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 Rainbow, love & pink grass, de Billy

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Chachouille
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MessageSujet: Rainbow, love & pink grass, de Billy   Sam 10 Juil - 15:46

Rainbow, Love & pink Grass,
par Billy

La planète Humanoïd était située dans la galaxie Liméa. Cette dernière était composée de quatre planètes : Tanga, Gamma, Focus et Humanoïd, tournant autour d’un soleil bleu.

Les Humanoïdens étaient la population la plus développée. Ils possédaient le savoir, les technologies, la médecine et une supériorité incontestée. Ils étaient les plus proches du soleil, et de ce fait leur peau était d’un marron doré.

Leur société prônait la force physique et les connaissances. Les familles étaient composées d’un mâle dominant, d’une femme soumise et d’enfants obéissants. Ceux-ci, s’ils étaient des garçons, héritaient de la terre de leurs parents et du métier de leur géniteur. Les personnes faibles n’étaient pas tolérées, et étaient envoyées dans des camps militaires qui devaient les remettre au niveau demandé par les autorités.

L’armée était gigantesque, imposante. Les armes étaient sophistiquées et pointues. Le gouvernement Humanoïden était animé par un esprit guerrier et conquérant.

Leur planète était composée à 90% d’eau, des étendues liquides s’étendaient à perte de vue et les terres étaient peu nombreuses. On avait donc construit des îlots artificiels reliés par d’immenses ponts. Les îles étaient aménagées : on avait planté des arbres, des fleurs, de grands palmiers qui produisaient des fruits colorés, on y élevait des bêtes et y construisait des fabriques et des usines.

Tom Kaulitz faisait partie de cette population. Il avait 22 ans et appartenait à l’armée de mer. Il avait toujours été à part, un peu rêveur. Cependant, son père était un homme autoritaire qu’il ne pouvait pas contredire et il avait accepté sans broncher qu’il prenne la direction de sa vie. Celui-ci avait tout choisi : son parcours, son métier et ses fréquentations.

Tom avait intégré l’armée à 16 ans, il s’était entrainé dur pour obtenir l’approbation de son géniteur et avait gravit les échelons à une vitesse impressionnante. A seulement 22 ans il était devenu lieutenant. Il travaillait avec une équipe de chercheurs et partait de temps en temps en mission lors de conflits nationaux et galactiques.

Ses supérieurs ne tarissaient pas d’éloges à son sujet : Tom était droit, bien entrainé, respectueux des ordres. Il portait avec brio les couleurs et les valeurs de sa planète et c’était pour cette raison qu’on l’avait choisi.

Un groupe de chercheurs spécialisés dans la recherche de la flore et de la faune marine d’Humanoïd avait, lors d’une exploration des fonds marins de la planète, découvert une étrange bulle argentée. Ils l’avaient décrit comme gigantesque, et très imposante. On ne pouvait pas voir ce qu’il y avait à l’intérieur, la protection brillante était opaque et réfléchissante.

Le haut conseil Humanoïden avait demandé aux dirigeants de l’armée d’envoyer des hommes, les plus expérimentés, pour découvrir qui ou quoi vivait dans ce qu’ils considéraient comme une menace de la plus haute importance.

Tom avait été le premier sur la liste.

Son supérieur, le colonel Jost, l’avait convoqué avec deux de ses camarades le sergent Georg Listing et l’officier Gustav Schäfer. La situation avait été exposée clairement : ils devraient entrer en contact avec ces inconnus (les rumeurs allaient bon train : extraterrestres, ancien camp de prisonnier…) et entamer la discussion.

La fille du haut conseillé Humanoïden, Lia Stagg, partirait avec eux et représenterait le gouvernement de leur patrie.

Le départ était dans trois jours.

[…]

Tom avait annoncé à sa famille qu’il avait été choisi pour la mission.

Son père avait été ravi et avait félicité son fils, sa mère n’avait pas bronché et avait simplement acquiescé. Que pouvait-elle faire ? Exprimer son désaccord, sa peur, garder son enfant auprès d’elle ? Ces choses-là ne se faisaient pas, à vrai dire les parents de Tom ne lui avaient jamais dit qu’il l’aimait et inversement.

Les Humanoïdens étaient un peuple froid, qui se montrait toujours fort et les faiblesses sentimentales n’étaient pas tolérées. Tom n’aimait pas ça, il aurait voulu d’un monde plus libre où aimer quelqu’un et le lui dire n’était pas vu d’un mauvais œil.

Tom fit sa valise sous le regard attentif de son père, celui-ci veillant à ce qu’il n’oublie rien. Il enfonça dans un sac estampillé : "ARMEE DE MER - HUMANOID", des treillis, des paires de rangers de rechange, ses affaires de toilettes, de quoi prendre des notes et son cellulaire.
Son père, Jorg, lui frappa virilement dans le dos avant de le serrer rapidement contre lui.

-Rends-nous fiers de toi, Tom.

-Bien sûr.

C’était tout ce qu’il pouvait faire : les rendre fiers.

Tom enfila ses chaussures, les laça soigneusement et, son sac sur son épaule, dit au revoir à sa famille.

[…]

Un sous-marin avait été préparé pour l’équipe. Il avait été armé de missiles puissants les protégeant en cas d’attaques ennemies (le Conseil avait estimé qu’il fallait s’attendre à tout), on avait rempli les gardes manger de nourriture déshydratées ou non et ils étaient reliés en permanence à la surface grâce aux ordinateurs et aux radios dont ils étaient équipés.

Le voyage avait été estimé à 1h30.

Tom avait été désigné chef de la mission et il devrait chaque soir faire un compte rendu détaillé de ce qu’ils avaient découverts, faire des croquis de la végétation et décrire les coutumes de la possible population qu’ils trouveraient.

La mission "Silver Deep" pouvait commencer.

[…]

Le sous-marin était silencieux, mais ce n’était pas un silence agréable et léger. Celui-là était tendu et gênant.

Lia étudiait les peu de renseignements dont ils disposaient, Gustav et Georg conduisaient et Tom réfléchissait.

Ils étaient tous les trois stressés et inquiets, après tout qui savait où ils allaient ?

Ils ne savaient pas à quoi s’attendre, ce monde était peut-être hostile et sa population allait peut-être les abattre dès qu’un de leurs pieds toucheraient le sol. Tom se demanda si le Conseil ferait construire un mémorial ou une statue en leur mémoire. Il sourit en imaginant son visage taillé dans la pierre et essaya de se concentrer.

-Cible en vue, annonça Georg.

Tom se leva d’un bond et colla son visage fasciné au hublot.

-Waouh.

C’était gigantesque, le sous-marin paraissait ridiculement petit par rapport à la taille impressionnante de la bulle. Celle-ci était d’un argenté brillant, et le soleil qui venait de la surface se reflétait sur le dessus.

-Comment est-ce qu’on va entrer dedans ? Murmura Tom.

-Envoyez un missile, ordonna Lia à Gustav.

-Quoi ? On va surement pas faire ça, c’est beaucoup trop dangereux.

-Est-ce que vous avez peur Tom ? Grimaça-t-elle.

-Non. Je ne suis pas inconscient c’est tout
.
-De toute manière la question ne se pose pas, je représente l’autorité de mon père et à ce titre vous me devez obéissance et respect. Envoyez un missile, asséna-t-elle.

Gustav hocha la tête et appuya sur un bouton rouge. Quelques secondes plus tard une explosion secoua la carlingue du sous-marin. Lorsqu’il regarda par le hublot une deuxième fois, Tom vit que la bulle n’avait pas bougée et qu'elle n’avait pas été endommagée.

Lia pesta et ordonna à Georg et Gustav de faire le tour de la bulle. Tom dû prendre des photographies et décrivit rapidement l’aspect de ce qu’il avait sous les yeux.

Alors qu’ils observaient tous avec attention, Tom remarqua que la bulle était reliée à la paroi rocheuse qui était derrière elle.

-Regardez, s’écria-t-il. Je crois qu’on a trouvé l’entrée de ce truc.

Lia grogna en secouant la tête, surement vexée de ne pas avoir trouvé cela elle-même.

-Arrêtez-vous là-bas, intima-t-elle.

Tom avait eu raison, la plateforme sur laquelle ils s’étaient stoppés était une sorte de pont qui maintenait attachée la bulle argentée et qui menait à ce qui semblait être une entrée.

Ils enfilèrent des combinaisons, vérifièrent leurs bouteilles d’oxygène et sortirent du sous-marin par un sas sécurisé.

[…]

La première chose qui frappa Tom quand ils pénétrèrent dans la bulle fut la couleur. Si son monde à lui était fade et terne le leur était pétillant, coloré et joyeux.

