill et le serra contre lui.


« Je t'ai demandé de venir parce que j'ai vu que tu faisais la tronche, pas pour que tu te plaignes de la propreté de ma chambre. Alors dis-moi ce qui ne va pas. Vraiment.
- Tu veux la version courte ou la version longue ? », demanda Bill.
« Commence par la courte, et si je comprends pas, donne la longue », lui dit-il en souriant tendrement. Face à ce sourire, Bill se sentit réellement en sécurité.
« Je suis tellement stressé et tendu, que si j'en avais le courage, je pourrais casser des noisettes entre mes fesses.
- Ah, ouais ... quand même. » fit Tom. « Et c'est quoi qui te rend si nerveux ? En dehors de la tournée bien sûr, parce qu'il ne peut pas y avoir que ça.
- Le tour me stresse comme c'est pas permis, j'ai pas de place dans mon lit pour m'étendre, il est même pas confortable, j'en ai marre d'entendre les chiens aboyer toutes les cinq minutes, j'en ai marre d'être toujours frustré sexuellement, j'en ai ras le cul de tes vannes douteuses, et j'en ai encore plus marre de cette barbe qui reste visible même quand j'essaie de l'enlever à la cire ! », dit Bill à bout de souffle et tremblant à moitié.
« Oh », fit Tom - étrangement - attendrit. « Viens dans mes bras. Faut pas te mettre dans des états pareils. Tu sais, je suis pas là que pour squatter ton lit et te retirer ton boxer. Je peux aussi t'écouter.
- Je sais, » dit Bill en frottant sa joue contre celle de Tom.
« Mais dit donc, c'est vrai que tu piques ! On dirait une biscotte. », le taquina Tom.


Bill grogna et se colla un peu plus contre Tom.



[ ... ]



Les répétitions venaient de se terminer, enfin, et il restait un peu moins de quatre heures avant que le concert ne commence. Le groupe, ainsi que le staff, s'était assuré que tout, absolument tout était réglé et au point, ne voulant plus prendre de risques comme au début de la tournée avec la chute de Bill au Luxembourg ou le doigt qu'il avait si élégamment tendu en Italie pour une raison plus que puérile. Il ne restait plus que le Meet & Great et les tenues de scènes à enfiler trente minutes avant le début du show. Cela faisait qu'ils n'auraient, en réalité, que trois heures pour se détendre avant le concert.

A l'heure actuelle, Georg et Gustav étaient sur Skype. Georg discutant avec sa copine et Gustav, à l'arrière imitant Bill qui dansait dans l'une de ses merveilleuses tenues d'androïde. Les jumeaux s'étaient trouvé une pièce retirée, à l'abri de tout et de tous, dotée d'un verrou. Ils avaient voulus se retrouver rien qu'à d'eux avant le concert. La répétition s'étant mal passée pour eux - Tom lançant des piques à Bill en lui disant qu'il chantait faux, et Bill l'insultant de tous les noms d'oiseaux et étant allé jusqu'à retirer sa chaussure et lui balancer au visage, ce qui aurait pu finir en bagarre si Georg et Gustav n'avaient pas été là -, ils tenaient réellement à passer un petit moment à deux, juste pour se rappeler combien il était si bon d'être serein avec sa moitié. . Mais cela était sans compter sur toute la tension qui s'était accumulée.


Lorsqu'ils avaient pénétré dans la pièce, ils s'étaient jetés l'un sur l'autre. Retirant leurs vêtements et se poussant toujours plus fort contre les murs pour pouvoir se frotter et se presser contre l'autre. Tom avait agrippé Bill par la taille, le forçant à passer ses jambes autour de ses hanches, et de ce fait, Bill en avait profité pour mettre ses mains dans les tresses de Tom. Ils s'embrassaient comme des sauvages, comme si le concert allait débuter d'une seconde à l'autre. Leur souffle ressortant par leur nez s'écrasait contre leurs lèvres, leurs langues sortaient très régulièrement de leur bouche, se chatouillant du bout de la langue, Bill montant et descendant sur Tom, et Tom ayant les doigts profondément ancrés dans les fesses de Bill, rendaient tout cela bestialement excitant.
Bill fut posé sur le dos, à même le sol, et Tom s'assit à califourchon sur lui, ne lâchant pas une seule seconde ses lèvres et ses fesses. Il frotta son érection contre l'aine de Bill, le faisant haleter bruyamment. L'érection de Bill se mouvait entre ses fesses, augmentant son désir et son envie d'être pris par son frère. En l'entendant bruiter de la sorte, Tom relâcha sa bouche et fit glisser sa langue le long de sa gorge. Il suçota sa pomme d'Adam, s'amusant quelques fois à la mordiller, ce qui faisait frémir Bill. Il en lécha le contour plusieurs fois, et fit descendre sa langue sur la clavicule de son jumeau, se plaisant à retracer inlassablement la ligne de l'os.

Bill ayant les clavicules plus qu'apparentes, Tom avait toujours pris un malin plaisir à jouer avec et à les toucher du bout de la langue, y plantant quelques fois ses dents. Ces clavicules étaient de loin la seule chose qui pouvait le faire bander sur l'instant.

Délaissant l'os de Bill, Tom titilla ses tétons, les prenant entre ses lèvres et les suçotant. Bill commença à gémir et à se cambrer sous Tom, réclamant toujours plus de toucher. En sentant le piercing de Bill frôler ses dents, Tom mordilla ce qu'il pensait être le téton puis, après s'être assuré qu'il ne gaffait pas, pris le mamelon plus fermement entre ses dents et tira dessus d'un coup sec. Bill hurla et se redressant en prenant le visage de Tom entre ses mains. Une fois qu'il était sur qu'il l'avait bien en face de lui, il lui colla une baffe magistrale.

« Putain, Tom ! », s'époumona Bill, « Je veux bien admettre qu'il fasse noir, mais merde ! T'étais pas obligé d'arracher mon piercing. Ca fait un mal de chien bordel ! T'as bien du sentir que c'était un peu dur pour être de la chair, non ? », dit-il en continuant de lui donner des coups.
« Bill ... c'est mes doigts que t écrabouilles avec tes pieds ... », lui répondit Tom complètement hors-sujet. « Je m'excuse de t'avoir fait mal, sincèrement, mais je pense pas que le fait de transformer mes doigts en compote soit une bonne idée. Sauf si tu tiens à aller expliquer tout à l'heure pourquoi le concert et le reste de la tournée sont annulés. »


Bill ne répondit rien à cela et se rassit en soupirant d'énervement. Il en avait marre. Il voulait pouvoir passer ne serait-ce qu'un instant tranquille avec son frère. Peu importe que ce soit pour baiser ou pour discuter. A chaque fois qu'ils essayaient de se mettre dans un coin à part, il y avait toujours quelqu'un ou quelque chose qui faisait qu'ils devraient reporter cet instant à plus tard.


