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 Once upon a time, de Junko

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Chachouille
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MessageSujet: Once upon a time, de Junko   Mar 13 Juil - 11:19

Once upon a time,
par Junko

Il était 8h45, le bus partait dans moins de deux minutes, et ils étaient a plus de cinq cent mètres de l'arrêt. Le souffle court, Georg courait aussi vite qu'il le pouvait, tout en se concentrant sur ses pieds pour ne pas tomber. Les sacs qui ballotaient de manière hasardeuse dans son dos le freinait. En bon dernier il encourageait ses amis à aller plus vite. Plus il leur criait d’avancer, plus il peinait à avancer et ralentissait.

Même si sa corpulence laissait penser qu’il était le capitaine de son équipe de rugby, ce n’était pas le cas. Il préférait lambiner sur le banc des remplaçants. Un rôle beaucoup moins honorifique, certes, mais bien plus reposant.

Morgane, la rouquine l’avait dépassé depuis bientôt une minute. Elle, louait un culte à la mal bouffe, diabolisait le sport et pour couronner le tout fumait (et pas que des marguerites). Alors pourquoi, bon sang de bois, courait-elle plus vite que lui ?

Que Bill soit devant lui ne l'étonnait pas. C'était logique. Le brun était un de ces garçons étrange qui adoraient courir derrière un ballon. Un mental de champion coincé dans un corps androgyne.

Bill fut donc le seul à arrivé à temps. Il dut faire arrêter le bus pour attendre les deux autres. Le chauffeur pesta contre eux quand ils montèrent. Alors qu'il pensait enfin pouvoir repartir, Georg trébucha sur la marche et croulant sous le poids des sac, s'écrasa lamentablement. Impatient, le conducteur siffla entre ses dents. Rouge de honte, le cœur battant, le châtain se hâta de ramasser ses affaires et tout ses membres endoloris, pour suivre ses amis dans le fond du bus. Il se laissa lourdement tomber sur un siège et épousseta ses genoux tout poussiéreux. Morgane, à la vue de cette scène, pouffa de rire dans le cou de Bill. L’androgyne, lui, ne réagit même pas, trop habitué à ces cascades bas de gammes.

Bon, alors on va attendre encore trois arrêts, on va en avoir pour à peu prés dix minutes, après on prendra un TER direction Berlin Nord, puis on descendra au terminus. Y’a une demie heure de trajet, et en principe pas loin on va tomber sur un tramway direction TRALALAPOUMPOUM. Expliqua Bill, lisant un petit bout de papier froissé ou été noter leurs itinéraires.
Tralalapoumpoum ? Répéta Georg.
Morgane écris trop mal, c’est illisible

Une heure plus tard, après plusieurs changements de lignes et de moyens de transport, ils sortirent d’un tramway, les mains positionnées en visière au dessus des yeux pour se protéger du soleil. Il était à peine 11 heures et le soleil était à son zénith.

- On est les premiers ! Bill, visiblement ravi de la nouvelle

- En même temps, on arrive avec deux jours d’avance. Fit remarquer Georg, peu heureux d’avoir été tiré du lit de force.

- Arrête de râler le gnome aux grands pieds, ça va être comme ça pendant toutes les vacances d’été. Intervient la troisième, posant ses lourds sacs au sol.

- Evidemment, tu défends Bill! De toute façon t’es sa copine. T’as pas un avis impartial.

Un Georg fatigué était un Georg exécrable.

- On risque de pas beaucoup dormir avec tous les voyages… Tu penses qu’il va faire la tronche tout le long de la tournée ? Chuchota Morgane à l’oreille de Bill, tout en se lovant contre lui.

- Non, les concerts le rendront euphorique… J’espère.

Il embrassa la tempe de la jeune fille pour la rassurer et jeta un regard circulaire autour d’eux. Il n’y avait pas un chat, peut être avaient-ils exagérés, Ils n'auraient pas du venir aussi tôt.

Il se pencha de nouveau vers l’oreille de sa petite amie :

- Hum, on lui trouvera de quoi se décoincer et lui occuper l’esprit pour lui faire oublier sa fatigue. Lui glissa-t-il

La rouquine ricana doucement et embrassa ses lèvres pulpeuses.

- Ah non mais moi je n'vais pas supporter longtemps vos messes basses. Hors de question que je tienne la chandelle.

- Géo… Franchement, pour le bien de notre amitié : fais une sieste, par pitié...

Le châtain lança un regard assassin à ses deux meilleurs ennemis, il était énervé. Bill devait passer le prendre à midi, pas tambouriner à sa porte dès sept heure du matin. Ce qui l’avait obligé à imprimer en catastrophe ses billets de trains, d’avions, boucler ses deux valises, et comble du sacrilège, à écourter sa nuit.

Furibond, il sortit d’un de ses sacs un oreiller qu’il positionna sur une valise, s’allongea à moitié sur le goudron la tête reposant sur le coussin. Il amena par reflex son pousse à sa bouche, oubliant le regard moqueur de ses meilleurs amis.

- Choupinet va attrapé froid. Minauda Morgane, couvrant le corps de son ami d’un duvet.

Il ne se formalisa pas de la moquerie, trop heureux de pouvoir dormir. Il ferma les yeux avec béatitude, trop pressé de rejoindre les bras délicieux de Morphée.

Mais c’était sans compter sur la voix haut perché de Morgane, toujours prête à le tirer de ses plus merveilleux songes.

- OH MON DIEU!! O.H-M.O.N-D.I.E.U O.H-M.O.N-D.I.E.U O.H-M.O.N-D.I.E.U!!!

- Respires ma puce…

- Non, laisses la s’étouffer, comme ça je pourrai peut être... voyons voir... ENFIN dormir.

- Gustav arrive dans son tour-bus!! C’est une copine qui l’a vu au péage!! O.H-M.O.N-D.I.E.U. Articula-t-elle exagérément, s’éventant de sa main droite pour retrouver son calme.

- Bah oui, le mec il a que ça à foutre d’arriver deux jours à l’avance. Comme nous, puis il va planter une tente et attendre avec nous aussi. C’est bien connu quoi…

- Arrête Géo, on le sait très bien que toi aussi tu meurs d'envie de sauter de joie, d’ hurler comme une groupie du premier jour! Tu réagis comme ça par pur esprit de contradiction, lança l'androgyne. Alors, sincèrement, je t'adore, tu le sais bien, mais arrête, Je t'en supplie, parce que je te jure que je n'tiendrais pas trois mois comme ca !

Un silence lourd de sens s'installa.

Bill finit par reprendre la parole :

- Bon, OK, OK. Je suis désolé pour ce matin Gé, je sais que pour toi le sommeil c’est sacré. Mais nous sommes tous les trois fatigués. Fais un p'tit effort.

Le châtain soupira et ne put qu’acquiescer mollement, il savait que l’androgyne avait raison. Il s'inclina devant la grande force de leur amitié: Franche et sans non-dits.

Pour passer le temps ils s’installèrent en rond, et sortirent un jeu de tarot. Un jeu qui à été conçu pour se détendre, calmement. Calmement oui, certainement. Quand ni Bill, ni Morgane, ni Georg n'était de la partie. Parce qu'alors, cela finissait toujours en cacophonie. L'androgyne était le rois des menteurs et menait son petit monde par le bout du nez tandis que le châtain et la flamboyante rouquine mettaient au point des tactiques de triche implacable.
Ce n’est qu’en fin d’après midi qu’une deuxième bande de fans firent leurs apparition et s’installèrent derrière eux en les saluant poliment. D’abord timide, les deux groupes sympathisèrent vite, et le premier sentiment de gène laissa rapidement place à une atmosphère de convivialité.
Une heure plus tard, Georg et Morgane n'avaient pas lâchés leurs cartes et avaient même invités trois nouveaux camarades. Bill quant à lui, jacassait à n’en plus finir avec deux autres garçons.

La nuit tomba rapidement et abattit son manteau glaciale sur la ville, obligeant les pauvres fans à s’emmitoufler dans leurs duvets.
Une soirée paisible s’annonçait.

Tous était réunit autours de paquets de bonbons, d'emballages de chips éventrés, et de cannettes de coca. Ils bavardaient joyeusement. Quelques anecdotes ressortaient de la conversation, comme lorsque Georg avait mit un râteau à un parfait inconnu. Le châtain avait cru qu'il le suivait depuis plusieurs jours.

Ce n’est que bien plus tard qu’ils décidèrent de se coucher, le ciel dégagé et étoilé les avaient dissuadé de monter leurs tentes.

La lumière aveuglante du soleil les réveilla bien trop tôt.

Vers dix heure un homme arriva et se présenta comme étant le président du fan club. Il s’installa quelques minutes avec eux pour donner quelques consignes.