Il y avait de grands arbres au tronc doré, aux feuilles rouges et dont les fruits semblaient orangés, mais Tom remarqua qu’ils changeaient de couleur. De belles fleurs à tiges bleues, aux pétales ocres, aux boutons verts pétant recouvraient ce qui ressemblait à de l’herbe rose pâle.

A peine avaient-ils posé un de leur pied sur le sol qu’un groupe de cinq hommes les avaient maintenus en jouc avec ce qui semblait être des morceaux de bois vert électrique taillés en pointe. Tom avait parlé lentement, espérant qu’ils comprenaient ce qu’il racontait, et leur avait expliqué qu’ils venaient en paix et qu’ils ne leur feraient aucun mal. Les hommes avaient baissé leur garde et les avaient conduis vers leur chef.

Tom, Lia, Gustav et Georg avaient pu enlever leurs combinaisons, ils avaient remarqué que la bulle semblait apporter de l’oxygène et qu’ils pouvaient respirer librement l’air extérieur. Ils étaient tous les quatre émerveillés par la beauté de ce monde si différent et antithétique au leur.

La population qui vivait ici, était aussi très différente de la leur. Ils étaient tous très fins, minces et élancés. Les hommes qui les guidaient portaient une sorte de pantalon tressé avec quelque chose que Tom n’identifia pas, ils étaient torses nus et arboraient un tatouage en forme d’arabesque qui partait du bas de leur dos et arrivait à leur nuque fine. Il était de couleur mauve pâle et ressortait joliment sur leur peau laiteuse.

Le voyage se fit dans le silence, les yeux curieux de Tom dévorant le paysage.

Il découvrait quelque chose de nouveau, et ça lui plaisait.

-Excusez-moi, articula Tom à l’attention d’un des hommes.

-Nous parlons la même langue que vous, souffla l’autre. C’était vrai, ils roulaient les "r" mais leur langage était identique à celui des Humanoïdens.

-Oh. D’accord. Est-ce que vous avez un nom ? Je veux dire vous, votre peuple. Demanda Tom.

-Nous sommes les Androïdiens. Le ton de l’homme était un peu froid.

-Et vous, comment est ce qu’on vous appelle ?

Tom était curieux, il l’avait toujours été et il pouvait aujourd’hui poser les questions qui lui brûlaient les lèvres.

-Ael.

Tom n’ajouta rien et marcha en silence.

-Nous sommes arrivés, dit Ael en désignant un arbre gigantesque.

Tom fronça les sourcils, perplexe, puis en levant les yeux, il découvrit que l’arbre était aménagé et que des personnes vivaient là-haut.

-C’est magnifique, souffla-t-il.

Lia étouffa un rire et pris la parole, hautaine.

-Je veux voir votre chef.

-Si c’est possible, ajouta Tom en grimaçant, énervé de l’attitude de celle qui disait les diriger.

-Venez.

Ael les emmena plus près de l’arbre et leur montra les lianes brunes qui se balançaient dans le vide.

-Vous pouvez monter.

Lia grimpa sans hésitation, son corps musclé se mouvant avec facilité. Cet exercice était simple pour Tom et ses coéquipiers, ils y étaient habitués.
Ils escaladèrent les uns après les autres, et arrivèrent rapidement en haut.

Tom n’avait jamais rien vu de tel. C’était comme si les Androïdiens avaient construit cette habitation en s’adaptant aux dispositions de la nature, les branches n’avaient pas été coupées et traversaient librement les pièces. Une toile tissée, avec le même matériel que celui qui avait servi à fabriquer les vêtements d’Ael, était tendue au somment de l’arbre, les protégeant. L’endroit était simple mais magnifique. Sur sa droite Tom avait une vue époustouflante, il voyait des arbres multicolores, des animaux aux plumes dorées, et des rivières argentées.

Ils furent conduits devant le Roi Elerig. Il trônait sur un fauteuil en bois joliment travaillé. Il portait une barbe longue piquée de fleurs et une couronne de végétaux rouge et or. Quand il se leva pour les saluer Tom remarqua que son tatouage n’était pas de la même couleur que celui d’Ael. Le sien était rouge foncé.

Tom vit Ael s’agenouiller avec les autres quand le Roi s’approcha d’eux, et il les imita.

-Relevez vous, demanda le souverain en posant une main amicale sur l’épaule du tressé, et expliquez nous la raison de votre présence ici.

-Nous venons de la planète Humanoid, commença Tom. Nous avons découvert votre monde lors d’une banale recherche scientifique sous marine et avons été envoyé par nos dirigeants pour prendre contact avec vous. Nous ne vous voulons aucun mal et venons-

-JE représente le gouvernement de notre planète, le coupa Lia, et assurerai la liaison entre le Conseil d’Humanoid et vous-même. Nous vous demandons de collaborer et de répondre aux questions que nous nous posons.

Tom secoua la tête et regarda le sol en lierre, gêné.

-Ne voyez pas une agression en notre venue, nos motivations sont purement scientifiques et culturelles, ajouta Tom en ignorant le regard glacial que lui lançait Lia.

-Bien-sûr, sourit le Roi, je pense qu’une collaboration entre nos deux mondes seraient une bonne chose pour vous comme pour nous.

Tom vit Ael se tendre et grogner.

-Je vous demanderait simplement de ne pas dégrader notre environnement et de ne pas gêner mon peuple.

-Vous avez notre parole, répondit Tom.

-Mon fils vous fera visiter Androïd, il a toujours aimé découvrir et je crois que discuter avec vous lui fera plaisir. Ael fait appeler Bill s’il te plait.

L’homme hocha la tête et s’exécuta.

-Bill répondra à vos questions dans la mesure du possible.

Ael revint quelques minutes plus tard accompagné d’un jeune homme que tous trouvèrent magnifique.

-Je vous présente mon fils, Bill. Bill, Tom et son équipe viennent d’une autre planète et sont ici en mission. Je te charge de les guider sur Androïd.

-Hin, hin. Bill hochait la tête, ses yeux illuminés de bonheur.

Tom le fixait, subjugué par sa beauté presque féérique. Le garçon était très fin et gracieux. Son visage était doux et gentil, encadré par de longs cheveux noirs qui arrivaient à sa taille, de petites tresses piquées de fleurs et de feuilles dansaient autour de sa figure blanche. Ses pommettes étaient hautes, bien dessinées et un peu rouges, ses lèvres roses pâles était joliment ourlées comme celles d’une jeune fille. Tom n’arriva pas à déterminer la couleur de ses yeux à cause de l’obscurité.

Ce fut le Roi qui coupa court aux réflexions du tressé.

-La nuit va tomber, Ael va vous conduire à vos appartements.

Gustav, Georg et Lia le remercièrent mais Tom ne pu répondre, ses yeux gourmands dévorant curieusement le corps blanc et découvert de Bill.

Ce dernier ne semblait pas s’en rendre compte, son regard était perdu dans l’immensité de la forêt colorée qui s’étalait sous leurs pieds.

[…]

Les chambres étaient superbes. Lia avait grogné en découvrant qu’ils dormiraient dans des hamacs en mailles, ce qui semblait être la coutume ici.
Les quatre Humanoïdiens avaient bénéficié d’appartements séparés et chaque pièce avait sa particularité.

Celle de Tom s’ouvrait par un rideau de perles en bois aux couleurs de l’arc-en-ciel. Il bénéficiait d’une vue grandiose qui lui coupa le souffle. Le hamac était accroché sur le côté, vers la droite. Sur la gauche, Tom vit ce qui ressemblait à une commode en bambou. Une fontaine d’eau claire clapotait gaiment et Tom pu se rafraichir grâce à elle.

Il profitait de la vue, ses yeux curieux observant des fleurs et des animaux qu’il n’avait jamais vus, quand il vit Bill descendre de l’arbre avec une grâce époustouflante. Le garçon se réceptionna agilement sur la terre ferme et ôta son seul vêtement d’un geste de la main. Les joues de Tom s’empourprèrent à la vue des fesses rebondies et blanches.

Il entendit vaguement Bill chanter puis le brun plongea dans la rivière argentée. Lorsque sa tête mouillée ressortit de l’eau et que son torse apparu, Tom remarqua que la peau pâle de Bill brillait comme incrustée de diamants.

Bill se retourna, faisant à présent face à Tom et ce dernier détourna les yeux avant que le sexe du brun ne sorte de l’eau.

Tom haleta et réfréna son envie étrange de toucher le corps du garçon. Quelque chose qu’il n’avait jamais ressenti auparavant bouillonnait dans son ventre tordu et le rendait toute chose. Il ne se rappelait pas que son père ou ses camarades lui aient un jour parlé de cette sensation inconnue.
Il se coucha, des questions sans réponse l’empêchant de trouver le sommeil.