Les jumeaux restèrent quelques minutes assit sur le sol, sans rien dire, ni bouger, et savourèrent finalement ces minutes à deux, au calme. C'était mieux que rien, et ils en avaient grandement besoin. Tom se rapprocha doucement de Bill et posa sa tête sur son épaule. Là, comme ça, il était on ne peut plus bien.



[ ... ]



Bill roda dans le bus sur la pointe des pieds. Tom et lui avaient optés pour une partie de cache-cache, et pour l'instant, Tom gagnait la partie par trente-deux à zéro. Bill tenait à tout prix à le battre, quitte à devoir annuler le concert du soir pour foutre sa pâtée à Tom. Pour l'instant, Bill cherchait dans les rares endroits où Tom ne s'était pas encore caché. Cela se résumait au panier des chiens, le frigo, le four, le micro-onde et le rangement à bagages. Mais la seule cachette plausible restait le rangement à bagages. Même si Tom avait un sérieux grain, jamais il n'irait se planquer dans un four ou un réfrigérateur.
Quand Bill passa auprès de la couchette de Tom, il vit à son plus grand désespoir que le lit de Tom n'était pas fait, que les couvertures étaient roulées en boule au bout du lit, et par-dessus le marché, Patate Folle et Toumignon -l'autre chien de Tom- dormaient sur le drap housse fraichement lavé. Surtout, qu'il fasse comme s'il n'avait rien vu, sinon sa folie du ménage et de la propreté allaient gâcher cet instant jovial entre lui et son frère.

Alors qu'il allait se tourner vers l'espèce d'armoire de son frère, Bill entendit du bruit et se retourna à toute vitesse. Il était sur que c'était Tom qui cherchait à le faire tourner en bourrique. Malheureusement pour lui, ce n'était que Toumignon qui passait ses nerfs sur sa queue. Bill se retourna à nouveau, partant cette fois vers sa couchette à lui. Il regarda en dessous de son matelas, retourna - soigneusement - ses valises et son petit placard, vira Savonnette et Lavabo de leur panier - ne sait-on jamais, Tom aurait très bien pu, via des techniques de contorsions inédites, se cacher sous les chiens, - mais ne trouva rien. Il se jeta sur son lit en soupirant, et repassant dans son esprit tout les endroits possibles du bus qui plairaient à Tom pour se cacher. Mais où avait-il bien pu aller ? Le tourbus n'était pas si grand que ça, bien que tout y soit modulable. Soudain, à force de se remémorer les nombreuses crises de ménage aigues qu'il avait du retenir en passant devant le lit de Tom, un détail le frappa. Au début de la partie, les couvertures n'étaient pas en boules mais justes mal pliées. Il se précipita alors vers la lit de son frère et retira les couvertures. Il avait vu juste, Tom s'était bien caché là.


« Trouvé ! », s'écria Bill. « Comment je t'ai BOUFFE ! Ah putain, je suis trop fier de moi, là. » dit-il un poil prétentieux.
« Ouais, mais en attendant, j'ai toujours 31 points d'avance sur toi, donc ne te réjouis pas trop vite ma mignonne.
- D'où tu m'appelles « ma mignonne », toi ? Admets juste que tu t'es pris une sacrée raclé.
- Dans cent-cinquante-douze parties alors, parce que pour l'instant y'a encore un gros « winner » qui clignote au-dessus de ma tête. », dit Tom fièrement.
« Mais geeeenre ! Tu reconnais pas ta défaite, c'est tout. Je suis le vainqueur, et même si ton égo en prend un coup, c'est la stricte vérité mon bichon.
- Et toi, d'où tu oses m'appeler « mon bichon » ? », s'étonna Tom « T'as complètement craqué ton mini slip toi. Ca y est tu m'as trouvé une fois, et tu te sens plus pisser !
- Mais euuuh ! Laisse-moi savourer ma victoire au lieu de m'embêter. », geignit Bill.


Tout en roulant des yeux, Tom abdiqua et fit comme si Bill avait bel et bien remporté cette grande partie de cache-cache. Après tout, ça ne lui coutait rien. Pas comme à Bill qui était un très mauvais perdant. Mais il devait admettre que pour ce coup-là, il avait choisis une bien médiocre planque. Pourquoi s'était-il mis sous ses couvertures ? C'était d'un classique ! Venant de lui, c'était pathétique. Ce genre d'endroit était typique de Bill. C'est même pour cette raison qu'il avait autant d'avance sur lui. Il n'avait eu qu'à soulever des morceaux de tissus pour le trouver. Et en faisant l'erreur de faire comme Bill, il avait été proclamé perdant par Bill. Cela n'était pas un drame en soit. Mais ça l'était en raison du gage que le perdant, autrement dit lui, recevait à la fin. Assurer le restant de la tournée avec une nouvelle setlist complètement faussée.

Tom rejoignit Bill sur la banquette dans la cuisine, et se fit une généreuse tartine de confiture. En bon perdant, il fallait qu'il se console. Et telle une fille en pleine peine de cœur, il se consolait dans la nourriture. En le voyant faire, Bill grinça des dents. Tom avait fait tomber un peu de confiture de fraises sur la table, et en avait mis plein le manche de la cuillère. Quand il vit les miettes de pain tomber en forte quantité par-dessus la tâche de confiture, les poils de Bill se dressèrent d'irritation, et il prit une grande inspiration. Ne surtout pas s'énerver.


Ces derniers jours, l'ambiance était tellement tendue, que même le pet d'une mouche aurait pu rendre Bill hystérique et lui faire perdre les pédales. Plusieurs fois déjà au cours des derniers concerts, il avait faillit se jeter sur Tom, au beau milieu de la scène. Que ce soit pour lui fourrer sa langue dans la bouche, ou pour le marteler de coup de micro et l'étouffer avec les nombreuses places de concert trainant à leurs pieds. Dans le tourbus, l'ambiance était carrément explosive et à l'opposé d'aujourd'hui. La frustration et la tension sexuelle étaient telles que Tom avait fini par tout tester en matière de plaisir solitaire, Bill n'en devenait que plus maniaque et énervant. Leur consommation de tabac avait considérablement augmentée. A tel point que, même lorsqu'ils ouvraient une fenêtre ou la porte du tourbus, ils étaient comme enfumés. Les chiens n'osaient plus bouger une fois qu'ils s'étaient trouvés un coin plus ou moins tranquilles, les fans n'osaient plus approcher le bus au-delà d'une certaine heure, Georg et Gustav parvenaient à entendre les cris des jumeaux depuis leurs bus, et David commençait à en avoir par-dessus la tête des comportements plus qu'exécrables des deux frères. Il ne comptait plus le nombre de fois où il avait du les séparer en pleine répétition, leur crier de se mettre au travail immédiatement, ou encore d'arrêter de s'éclipser subitement. Et s'il n'y avait pas David, les jumeaux seraient surement plus aimables et souriants. Ils n'auraient pas tant de pression et de frustration sur les épaules et n'auraient pas envie de faire la peau à l'autre dès que l'occasion se présenter, ni l'envie de le violer à même le sol dès qu'ils savaient qu'ils étaient seuls.