– Alors voilà les jeunes, je vous explique. Pour faire en sorte qu'il y ai le moins possible de grabuge à l'ouverture des portes des salles de concert, on a instaurer avec l'autorisation de la prod’, un système de "numérotation" des fans. Premiers arrivés, premiers servis. Plus t'arrives tôt, plus t'as un numéro proche de zéro, et plus ton numéro est proche de zéro, plus t'es proche de la scène.

– Jusque là je pense que même Géo à compris, Plaisanta le brun.

OK. T’as compris hein ? T’es sur ? Sinon je répète ! Demanda avec humour l’homme à l’intention du châtain. Donc, ces cents premiers se verront ouvrir les portes dix minutes avant les autres. Personne n'est arrivé avant vous? Reprit-il, plus sérieusement.

Non.

Donc vous aurez les 8 premiers numéros. Je vais vous donner un bracelet. Je suppose que je met le un à la jolie demoiselle ? Demanda le président, désignant du menton une petite blonde.

- Parce que les autres sont moches et puent ? S’insurgea Morgane.

- En plus on est arrivé avant eux ! Protesta Georg.

Il fut donc marqué le détenteur du numéro un, La rousse récupéra le numéro deux, Bill le trois et ainsi de suite. Lorsque le président du fan club s’éloigna, le maladroit de la bande perdit totalement les pédales. Il se mit à hurler, à chanter, à sauter dans tous les sens, à courir. Une chose était sure, il ne ressentait plus du tout la fatigue, et avait totalement oublié cette affreuse nuit écourtée, sa course pour attraper le bus, toutes ses chute, et tous les petits détails qui avaient fait qu'il avait passé une matinée légèrement agaçante. Il était simplement heureux.

( … )

Les corps moites se pressaient les uns contre les autres, la sueur des spectateurs se mélangeaient .

Les fans hurlaient, s'époumonaient, s'égosillaient, chantaient à s’en déchirer la voix. Leurs bras s'agitaient dans les airs. TOUT était bon pour se faire remarquer par Gustav. Ils avaient besoin de lui montrer qu'ils étaient là. Qu'ils existaient, le soutenaient et l'adulaient.

Si seulement il pouvait prendre le temps de vraiment les regarder... Il verrait cette jeune fille brune qui s’apprêtait à lancer un ourse en peluche sur scène, griffé à l'écriture manuscrite d'un numéro de téléphone. Peut être serait-il surpris en découvrant qu'une deuxième fan, une châtain cette fois ci, soulevait son t-shirt pour lui montrer ses seins. Peut aurait-il pensé qu’elle avait des penchants exhibitionniste alors qu’elle était juste désespéré de passer inaperçu à ses yeux.

Si il avait eu de super pouvoirs, il aurait put observer ce garçon blond tout au fond de la salle s’aspergeait d’eau avec sa bouteille . Il l’aurait vu boire avidement au goulot tout en tenant fermement de sa main gauche en appareil photo dirigé vers l’écran géant.

Mais il n’en vit aucun. Ses yeux courraient sans relâche sur une masse informes d’inconnus qui s’étalait sous ses pieds, s’agitant au rythme de ses chansons, scandant son prénom.

L’ambiance était à son paroxysme, les fans se déchainaient, persuadés de se délivrer de cet anonymat, ou profitant simplement du spectacle.
Georg lui, inconscient au milieu de la foule avait tout oublié, tout. Il se foutait de la barrière qui lui appuyait contre l'estomac, des fans qui lui piétinait les pieds, le poussaient. Seul Gustav comptait. Il était là, devant lui, chantant son dernier tube.

Alors qu’importe. Qu’importe que sa tête tournait, que la chaleur étouffante comprimait ses poumons, que sa bouche devenait pâteuse. Rien n’aurait put briser cet instant.

C’est seulement lorsque sa respiration se fit saccadé, que sa vue se brouilla et son ouïe s’affaiblit qu’il commença à s’inquiéter.

(...)

- Morgane! Georg c'est encore cassé la gueule. Et cette fois, il ne se relève plus.

- Merde! Monsieur! Monsieur, aidez nous! Notre ami c'est évanoui!

[ … ]

Dès la fin du concert le couple se précipita vers l’infirmerie se ruant sans ménagement sur leur ami.

- O.H.M.O.N.D.I.E.U ! S’exclama Morgane, pressant avec excitation le bras de son amis entre ses doigts, Gustav m’a craché son eau dessus pendant le rappel.

- Et t’aurai du voir quand il a failli trébuché sur la peluche d’un fan au beau milieu d’une chanson et qu-

- A un moment il s’est même jeté dans la foule, Bill a réussi à le toucher ! S’emporta la jeune femme toujours sur son petit nuage, coupant la parole à l’androgyne.

Le brun ne s’en formalisa pas, amusé et attendris de voir sa petite amie si heureuse.

- Il s’est vraiment déchainé pendant le dernier quart d’heure, c’était dingue. Réussi-t-il tout de même à casé entre deux piaillements de Morgane.

Georg était ravi de voir ses amis aussi excités même si il était déçus de ne n’avoir put assisté à la totalité du show.

Les trois jeunes adultes finirent par sortir du bâtiment. Ils s’enfoncèrent dans la nuit obscure vers un taxis qui les attendaient. Le chauffeur dut supporter leurs jacassements incessant jusqu’à la gare la plus proche. Puis, il attendirent une heure. Le nez plongeant dans leurs tasses de cafés fumantes. Ils prirent un train de nuit direction Hambourg.

Epuisé par la soirée les tourtereaux avaient finit par se taire, s’endormant enlacé sur la banquette du TGV.

A midi, après plusieurs trains de banlieue et bus ils s’installèrent devant un des plus luxueux hôtel de la ville, l’arrivée de la célébrité n’étant prévu qu’un fin d’après midi.

Ils déjeunèrent calmement, ne se mêlant pas aux autres fans. Ils étaient fatiguaient et s’étaient lancé dans de grandes discussions intime.

- Non sérieux, il me bavait sur le tronche quoi. C’était vraiment horrible et répugnant, puis il me détruisait les lèvres… Il les mordait et aspirait tellement fort qu’il me les avaient anesthésié ! Grimaça le châtain.

- Je sais pas comment tu fais mais ce genre de truc ça n’arrive qu’à toi. Compatis Morgane, tapotant amicalement son dos.

- Tu veux que je te rappelle Eliot ? Tu t’ennuyais tellement quand tu couchais avec lui que tu m’envoyais des sms.

- Heureusement que je suis arrivé, maintenant elle enchaine orgasme sur orgasme. Intervient Bill, bombant le torse avec fierté.

- Qu’il croit, les ¾ du temps je simule. Gloussa la rouquine. Elle aimait le taquiner, lui ne s’en formalisait plus et s’en amusait. Il savait que c’était faux, il voyait bien de quel façon elle s’agrippait aux draps, se tortillait quand l’orgasme était proche.

- Au moins t’as l’occasion de simuler, toi. Marmonna Georg, célibataire et sympathisant avec sa main droite depuis bientôt cinq long mois.

- Oh, pauvre petit chou. En même temps t’avais une touche avec David et Andréa et t’as envoyé bouler les deux.

Georg soupira, si il n’en avait choisis aucun des deux c’est parce qu’il s’était sentit tiraillé entre le physique avantageux de David et la gentillesse d’Andréas. S’il en choisissait un il avait peur de perdre l’amitié de l’autre…

Et puis si Andréas était adorable, il ne l'attirait pas vraiment. David, à l'inverse, était incroyablement sexy, mais plutôt collant et lourdingue. Ses amis avaient tous misés sur David, à défaut d'apprécier Andréas, mais Georg n'avait pu se résoudre à choisir. L'amour n'est pas aveugle.

Et cela était vrai dans les deux sens.

Georg n'avait jamais eu conscience du charme qu'il dégageait. Sa maladresse et les traits fins de son visage renvoyait une aura de douceur. Ses épaules et ses biceps une impression de virilité et de sécurité. Mais par timidité, il ne draguait jamais. Et c'est toujours avec surprise qu'il découvrait avoir un effet aimant sur bien des âmes.

Mais Georg n'était jamais vraiment tombé amoureux. Ce n'était pas une question de physique ou de caractère, mais de ressenti. Toute fois, il s'en accommodait très bien, il n'était pas non plus de ces personnes qui recherchent à tout prix l'amour.

- Personne n'est jamais assez bien pour notre starlette du dimanche! Plaisanta l'androgyne lui donnant un coup de coude joueur.

- Grave, renchérit Morgane. La dernière fois qu'un garçon t'as fait de l'effet, tu portais encore des couches.

Georg devint rouge comme une tomate.

- Non. C'était... hier.

Il cacha son visage derrière ses mains

- Gustav ne compte pas, pouffa Morgane

- Mais non, pas Gustav, crétine. C'était à l'infirmerie, après mon malaise, Le type qui était avec moi était absolument canon.