[…]

C’était un son mélodieux qui s’apparentait à la flûte qui réveilla Tom le lendemain. Il grogna en baillant, ses yeux s’ouvrant doucement.

La lumière extérieure éclairait sa chambre et Tom décida de se lever quand il entendit la voix de Lia au loin, il ne manquerait plus que cette garce créé un accident diplomatique à cause de son sale caractère, pensa Tom.

Il enfila sa tenue de soldat : un pantalon large de treillis et un tee-shirt ample blanc. Il fit une toilette rapide et sortit dans le couloir. Il tournait sur lui-même, essayant de se rappeler comment redescendre quand une main se posa sur son épaule.

-Bonjour ! Vous avez bien dormi ? Demanda Bill en souriant.

-Oui, très bien merci. Haleta Tom, surpris par l’arrivée du brun.

-Vous cherchez quelque chose ? Je peux vous aider ?

-Oh, en fait je me demandais comment rejoindre les autres, dit Tom en se grattant la nuque, gêné.

Durant l’échange Tom avait pu regarder le visage de Bill avec plus de précision grâce à la lumière du jour. Les yeux du garçon intriguèrent Tom qui le dévisagea de longues secondes. Bill fronça les sourcils et demanda :

-Quelque chose ne va pas ?

-Non ! Cria Tom avec précipitation. C’est juste que la couleur de vos yeux m’a surpris.

-Pourquoi, qu’est-ce qu’ils ont ? Questionna Bill, sans comprendre.

-Ils sont violets ! Dit Tom, comme s'il s’agissait d’une évidence.

-Et alors ? Bill s’approcha de lui. Les vôtres sont bien marrons. Pourquoi les miens ne seraient pas violets ?

-Tout le monde à les mêmes que vous ?

-Non, il y en a des bleus, des verts et même des roses. C’est joli vous ne trouvez pas ?

-Si, c’est vraiment beau. Chez nous tout le monde a les yeux marrons ou noirs, expliqua le tressé.

-C’est triste, commenta Bill, d’un air désolé.

-Je trouve aussi. On rejoint les autres ?

-Oui venez, sourit le brun en lui prenant la main naturellement.

Bill le traîna dans les couloirs, commentant chaque pièce devant lesquelles ils passaient, expliquant à Tom leur utilité, à quoi elles ressemblaient…

Tom souriait bêtement, amusé par le comportement de Bill.

Celui-ci lui fit finalement visiter l’arbre entier qui s’avéra être plus grand que ce à quoi Tom s’attendait. L’estomac du tressé gargouilla et arrêta net le brun dans son monologue.

-Vous avez faim ?

-Oui un peu, rougit Tom en jouant avec une de ses tresses.

-Vous auriez dû me le dire plus tôt, venez.

Bill tira sa main et écourta la visite en l’amenant directement dans les cuisines.

-Qu’est-ce que vous mangez sur votre planète ? Demanda Bill en s’asseyant sur un plan de travail en bois noir laqué.

-De la viande, du poisson mais surtout de la bouillie de blé, c’est ce qui est le plus pratique.

-Berk, grimaça Bill, ça a pas l’air très bon.

-On s’y fait, dit Tom en haussant les épaules.

-Vous aimez les gâteaux ?

-Les quoi ?

-Gâteaux !

-Qu’est-ce que c’est ?

-Vous n’avez jamais goûté ? Cria Bill. C’est sucré et très bon. On en mange tous les jours ici. Les cuisiniers utilisent les fruits d’Androïd et la fontaine de chocolat au fond de la forêt pour les faire. C’est délicieux.

Bill se retourna ouvrit un placard fermé d’un grillage de bois fin et attrapa un sac blanc.

-Ce sont des sablés aux myrtilles et au chocolat, fourrés à la mousse de framboise, expliqua t-il en tendant la pâtisserie rose à Tom.

Le tressé mordit dans le gâteau, et gémit quand le goût absolument délicieux de la sucrerie se répandit sur sa langue.

-Vous aimez ? Sourit Bill en avalant à son tour un sablé.

-C’est délicieux, geignit Tom en se léchant les lèvres.

-Un autre ? Dit Bill en lui tendant le paquet.

Tom acquiesça et ils finirent par terminer tous les gâteaux.

-Je n’ai jamais mangé quelque chose d’aussi bon, déclara Tom en se massant le ventre d’un air satisfait.

-Les cuisiniers font des miracles, je vous en ferait goûter d’autres.

Tom sourit à Bill et ferma les yeux, repus. Il se sentait comme un ours qui avait bien mangé et fait des réserves et qui s’apprêtait à présent à hiberner.

-Tom ? Bill ?

-On est là, cria Bill en sautant de son perchoir.

Gustav apparu dans la cuisine et paru surpris de les trouver ensemble.

-L’excursion va commencer Tom. Nous devons nous préparer.

-J’arrive. A tout à l’heure Bill, ajouta-t-il à l’attention du brun.

[…]

Les sacs avaient été vérifiés et les cuisiniers d’Androïd avaient préparés leurs repas. Le petit groupe mené par Bill en tête était redescendu sur la terre ferme et avait commencé à marcher. Lia, munie d’un petit calepin, notait des remarques sur le paysage, les animaux et les végétaux, tandis que Gustav et Georg prenaient des photos ou dessinaient de rapides croquis.

Tom, lui, marchait aux côtés de Bill et s’émerveillait sur ce qu’il voyait.

-Regardez ! Cria le brun en se stoppant. C’est un Ariri, dit-il en désignant un oiseau aux plumes scintillantes et colorés. C’est un volatile des montagnes, les mâles vivent sur les sommets et les femelles élèvent les petits au sol. S’il redescend, ça veut dire que la saison des amours va commencer.

Le tressé écouta religieusement, et détailla l’animal. Celui-ci possédait un pelage magnifique, un bac doré et recourbé et des longues pattes vertes.

-Les Ariris mâles séduisent les femelles grâce à la beauté de leurs plumes et à des chants aigus qu’ils poussent la nuit.

Le bruit de l’appareil photo de Georg fit peur à l’oiseau qui s’envola en déployant des ailes immenses aux motifs bruns et rouges.

-Waouh. C’est vraiment beau, commenta Tom en essayant de garder l’image de l’envol de l’Ariri dans sa mémoire.

Bill les guida dans la forêt dense, poussant les branches des arbres sur leur passage. Alors qu’il se penchait pour attraper un petit insecte violet au sol qu’il souhaitait leur montrer, Tom vit que son tatouage était de la même couleur que celui du roi Elerig.

-Bill ?

-Oui, demanda le brun en se relevant, la petite bête se baladant sur ses doigts et sa paume.

-Pourquoi votre tatouage et celui de votre père sont de différentes couleurs que celui des autres ?

-Ce n’est pas un tatouage c’est un makri. Il sert à désigner la famille royale, ceux qui doivent diriger Androïd. Dès qu’un des nôtres nait, son makri indique quelle sera sa destinée. S’il est rouge, il sera le futur souverain lorsque que celui en place disparaitra. Cependant, ce n’est pas héréditaire, mon fils ou ma fille, si j’ai des enfants un jour, pourra très bien ne pas le posséder et nous devrions alors rechercher le futur roi parmi notre peuple. Je serais roi quand mon père mourra, je ne peux pas le refuser.

-Est-ce que tout le pouvoir est donné à votre souverain ? Demanda Lia.

-Non. Mon père a des conseillers. Mais notre civilisation est très libre et vertueuse. Aucun de nous n’est mauvais. Nous respectons l’autorité du roi, tout comme il nous respecte.

-Vous avez des lois ? Continua Lia, intéressée par le système des Androïdiens.
-Je ne sais pas ce que c’est, avoua Bill en rougissant.

-Ce sont des règles, expliqua Tom, ce que vous êtes autorisés ou non à faire.

-Non, nous suivons la tradition. Nous n’en avons pas besoin.

-Que se passe-t-il si un de vous ne respecte pas cette tradition ? Est-il puni ? Questionna la jeune femme.

-Bien sûr que non ! Chacun vit ici sa vie comme il l’entend, il ne doit pas déranger les autres c’est tout. Nous ne portons pas de jugement sur des pratiques différentes.

Tom buvait les paroles de Bill, fasciné par ce monde si différent du sien. Il avait longtemps été persuadé qu’Humanoid était un modèle de perfection, le seul qui puisse exister, mais il se rendait à présent compte que leur système avait des failles et que celui du peuple de Bill était intéressant et tout aussi recevable.