Tom croqua généreusement dans sa tartine, et Bill fulmina. Une longue trainée de confiture s'échappa du morceau de pain, tombant mollement sur la table. Bill serra les poings, ses ongles s'enfonçaient dans sa peau, signe qu'il se retenait d'exploser. Plutôt que de continuer à regarder ce terrible spectacle pour ses nerfs, il se leva et parti dans sa couchette lire un magasine. Ca le détendrait. Peut-être même qu'il trouverait des choses intéressantes qui lui donnerait envie de faire des commandes sur internet et de le détendre encore plus. Seulement, ces belles pensées s'envolèrent de suite lorsqu'il passa, une fois de plus, devant le lit de Tom. Ses chiens étaient toujours là, avec leurs vilains poils, leurs griffes tueuses d'oreillers et leur mauvaise odeur, et le lit était toujours dans le même état. Complètement défait avec une légère odeur de chien mouillé et de sexe. Bill ne savait pas comment la literie pouvait puer le sexe alors qu'il l'avait changé hier. Tom avait encore du passer la majeure partie de la nuit à se masturber. Il n'y avait que cette option de possible. Bill fit alors demi-tour et rejoignit Tom, rouge de colère.


« TOMAS ! Tu va me lâcher cette tartine, bouger ton cul tout flasque de là, et tu va m'essuyer cette table et me changer tes draps tout de suite ! J'en ai par-dessus la tête de tes manières de porcs et d'être asphyxié par une odeur de sexe et de vieux chien puant dès que je passe devant ta couchette ! On avait dit que tout le temps qu'on vivrait dans un espace réduit comme ici, on ferait en sorte de respecter l'autre, mais avec tout ton bordel, j'ai l'impression d'être dans une déchetterie ! Alors maintenant tu vires ta graisse de là et tu fais tout ce que je t'ai demandé ! Est-ce que c'est clair ? », hurla Bill.

Tom le regarda avec de grands yeux, plus que surpris du coup de gueule de Bill. Il savait que c'était énormément tendu entre eux ces derniers temps, mais pas à ce point. Il ne quitta pas son frère du regard, et se releva au ralenti, pas certain que ce qu'il venait de se passer était bel et bien la réalité. Quand il vit l'air menaçant que prenait Bill en se rapprochant de lui, il comprit qu'il ne blaguait pas, et que ce n'était pas non plus une hallucination.

« TOM ! Bordel de merde ! Ca t'arrive de faire ce qu'on te dit une fois de temps en temps ?! Faut que je te foute mon poing dans la gueule pour que tu réagisses ? Si dans trente secondes t'as pas la lavette dans les mains, je peux t'assurer qu'elle finira dans ta gorge parce que je t'aurai étouffé avec ! », dit-il sur un ton qui fit frissonner Tom jusqu'au plus infime de ses poils pubiens.


Il continua de se relever au ralenti, regardant Bill comme s'il savait qu'il était sur le point de se faire dévorer, et se dirigea tout aussi lentement vers l'évier.

« PLUS VITE QUE CA TOM !
- C'est bon, calmos Bill, calmos. », tenta Tom « Je vais la prendre ta lavette, pas de panique. Tu devrais aller enfiler quelque chose et fumer. », dit-il timidement.
« Tom ... », grogna-t-il.
« Non, va plutôt boxer une des filles qui traine pas loin. Ca devrait te détendre.
- Tom ...
- J'arrive éponge chérie de ma vie ! »



[ ... ]




Tom reposa sa guitare délicatement sur le socle et sorti de scène pour aller fumer. Après deux heures d'intenses répétitions, il en avait grandement besoin . Il avait déjà du mal à jouer sans se tromper à cause de la fausse setlist qu'il avait récolté, mais en plus, l'ambiance avec Bill était horrible. Cela faisait plus d'une semaine que Bill lui hurler dessus dès qu'il avait le malheur de bouger. Et tout ça, pour accomplir des tâches ménagères. Il avait l'impression de retomber en enfance, lorsque son beau-père leur demandait de faire ci et ça. A la différence que Gordon, lui, était poli et qu'il ne criait pas. Pas comme Bill qui était plus proche du personnage de la méchante Belle-mère dans Cendrillon, que de celui de son beau-père.


Il fut à peine sorti de scène que David lui tomba dessus, le réprimandant sur son mauvais jeu. Il devait s'en douter. Qui aurait laisser passer ça ? Même s'il connaissait la setlist d'origine par cœur, le fait qu'il en ait une autre complètement fausse n'empêchait pas qu'il puisse son tromper dans l'ordre des chansons. Et bien qu'un David énervé n'équivaille pas un Bill sur les nerfs, ce petit remontage de bretelles restait difficile à supporter. Quand David eut finit de lui rabâcher combien ces petits défis avec Bill étaient stupides et mauvais pour la réputation du groupe, il se faufila dans les couloirs, cherchant désespérément à sortir de là. Il fallait qu'il fume, c'était un besoin urgent, presque vital. Cette dernière semaine avait été bien plus éprouvante que le reste de la tournée. Et à force, il commençait à arriver à saturation. Dieu merci - ou pas -, il restait encore huit petits jours avant le dernier concert et la fin de la tournée. Quand il sera de retour en Allemagne, il pourra enfin faire l'amour à Bill dans toutes les pièces, à n'importe quel moment de la journée ou presque, laisser ses vêtements sales traîner au sol, faire pipi dans la baignoire, laisser des miettes dans son lit et sur la table, se balader tout nu et même se ronger les ongles des pieds sans que Bill ne lui fasse la moindre remarque. Il avait hâte que tout ça se termine.


Un peu avant d'atteindre la porte, il fouilla ses poches histoire de vérifier qu'il avait bien son paquet de cigarettes et son briquet, mais il avait beau chercher et retourner ses poches, et même fouiller dans son boxer - ne sait-on jamais, avec la fatigue et l'énervement il aurait pu les mettre là-, mais rien. Il fit marche arrière, non pas en direction de la loge, mais de Bill. Ca ne pouvait être qu'un de ses coups tordus pour l'embêter et mettre ses nerfs à rude épreuve. De retour sur scène, il tenta de faire bonne figure et s'approcha de son frère avec un grand sourire.