- Et, comme un coup de tonnerre, un coup de foudre! Tu t'es réveillé, Et tu as vu cette gueule d'ange au dessus de toi, il te caressait la joue. Tu l'as embrassé, pour la première fois de ta vie tu as embrassé quelqu'un sans le connaitre, Geo! Et ensuite il t'a proposé de t'emmener sur son cheval blanc : Bucéphale. Mais comme tu nous aime trop tu as refusé.

- Hilarant. T'as beaucoup d'imagination. Non, enfaite c'était horrible, j'ai trop honte. Je me suis sentis secoué, alors je me suis relevé brusquement et ... BOUM comme on dit. Ca s'appelle un coup de tête, aussi... Avoua t-il, honteusement, provoquant l'hilarité de ses amis.

- Il dois ce souvenir de toi alors! S'esclaffa Bill alors que Morgane s'étouffait avec la fumée de sa cigarette

- Arrête! Il doit me haïr! Il me vient en aide, et moi, je l'assomme.

- C’était un infirmier ? Demanda Bill.

- Il y avait écrit "Staff" sur son marcel.

- Il avait un marcel? se moqua Morgane. Plus gay, tu meurs.

- Pas du tout, le parfait hétéro sexy de base. Il était archi bien foutu, ça le moulait à la perfection. Il portait un jean avec. Un jean trop grand, un jean de rappeur. En faite, il avait vraiment l'air d'un rappeur américain, avec les petites tresses brunes et le bandana. Soupira Georg.

Le début de soirée arriva rapidement, sans l’ombre de la star.

- J’ai trop la dalle ! S’exclama Georg qui mordit dans son sandwichs avec passion.

- Tu manges comme un porc, mec.

- Fa’ T’fai’ Foutf’. Essayât il de répliquer, mais la bouche pleine la tache se révélait plus ardu que prévu. Il n’était même pas sûr que Bill est compris mais s’en fichait royalement. Il aimait trop mangé pour se laisser abattre par des petits pics.

- Hum, excusez moi. Intervient une voix masculine, amusée de la joute verbale qu’il venait d’entendre. C’était juste pour vous demandez de ne rien laisser trainer et jeter tout vos déchets. On ne veut pas avoir de problème avec le personnel de l’hôtel.

Georg reconnut avec effarement le garçon qui leur parlait. Par chance il semblait ne pas se souvenir de lui.

-Ne vous inquiétez pas, même si ce truc mange salement on sait se tenir. Le rassura Morgane ne se doutant pas du malaise grandissant du châtain.

Oh, mais je croyais que les jeunes filles en détresse mangeaient proprement. Rajouta le tressé, riant de bon cœur et adressant un clin d’œil joueur à Georg.

- Géo ? Géo une jeune fille en détresse ? Demanda Bill sur un ton farceur, il rote, il put des pieds et en plus c’est un boulet. Alors, payez votre princesse, hein.

- Et là il va vous dire que Morgane, elle c’est une princesse une vrai . Ce type est un pur fayot doublé d’un menteur qui ne m’aime pas, se défendit le concerné.

- L’écoutez pas, je suis son meilleur ami et non, malheureusement ma copine n’est pas une douce princesse: Elle me frappe. Je suis un homme battu. Couina le brun, quémandant un baisé à la rouquine.

Bonne joueuse, Morgane l’embrassa avant de lui asséner une petite claque vengeresse derrière la tête. Le vigile ria de bon cœur face à leurs pitreries trop théâtralisé pour être naturelle.

Georg ouvrit la bouche pour parler, surement pour en rajouter une couche, mais le son qui en sortit ne fut qu’un puissant rot qui dérouta ses interlocuteurs. C’était tellement inattendu que plus personne n’osa parler : Georg avait bien trop honte et les autres avaient peur d’éclater de rire dès qu’ils ouvriraient la bouche.

- Tu fais des vocalises pour le prochain concert ? S’esclaffa finalement le vigile, ne pouvant contenir son fou rire.

- Je vous avais dis qu’il n’avait rien d’une princesse, crut bon de rajouter Bill, hilare.

Mort de honte, le châtain sentit son sang affluait en masse vers ses joues, lui donnant une adorable couleur cramoisie.

- Ou alors, pour le concours de l'écrevisse la plus bruyante. Je viendrais t'applaudir ! En attendant je vais finir mon petit tour des fans.

- Vous savez quand Gustav va arriver ? L’interpella Bill.

- Il est déjà arrivé, il est rentré par le sous-sol de derrière. Mais il sortira sûrement demain matin pour une petite séance d’autographe.

- C’était lui le beau brun d’hier ? Demanda Morgane quand le brun fut assez loin pour ne pas les entendre.

- Ouais... Soupira Georg, un air rêveur peint sur le visage.

Une semaine passa avant qu’une autre journée ne soit marqué par un nouvel évènement.

Sept jours à visiter les alentours, faire les boutiques, flâner dans les rues et profiter de la piscine privée de l’hôtel. Ils n’étaient pas retourné une seule fois devant l’hôtel du chanteur préférant profiter de la ville, de ces moments qu’ils partageaient ensemble.

Mais un concert s’annonçait, et comme pour le premier de l’année Bill les fit arriver en avance. D’un seul jours cette fois-ci. Ils avaient monter leur tentes avec difficulté, le vent emportant avec lui le matériel de camping.

Cette nuit là avait été fraiche, les violente bourrasque de vent s’engouffrait dans les tentes mal isolés. Vers deux heures du matin d’innombrables goutes d’eau s’écrasèrent contre les parois imperméable des tentes.

Glacé, Georg ne parvint pas à trouver le sommeil. Il resserra le duvet contre son corps grelotant.

Le lendemain matin ses amis le retrouvèrent emmitouflé dans son duvet, en position fœtal.

- Allez beau gosse, réveille toi. Plaisanta Bill, secouant doucement son épaule.

- Merde il est brûlant ! S’exclama-t-il, faisant gémir le châtain.

Tout ce bruit lui donnait mal à la tête. Qu’on le laisse tranquille ! Qu’ils se taisent !

On fait quoi ? S’inquiéta Morgane, plaquant sa main contre le front chaud du châtain

S’il vous plait, implora Georg mentalement, fermez là, foutez moi la paix.

Je sais pas, je sais pas… Faut essayer de réguler sa température. On a pas de glaçon, putain. On a de l’eau fraiche ?!

Oui mais on va pas lui balancer la contenu de la bouteille sur la tête comme ça, quand même !

– Si t’as une meilleure idée …

– Imagine que ça aggrave son état, on est pas médecin bordel !

– On a qu’a lui faire prendre l’air et pendant ce temps va chercher un mec de l’équipe de la tournée.


Aussi tôt dit, aussi tôt fait. Morgane se rua hors de la tente pour chercher de l’aide. Bill dégagea son ami du duvet, et découvrit avec effroi un corps en sueur. Il l’attrapa sous ses aisselles humides pour l’aider à se lever.

- On va juste dehors pour t’aérer un peu mec. Lui expliqua-t-il doucement.

Georg acquiesça mollement, se soutenant sur le bras de l’androgyne. Une fois dehors Bill le fit assoir, les dalles ayant eu le temps de sécher sous le soleil éclatant d’après tempête. Inquiet le brun lui parlait doucement, pour le rassurer, et vit avec soulagement sa petite amie arriver en courant talonner de prêt par le beau brun de Georg.

Bonjour, Salua poliment l’androgyne une fois l’homme à leurs hauteur.

Salut, répondit ce dernier, il s’accroupissant pour pouvoir faire face au malade.

Alors princesse, on se sent pas bien ? Demanda-t-il, l’ébouriffant gentiment.

Georg secoua faiblement la tête, planta son regard fébrile dans l’océan chocolaté qui lui faisait face.

T’as envie de vomir ?

– N-non.
Murmura Goerg.

L’homme soupira et colla son front contre celui de l’autre garçon pour vérifier sa température.

Le châtain rougit.

Vous ne pouvez pas l’emmener chez le médecin ?

– On a pas un rond, chaque centime est calculé entre la bouffe et les hôtels
. Expliqua Bill.

Mais personne n’y fit attention.

- Alors je vous l’emprunte, je vais voir si l’infirmerie est ouverte. Tu peux te lever ?

Tremblant, le châtain se hissa avec difficulté sur ses jambes. Comme l’avait fait Bill, le vigile passa un bras autours de ses hanches pour lui servir de béquille. Ce n’est pas sans difficulté qu’ils atteignirent l’infirmerie ou un médecin se préparait son petit déjeuner.

(...)

Le docteur avait été clair, trois jours de repos et il devait prendre son médicament matin, midi et soir.