-Vous avez d’autres questions ? Demanda Bill, son visage penché sur le côté.

Ils hochèrent négativement la tête.

-Alors regardez ça, dit-il en approchant sa main du cercle qu’avait formé Gustav, Georg, Lia et Tom. C’est une Arachni, elle pond des œufs verts à pois violets comme elle. Les femelles tuent d’autres insectes pour nourrir les petits et les mâles tissent des toiles argentées et brillantes dont nous nous servons pour nos vêtements ou pour des décorations, expliqua-t-il. Par exemple, il montra un bracelet en bois rouge qu’il portait au poignet droit sur lequel étaient collés des morceaux brillants qui reflétaient joliment la lumière du jour,. Ce bijou a été décoré avec une toile d’Arachni. C’est très solide et durable, la couleur restera très longtemps.

-En parlant de temps, demanda Tom, comment déterminez-vous votre âge ?

-Par les saisons. Quatre saisons sont égales à une année. J’ai 18 ans.

-Des saisons ? Qu’est-ce que c’est ?

-Le temps change sur notre planète. Une partie de l’année il fait très chaud, une autre les feuilles des arbres tombent, il fait ensuite très froid puis les fleurs repoussent et les arbres ont de nouveau de belles feuilles. Comme faites-vous si vous n’en avez pas ?

-Nous avons convenu par un décret très ancien que 300 jours valaient un an. J’ai 24 ans, expliqua Lia.

-Et vous Tom ? Demanda Bill.

-22.

-On pourrait se tutoyer, proposa Bill. On a quasiment le même âge.

-Nous ne sommes pas amis Bill, nous sommes ici pour travailler, siffla Lia en claquant sa langue sur son palais.

-Oh. Je vois, dit Bill, penaud. Excusez-moi.

Il y eu un long silence glacial et gênant, puis Tom prit la parole.

-On continue ?

Le joli brun retrouva son sourire et poursuivit son chemin à travers les bois.

Et alors que Lia, Gustav et Georg marchaient un peu derrière eux, Tom se pencha et chuchota gentiment à l’oreille de Bill.

-Tu peux me tutoyer.

[…]

Une quinzaine de nuits étaient passées.

Si Lia, Georg et Gustav s’étaient vite lassé des sorties en forêt, des insectes étranges et des animaux à plumes, Tom, lui, ressentait chaque jour qui se levait la même excitation et le même engouement. Bill et lui s’étaient énormément rapprochés au point que Tom se sente plus à l’aise avec lui qu’avec les siens. Les deux garçons partaient ensemble dans les collines boisées d’Androïd, Bill expliquait avec passion à son ami quel était le nom des animaux qu’ils croisaient, celui des fleurs et des arbres, il lui racontait les coutumes de sa planète, des souvenirs ou ce qu’il voulait faire de sa vie.

Cette après-midi là, Bill et Tom se baladaient silencieusement sur les bords de la rivière argentée d’Androïd, quand Tom prit la voix, brisant le silence religieux.

-Comment est-ce que vous vous êtes retrouvés ici ? Et pourquoi vous parlez la même langue que nous ? Demanda-t-il.

-C’est long Tom.

-On a tout notre temps non ?

-Tu as raison, sourit Bill. Asseyons-nous.

Ils s’exécutèrent.

-Mon père dit que nous sommes là depuis tellement longtemps que personne ne peut s’en souvenir. Des générations et des générations avant nous, on foulé ce sol, on bu l’eau de cette rivière et on mangé les fruits de ces arbres, commença Bill. On a retrouvé des dessins faits sur des écorces de bois qui montrent que la vie ici était archaïque, qu’il existait plusieurs tribus et pas une seule population soudée et unie. Un jour où il faisait froid, un homme qui venait de l’extérieur et arrivé ici, comme toi. Il a rassemblé les tribus, modernisé la civilisation et a donné un nom et une langue à notre peuple. Il parlait la même que toi, on dit qu’il est resté ici, et qu’il n’est plus jamais reparti.

-Tu sais comment il s’appelait ?

-Non. C’est important ?

-Je ne sais pas.

Il y eu un court silence.

-Je me sens comme lui, chuchota Tom.

-Comment ça ?

-Je ne veux plus repartir.

-Tom, souffla Bill.

-Je me suis jamais senti à ma place là-bas. Ils sont tous si froids et distants et… Et toi et ton peuple vous êtes joyeux, vous souriez, vous vous aimez. Chez moi c’est pas comme ça.

-Je sais pas trop quoi te dire Tom, dit Bill le visage baissé vers le sol.

-Alors ne dis rien. Il s’arrêta quelques secondes. Allez, viens on marche un peu. Tu m’as toujours pas montré cette fameuse fontaine de chocolat, rigola Tom.

Bill rit avec lui et tout naturellement leurs mains se rejoignirent et leurs doigts se lièrent, alors qu’ils gravissaient la pente douce qui menait à la fontaine.
Tom se persuada que c’était parce que Bill, son ami, et lui devraient bientôt se quitter et Bill était convaincu qu’il voulait seulement rassurer Tom quant à ses doutes.

Cependant, ils savaient tous les deux qu’ils avaient torts.

Le trajet se fit dans un silence tendu, leurs paumes moites serrées l’une contre l’autre.

Le ventre de Tom se tordait d’une manière à la fois douloureuse et plaisante et il ne pu mettre de nom sur ce qu’il ressentait pour Bill. On ne lui avait jamais parlé de cœur battant, d’estomac retourné et de papillons dans le ventre.

Bill, lui, savait que certaines personnes s’aimaient plus que de simples amis et que cela s’appelait être amoureux (c’était sa mère aujourd’hui décédée qui lui avait expliqué) mais il ne savait pas si c’était ce qu’il se passait avec Tom. Il n’était sûr que d’une chose, il adorait être avec lui, ressentait un vide inquiétant quand il ne le voyait pas et ne savait pas ce qu’il allait faire sans lui après son départ.

[…]

Après avoir vu et goûté la fontaine de chocolat, Bill et Tom rentrèrent au palais. Leurs mains se séparèrent quand l’arbre gigantesque se dressa au loin.
Bill raccompagna Tom à ses appartements, qui se gratta la nuque, gêné.

-Bon bah bonne nuit Bill, à demain.

-A demain Tom, fais de beaux rêves.

-Toi aussi, marmonna Tom en regardant Bill mordiller sa lèvre inférieure, innocemment.

Un combat intérieur faisait rage en lui puis Tom jura et tira Bill à lui. Il devait savoir ce qu’il ressentait alors il plaqua doucement mais fermement ses lèvres contre celles du brun étouffant de sa bouche le gémissement de surprise du plus jeune. Le tressé lécha rapidement les lèvres sucrées et douces de Bill puis le relâcha, battant en retraite et à toute vitesse dans sa chambre.

Bill resta bouche bée devant la porte, sentant encore sur sa bouche le goût délicieux de Tom. Il passa plusieurs fois sa langue sur ses lèvres humides de la salive de Tom pour s’assurer qu’il n’avait pas rêvé. Son cœur battait très vite, il cognait contre son torse et Bill sentait son pouls jusque dans ses oreilles. Il mit plusieurs minutes à se rendre compte que son sexe était dur et tendait son pantalon de toile.
Il hoqueta en touchant la bosse et s’enfuit en courant dans sa chambre.

[…]

Depuis le baiser, il y avait deux jours, Bill et Tom s’étaient ridiculement ignorés. L’un honteux de son geste, l’autre de la réaction de son corps. Cependant, les deux garçons voulaient tous les deux absolument recommencer, la sensation des lèvres de l’autre sur les leurs étant ce qu’ils trouvaient être la meilleure chose qu’ils n’avaient jamais goûtée.

C’était Tom qui avait fait le premier pas, brisant le mur qui les séparait. Il attrapa Bill au détour d’un couloir et le traîna dans ses appartements sans grande difficulté.

-Il faut qu’on parle, annonça-t-il sans tourner autour du pot.

-Oui, chuchota timidement Bill, intimidé par Tom et sa réaction.

Quand il ressentit l’angoisse palpable du brun Tom se décontracta et soupira.

-Excuses moi. Je voulais pas te faire peur.

-C’est pas grave, sourit Bill en oubliant de lui vouloir. Tu voulais me dire quelque chose ?

-Oui. C’est par rapport au fait que je t’ai…embrassé, rougit Tom en se grattant la nuque.

-…
-Je suis désolé, je t’ai pratiquement forcé et tu voulais sûrement pas que je le fasse, alors je-

Tom fut coupé de la plus belle des façons. Par les lèvres de Bill. Sur les siennes.