« Bill ? », demanda-t-il gentiment.
« Oui ?
- Ecoute-moi bien Miss monde 2012, je sais pas ce que t'as en ce moment à me casser les pieds pour un rien, mais t'as intérêt à me dire où t'as foutu mes clopes. D'accord ? Je veux bien admettre que depuis quelques jours on fume tellement que l'odeur du tabac est ancrée pour une bonne dizaine d'années dans les tissus, et qu'à cause de ça tu refuses qu'on touche à une seule cigarette dans le bus, mais là, j'aimerais bien m'en griller une dehors. Alors fait en sorte de me dire où tu les as mises avant que je n'écourte ton espérance de vie. »


Bill roula des yeux. Tout de suite les menaces ... on dirait lui. Tom frappait, il ne menaçait pas. Là, il montrait tout simplement à Bill combien il était exaspérant à ordonner et menacer. Mais ça n'avait pas l'effet escompté. Plus rien n'impressionné Bill, sauf peut-être les scoops et les rumeurs dans les magasines people qui ne le concernaient pas. Oui, c'était lui qui avait caché les cigarettes et les nombreux briquets de Tom. Et alors ? Ce n'était pas pour l'embêter, pas cette fois. S'ils continuaient tous deux de fumer de la sorte, ils mourraient d'un cancer des poumons avant la fin de la tournée, ou alors un arbre à tabac pousserait dans leurs poumons. Et cette trop forte consommation n'était pas bonne du tout. Il fallait à tout prix qu'ils se détendent avec autre chose, sinon ils seraient sur les rotules très vite.

« Et toi M. Muscle, tu vas arrêter tes menaces, parce que ça prend pas avec moi. Ensuite, c'est bien moi qui ai tes clopes et tes briquets, mais je ne te les rendrait pas. Déstresse-toi comme tu le faisais si bien au début de la tournée. », répliqua Bill froidement.

Du sexe, c'était la seule solution pour résoudre tout ça. Si Tom parvenait à baiser, à le baiser, alors tout irait mieux dans le meilleur des mondes une fois l'orgasme atteint. Et faire l'amour - ou baiser - était apparemment bénéfique pour la santé puisque ça rallongeait l'espérance de vie à chaque orgasme, et l'acte en lui-même faisait perdre trois-cents-soixante calories. C'était une option antistress bien plus alléchante que le tabac. Au moins, avec le sexe, il n'y avait pas besoin de prêter sa queue à tout le monde comme on pourrait le faire avec un briquet ou un paquet de cigarettes.


« Bill ... », soupira Tom, « Tu sais très bien qu'on ne peut rien faire tout le temps que la tournée n'est pas finie. Tu vois le verrou dans les toilettes du bus ? C'est à peu près la seule intimité qu'on peut avoir jusqu'à la fin de la semaine prochaine. Alors prend ton mal en patience et fais comme moi. Branle-toi, doigte-toi, suce-toi. », débita-t-il.
« Me sucer ? Comment tu ...
- Un jour peut-être, je te montrerais l'entièreté de mes prouesses sexuelles ma mignonne, » dit Tom avec un sourire charmeur.
« J'en mouille d'avance mon bichon. Grrrrrr. »


La simple évocation du sexe les avait déjà considérablement relaxés et détendus. Mais ils ne devaient pas aller trop loin avec cette conversation, sinon ils retourneraient au point de départ qui était leur intense frustration.


« La jolie demoiselle a-t-elle un numéro de téléphone ou un endroit où loger ? », dit Tom au creux de l'oreille de Bill.
« Oui, tu vois le bus juste en face de l'entrée des artistes ? », demanda Bill, « Rejoins-moi dedans cette nuit à deux heures du matin. Je laisserais mes cuisses ouvertes rien que pour toi. », gloussa-t-il.


Il s'éloigna, laissant derrière lui un Tom qui se frottait les mains, pressé d'être à la fin du concert.


[ ... ]

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MessageSujet: Re: Scènes de ménage, de Mouaah   Jeu 15 Juil - 12:53

Le concert était fini depuis deux bonnes heures maintenant, Georg et Gustav étaient déjà retournés dans leur bus pour profiter d'une bonne nuit de sommeil, tandis que les jumeaux étaient partis chacun de leur côté. Bill avait pris sa douche à toute vitesse et était parti dans le tourbus presque aussitôt. Tom, lui, avait pris tout son temps, cherchant à ne pas se presser et à rejoindre son bus trop tôt. Il savait ce qui l'attendait, et il en était particulièrement excité, mais il fallait qu'il parvienne à s'occuper jusque là. Alors pour cela, il avait pris sa douche après Bill et avait aidé les techniciens à démonter la scène. Il fallait bien que ses muscles servent à quelque chose. Autre chose qu'à balancer Bill sur son lit quand ils étaient au studio à Hambourg ou dans leur appartement -Bill adorait jouer à l'homme canon. Sauf qu'au lieu d'être propulsé depuis les jambes de Tom, il le tenait dans ses bras et le jetait de toutes ses forces sur son lit.- Maintenant qu'il était un peu plus d'une heure trente du matin, et qu'il n'avait plus rien à faire, il s'était résigné à regagner son bus. Plus que trente minutes avant la séance de cuisses ouvertes. Quand il y pensait, Bill avait su l'aguicher à merveille avec de simples paroles. Son frère était la pire allumeuse qu'il n'avait jamais vu.


L'horloge électronique du microonde était devenue sa meilleure amie. Il regardait les minutes défiler les unes après les autres, attendant désespérément qu'elle affiche enfin deux heures du matin. Cela faisait près de vingt minutes qu'il avait les yeux rivés dessus, et la couleur vert fluo des chiffres numériques lui brûlait les yeux à trop les regarder. Qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour tuer le temps ... Il posa sa tête entre ses bras qu'il avait croisé sur la table, et continua d'attendre. Plus que dix petites minutes. Dix petites, ridicules, minutes. Il saurait tenir jusque là. Il y arriverait. Ou pas. Le temps lui paraissait trop long et, bien que maintenant l'heure affichait une heure cinquante trois, il se leva et se dirigea vers la couchette de Bill.