Le premier jour Georg était allé à l’hôtel prendre un bon bain et dormir durant plusieurs heures, ratant une nouvelle fois le concert. Le deuxième jour Bill et Morgane passèrent la journée avec lui dans sa chambre, lui tenant compagnie. Le troisième jour ils repartirent tentes sous le bras direction une nouvelle région Allemande.

Ah! voila notre grand malade ! S’exclama le vigile voyant la petite troupe s’installer devant les grilles.

Le châtain lui adressa un sourire maladroit et gêné. Avec le recul il s’était rendu compte être sortit de sa tente en pyjama, a savoir un boxer rose pale et un vieux t-shirt troué à l’effigie de son cartoon préféré. La honte. Pourtant c’est lui qui avait bassiné ses amis pour camper devant l’hôtel de Gustav dans l’espoir de croiser le beau vigile.

Ca va mieux ? demanda-t-il.

Oui, oui. Merci…

– Pas de quoi jeune demoiselle
, Sourit le brun, Fais attention à ce que je ne devienne pas ton sauveur attitré.

– Je ferais attention
, rougit Georg, il s’imaginait déjà se jeter avec fougue dans les bras de son bienfaiteur.

Nous on lui dirait «jeune demoiselle» on se ferrait massacrer. Chuchota Morgane à l’oreille de Bill.

Vous comptez suivre toute la tournée ? Questionna le tressé.

Jusqu’à septembre. Tant qu’il y a des sanitaires publique on campe sinon on va à l’hôtel. Et vous ?

– Et ouais, moi c’est mon métier : Sauvez les princesses en détresses qui tombent dans les vapes ou attrapes un mauvais rhume ! Tom Kaulitz pour vous servir. Et ceux pendant trois long mois.


Ils discutèrent quelques instant avant que le brun ne doivent retourné travailler. Durant ses pauses il prit l’habitude de venir discuter avec eux. Il préférait amplement leur compagnie à celles de ses collègues de travails. Ils étaient souvent d’humeur grincheuse et tenait des discours d’adulte blasé. A l’inverse les trois amis l’amusaient beaucoup, ils ne manquaient pas d’autodérision ni d’humour. Georg en était plus que ravis de le voir si souvent, et cela ne passa pas inaperçu aux yeux du vigil. Il sentait bien le châtain était attiré par lui, et s’en amusait. Il était toujours flattait, surtout quand la personne qui tombait sous ses charmes était séduisante. Tom avait alors fait du châtain sa cible préféré. Il l’embêtait dès qu’il le pouvait pour pouvoir rire de ses réactions infantile.

Les jours défilaient et le petit groupe passait de plus en plus de temps devant les hôtels de la star. Non pas pour l’apercevoir ou se voir signer un autographe mais pour passer de bon moments avec le vigile.
Oh bien sur, si Gustav mettait un pied hors de l’hôtel, Tom les regardaient amusé se ruer vers lui tendant vivement de vieux papier à dédicacer. Une fois, dans l’empressement Georg n’ayant rien trouver à faire signer se retrouva avec un gros gribouillis sur le dos de sa main. Il n’avait pas voulut se laver la main durant trois jours.

Autre grand événement, le châtain avait enfin assisté à un concert : du début à la fin. Tom avait eu le droit à un récit détaillé de cette soirée. C’est à cet instant qu’il leur avoua ne pas aimé la musique de Gustav. Le drame. Ahuris, Morgane, Bill et Georg le mirent au défis de faire mieux.
C’est pourquoi, une après midi ou il ne travaillait pas il vint quand même sur son lien de travail et amena la femme de sa vie : sa guitare.

Oh, notre ménestrel privé arrive! Plaisanta Bill, tapant d’excitation dans ses mains.
Tu viens nous chanter la sérénade ? Surenchérit Georg.
Salut! Moi aussi ça me fais plaisir de vous voir ! Répondit Tom, s’asseyant en tailleur entre Morgane et Georg.
Montre nous tes prouesses au lieu d’essayer de communiquer avec eux. Ils sont trop mal élevés, fais comme moi : Ignore les !

Le rappeur sourit, se moqua gentiment des deux garçons et déclara d’une voix solennelle :

- C’est une reprise de … Moi-même.

D’un geste délicat et assuré il se saisit de sa guitare, grattant hasardeusement quelques cordes pour les chauffer.

C’est nul, remboursez !
– Bouuh, lancez lui des tomates !


Tom ria, et sous la pression enchaina les premiers accords. La mélodie s’éleva lentement dans les airs, ensorcelant ses trois auditeurs.

Lente et légère elle s’évaporait délicatement dans les aires. Elle envoutait les oreilles qui se trouvaient sur son chemin. Elle les amena sur un nuage duveteux, dans une bulle de douceur. La voix grave de Tom s’ajouta à la mélodie dans une harmonie quasi-parfaite. Le rythme se fit plus soutenu, plus tonique et sa voix plus puissante.. Les paroles mélancoliques sur un air enjoué perdait les spectateurs entre deux mondes. A la fin de la chanson il se fit applaudir avec enthousiasme. Ses nouveaux fans réclamèrent même un rappel. Rappel qui leur fut accordé.

Ils discutèrent calmement, fredonnaient quelques chansons accompagné de la guitare de Tom. Une petite heure agréable pour tous, quelques confidences s’échappèrent des lèvres du vigil. En échange Bill lui racontait les déboires du châtain qui ,pour se venger, inventait des histoires farfelues sur son ami. L’ambiance était bon enfant, et les discussions allaient bon trains. Jusqu’à ce que Tom leur annonça une nouvelle qui eu l’effet d’une bombe.

- Si vous voulez une info en or, Gustav devrait sortir dans quelques minutes par l’autre entrée. Mais ce n’est pas moi qui vous l’ai dis. Les pistonna le vigile.

Instantanément les deux tourtereaux détalèrent vers la porte en question.

- Tu n’y va pas ? Demanda Tom surpris de voir que Georg n’avait pas bougé.
- Oh non, j’ai pas très envie de prendre un bain de foule aujourd’hui, mentit son interlocuteur qui voulait simplement passé un moment seul en compagnie du brun.

En l’entendant bafouiller Tom cerna rapidement le mensonge, et sourit attendris.

- Tu veux que je t’apprenne deux-trois accords en attendant ? Proposa-t-il.
- Oh Oui! Ca pourrait être drôle ! S’enthousiasma le châtain.

Et effectivement, ça le fut. Georg n’était pas un musicien dans l’âme et cela s’entendait. Il enchainant fausses notes sur fausses notes sous les plaintes mi-désespéré mi amusé du tressé. Change

- Oh moins tu peux rayer guitariste de ta liste des métiers envisageable. Plaisanta Tom.
- Aide moi au lieu de te moquer ! Geint Georg, recommençant une énième fois le même accord. Faux, encore et toujours faux.
- Mais je fais que ça depuis le début ! Je peux pas faire plus. T’es mauvais, t’es mauvais. A moins que… Tu veux qu’on fasse comme dans tout ces films ringard ? Ria Tom.

Il s’approcha du châtain et colla son torse contre son dos. Son souffle se perdait dans ses cheveux, ses mains se positionnèrent sur celles de son élève. Georg fut heureux que Tom ne puisse pas le voir rougir une fois de plus. Ses sens étaient en alerte, cherchant à prendre conscience du moindre contact : Ses abdominaux qui épousaient les formes de son dos, sa poitrine plaquer contre ses omoplates, ses bras qui reposaient négligemment sur les siens, ses doigts calleux de guitariste emprisonnant sa main. Une douce chaleur de bien être se répandit au creux de son ventre. Mais lorsque Tom posa son menton sur son épaule pour pouvoir voir ce qu’il faisait, son cœur rata un battement et s’emballa. Sous l’émotion et la surprise il pinça trop fortement une corde qui lâcha, lacérant la paume de sa main.

- Putain ! Jura-t-il, lâchant instantanément l’instrument sur ses genoux.

Tom pouffa, se dégageant de Georg. C’était les risques du métiers, surtout quand les cordes étaient usé. Comme c’était présentement le cas.

- Je suis désolé d’avoir cassé une corde. Soupira le châtain.
- C’est un peu ma faute, les cordes sont vieilles. Ca fait un petit moment que je dois les changer.
- T’es entrain de me dire que si je suis entrain de faire une hémorragie c’est parce que t’es un flemmard?
S’insurgea faussement. Georg.
- Toute suites les grands mots ! S’exclama Tom roulant exagérément des yeux. Allez montre moi ta blessure, guerrier.

Le châtain s’exécuta, tendant sa main de façon hautaine.

- Soigne moi ça, homme ! Ordonna-t-il, pinçant ses lèvres pour s’empêcher de rire.
- La princesse se rebelle alors que son prince vient encore à sa rescousse ? Princesse ingrate !
- Le prince lui a tendu un piège.