Bill se maintenait sur la pointe des pieds, mouvant doucement sa bouche contre celle de Tom. Le tressé plaqua Bill contre son torse, ses bras enroulés ferment autour de son dos. La bouche de Bill déposait de petits baisers mouillés sur ses lèvres, sans aller plus loin. Quelques bisous plus tard, il se recula et prit la parole.

-J’ai aimé quand tu m’as embrassé, chuchota Bill en rougissant. Et je veux que tu recommences, encore et encore. Si t’es d’accord, ajouta-t-il devant le manque de réaction de Tom.

-Bien sûr que je suis d’accord, dit le brun en souriant niaisement.

-Alors ça veut dire qu’on est…ensemble? Demanda Bill, innocemment.

-Oui. Je crois bien que ça veut dire ça, dit Tom. Mais, j’ai…enfin j’ai jamais tu vois été vraiment avec quelqu’un.

-Tu veux dire que t’as jamais eu d’amoureux ou d’amoureuse ? S’étonna Bill.

-Je sais pas ce que c’est, avoua le tressé en rougissant. J’ai embrassé et couché avec des filles c’est tout.

-Oh. Et bien être amoureux c’est quand, tu aimes une personne plus qu’un ami ou que si elle avait fait partie de ta famille. Quand tu veux la voir tous les jours, que tu voudrais pas qu’elle fasse ce qu’elle fait avec toi avec d’autres. Tu vois ?

-Je crois bien. C’est ce que je ressens pour toi.

-Moi aussi, chuchota Bill, ses joues se colorant joliment.

Tom sentit le poids sur son estomac disparaitre immédiatement et l’angoisse qui l’avait torturée face à la réaction de Bill s’envola.

-Alors…, murmura inutilement Tom, s’insultant mentalement de ne pas être plus vif.

-Oui ?

Le tressé prit son courage à deux mains, Bill ne pouvait pas le repousser n’est-ce pas ?, et saisit le visage du brun entre ses doigts.

-Tu es si beau, dit-il doucement, ses yeux chocolat ancrés dans les siens violets. Tu es la personne la plus belle que je n’ai jamais vu Bill. Tu dégages tellement de choses différentes et tu ne te rends même pas compte de l’effet que tu as sur les gens qui t’entourent. C’est ça qui fait de toi un être magnifique, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Bill sourit, trop ému pour répondre quelque chose d’intelligent, et laissa parler son corps à sa place. Ses doigts fins touchèrent les joues tièdes de Tom, glissant sur la pulpe de ses lèvres et caressèrent son cou musclé. Il s’avança en tremblant, le regard déterminé et déposa franchement sa bouche sur celle de Tom. Leurs lèvres s’apprivoisèrent, se goûtant lentement. Tom tressaillit, mais ne recula pas. Il appuya sa bouche contre Bill, découvrant la saveur et les contours de ses lèvres roses. Ses bras bronzés par le soleil d’Humanoid, s’enroulèrent autour de la taille fine de Bill et le rapprocha de lui. Sa langue humide et chaude lécha impatiemment la bouche fermée du brun qui frémit et lui laissa le passage. Leurs souffles brûlants se mélangèrent, retournant leurs estomacs de la même manière. Bill sentit ses genoux trembler quand la langue brulante de Tom glissa contre la sienne et il dû s’accrocher plus fermement aux épaules du tressé pour ne pas défaillir.

[…]

Bill et Tom vivaient leurs premiers jours de couple, ceux qui étaient heureux, insouciants et beaux. Ils se baladaient main dans la main au bord de la rivière argentée, ils s’embrassaient, se taquinaient, passaient de longues heures à se découvrir dans les moindres détails, chacun racontant à l’autre sa vie par le menu.

Bill rejoignait Tom dans ses appartements tous les soirs, et ils dormaient ensemble leurs corps amoureux pressés contre celui de l’autre, ils aimaient cette proximité, cette chaleur et cet aura de bonheur qui semblait les entourer en énervait plus d’un.
A commencer par Lia.

En effet, même si leur relation qui venait tout juste d’évoluer était restée cachée, Lia sentait que quelque chose avait changé. Elle le voyait aux regards enflammés qu’ils se lançaient, au ton de leurs voix et aux attentions qu’ils avaient l’un pour l’autre.

Et ça l’irritait. Elle déteste voir que Tom et cet indigène étaient heureux ensemble. Elle ne ressentait rien pour Tom, ni pour Bill mais voir que le tressé semblait tellement dans son élément et intégré la mettait en rogne pour une raison qu’elle ignorait.

Lia passa une main ennuyée dans ses cheveux blonds et marcha plus rapidement dans le couloir qui menait aux chambres qu’elle et son équipe occupaient.
Elle avait presque atteint sa porte quand un gloussement presque féminin la coupa dans sa marche.

-Tom, chuchota la voix qu’elle reconnue comme celle de Bill. Arrêtes, rigola-t-il.

Les muscles de Lia se tendirent alors que ce qu’elle considérait comme une effroyable vérité explosa à son visage comme une bombe.

Elle s’approcha à pas de loup, sans se faire remarquer et jeta un coup d’œil vers le couple enlacé. Tom tenait fermement Bill contre lui, sa main droite coincée dans les cheveux bruns et sa bouche butinant le cou pâle et fin de Bill.

L’amour. C’était qui était venu à l’esprit de Lia comme une évidence. Ces deux là s’aimaient, d’un amour grand, fort et puissant. Cependant, ils étaient deux hommes, ils n’appartenaient ni au même monde, ni à la même civilisation. Il était de son devoir de ramener Tom sur le bon chemin et de lui faire voir la vérité en place.

-Hm, grogna Lia.

Tom sursauta et Bill se recula de lui aussi vite qu’il le pu comme si ça pouvait changer quelque chose.

-Je vous dérange ? Demanda-t-elle en croisant ses bras sur sa poitrine.

-Ce n’est pas ce que vous croyez, tenta Bill dans l’espoir vain de protéger Tom des foudres de la blonde.

-Je ne crois rien Bill. Je constate, répliqua-t-elle sévèrement. Elle se tourna vers Tom. Qu’est-ce qui te prend Tom ?

-Ca ne te regarde pas Lia.

-Oh que si ! Tu es en mission Tom pour ta patrie, ta nation, tu n’es pas là pour batifoler ; avec un homme qui plus est !

-De un, je ne batifole pas avec Bill je l’aime et de deux ce que je fais ne te regarde absolument pas, cracha Tom, ses yeux plissés par la colère.

Bill rougit et se cacha presque derrière le dos du tressé. Lia l’avait toujours impressionné de part sa froideur, son arrogance et sa prestance.

-Je t’interdis de me parler sur ce ton ! Tu me dois le respect ! Mon père est à la tête du gouvernement de ton peuple, et tu t’adresses à lui en me parlant de cette façon ! Hurla-t-elle, perdant son sang froid légendaire. Elle souffla pour se calmer, son visage se tordant d’une façon que Bill aurait trouvé comique dans une situation différente. Qu’est-ce que tu crois Tom ? Dans trois semaines au plus tard nous repartons, que feras-tu à ce moment-là, hein ? Je vais te coller un avertissement dès que nous aurons posé nos pieds à Humanoid et cela risque de faire tâche dans ton dossier si parfait, siffla-t-elle. Je te donne deux jours pour arrêter cette mascarade, dans le cas contraire tu pourras dire adieu à ton avenir dans notre armée et je crains que ton père n’apprécie pas beaucoup cela, finit-elle avant de tourner les talons et de s’enfermer dans sa chambre.

Tom écrasa son poing fermé sur le mur, déchargeant sa haine comme il le pouvait.

-Putain ! Cria-t-il.

-Tomi, essaya Bill en posant sa main sur la nuque contractée du tressé.

-Quelle grosse salope ! De quel putain de droit elle me dit ce que je dois faire ! Jura-t-il en massant sa main à présent douloureuse.

-Tu…on peut arrêter si-si c’est ce qui est le mieux pour toi, murmura Bill en baissant la tête.

-Quoi ? Tom se retourna et prit le visage de Bill en coupe. Jamais. Tu m’entends, jamais. T’as pas entendu ce que je lui ai dit tout à l’heure ? Je t’aime Bill. J’aime quelqu’un pour la première fois et je suis ravi que ce soit toi. Tu es une personne formidable, la personne dont je suis amoureux et ce n’est pas Lia qui m’empêchera de t’aimer, d’accord ?

-Hm, hm, dit Bill en hochant la tête. Mais elle a raison sur un point Tom.

-Lequel ?

-Qu’est-ce qu’on va faire quand tu vas repartir ?