Lorsqu'il tira le rideau qui protégeait le lit de Bill des regards indiscrets - de qui, on ne sait pas, sûrement du chauffeur et des fantômes-, la vue qui s'offrit à lui le fit bander en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Bill était nu sur son lit, allongé sur le dos, les cuisses largement écartées, des oreilles de chat sur la tête et un « Show me your cock » écrit au Nutella sur son torse. Son sexe était déjà dressé et rougit. Et c'est cette vision plus que le reste qui termina d'exciter Tom. Il s'approcha du lit, guidait par son érection, tout en retirant ses vêtements au fur et à mesure qu'il avançait. Quand il arriva au niveau de Bill, il ne lui restait plus que son boxer, qu'il laissa à Bill l'honneur de retirer.


A présent nus tous les deux, Bill se redressa et tira Tom par l'une de ses tresses, et le força à s'allonger. Il s'assit à califourchon sur lui, posant ses mains de chaque côté de son visage et lui indiqua de lécher l'inscription sur son torse. Maintenant qu'il avait vu la queue de Tom, il n'avait plus besoin de laisser le message sur lui. Tom approcha doucement sa langue du torse de Bill et lécha toute la pâte à tartiner qu'il s'était étalé. Il commença par déposer sa langue sur le téton percé de Bill, lapant le chocolat félinement et regardant son frère de la même manière. Il prit le petit bout de chair entre ses lèvres, le suçotant, et une fois qu'il eut retiré l'entièreté du chocolat sur le téton, il poussa son frère du bout des doigts, l'allongeant. Il lécha, lettre par lettre, le torse de son jumeau, s'attardant parfois plus que de raisons, pour son seul plaisir de l'entendre gémir et soupirer encore et encore. Bill avait passé ses doigts entre les tresses de Tom, et cherchait à se cambrer à chaque contact avec la langue de son jumeau. Mais il se faisait repousser à chaque fois par les mains de son frère qui le forçait à rester parfaitement couché sur le lit.


Quand il n'eut plus la moindre trace de Nutella, Bill s'empara de la bouche de Tom, suçant ses lèvres entre les siennes, et faisant aller et venir ses mains dans son dos. Celles de Tom avaient quitté son torse pour aller se poser sur ses hanches. Le baiser se fit vite plus langoureux, et Tom enfonça sa langue dans la bouche de son frère, la lui astiquant complètement. Les mains de Bill descendirent encore plus bas, pour finalement se poser sur ses fesses, et il commença à onduler son bassin, faisant frotter son érection contre celle de Tom. En sentant son frère gesticuler autant, et cherchant toujours plus de contact sur son membre, Tom le lâcha et se redressa au dessus de lui. Il recula quelque peu, s'arrêtant au niveau de son érection, et souffla dessus. Bill frémit et passa une main à l'arrière du crâne de Tom. La bouche de Tom atterrie sur sa queue douloureuse, et ses lèvres s'entrouvrirent automatiquement pour englober le gland.



[ ... ]




Pendant qu'il suçait et doigtait Bill, Tom avait prétexté avoir vu un peu de Nutella sous l'aisselle de son frère pour se redresser et le pénétrer « involontairement ». Bill s'était retenu de le gifler. Le manque avait été trop important pour qu'il boude Tom et qu'il lui dise d'aller se satisfaire ailleurs. Bill avait alors inversé les positions, chevauchant ainsi Tom. Il avait également retiré ses oreilles de chats d'un coup de main habile, et puis il avait commencé à onduler sur son frère à une vitesse pour le moins conséquente.

Se retrouver ainsi après tout ce temps avait été une véritable libération. Au plus ils se mouvaient, au plus ils avaient la sensation de léviter, emplis d'une sensation de bien-être intérieur incommensurable. Plus que le plaisir charnel, c'était comme une sorte de paix intérieure et avec l'autre. L'acte en lui-même était brusque et violent, et Bill adorait se la jouer petit vampire à mordre et griffer Tom, mais plus le temps passait, plus ils étaient sereins. Ils se sentaient plus légers, plus détendus - ce qui était en parfaite contradiction avec leurs érections qui, elles, étaient horriblement tendues-, proches de l'extase. Tous les éléments étaient réunis pour qu'une fois la jouissance atteintes, ils ne soient plus en situation de conflit, ni même stressés. Et pourtant ...


Alors que Tom avait accéléré ses à-coups au possible et qu'il jouait avec le piercing au téton de Bill, des bruits se firent entendre à l'autre bout du bus. Des bruits de coups accompagnés de la voix stridente et horripilante de David. Ils se séparèrent en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, et, au même moment où ils revêtissaient tous deux leur boxer, la porte à l'entrée du bus s'ouvrit laissant entrer un David qui avait l'air passablement énervé.


« Les grumeaux, on a un sérieux problème ! », s'écria David à l'autre bout du bus. « Y'a eu un gros accident sur l'autoroute, et même si on part maintenant ou que l'on prend des routes nationales, on arrivera quand même en retard à la salle demain. Je ne sais pas si on aura le temps de monter la scène, mais toi, Bill, je veux te voir faire tes vocalises demain matin. », dit-il. « Oh, et j'oubliais, vu que vous sembliez d'être sur le point de dormir dans le même lit, je suppose que ça ne vous gênera pas si je dors dans le lit de Tom », dit-il en souriant narquoisement. « De toute façon, je vous demande pas votre avis. », marmonna-t-il.


David était reparti, signalant qu'il partait chercher de quoi passer la nuit et laissa les jumeaux seuls dans le bus. Mais quand il fut dehors, Bill ne put s'empêcher un sévère accès de colère.


« Putain avec tes conneries on a faillit se faire choper pour de bon ! », dit-il à l'intention de Tom.
« Mes conneries ? T'es sûr ? C'est toi tout à l'heure qui a joué la salope et à me parler de cuisses ouvertes !
- Mais bien sûr ! Et pourquoi pas cent balles et un Twix aussi ! C'est toi qui est venu dans mon lit je te signale ! », cria-t-il en pointant Tom du doigt.
« La mauvaise foi ! Putain j'y crois pas. T'es vraiment borné comme mec. Ca t'arrives de penser à autre chose que ta gueule de temps à temps ? C'est toi, toi et seulement toi qui m'a chauffé cet après-midi, c'est toi qui avait un message salace sur le torse, et c'est TOI qui me casses les couilles sévères depuis le premier jour de la tournée ! Alors me sors pas que tout est de ma faute ! », s'époumona Tom.
« Comment ça, je te casses les couilles ? Bordel, mais t'as complètement craqué toi. Depuis le début tu me fait chier à te comporter comme une gosse, pas capable de bouger ton cul pour autre chose que te masturber ou chercher à tirer ton coup avec moi ! »


La porte du bus claqua une nouvelle fois, et, alerté par les cris, David apparut dans la chambre de Bill.

« Toi, dehors ! », crièrent-ils d'une même voix. David ne pipa mots, et pris son petit sac pour la nuit et se dirigea vers le bus de Georg et Gustav. Les ronflements de Gustav étaient beaucoup moins nocifs qu'une dispute entre les jumeaux.