Tom sourit, amusé, et examina minutieusement l’égratignure causé par la corde.

- La princesse est une chochotte doublée d’une parano, je ne vois qu’une éraflure.
- Le prince n’est pas médecin et ne comprend rien à la vie. C’est un chien des bois !
Renifla dédaigneusement Georg, dégageant d’un revers de main théâtralisé ses cheveux qui retombaient sur son épaule.
- Le prince emmerde la princesse. La princesse est bien trop précieuse. Mais le prince aime bien la princesse. Dit Tom.

Son pouce caressa furtivement le dos de sa main qu’il leva à sa bouche. Il la baisa avec distinction et lui rendit sa liberté. Tom apprécia les rougeurs qui s’étaient logé sur les joues de Georg.

- La princesse est un travelo. Pour ne pas dire que c’est un mec. Le prince va tomber de haut.
- Et si le prince était de ce bord ?


- Ge, Ge, Putain Ge, cours viens vite ! S'égosilla Bill, galopant vers eux. Il faisait de grands signes de mains. Grouille mec, Gustav va improviser une chanson !

Georg lança un regard d'excuse à Tom qui lui fit signe d'y aller. Il était toujours amusé de ses réactions. Le châtain l'amusait, beaucoup.

Mais avait-on déjà vu un bouffon du roi devenir princesse ?

[ … ]

Le lendemain soir Morgane et Bill s'était offert un tête à tête en amoureux au restaurent, laissant Georg entre les mains de Tom.
Epuisé par une journée mouvementé le châtain avait emmené son duvet dehors. Il s'était allongé à même le sol, sa tête reposant sur les genoux du rappeur.
De fil en aiguille Georg avait appris que le vigile avait eu ce travail par piston mais que les fans trop hystériques l'avaient dissuadé de continuer dans cette voie là. Il comptait reprendre ses études de lettre à la fin de son contrat, et pourquoi pas, devenir professeur de Français.
Georg, lui, étudiant en biologie ne compris pas son entrain pour cette langue si compliquée et si peut étudier en Allemagne.

Ils avaient parlé de tout et de rien, de la pluies et du beau temps. Mais aussi de sujet plus sérieux, comme la difficulté qu'avais eu le cadet à assumer son homosexualité, à quel point il avait craint la réaction de son entourage.

La soirée était passé rapidement, trop rapidement. Le châtain avait était contrarié de voir le couple rentrait à peine trois heures plus tard. Il avait encore tant de souvenir à partager avec Tom. Et tellement de choses à apprendre sur le brun.

Voyant la déception envahir son regard Tom avait finit par lui proposer de venir le voir pour discuter dès que l'envie lui prenait.
Et Georg l’avait écouté, il venait souvent l’embêter avant d’allé se coucher, ou de bon matin. Il cherchait de plus en plus à se retrouver seul avec lui.

[ … ]

- Putain, j’ai trop chaud. Geint Georg. Je vais me déshydrater, m’évaporer !

Ses cheveux collaient désagréablement contre sa peau. Il avait l’impression d’étouffer.

Après plusieurs minutes de fouilles archéologiques dans un sac ou régnait un bazar sans nm. Morgane en extirpa petite bouteille d’eau; Mais lorsqu’elle tendit son bras pour la lui donner une autre idée traversa son esprit.

Un sourire espiègle accroché aux lèvres elle dévissa le bouchon. Et avant que Georg n’ai eu le temps de réagir l’aspergea des pieds à la tête.

- Tu fais chier ! S’écria le châtain.

Il sauta sur ses deux pieds, arracha la bouteille des mains de son amie et l’éclaboussa .

- D’où t’asperge ma copine toi ? Bill éclata de rire, vidant le contenu de sa gourde sur Georg.

Le châtain esquiva de justesse l’attaque du brun. Il le nargua fièrement, improvisant une danse de la victoire.

- Qui c’est le Beau Gosse ? Qui c’est qui n'sait pas visé ? Chantonna-t-il.

- Eh, qui m’a arrosé ? S’insurgea un blondinet qui avait eu la malchance de se trouver derrière Georg.

- C’est lui ! Dénonça le châtain, pointant du doigt l’androgyne.

Le garçon arrosé se vengea en lançant le contenu de sa bouteille sur son agresseur. Georg éclata de rire avant de se faire de nouveau mouiller par un autre fan. Une bataille d’eau collective démarra entre la trentaine de fans présentes devant la salle de concert. Lorsque les gourdes étaient vide leurs propriétaires trottaient vers les robinets. Une fois leurs bouteilles remplie ils repartaient tout aussi vite sur le champ de bataille.

C’est à ce moment là que deux vigilent intervinrent, le sol se faisait glissant et certains fans couraient sur la route. Le jeu devenait dangereux.
Les gardes hurlaient des ordres que personne n'écoutait. L'anarchie régnait. Georg couraient dans tous les sens, évitant sans mal les attaques de ses adversaires. Il était de loin le meilleur soldat de tous, du moins jusqu’à ce qu’il dérape et ne s’effondre misérablement sur le sol

- On fait quoi? Ils sont intenable! Ils commencent à tomber, regardez! Commença à paniquer un vigile.
- On va avoir un écrasé si ça continu comme ça. Argumenta un deuxième.
- Concours de t-shirt mouillé ! S’époumona Tom.

Et, comme si il avait prononcé une formule magique, la bataille s’arrêta instantanément. Tom fut félicité par ses collègue de travail pour son initiative. En réalité, il avait simplement proposé son activité favorite lors des colonies auxquelles il participait au collège. Quand il n’était pas pris au sérieux, ce jeu tournait à la caricature et donnait naissance à de nombreux fous-rires.

Des rires fusèrent, tandis que les fans se mirent à s'asperger eux même. L’idée leurs avait plus, ce concours promettait d’être ridiculement drôle. Profitant de cet instant de répit Tom s’approcha de Georg à grande enjambé.

- Gamin immature. Gronda le brun.
- C’était marrant.
- Tu es tombé.
- Je me suis relevé
- Tu t’es fais mal ?
- A la cheville.
- Suis moi. Faut vérifier tout ça à l’infirmerie
Souffla Tom.
- Pas la peine. Je veux participer au concours!
– T'es pas assez abimé comme ça?
- ...
- Allez, viens. Après t’ira te sécher. On dirait un chien mouillé… Pas top pour une princesse.
- Je te permet pas!
S’insurgea le cadet.

Tom se moqua gentiment, rit. Georg se renfrogna. Ses yeux faisaient des aller-retours entre son torse mouillé et celui du brun.

- Même pas en rêve ! S’écria Tom. Il avait comprit ses intentions.

Pour se venger de ses moqueries il se jeta sur son interlocuteur. Il se frotta grossièrement contre lui. Epongea ses cheveux trempés sur son Marcel. Un sourire goguenard suspendu à ses lèvres.

Aussi surprenant que cela puisse paraitre Tom rougit. Si Georg ne le vit pas, Morgane si. A quelques mètres de là, elle chuchotait déjà à l'oreille de son petit ami : " Hey, je rêve ou notre petit Geo a une touche ? Regarde Tom, pire qu'une collégienne! "
Elle adorait les ragots.

- Fais pas l’enfant. Allez viens ! L’infirmerie te tend les bras.
- J’ai dis que je n'voulais pas.
- Je te laisse pas le choix, princesse
. Soupira le brun.

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MessageSujet: Re: Once upon a time, de Junko   Mar 13 Juil - 11:29

Il glissa un bras dans son dos l’autres sous ses cuisses et le souleva. Mais Georg était têtu.

- Lâche moi . Ne cessait-il de répéter hilare.

Il gesticulait dans tous les sens. Les coups fusaient. Un coude s’enfonçant dans ses côtes, un genou dans la mâchoire, des doigts qui tirent ses tresses. Une main s’écrasant contre son nez persuada le brun de le lâcher.

- Tu es infernal.
- Je t’ai déjà dis que je n'voulais pas y aller.
- Assis toi au moins par terre pour que j'examine ça vite fait!
- A vos ordres docteur Tom.


Une fois Georg assis sur le bitume inconfortable, le brun s’agenouilla en face de lui, assez loin pour pouvoir faire reposer le pied endoloris sur sa cuisse. L’autre jambe du malade était pliée, orteils à plat sur le goudron, sa tête appuyant sur son genoux. Il observait Tom qui relevait précautionneusement son jean. Il vit ses mains baisser sa chaussette. Et il les sentit tâter sa cheville avec délicatesse.

- T’as mal quand j’appuie ici? Demanda Tom, accentuant les pressions.
Pas vraiment.
– Et là?
– Non plus.
- Bon ça m’a pas l’air ser-


La sonnerie d’un téléphone coupa la parole au brun.

- Désolé, s’excusa Georg, extirpant avec peine son portable de sa poche.