-Je sais pas Bill. Je sais pas. N’y pense pas ok ? On réfléchira à ça plus tard.

Ce soir là, les bras de Tom serrèrent plus fort le corps de Bill et un poids nouveau et désagréable vint s’installer sur leurs cœurs.

[…]

Les jours passaient et les rapprochaient doucement de l’heure du départ.

Il restait 10 jours avant que le sous-marin, qui les avait amenés ici, ne reparte, emportant Tom loin de Bill, lui déchirant un peu plus le cœur à chaque minute qui s’écoulait.

Les deux garçons étaient inséparables. Ils étaient en permanence fourrés ensemble.

Ce soir là, ils se câlinaient et s’embrassaient presque innocemment sur le hamac en maille de Tom, leurs langues jouaient ensemble, et leurs odeurs se mélangeaient sur les draps quand Bill se stoppa.

-Tom, chuchota-t-il contre les lèvres du tressé.

-Hm ?

-Est-ce que tu veux qu’on…qu’on fasse autre chose ? Rougit-il en se cachant dans le cou parfumé du brun.

-Comment ça ? Demanda Tom, ses lèvres étirées en un sourire en coin pervers

-Tu sais, geignit Bill. Me force pas à le dire c’est assez gênant comme ça.

-Oh. Tu veux dire ça.

-Oui, rougit Bill, ses joues brûlantes réchauffant la peau du cou de Tom.

Le tressé ne répondit pas et se contenta de pousser Bill sur le dos, dévorant ses lèvres sucrées avec une passion qui fit gonfler le sexe du brun.

-Tom, Tom, haleta-Bill. Tu, enfin ne vas pas trop vite, hein ?

-Ne t’inquiètes pas. On ne fera que ce que tu voudras.

Bill hocha la tête et s’abandonna aux baisers passionnés et amoureux de son amant. Tom caressa les épaules diaphanes du brun, avant de laisser descendre ses mains sur son torse. Sa bouche quitta celle de Bill et dévora son cou blanc, léchant la peau salée par la sueur. Il attrapa un des tétons durcis de Bill entre ses lèvres, passant sa langue chaude sur le bouton de chair. Il sentit Bill respirer fort et se tordre sous lui augmentant l’excitation douloureuse qui tendait son caleçon de toile.

Sans le faire exprès, Tom se redressa et son pénis tendu rencontra celui de Bill, les faisant haleter tous les deux.

-Tomi, gémit Bill en se redressant sur ses coudes, fais quelque chose s’il te plait.

Le dit Tomi se jeta sur les lèvres gonflées par ses baisers de Bill et pénétra presque violemment sa langue humide dans sa bouche, poussant le corps chaud de désir sur le hamac. Il écarta les cuisses moites de Bill, ôtant rapidement le pantalon de toile et contempla le corps magnifique sous le lui.

-Tom qu’est-ce que tu vas faire ? Demanda la voix tremblante de peur de Bill.

-Je vais te faire du bien mon amour, ne crains rien, d’accord ?

-Hm. Je te fais confiance, chuchota Bill en se rallongeant, son torse se soulevant rapidement.

Le tressé embrassa doucement la joue de Bill, adoucissant ses gestes. Il s’apprêtait à enlever son pantalon mais les mains du brun remplacèrent les siennes et descendirent le vêtement à sa place, Bill tira ensuite sur le caleçon humide sur le devant de Tom, rougissant violemment quand le sexe imposant et dressé du brun s’érigea sous ses yeux.

Tom s’allongea sur Bill, le plus jeune enroula ses bras autour de la nuque de Tom pendant que ce dernier s’installait entre les jambes écartées de Bill.

Leurs pénis gonflés et rouges se rencontrèrent, tirant à Bill un cri aigu qui fit sourire Tom. Ce dernier bougea lentement son bassin contre celui de Bill pour ne pas l’effrayer, enfonçant doucement le brun dans les draps.

-C’est bon ? Demanda Tom en passant ses grandes mains sur le visage de Bill pour enlever les mèches brunes qui lui cachaient la vue.

-O-oui, haleta Bill en s’accrochant aux avant-bras.

-Est-ce, il poussa contre Bill, est-ce que tu as déjà fait ça ?

-Nan, oh, hoqueta le brun, ses ongles griffant la peau de Tom.

Le tressé sentit son ventre se tordre et il grogna en frottant plus fort sa queue dure contre celle de Bill.

-Tu t’es déjà fait du-du bien mon amour ? Les questions sortaient de sa bouche sans qu’il ne puisse les retenir.

-Tomi, gémit Bill. J-jamais.

-Alors je vais, putain, je vais te faire jouir. Tu vas adorer ça, chuchota Tom en embrassant les lèvres entrouvertes du brun.

Tom balança ses reins d’avant en arrière, son pénis glissant avec facilité contre Bill. Il se recula, laissant son gland humide frapper contre les bourses contractées du brun.

-Oh. Tom, continues, geignit Bill en rejetant sa tête en arrière.

Le tressé sentait la chaleur de l’anus de Bill quand il reculait et il voulu le pénétrer et lui faire l’amour jusqu’à ce qu’ils en oublient tout ce qui les entouraient.
Mais le visage innocent de Bill, ses gémissements et ses soupirs dû au plaisir nouveau qu’il découvrait l’empêchèrent de perdre les pédales et il s’appliqua à lui faire perdre la tête. En baissant les yeux, Tom vit leurs sexes humides se frotter l’un contre l’autre et il eut envie de faire découvrir à Bill quelque chose d’encore meilleur.

Tom ralentit ses coups de reins, pour finir pas les stopper totalement.

-Tomi, se plaignit Bill, qu’est-ce que tu fais ?

Le sourire en coin de Tom fit envoler les papillons dans son ventre et Bill écarta plus les jambes, adressant à son amant une prière silencieuse.

Le tressé déglutit difficilement, son estomac se contractant sous l’appréhension (il n’avait jamais fait ce qu’il s’apprêtait à faire de sa vie) et à la vision décadente et obscène que lui offrait Bill.

Il s’agenouilla, son visage à la hauteur du nombril du brun, et passa ses mains sur les côtes de Bill chatouillant sa peau pour se détendre. Il embrassa le ventre plat de Bill, jouant de sa langue sur son épiderme frissonnant. Le gland rouge et suintant de Bill vint cogner son menton et Tom recula pour mieux le voir. Il attrapa la base du sexe dur entre ses doigts et se pencha pour lécher le bout humide. Le goût n’était pas mauvais et la texture du pénis sous sa langue était inoffensive et agréable.

-Tom ! Cria Bill en se redressant. Qu’est-ce que tu fais ? C’est sale !

Le tressé ne répondit pas et roula ses lèvres autour du gland pourpre, suçotant doucement sans se presser.

-Oh, hoqueta Bill. Tom, qu’est, qu’est-ce que c’est ? Tu fais qu-ah, gémit-il en se cambrant alors que la langue râpeuse glissait sur le bout de sa queue.

-Je te suce, chuchota gentiment Tom en engloutissant le sexe de Bill.

-AH ! Oh continues, je t’en prie, miaula le brun en dirigeant la tête de Tom vers son pénis.

- Dis-moi, ce que tu ressens, chuchota Tom en léchant les testicules mouillées de Bill.

Le brun était trop perdu dans le plaisir que lui offrait son amant pour se trouver gêné.

-C’est chaud, oh Tom comme ça, gémit-il. Et-et ta langue elle me brûle tellement bien, geignit-il en agrippant les mailles du hamac entre ses doigts.

Tom joua avec le prépuce de Bill, découvrant totalement son gland rouge. Le brun sanglota presque de plaisir quand Tom le suça plus fort, creusant ses joues autour de sa longueur, insistant sur le bout et faisant rouler ses testicules lourdes dans le creux de sa main. Son index descendit plus bas et appuya sur le périnée de Bill, le faisant sursauter et gémir. Le doigt glissa sur les testicules humides, caressant la peau duveteuse et chaude avant de se presser sur l’anus du brun. Tom frotta son index contre le trou et enfonça sa première phalange en Bill. Le plus jeune cria et resserra ses muscles sur Tom qui se frottait contre les draps, essayant vainement de se soulager.

-Tom, Tom, Tom, psalmodia Bill en s’arrachant presque les cheveux. Je sens que…Tomi, gémit le brun en se cambrant.

Le tressé relâcha le sexe de Bill et remonta à sa hauteur, ses lèvres rouges brillantes de liquide séminal. Il colla sa bouche à celle du brun, et branla la queue gonflée de Bill en léchant le lobe de son oreille.

-Jouis mon amour, viens pour moi, chuchota-t-il en passant son pouce sur le gland sensible de Bill.