« Ouais tu me les brises ! Je vois pas ce qui t'étonne. T'es chiant à toujours me crier de nettoyer la table, ou de mettre un coup de Fébrèze sur mes chiens parce qu'ils sentiraient trop mauvais pour ma literie. Mais merde quoi ! Pète un coup, ça va te détendre ! », dit-il en poussant Bill.
« Alors premièrement je ne suis pas chiant, d'accord ? Ensuite, tes chiens pue, c'est une infection. Il serait peut-être temps que tu leur fasse découvrir les joies du bain. Et pour finir, évite de me pousser parce que ça va très mal se passer. », son ton se voulait menaçant, à la limite de l'effrayant.
« Je te pousse si je veux. Y'a pas de panneaux « Attention, chanteur méchant », autour de ton cou, ni de panneaux d'interdiction. Puis je suis ton frère, aîné de surcroit, donc j'ai tous les droits sur toi. Alors si je veux te pousser et te forcer à la fermer, je le ferais.
- Toi, t'es un homme mort. », dit Bill froidement.
« T'essaies de me faire peur ? C'est ça ? Ouh lalaaaa, je tremble comme une feuille. »


Bill le regarda durement, les yeux noirs de fureur, et balança son fer à lisser sur Tom.

« Toi, j'te jure que je vais t'encastrer dans le mur. Tellement fort qu'on verra même la trace de tes boutons », lui dit Bill récupérant son lisseur.


Bill se jeta sur lui, passant un bras autour de sa nuque et tirant sur ses tresses. Tom lui mordit le bras, serrant de toutes ses forces avec ses dents et fit reculer Bill sur le lit. Bill cria et tendit son bras vers sa table de chevet, et pris la première chose qui lui tomba sous la main. Un livre d'au moins cinq cents pages. Tom relâcha sa prise sur le bras de Bill et se redressa. Il mit une main à terre, cherchant quelque chose à balancer au visage de son frère et, pour le plus grand malheur de son frère, il attrapa la queue de Savonnette. Il le prit à bras tout en se levant du lit, et le jeta sur son frère et qui se protégea le visage des bras.

« Touche encore à mon chien, et j'te jure que je te défigure définitivement ! », cria Bill.
« Tu peux le faire, j'en ai rien à faire vu que je te prépare la même chose pauv' con. », cracha-t-il.
« Moi je suis qu'un pauvre con ? T'as vu ta gueule ? Gros crétin va, t'es même pas foutu de faire des glaçons et c'est moi le con ?! Non mais franchement, au lieu de fixer tes muscles dans le miroir, regarde ta tronche. », dit Bill encore estomaqué.
« En attendant, moi j'ai des muscles. Et contrairement à ton esthéticienne, ta maquilleuse, ton coiffeur et ta manucure, ça me coute que dalle !
- Ca fait peut-être mal au porte-monnaie, mais c'est pas moi qui passe pour un gros lourdeau à longueur de journée.
- C'est sûr qu'avec toi ça risque pas. T'as déjà vu une fille se la péter à la muscu ? », lança Tom sarcastiquement.
« Elle est peu trop bien membré ta fille, tu crois pas ?
- Quand je te prend, j'ai pas vraiment l'impression d'entendre un mec. J'ai bien droit au bénéfice du doute, non ?
- Putain, j'vais t'exploser la face ... je vais t'exploser la face, bordel.
- Je t'attends. »


Le poing de Bill parti en plein dans la mâchoire de Tom, tandis que Tom avait ses mains autour de son cou, tentant de l'étrangler. Bill lui asséna plusieurs coups de pieds dans l'estomac, se débattant comme jamais et lui crachant au visage.

« Espèce d'enfoiré ... », siffla Tom avant de lui donner, lui aussi, un coup de poing en plein dans la mâchoire.

Il se redressa à nouveau et attrapa Bill par les jambes, le trainant derrière lui à travers le bus. Il s'arrêta dans la petite cuisine, et posa son frère sur la table. En le tenant d'une main par le cou, il agrippa de l'autre la porte du frigo et en sorti le bac à glaçons qui était dans la partie congélateur. Il referma la porte et grimpa sur Bill, mettant ses fesses près de son visage. D'une main il tira sur l'élastique du boxer de Bill, et de l'autre, il fit tomber un à un les glaçons. Une fois qu'ils furent tous tombés, il plaqua sa main bien à plat dessus, et resserra la prise de ses cuisses autour de Bill pour l'empêcher de répliquer. Il tourna alors la tête et le regarda droit dans les yeux.

« Maintenant t'es une fille. Envolé le petit oiseau, bonjour le petit minou. », dit-il en se relevant de sur Bill.


Bill, trop frigorifié pour tenter quoi que ce soit d'autre, se leva prudemment et fixa Tom dans le blanc des yeux, froidement.


« Casse-toi, je veux plus voir ta sale tronche. File dans ta couchette avant que je te fasse bouffer ta connerie par les narines. »


Il ne reçut aucune réponse, même pas un regard. Tom s'en était tout simplement allé vers sa couchette et avait sèchement tiré le rideau qui le séparerait de Bill jusqu'au lendemain.


[ ... ]


Personne n'osait dire quoi que ce soit. Les jumeaux avaient l'air bien trop en colère pour que quelqu'un n'ose l'ouvrir ou faire une quelconque remarque. Le risque de se faire sèchement et durement remballer était trop important. Il était bien connu que les jumeaux avait toujours eu un sens de la répartie à toute épreuve et qu'ils maniaient très bien les mots. Il ne valait mieux pas se frotter à eux. C'était comme ça depuis trois jours. Trois horribles et longs jours. Les concerts et les répétitions avaient été stériles, personne n'osant broncher, les moments dans le bus avec les jumeaux étaient électriques, et l'ambiance dans les loges étaient terrifiantes. Les regards assassins que se lançaient les jumeaux étaient tels, que Georg et Gustav avaient peur de se retrouver avec un couteau sous la gorge s'ils bougeaient de leur place ou s'ils ouvraient la bouche. En plus de ça, ils avaient vu les bleus difficilement dissimulés sous d'énormes couches de fond de teint sur leur visage, et la morsure à vif qu'arborait Bill au bras droit. Ils ne voulaient même pas savoir ce qu'il s'était passé entre eux. Une violente dispute, oui, c'était une évidence, mais les faits exacts, non. Là aussi ils avaient peur. Peur d'en faire des cauchemars la nuit.