Sur l’écran s’affichait « maison ». Georg souffla lourdement, sa mère l’avait déjà appelé hier. Comme presque tout les soirs. Le châtain fut tenté un instant de soulever son t-shirt et vérifier que le cordon ombilical avait bien été coupé. Mais il se ravisa et décrocha.

- Oui ‘man ? Répondit-il, d’un ton las.
- C’est Lucia. Annonça une voix fluette.
- Oh ma puce, je n'm’attendais pas à t'avoir au téléphone avant la semaine prochaine! Ca me fais plaisir! Tu vas bien petite princesse ?
- J’ai la grippe alors j'peux pas aller à l’école. C’est le docteur qui l’a dit. Papa a fait un mot à la maitresse, et c’est trop bien! C’est comme les vacances et je voudrais être tous les jours malade, mais sans la maladie, parce que ça fait mal quand même.
- Mais ma petite sœur va devenir bête si elle ne va plus à l’école.
Gronda faussement Georg.
- Mais non gros bêta, l’école c’est obligé. Alors je vais devoir y retourner, gloussa Lucia.
- Et tu fais quoi de tes journées?
- Je regarde la télé et je me mouche. Je me mouche beaucoup beaucoup. J’ai le bout du nez tout rouge même, tellement je me mouche. Même que Noé il a dit que mon nez il pouvait tomber si je me mouchais encore ! Mais je sais qu’il est bête, alors, je le crois pas,
déclara-t-elle, une once de fierté dans la voix. Oh maman elle a fait un gâteau magique pour que je me sente mieux. Mais elle n'a pas voulut que je garde une part pour toi.

Georg ria doucement, sa sœur était adorable.

- C’est gentil, ma puce. Mais maman a raison, je rentre dans dix jours. La gâteau serait devenu mauvais.
- Mais non! J'aurais arrêtait le temps. Il aurait Suffit que j’utilise mes super pouvoir magique pour endormir le gâteau, comme la belle aux bois dormants . Et puis je te donnerai un gâteau de l’amour pour que tu trouves enfin un amoureux.


La discussion continua encore quelques minutes. Georg entendit sa mère crier à sa petite sœur de raccrocher, qu’il avait surement des choses à faire. Obéissante, Lucia lui envoya une mitraille de baisers sonores auquel il dut répondre pour qu’elle mette fin à la communication.

- C’était ma sœur. Elle avait la grippe et elle s’ennuyait de moi, s’excusa Georg.
- J’avais entendu, c’est mignon.
-Non, absolument pas. Elle a insinué que ma vie sentimentale était un fiasco et que j’avais besoin d’un « gâteau de l’amour » pour y remédier,
grommela-t-il. A 7 ans elle doit avoir une vie sentimentale plus passionnante que la mienne.
- N’exagère pas.
- Je te jure. Tiens regarde, elle a 4 amoureux et avant que je parte Noé, notre voisin, à regarder sous sa jupe ! Si il n'avait pas eu que 8 ans, je l’aurai trucidé !


Tom éclata de rire, faisant trembler le pied de Georg resté sur ses cuisses.

- T’as d’autres frère et sœur ? Questionna le brun.
- Un frère de 11 ans. Il se prend pour la caïd de son collège. Aux dernières nouvelles il s’est fait exclure une semaine pour avoir éclater des boules puantes un peu partout dans les bâtiments. Tiens, lui aussi c’est un précoce. Pour noël il m’a demandé des capotes !
- Je t’envie, j’aurai adoré avoir des frères et sœurs.
- Fils unique ?
- Ouais.
- T’as pas tenté le harcèlement quand t’étais plus jeune ? Jusqu’à mes 4 ans je demandais à chaque noël un petit frère ou une petite sœur. Et après, pendant 3 ans j’ai demandé à ce qu’on le renvoi au père noël. Il criait trop pour moi !
Se souvint Georg

Il sourit avec nostalgie, se perdant dans ses souvenirs.

- Mes parents ne sont pas… Féconds. J’ai été adopté, et les démarches à faire les ont dissuadés de renouveler l’expérience, expliqua Tom, caressant distraitement la cheville de Georg.
- Oh, je ne savais pas… Désolé.
- Je vois pas pourquoi tu l’es !
Pouffa-t-il.
- Bah je sais pas... Parce que... Parce que t’as été adopté... Bredouilla le châtain mal à l’aise.
-Tu sais, si ils m’ont adopté c’est qu’ils m’ont désiré autant que tes parents quand ils t’ont fais. Ils m’aiment autant que les tiens t’aiment. Ils me voulaient, ils voulaient m’aimer comme leur fils, m’éduquer, me chérir… Je suis fière d’être leur enfant. C’est mes parents et je m’en moque du lien du sang, expliqua le brun, remontant ses caresses sur le mollet à moitié dénudé de Georg.

Le châtain resta un instant bouche bée. La main de Tom le déconcentrait. Elle laissait sur son passage une trainée de chair de poule.

- Je .. Je n'sais pas quoi te répondre. Bafouilla Georg.
- Comment cela !? Le grand Georg serait-il gêné ?

Georg ne sut déterminer s’il parlait de sa main ou de sa bêtise. Il préféra ne pas prendre de risque.

- Ouais, j'ai été idiot.
- T’en fais pas pour ça, j’ai l’habitude.


Le châtain souffla, il ne voulait pas être comme tous les autres. Il voulait être différent. Être celui qui aurait compris. Celui qui aurait eu la bonne réaction. Celui qui aurait compris Tom

- Tom on va avoir besoin de toi, Gustav arrive dans 20 minutes.
- Tu m’excusera, mon devoir m’appelle. Va donc te changer, tu vas attraper froid.


Georg se dirigea vers sa tente. Il se changea rapidement, essorant ses cheveux dans une serviette éponge.

Il ne savait pas pourquoi il se sentait si morose. Il n’avait même pas envie d’assister à l’entrée en grande pompe de Gustav. Il avait envie de se coucher, s’emmitoufler dans son duvet. Il voulait s’isoler, qu’on l’oubli. Qu’on le laisse se perdre dans ses rêves où il s’imaginait lui faire l’amour.

Bientôt deux mois qu’il écumait les routes. Dans une semaine il devrait retourner à Berlin. Lucia lui sauterait dans les bras. Ses parents demanderaient un récit détaillé de ses vacances. Il finirait par fermer l’album photo. Il devrait se résigner à tirer un trait sur ses souvenirs. Retourner à la fac. Tout oublier. Oublier Tom. Revoir David et Andreas. Les comparer à Tom. Se rendre compte qu’ils ne leur arrivent pas à la cheville. Il cherchera un substitut. Un sosie. Il n’en trouvera pas.

A l’évidence il était tombé amoureux.

En dix-neuf ans il avait eu un certains nombre de béguins. Il avait vécu de nombreuses déceptions affectives. Mais il n’avait jamais été question d’amour.

Alors comment diable était-ce arrivé ?

Il était le premier à critiquer les couples qui se disait je t’aime au bout de deux semaines, le premier à cracher sur le dos des collégiennes qui se disait amoureuse en un temps record, le premier à dire que le coup de foudre était une connerie.

Cela ne faisait que deux mois qu’il le côtoyait. Il ne sortait même pas avec lui. C’était impossible. Inexplicable. Impensable. Et pourtant c’était arrivé.

C’était définitivement trop ringard pour lui.

- M’approche même pas. Gronda la rouquine, coupant le châtain dans ses pensées.

Elle rentra dans la tante, talonnée de près par Bill.

- Le prend pas comme ça. Bébé, je suis désolé. J’men fous de cette fille! Se fondit en excuse le brun.

- Alors pourquoi t’as voté pour elle ? T’avais les yeux rivé dans son décolleté ! C’est son bonnet E qui t’as tant subjugué ?! Gronda-t-elle, pointant un doigt sur sa petite poitrine.

[ … ]


- Hey, Chuchota Tom, T’arrives pas à dormir ?
- Mh, non. Bill ronfle… Je me demande si c’est pas une technique pour faire leurs cochonneries et me virer de la tente.
Bougonna Georg.
- Les pauvres ça va faire deux mois qu’ils sont sur les routes, les occasions sont rares…
- Tu parles, c’est des vrais lapins ! Si tu veux mon avis ils ont fait leurs trucs un peu partout sans que personne ne s’en rende compte …


Tom ria de bon cœur, frottant ses mains froides entres elles pour se réchauffer. Dieu, que ce rire pouvait le rendre dingue.