La voix de Tom, sa respiration hachée contre sa joue et les mouvements sur son sexe achevèrent Bill qui se vida en de longs jets de sperme dans la main de son amant.

Bill haleta pendant de longues secondes, ses mains crispées sur le hamac. Il entendit alors la respiration saccadée de Tom et rouvrit les yeux. Le tressé se touchait lui-même, se masturbant rapidement, sa langue passant sur ses lèvres sèches et jouant avec son piercing.

-Tomi, murmura Bill.

Il se rapprocha de Tom, grimpa sur ses genoux, chassant les mains du tressé pour les remplacer par les siennes, tremblantes.

-Je veux essayer, dit-il en serrant la queue dure entre ses doigts.

-Putain, siffla Tom. Vas-y.

-Comment je fais Tomi ? Demanda Bill en se mordant les lèvres.

- Caresse-le. Fais comme moi j’ai fais avec toi, bouge tes mains dessus et touche le bout, rougit Tom à la fois excité et gêné par ses explications.

Bill hocha la tête et s’exécuta. Il était maladroit, ses ongles griffaient un peu le sexe de Tom mais ce dernier préféra ne rien dire et laissa Bill continuer. Le brun appuya la paume de sa main sur le gland de Tom avant de faire tourner sa main, dessinant des cercles sur le bout rouge.

Tom haleta et embrassa la tempe de Bill, respirant fort contre sa peau.

-Ca fait du bien ? Questionna le brun en relevant ses yeux profonds et innocents sur lui.

-Oh oui, continues mon amour. Tu-tu es très doué, gémit-il en sentant l’orgasme monter en lui à une vitesse affolante.

Bill sentit le pénis de Tom gonfler dans sa main et il resserra ses doigts laissant Tom s’enfoncer dans le tunnel étroit qu’il avait ainsi formé.
Sans prévenir, Tom jouit dans un cri rauque, son sperme tachant le ventre de Bill. Le brun toucha le sperme crémeux de son index et apporta son doigt à sa bouche.

-C’est pas très bon, grimaça-t-il devant les yeux écarquillés de Tom.

-Nan, souffla ce dernier.

Bill s’essuya avec le drap et repoussa les épaules de Tom en arrière pour l’allonger sur le dos, s’installant sur lui.

-Bonne nuit Tomi.

-Bonne nuit.

-Je t’aime.

-Moi aussi.

L’obscurité de la pièce cacha le sourire niais de Tom et le couple s’endormit rapidement, terrassé par la fatigue.

[…]

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MessageSujet: Re: Rainbow, love & pink grass, de Billy   Sam 10 Juil - 15:58

Le lendemain Bill voulu absolument allé se baigner avec Tom dans la rivière argentée. Après de longues supplications larmoyantes, Tom avait cédé et avait suivi un Bill guilleret et heureux jusqu’à la rivière.

Bill les avait emmenés près d'un endroit calme, joli et coloré que Tom apprécia tout de suite. Le brun lâcha la main de Tom qu’il avait tenu pendant tout le voyage et avait commencé par ôter tous ses bijoux, commençant par ses bracelets en bois pour finir par son collier de plumes. Tom enleva son tee-shirt blanc et fit descendre son pantalon de treillis en ne gardant que son caleçon. Ses yeux faillirent sortir de ses orbites quand il vit que Bill entrait maintenant dans l’eau complètement nu, ses fesses pâles brillant joliment au soleil.

-Tu viens ? Demanda-t-il une main en visière devant les yeux.

-Euh ouais.

Tom suivi Bill dans l’eau, vérifiant la température de son gros orteil.

-Roh, aller Tomi, ça va pas te manger, gloussa adorablement Bill, en éclaboussant le tressé.

-Hé ! Arrête ça, ok ? Grogna-t-il en s’avançant, l’eau arrivant à présent à sa taille.

Bill s’approcha de lui et descendit son caleçon d’un mouvement, faisant pousser un cri de surprise et d’indignation peu masculin à Tom.

-Putain ! Rend moi ça je veux pas qu’une bestiole me morde !
Bill éclata de rire et lança le sous-vêtement sur la berge.

-Y a que des poissons dans l’eau Tomi, il peut rien t’arriver.

Tom grimaça et fit mine de retourner sur le bord.

-Tomiiiii, geignit Bill, viens me faire un câlin, bouda-t-il pour empêcher Tom de faire demi tour.

Quand Tom soupira et revint en marmonnant Bill sut qu’ils allaient passer une bonne journée.

[…]

Bill s’était amusé comme un enfant et Tom devait avouer qu’il n’avait pas autant rit depuis bien longtemps. Mais Bill était maintenant fatigué et agissait comme un gamin adorable. Il était à moitié endormi dans les bras de Tom et lui suppliait presque pour qu’il le porte jusque chez lui.

Alors que le couple sortait de l’eau, le soleil disparaissant doucement, Bill glissa et son pied heurta une pierre aiguisée.

-Aie, grimaça Bill.

-Quoi ? Qu’est-ce que t’as ? S’affola Tom en l’inspectant sous toutes les coutures.

-Rien je me suis coupé.

-Coupé ? Cria Tom d’une façon que Bill jugea hystérique.

-Oui Tomi. Coupé, souffla-t-il en levant les yeux au ciel.

-Mais sors de l’eau, tu vas avoir une infection, je doute qu'il y ai des médicaments ici ! Alors met toi sur la berge avant qu’on doive t’amputer, grogna Tom en le trainant que le bord.

A peine Bill avait posé ses fesses par terre que Tom lui attrapait le pied l’examinant minutieusement.

-Tomi, c’est rien.

La blessure était un peu profonde et du sang rose pâle coulait sur le pied de Bill, serpentant jusqu’à sa cheville. Soudain, sous les yeux écarquillés par la stupeur de Tom, l’entaille se referma.

-Waouh.

-C’est marrant hein ? Gloussa Bill.

Tom embrassa l’endroit où avait été la blessure et aida Bill à se relever.

-Tomi on rentre maintenant ?

-Oui.

-Parce que je suis fatigué, geignit Bill en s’étirant comme un chat.

Tom ne résista pas plus et se jeta sur Bill, ils finirent leur course sur le gazon rose, leurs bouches aimantées entre elles et ne rentrèrent que bien plus tard, Bill sur le dos de Tom.

[…]

Tom partait dans deux jours.

Et Bill déprimait gravement, il restait collé à Tom 24 heures sur 24, refusant de la lâcher une seule seconde.
Les Androïdiens avaient vite remarqué ce qu’il se passait entre Bill et Tom mais le tressé rendait leur prince heureux et ils l’acceptaient très bien parmi eux.

Gustav et Georg s’en moquaient totalement, seule Lia continuait de les épier et de les regarder méchamment. Tom n’y faisait plus attention. A vrai dire tout ce qui l’entourait disparaissait quand il était avec Bill. Il refusait de penser à la séparation, préférant vivre au plus fort chaque minute qu’il passait avec lui.

Bill, quant à lui, avait décidé qu’il voulait que les choses aillent plus loin entre Tom et lui. Il voulait que Tom laisse son empreinte non seulement dans son cœur et dans son âme mais aussi sur son corps.

Bill passa par la cuisine du palais, prit un panier en bois tressé et le remplit de toute la nourriture délicieuse qu’il pu trouver : des gâteaux, des fruits exotiques, des jus colorés et sucrés…

Il courut ensuite vers les appartements de Tom et entra sans préambule dans la chambre.

-Tomiiiii, cria-t-il en rentrant.

-Qu’est ce qu’il y a ? Demanda le tressé, sans relever les yeux du papier qu’il lisait.

-Tu fais quoi ? Questionna Bill en déposant son menton sur l’épaule de Tom.

-Je relis mon dossier.

-Oh. Bill perdit son sourire.

-Tu voulais quelque chose ?

-Oui, sourit-il à nouveau, j’ai pris à manger et je veux qu’on aille pique-niquer près de la cascade.

-Si tu veux, murmura Tom en se massant l’arrête du nez.

-Tu-tu veux pas ? Dit Bill, penaud.

-Quoi ? Bien sûr que si. C’est juste que…

-Que quoi ? Demanda Bill en s’éloignant de Tom.

-J’ai pas envie de partir c’est tout. Je veux pas te laisser là et m’en aller. Et…Merde, chuchota Tom, ses yeux brillant dangereusement.

-Tomi ? La gorge de Bill se serrait douloureusement et il appuya sa paume contre le dos de Tom pour que le tressé se tourne vers lui. Tu-tu pleures ?