Au cours des trois derniers jours, la mauvaise humeur des jumeaux et leur colère avaient réussis à faire plier tout le monde. A tel point que même David ne disait plus rien. Les répétitions étaient devenues un véritable enfer. Il y en avait toujours un des deux pour trouver quelque chose à redire et faire le plus de reproches à l'autre, qu'ils soient fondés ou non. Tout était bon pour l'enquiquiner jusqu'au bout. Le plus difficile dans les répétitions était pour les techniciens. A tous moment ils risquaient de recevoir un micro en pleine tête ou un des coups de pieds que Bill réservait à Tom. La seule chose positive, c'est que si l'un d'eux voulait s'inscrire à Koh Lanta ou à tout autre jeu de ce genre, il était parfaitement paré pour cela. Rien ne pouvait être plus dangereux et terrifiant que les jumeaux Kaulitz à deux doigts de s'entretuer sur une scène. La veille, Bill avait pris un tournevis et avait tenté de planter Tom avec parce que, selon lui, il n'était pas foutu d'aligner deux accords sans faire de fausses notes. Mais ce n'était que de la mauvaise foi, une fois de plus, puisque Tom était encore sous le coup de la setlist faussée qu'il lui avait donné. - Tom était loyal contrairement à Bill, et le fait qu'ils étaient en froid ne changeait rien quant au respect total de son gage- En retour, Tom avait violemment lâché sa guitare sur le sol et avait pris le pied du micro de Bill pour le pourchasser avec.


Aujourd'hui encore, les répétions étaient chaotiques. Et pour éviter un nouveau débordement de la part des jumeaux, Bill avait été privé du pied de son micro, et un plusieurs points de coutures avaient été fait sur la sangle de la guitare de Tom pour qu'elle reste bien accrochée à ses vêtements, et qu'il ne le retire pas. Aussi bien pour ne pas la briser comme il avait faillit le faire la veille, que pour éviter qu'il ne pourchasse Bill avec. Le pied du micro ayant été précieusement caché. Ne pouvant se taper dessus -il leur fallait systématiquement des objets pour cela-, ils n'arrêtaient pas de casser l'autre. Et comme si cela ne suffisait pas, tous les regards étaient braqués sur Bill.


« Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a encore ? », pesta-t-il.
« T'es là, c'est bien ça le problème, » lança Tom.
« Toi on t'a pas sonné. Va plutôt voir ailleurs si j'y suis.
- Pas besoin, tu rayonnes tellement aujourd'hui, qu'on te repère à trois kilomètres à la ronde, » dit-il ironiquement.
« J't'emmerde pauv' tâche. »


Tom ne répondit rien, retournant à ses accords de guitare. Mieux valait qu'il l'ignore, sinon il était bon pour retirer son t-shirt pour pouvoir assommer son frère avec le manche de sa guitare. Il n'eut pas le temps de faire plus de deux notes que Bill recommençait déjà.

« Qu'est-ce que t'es mauvais aujourd'hui ! Tu le fais exprès ou quoi ? », s'énerva-t-il.
« Ca sonne faux parce que tu chantes faux. J'essaie juste d'être en accord avec ce que tu fais.
- Putain, j'vais m'le faire », murmura Bill.


Alors qu'il était en train de se ruer vers Tom, Bill fonça dans Georg qui se figea sur place lorsqu'il vit avec effroi dans qui il était rentré.

« J'te jure que c'est pas moi ! », se justifia Georg.
« Oh toi ... fous-moi la paix, d'accord ?
- J'y crois pas. Même lui t'es obligé de le faire chier ? C'est quoi ton problème sérieux ? », s'insurgea Tom.
« Mais quand est-ce que tu va apprendre à la fermer toi ? Est-ce qu'au moins j'ai dit ton nom pour que tu puisses l'ouvrir ? Non ! Alors la ferme.
- Il t'a même rien fait le pauvre ! T'as vu comment tu l'envoies bouler ? C'est pas ton larbin, hein. »


Georg qui était toujours entre eux deux, n'osait pas bouger d'un pouce, ni dire le moindre mot. Même s'il savait Tom de son côté, il était beaucoup, beaucoup trop près de Bill. Et c'était bien ça qui le terrorisait. Un geste brusque et il risquait de se faire propulser à l'autre bout de la salle, tout en haut des gradins, par un coup de pied surpuissant de Bill. A trois jours de la fin de la tournée, ce serait fortement dommage de mourir. Surtout comme ça.

« Euh ... je ... euh ... je, je crois que ma copine m'appelle, » dit Georg timidement.
« Ah ouais ? Et comment ? Tu l'as amené avec toi peut-être ?
- Le téléphone, tu connais ? », répondit sèchement Tom « Laisse-le partir, tu vois pas que tu lui fait peur, crétin ? », dit-il en s'approchant de Georg. « T'en fais pas Hobbit de mon cœur, je suis là pour te protéger, » lui chuchota-t-il près de l'oreille. Georg était tout sauf rassuré.
« Ouais, et ben s'il veut appeler sa copine, il faudrait peut-être que l'espèce de chose flasque qui le tien, se décide à le lâcher », rétorqua Bill.
« Hey ! Tu t'en prends pas à mon Tominou comme ça ! », tenta de s'énerver Georg.


Bill le jaugea brièvement du regard avant de l'écarter d'une main, et de lui indiquer la route à prendre pour rejoindre les loges.

« Ote-toi de mon chemin petit homme, » dit-il comme un conseil.
« Je suis même pas petit d'abord, c'est toi qui es grand, » ronchonna Georg en partant.


Bill roula des yeux et reporta son attention sur Tom.

« Tu veux la guerre ? Tu va l'avoir sale mollusque.
- Le mollusque t'emmerde, sac d'os ! », s'énerva Tom.


Au même instant, David fit son apparition, évitant de justesse un bain de sang.

« Allez, allez les amoureux ! », dit-il en tapant dans ses mains, « on arrête les mots doux et on me suit. C'est l'heure du Meet and great. Et c'est hors de question que vous receviez les fans avec des têtes et des tenues pareilles. »



[ ... ]




Bill s'assit brusquement sur la chaise. Ce froid le rendait encore plus fou et nerveux que les deux mois et quelques, de frustration sexuelle. Et pourtant ça ne faisait que quatre jours que lui et Tom se faisaient la tête. Seulement voilà, il n'était pas habitué à rester fâché contre son frère aussi longtemps, et il avait passé les trois jours précédent à tester ses nerfs. Il n'avait réellement pris conscience de sa stupidité uniquement à son réveil quand, à son plus grand étonnement, il avait vu Tom prendre son petit-déjeuner dans sa couchette et non avec lui comme ça avait été le cas depuis le début de la tournée. Même s'ils étaient en froid, ils continuaient de manger ensemble, par simple respect pour l'autre, et aussi un peu pour dire de ne pas être totalement seul. Mais le fait d'avoir eu pour seule compagnie, au matin, qu'une radio d'informations française, lui avait fait comprendre à quel point son entêtement était stupide. C'était lui qui avait dit à Tom de dégager, et c'était sans cesses lui qui cherchait la petite bête pour que tout explose. Il fallait à tout prix qu'il répare tout ça et qu'il se fasse pardonner auprès de son jumeau. Et pour cela, il savait comment faire.