- C’est calme cette nuit, les fans font pas trop le bazar. Nota Georg
-C’est rare, alors je profite. Vous les fans vous avez toujours des idées saugrenues d’activités bruyantes ou dangereuses.
-On s’occupe comme on peut hein… Pfff, maintenant je vais plus oser retourner dans la tente avant au moins une heure. Ca craint.
- Fais pas cette tête de désespéré, une heure avec moi c’est le pied. Tu n’imagines pas le nombre incalculable de personnes qui rêveraient d’être à ta place,
débita Tom, d’un ton condescendant.
- Et les chevilles ça va ? Gloussa Georg.
- C’est gentil de t’en inquiéter, je ne serai pas contre un petit massage.
Tom lui adressa un clin d’œil joueur et le ventre du châtain se réchauffa agréablement.

- Rêve pas trop, je ne veux pas approcher de tes pieds puant !
- Ils sentent le bébé.
Rétorqua Tom.
- Ah parce que tu vas souvent sniffer tes pieds toi ?
- … Tu es désespérant.
Lâcha le brun, décoiffant son vis-à-vis de ses deux mains.
- Eh, mais arrête ! S’écria Georg se dégageant vivement de son emprise pour se donner contenance.

Il était déstabilisé par l’attitude taquine de Tom. Il ne s’y habituait toujours pas.

- Mh ? Et moi je fais comment si j’aime t’embêter ou tes cheveux ? Demanda Tom, un sourire espiègle étirant ses lèvres.

Georg gloussa doucement, plus que jamais charmé par le garçon qui lui faisais face. Comme il aurait put le prévoir Tom glissa sa main dans ses cheveux, s’amusant à les ébouriffer sous ses rires et cris.

- Tom, Tom arrête ! Pouffa Georg, emprisonnant les mains du brun entre les siennes. Tu vois comme ça tu pourra plus m’embêter ! - Rajouta le jeune homme, tendant les bras pour éloigner les mains de Tom loin de sa tête - c’est une mesure, un périmètre de sécurité, t’as pas le droit d’approcher tes mains de mes cheveux à moins d'un mètre trente.

Quelques secondes s’écoulèrent sans qu’ils ne bougent, le cœur de Georg battait la chamade. Il savait que la suite dépendrait de Tom, que de ne pas lâcher ses mains était un geste lourd de sens. Il aurait put lui dire ou l’embrasser mais il ne voulait pas l’entendre s’excuser, lui expliquer pourquoi il ne lui plaisait pas. De cette façon là, le refus serait plus facile, le brun lâcherait simplement ses mains, l’air de rien.

Georg plongea son regard dans celui de Tom, et lorsqu’il sentit ses doigts glisser dans la paume de ses mains pour s’entrelacer aux siens. Son cœur rata un battement. Son sang afflua en masse vers ses joues brûlantes en sentant le regard de Tom se faire plus pénétrant. Le brun plia les bras, ramenant leurs mains à hauteur des épaules. Il exerça une pression sur les doigts de Georg, l’attirant contre lui. D’une timidité maladive Georg baissa la tête, laissant son nez buter contre le cou du vigile. Son cœur tambourinait douloureusement et violemment contre sa cage thoracique, il se sentait déconnecté. Hors-service. Ailleurs.

Tom colla doucement sa joue contre sa tempe. Il lâcha la main gauche du garçon pour pouvoir faufiler la sienne dans le dos de Georg. Le corps du châtain se pressa un peu plus contre le sien, sa main libre se logeant dans sa nuque, sous ses tresses.

Georg se perdait entre ses bras, se laissant enivrer par la chaleur que dégageait le corps de Tom. Il se blottit un peu plus contre lui, pressant son nez contre sa clavicule pour s’imprégner de son odeur si masculine, si envoutante, si Tom. Chatouilleux, Tom gloussa légèrement et déposa un baiser sur le sommet de son crane.

Lentement, Georg releva la tête tandis que Tom baissait la sienne. Leurs bouches se rencontrèrent mais ne s’embrassèrent pas, elles se survolèrent, se frôlèrent. Ce simple contact n’électrisa qu’un peu plus Georg qui voulut presser ses lèvres contre celles de Tom. Mais le brun, joueur ,recula la tête de quelques millimètres, appuyant contre la main qui câlinait sa nuque.
Le châtain geint et Tom fondit doucement sur sa bouche, aspirant adroitement sa lèvre inférieure, la mordillant tendrement.
Leurs bouches se séparèrent pour mieux se retrouver, se pressant l’une contre l’autre avec toujours un plus de ferveur, apprenant à devenir dépendante l’une de l’autre.

Les baisers baissèrent en intensité, leurs bouches se touchant seulement de nouveau.
Plusieurs secondes s’écoulèrent avant que Georg ne donne un coup de langue timide sur les lèvres pulpeuses de Tom. Il en voulait encore. Il aimait déjà beaucoup trop l’embrasser.
Tom sourit, et souleva la lèvre supérieure du châtain de sa langue. La main qui était sur la hanche du brun glissa sur son torse lorsque leurs langues se rencontrèrent pour la première fois. D'abord hésitante elles se cherchèrent, s'évitèrent avec timidité et s'apprivoisèrent, pour finir par se cajoler avec avidité.

C’était si bon d’embrasser Tom, si enivrant . Il aurait voulut ne jamais mettre fin à cet échange.

Le souffle de Georg se bloqua pendant plusieurs secondes. Il se détacha à regret des lèvres de Tom. Il devient encore plus rouge qu'il ne l'était et colla leurs front. Et n'y tenant plus il laissa sortir un petit couinement qui pris la forme d'un éternuement.
.
- A tes souhaits. Chuchota Tom amusé. Il déposa un tendre baiser sur son cuir chevelu.

- N'te moques pas, rechigna le châtain. Il lui assena une petite tape sur le torse et nicha sa tête dans con cou.

- Je ne me moque pas, je te trouve adorable.

- Mh. Tu sais que je rentre dans une semaine ?


Une simple question qui soulevait toutes ses inquiétudes. Georg avait besoin de savoir. Il ne voulait pas espérer plus qu’il ne le devrait. Il était prêt à prendre ce que Tom voulait bien lui donner. C’est ce qu’il aimait se dire. Mais la réalité était tout autre, il ne pouvait empêcher son cœur d’espérer et craignait que la chute ne soit trop brutale.

- Je sais, répondit le brun.

La main de Tom caressa sa joue, glissa sous son menton et releva son visage. Il embrassa son front, sa pommette, son nez.

-Tom, tu sais ce que je voulais dire, geint le châtain.

- Non. Dis moi. Murmura-t-il.

Il frotta doucement son nez contre sa joue. Ses mains pressèrent délicatement ses hanches.

- Si il y a un après. Si c’est juste maintenant… Rougit Georg.

Il ne voulait pas faire peur à Tom. Il ne voulait pas qu’il trouve ça trop rapide. Qu’il s’enfuit en découvrant ses sentiments. Il craignait de tout faire foirer.

-J’aime quand tu rougis. Souffla Tom contre ses lèvres.

Il les embrassa furtivement.

- Tom… Gronda son cadet.

Il voulait juste savoir à quoi s’attendre. Il ne demandait pas de belles promesses. Encore moins la lune. Même si il se l’interdisait il y avait aussi cette pointe d’espoir qui s’était logé dans son cœur. Il essayait de ne pas l’écouter, de ne pas sentir son poux s’accélérer de peur d’être déçu.

- T’as déjà vu un prince larguer sa princesse ?

- Y’a une chanson française qui parle de cendrillon et

- Je me fous des Français. Je me fous des chansons. J’emmerde Cendrillon.


Un baiser sur la clavicule. Des mains qui le poussèrent contre son corps chaud. Et les siennes qui se logèrent dans son cou.

- Mais t’as la tournée.
- Je t’ai dis, je reprend mes études cette année. Dans environ un mois je suis de retour à Berlin.


Georg sourit bêtement. Il fondit sur ses lèvres charnues, les embrassa langoureusement.
La réponse lui satisfaisait.

Ils passèrent le reste de la nuit à se câliner, s’embrasser. Se rassurer.

(...)

La séparation avait été douloureuse, surtout pour Georg.

Sa fierté masculine l’avait empêcher de laisser éclater sa peine devant Tom. Ce n’est que dans le train du retour que les traits de son visage s'étaient figer dans une moue de tristesse. Ses yeux vide de toutes émotions fixaient le paysage qui défilait à travers la vitre, l'éloignant toujours plus loin de son guitariste préféré.
Ils n’avaient même pas eu le temps d’avoir leurs premières disputes ni leurs premiers ébats amoureux. Comment pouvait-il être certain que Tom comptait reprendre leurs histoires là ou elle c'était arrêter ? Rien ne semblait le rattacher à lui.
Après tout, cela ne faisait qu’une semaine que leur idylle avait vu le jours. Une pauvre et misérable semaine. Un malheureux et pitoyable grain de sable dans le sablier d’une vie. Une poussière. Rien.