[ ... ]



Les répétitions pour le tout dernier concert - qui était le lendemain -, venaient tout juste de s'achever. Contrairement aux derniers jours, Bill avait évité de faire une quelconque remarque cinglante à propos de son frère, et s'était concentré à fond sur ses vocalises et la balance du son. Bien qu'il ait fallut le reprendre quelques fois pour cause d'inattention.


Maintenant qu'il avait de longues heures de repos devant lui, il pouvait enfin mettre son plan à exécution. Un plan qui s'appelait sobrement « plan d'excusation Tomien ». - Il avait déjà la technique et le plan, il ne fallait pas trop lui en demander non plus avec un nom qui en jette.- Sa tactique consistait tout bêtement à faire ses yeux de chiens battus à Tom, le supplier si vraiment il montrait de la résistance, et à jouer le gentil petit frère tout doux et tout mignon, afin de s'assurer un pardon total.


Il regagna son tourbus, et jeta un rapide coup d'œil, vérifiant si Tom était là ou non. A en juger par les bruits qui provenaient de l'étage supérieur, Tom devait être en train de jouer à la console. Ce n'était donc pas le moment idéal, mais qu'importe. Bill était un petit frère un peu fayot sur les bords, il saurait très bien faire en sorte que Tom ne s'énerve pas d'avoir été perturbé en pleine partie.


Quand il fut en haut, il s'approcha sur la pointe des pieds du petit canapé sur lequel était avachis Tom. Il s'assit tout aussi doucement dessus, et se glissa subtilement jusqu'à son frère. Et lorsqu'il allait lui tapoter l'épaule du bout des doigts, il fut pris d'une hésitation. Comment pouvait-il l'aborder sans se faire jeter ? Utiliser sa voix de petit garçon ? Sûrement ...

« Tomiiii, » dit-il timidement. Cependant, Tom ne l'entendit pas.
« Tooomiiii. », dit-il plus fort, mais Tom était bien trop pris dans son jeu pour capter autre chose que sa manette et l'écran de télévision.
« Oh ! Sale mollusque, tu va me répondre, oui ou merde ?
- Merde », répondit simplement Tom.
« Donc tu m'entendais ... », fit Bill comme s'il venait de comprendre quelque chose d'important. « Mais alors, pourquoi t'as pas répondu tout de suite ?
- Peut-être parce que ça fait une heure que j'essaie de passer au niveau 32 et que je suis à deux doigts de casser la télé si j'y arrive pas ? », répondit-il un peu froidement.
- Alors appuie sur pause et écoute un peu ce que j'ai à te dire. », dit Bill autoritaire. Quand il prenait ce ton, Tom cédait aussi facilement qu'avec ses yeux de chiens battus.
« Ok, dis-moi tout », soupira Tom et en croisant les bras. Bill prit une grande respiration.
« Je te demande pardon. », dit-il piteusement.
« Et pardon pour quoi ? », demanda Tom faussement curieux.
« D'avoir passé mes nerfs sur toi depuis le début de la tournée, d'avoir rejeté la faute sur toi l'autre nuit, de t'avoir frappé avec un bouquin aussi gros qu'un dictionnaire, mon lisseur et de pas être venu m'excuser plus tôt.
- Et moi je suis désolé pour les glaçons dans ton boxer ... puis aussi le chien et le pied du micro. Et aussi d'avoir dit sur mon blog que t'avais tes régles... », termina-t-il d'une petite voix.
« Tu as quoi ?! », s'énerva Bill, « T'abuses sérieux. Maintenant on va recevoir encore plus de tampons sur scène », dit-il boudeur.
« Allez, va. Viens plutôt me faire un gros câlin avant que je ne rajoute que t'essaie aussi les petites culottes qu'on reçoit », plaisanta Tom.
« T'es encore plus chiant quand t'es de bonne humeur. Tu l'sais, ça ? », questionna Bill blasé.
« Ouais, et c'est bien pour ça que tu m'aimes. », sourit bêtement Tom.

Bill roula des yeux en soufflant, et se blottit contre son frère en lui répétant combien il pouvait être bête des fois.

« Mais j'y pense. Si on se fait plus la tête et que demain on a le dernier concert, ça veut dire que tu va rouvrir tes cuisses ? », il reçut une tape sur la tête « Ah mais euuuh ! Pourquoi est-ce que tu me martyrise toujours ? Moi, ton frère préféré. », geignit Tom d'une façon très mélodramatique.
« Parce que dès demain, c'est toi qui les ouvres. Tu verras qui c'est le maître. », dit-il en pinçant les côtes de son frère.


Très vite, une bataille de chatouilles s'enchaîna, leur faisant totalement oublier ce gros conflit passager et leur mauvaise humeur.


Fin.

Demande de Maya
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Scènes de ménage, de Mouaah   Jeu 15 Juil - 14:41

J'ai adoré, j'ai pas arrêté de me marre tout du long, sérieux de vraies têtes à claque insupportable ces deux là.
En plus ça regorge de scène de cul, bref, c'est génial quoi, et le demande est super bien respectée. Bref, bravo !
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MessageSujet: Re: Scènes de ménage, de Mouaah   Jeu 15 Juil - 15:06

Oh ben Mouaah sait déjà ce que je pense à propos de son OS Smile
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Sabrina
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MessageSujet: Re: Scènes de ménage, de Mouaah   Jeu 15 Juil - 17:27

J'ai bien aimé, c'était sympa et plutôt marrant. (: Ils sont trop insupportables par contre, j'avais trop envie de les frapper! Tom avec ses blagues et Bill avec son obsession pour la propreté et le ménage. Et j'aime bien les minis limes et la façon dont ils sont toujours coupés par quelque chose ou à cause d'eux même. xD
Bon le seul truc c'est que c'est pas trop mon genre d'humour en fait... :/ mais bon. C'était sympa quand même, merci!
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Jess
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MessageSujet: Re: Scènes de ménage, de Mouaah   Jeu 15 Juil - 23:19

j'ai bien aimé cet os, il était sympa, j'avais envie de donner des giffles aux deux là, ils étaient tout simplement exécrables!
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MessageSujet: Re: Scènes de ménage, de Mouaah   

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Scènes de ménage, de Mouaah
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