Tom ne semblait même pas être amoureux de lui. Il ne lui avait jamais dis je t’aime ni même chercher à lui faire comprendre. Alors pourquoi ?
Quelle idée avait eu son cœur de le choisir, lui, cet être tant convoité et si désirable ?
Cet adonis qui écumait les routes alors que lui retournait à sa ville natale. Cet apollon qui lui avait si facilement voler son cœur. Il n’avait fait preuve d’aucune résistance, il s’était laissé ensorceler, embobiner par ses belles paroles. Il était le pire des idiots.

Attend de voir comment ça va se passer avant de te mettre dans tous tes états, chuchota Morgane , passant une main maladroite dans ses cheveux pour le consoler.

- C’est pas parce qu’il n’est pas amoureux de toi qu’il n’est pas attaché à toi. Rajouta Bill.
C’est vrai, regarde avec Bill il nous a fallut trois mois pour qu’on se dise qu’on s’aimait. Pourtant on tenait l’un à l’autre… Laisse lui le temps d’apprendre à t’aimer. Confirma la rouquine, attristé de voir son ami si abattu.

- Mais je sais ça. Je sais que c’est moi qui-qui suis bizarre d’être tombé amoureux si-si vite. Mais j’ai peur qu’il m'oublie. Un-Un mois c’est long quand on a é-été ensemble qu’une semaine. Renifla Georg.

Il sécha ses larmes naissante d’un revers de main.

- Peut être, mais Tom on l’a rencontré y’a un peu plus de deux mois. Et vous avait été amis avant tout !
– Et puis, rappelle toi le bon temps, en colo. A la fin des deux semaines tous les couples pleuraient d’être séparé. Quinze jours à se côtoyer matin midi et soir ça vaut bien trois mois dans une vie normale. Là c’était un peu comme une grande colonie de deux mois….
Argumenta Bill.

- On avait 12 ans ! Marmonna Georg, on ne connaissait rien à la vie.
- Je pense pouvoir dire que tu ne connais toujours rien à la vie. Plaisanta l’androgyne pour détendre l'atmosphère.
Georg ria entre ses pleurs.

Décidé à lui changer les idées le couple passa le reste du trajet à faire les pitres, distrayant du mieux qu'ils le pouvaient leur ami. Arrivé à Berlin le châtain affichait un petit sourire. Il pianota rapidement sur son portable.

Bien arrivé. Je t’embrasse

Quelques secondes plus tard le téléphone vibra dans sa main. Son destinataire avait visiblement répondu.

Tu me manques. Hors de question que t’ailles draguer ce petit con d’Andréas ou ce merdeux de David en attendant. Juste un mois.

Le TGV n° 2569 en direction de Berlin est entré en gare voix 4.

Et si je me sens trop seul ? J’ai des pulsions moi...


Georg hésita quelques secondes avant d’envoyer sa réponse. Il ne regretta pas en voyant le message de son petit ami.

Possible. Si t’as des pulsions mate un porno gay ou appel moi èé !

Le châtain rit doucement. Il posa sa valise sur le quai.

Tu veux jouer au téléphone rose ? =O

Le châtain gloussa imaginant la tête que pouvait bien faire Tom.

Bah on est trop loin pour jouer au docteur… Et un mois c’est long… Donc… ! (a)

- Le taxi va pas nous attendre éternellement, magne toi au lieu de rigoler tout seul comme un crétin !

Pervers. Je sors avec un pervers !

-Georg !
-Oui, oui j’arrive !


En attendant le pervers se fait taper les doigts par son supérieur il doit aller protéger la grande star des vilains fans.

- Laisse ton portable deux secondes et aide nous à mettre les bagages dans le coffre !

Mais Georg ne les écoutait pas, absorbé par cette conversation - si inintéressante soit-elle. Il s’adossa contre la voiture, sous les sifflements mécontent du conducteur.

Interdiction de jouer à la princesse avec Gustav. Ou de sauver d’autres fans que moi èé

- Vous allez rayer mon carrosse! Houspilla l’homme, croisant ses bras sur son ventre bedonnant.

Je les laisses crever la bouche ouverte mon capitaine ? Je dois vraiment te laisser, désolé. BisousBisous je t’adore.

Georg sourit, il n’avait peut être pas encore le droit au je t’aime, mais je t’adore marquait le début d’une affection sincère et réelle. Ce n’était qu’un début, il en avait la conviction.


Il était une fois, dans une contrée pas si éloignée …

Un garçon qui aimait les garçons. Un garçon de son temps qui adorait le sexe, les soirées et ses amis. Un garçon maladroit entiché d’un bel éphèbe. Un garçon qui n’avait jamais crus aux comptes de fée.
Une histoire d’amour naissante et unique. Leur histoire.

Demande de Mouaah
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Once upon a time, de Junko   Mar 13 Juil - 13:34

Du Tooooooooooooooorg *_____________________*
Bill hétéro, yeeeeerk x_____x
A part ce bémol (comment t'as pu faire ça? ;_; ) et quelques fautes d'orthographes, j'ai trouvé cet os absolument réussi. C'était drôle et touchant, la demande est bien respectée. Les personnages sont attachants et je veux le même Tom! *___*
Un de mes os préférés pour l'instant, bravo!
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MessageSujet: Re: Once upon a time, de Junko   Mar 13 Juil - 17:38

Oh trop cool cet Os! J'ai adoré cette histoire! ^^
C'était vraiment une bonne ambiance! Et Georg est vraiment trop bon dedans ! ^^
J'imagine trop pas Gustav en star adulée mais ça m'a bien fait rire! De même Bill avec une rouquine ça m'a fait marrer aussi! ^^ (je sais je suis strange des fois! >.<)
Un trés bon OS bien écrit et qui se lit avec plaisir! Merci! ^^
cat
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Junko
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MessageSujet: Re: Once upon a time, de Junko   Mar 13 Juil - 21:05

Merci Very Happy

Pour les fautes c'est parce que... J'ai changé quelques trucs après la relecture de ma bêta <3 ... ._. Disoulée

Gustav super star j'avourai que ça m'a bien fais triper et que je n'arrivais pas à l'imaginer non plus, c'est pour ça que j'nai pas trop insisté sur sa description, etc...
Bill hetero, ça faisais tellement longtemps que j'en avais pas lu que j'ai pas pu m'en empêcher xD P

Si non je suis toute contente que ça vous ayez aimé ! Parce que c'est mon tout premier Torg et que j'en ai bavais. Si l'idée m'a parut trop cool au début, très vite je me suis retrouvée face à une feuille blanche qui voulait pas se remplir ._.
J'ai vraiment galéré ^^ Donc ça me fait plaisir de voir que même si j'ai craché pour l'écrire vous avez aimé et que ça ne se ressente pas trop Smile
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MessageSujet: Re: Once upon a time, de Junko   Mar 13 Juil - 21:30

Je m'attendais pas à ça du tout !
Mais j'ai vraiment adoré, c'est respecté du début à la fin alors que j'ai pas du tout demandé quelque chose de facile. Chapeau.
C'était vraiment très agréable à lire, frais, drôle et léger. Et Bill avec une fille, t'étais loin de t'en douter, mais c'est trop mon trip en ce moment (surtout décrit comme tu l'as fait, oh mon dieu. O.H.M.O.N.D.I.E.U ! comme dirait l'autre xD), donc ça m'a fait encore plus plaisir.
C'était du torg comme j'aime, avec Tom "dominateur" et Georg plus fragile pour une fois. Merci, merci, merci *_*
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MessageSujet: Re: Once upon a time, de Junko   Lun 26 Juil - 13:13

Haaa du Torg, j'aime *o*

J'ai beaucoup aimé! Drôle, mignon, vraiment chouette! Smile
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MessageSujet: Re: Once upon a time, de Junko   Jeu 29 Juil - 17:13

Du TORG *___*
Après l'avoir lu je peux vraiment dire que c'est l'OS que je préfère.
C'était tellement drôle et si mignion à la fois...
Je m'imaginais trop dans l'histoire : Partir en tournée, dormir pendant des jours dehors, aller voire la star à l'hôtel...
Gustav j'ai VRAIMENT eu du mal à l'imaginer en super star adulée ainsi qu'un Bil hétéro xD Et j'vois que je suis pas la seul dans le cas !
Puis ca m'aurait pas dérangé si il y avait une suite à cette OS
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Junko
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MessageSujet: Re: Once upon a time, de Junko   Dim 1 Aoû - 21:33

merci ^^

Je me répète encore et encore mais je suis contente que ça vous plaise Very Happy
Et en particulier à mouaah dont je redoutai l'avis ! Mais j'ai déjà répondu sur sun' pour ça.

Ca me fait vraiment plaisir. Je pensais pas choquer tant de monde avec Gustav super star xD Ca en ai déjà une après tout Smile Puis je trouvais ça cool de mettre tout les membres de TH dans l'histoire.
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MessageSujet: Re: Once upon a time, de Junko   

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