-N-nan. Oh bordel, serres moi dans tes bras mon amour, murmura Tom en laissant échapper un sanglot qui brisa le cœur de Bill.

Le brun se mit à pleurer avec Tom, ses bras maigres et fins entourant le torse de son amant et le serrant contre lui aussi fort qu’il le pouvait.

Leurs pleurs brisèrent le silence de la pièce et ils versèrent sur l’épaule de l’autre leur peine et leur tristesse.

-Ca suffit, se reprit Tom en prenant le visage de Bill dans ses mains, essuyant ses joues humides. On va pas passer nos derniers moments à se lamenter. Tu voulais qu’on aille où déjà ? Dit-il en esquissant un sourire.

[…]

-Waouh. Dit Tom en observant le paysage qui s’offrait à lui. C’est magnifique.

L’eau tombait dans un bruit apaisant, illuminant le ciel de cristaux semblables à des diamants. La cascade était entourée d’arbres immenses aux troncs ocre et or. Leurs feuilles rouges les protégeaient du soleil, et une température agréable régnait autour de la rivière.

Bill s’était installé au pied d’un arbre son dos nu contre l’écorce. Il regardait le ciel qui apparaissait furtivement entre les branches. Une boule d’angoisse obstruait sa gorge, mais elle disparue rapidement quand Tom entra dans son champ de vision.

Le brun tapota l’herbe à côté de lui, demandant silencieusement à Tom de venir s’installer près de lui. Le tressé s’asseya sans un mot et souleva la taille fine de Bill pour l’installer sur ses genoux.

-T’es pas mieux là ? Demanda Tom en souriant.

-Si, chuchota Bill en enfouissant son visage rougissant dans le cou chaud de son amant.

Tom caressa les longs cheveux bruns de Bill, enroulant les tresses autour de ses doigts et tirant dessus pour le faire rire.

-Hé ! Laisse-moi tranquille, grogna-t-il, ses lèvres se plissant en une moue adorable.

-Je t’aime, dit Tom en le regardant droit dans les yeux, son regard semblant lire en Bill avec une facilité déconcertante.

Le plus jeune rougit et embrassa la joue de Tom en souriant.

-Moi aussi Tomi, chuchota-t-il contre la peau tiède du tressé. Est-ce que tu veux manger quelque chose ? Demanda-t-il après un court silence.

-Oh oui, je meurs de faim. Qu’est-ce que t’as pris ?

-Tout. J’ai des gâteaux, des fruits, des-

-Gâteaux, saliva Tom avec un air stupide.

Bill éclata de rire et se pencha pour prendre son panier, il fouilla dedans et sortit un sachet en toile. Il enfourna sa main à l’intérieur et en ressorti un biscuit marron.

- Tiens, dit-il en tendant le gâteau vers la bouche de Tom. C’est au chocolat. Tes préférés.

Le tressé mordit dans la pâtisserie et gémit en mâchant sa bouchée.

-Oh, c’est tellement bon, s’extasia-t-il en bouffant presque la main de Bill pour récupérer les miettes.

Bill s’amusa à nourrir Tom, lui faisant goûter des gâteaux aux fruits, à la noisette, aux noix, des jus de kiwis roses…

Au bout de quelques minutes, Tom était rempli et barbouillé de chocolat.
-T’en a partout Tomi, gloussa Bill en époussetant le teeshirt de son amant.

- Alors nettoie-moi, dit Tom en haussant son sourcil droit, un sourire douteux collé sur les lèvres.

Bill rigola en frappant gentiment le tressé au torse mais il s’exécuta quand même.

Il frotta d’abord son pouce sur la bouche de Tom, ses sourcils froncés en une expression de concentration intense qui fit sourire le brun. Voyant que cette méthode ne marchait pas très bien, Bill lécha son doigt avant de refrotter son pouce sur la peau de Tom.

Il grogna quand il se rendit compte que la tâche de chocolat refusait de partir, et attrapa le menton de Tom entre ses doigts passant simplement sa langue sur la bouche de Tom, récupérant le chocolat. Tom captura sa langue entre ses lèvres et la suça, ses yeux plantés dans ceux de Bill.

-Tomi, marmonna le brun en louchant.

Tom sourit bêtement et pressa Bill contre lui, l’embrassant paresseusement.

Bill s’appuya contre son amant, dévorant sa bouche avec passion. Il le poussa sur le dos et grimpa sur lui, ses jambes de chaque côté du bassin de Tom. Il tira un peu sur les tresses brunes alors que Tom emmêlait ses doigts dans les longs cheveux ébène de Bill.

Bill bougea contre Tom, frottant son entrejambe contre celle du tressé, en enroulant sa langue autour de la sienne.

-Tu te dévergonde, chuchota Tom contre les lèvres humides de Bill.

-C’est ta faute, dit-il en embrassant Tom entre chaque mot. Tomi, murmura-t-il en se regardant Tom d’un air sérieux.

-Oui ?

-Je veux que tu me fasses l’amour.

Tom se redressa tellement vite qu’il cogna son front avec celui de Bill.

-Quoi ? Cria-t-il presque.

-Tu veux pas ? Dit Bill en jouant avec une de ses tresses, les yeux baissés.

-Bordel. Bien sûr que si je le veux. Mais tu-tu es sûr ? Je pars bientôt Bill, je veux pas que tu regrettes après.

-Justement. Je veux que tu me laisses quelque chose Tomi. Tu veux bien ?

Tom ne répondit pas et tira la nuque de Bill vers lui pour l’embrasser.

Leurs bouches s’ouvrirent simultanément et leurs souffles chauds se mélangèrent. Tom retourna Bill, appuyant le corps longiligne et pâle de son amant contre l’herbe rose. Bill crocheta la nuque du tressé avec ses bras et l’attira plus près de lui en enroulant ses jambes interminables autour de sa taille.
Ils s’embrassèrent lentement, les mains de Tom enfouies profondément dans les cheveux doux de Bill, alors que les doigts du brun passaient sous le tee-shirt de son amant, caressant son dos et faisant frissonner sa peau chaude.

Bill attrapa l’ourlet du haut blanc de Tom et le tira vers le haut. Le tressé leva les bras et leurs bouches humides durent se séparer pour laisser passer le tee-shirt. Le torse nu de Tom se plaqua contre celui de Bill et leurs peaux dévêtues se touchèrent délicieusement, leur arrachant de violents frissons de plaisir.

-Tomi, chuchota Bill contre les lèvres de Tom.

Le tressé se redressa et appuya son début d’érection contre celle de Bill. Sa bouche embrassa le nez droit du brun, avant de voyager sur ses joues, de sucer son menton pointu et de lécher le creux de son épaule. Il descendit ainsi jusqu’à son torse qu’il recouvrit de baiser papillons et de coups de langues habiles.
Bill se tortilla sous les lèvres obscènes de son amant et agrippa les tresses de Tom en se cambrant, enfonçant sans le vouloir son pénis recouvert dans le ventre du brun qui haleta violemment, sa respiration chaude caressant la peau tiède de Bill.

Les doigts de Tom abaissèrent le pantalon de toile du brun, libérant son sexe long et fin. Le tressé lécha le nombril de Bill, et laissa sa langue descendre plus bas sur le torse plat. Il suça la peau du bas ventre du brun, ses mains saisirent les hanches osseuses de Bill les tirant vers lui. Les genoux de Bill frappèrent contre ses épaules et Tom souleva ses jambes, faisant passer les mollets du brun au dessus de lui.

Bill raffermit sa prise autour de la tête de Tom quand celui-ci se pencha pour lécher la goutte de liquide séminale qui perlait au bout de son sexe. La langue râpeuse et chaude de Tom se déplaça sur sa queue, suivant le tracé des veines qui battaient furieusement sous la peau fine du pénis. Bill se cambra et gémit bruyamment en mordillant son index. Son sexe se dressa un peu plus, il semblait presque vouloir entrer dans son nombril.

Tom avait l’air ravi de l’effet qu’il avait sur Bill et lécha plus fort, suçant le bout humide. Ses ongles courts grattèrent la base du sexe du brun et chatouillèrent son périnée.

-Oh, miaula Bill quand la langue brûlante de Tom alla titiller la fente de son gland rouge.

Les doigts de Tom jouèrent avec ses couilles, les faisant rouler sur sa paume moite et les pressant comme des citrons.

-Tom, geignit Bill en se tordant comme un chat.

-T’aimes ça ? Demanda Tom en embrassant gentiment la queue dure.

-Ou-oui, hoqueta le brun en avalant bruyamment sa salive. Mets tes doigts en moi Tomi.

Le tressé s’étouffa avec sa salive et déglutit difficilement. Les yeux de Bill étaient brillants de luxure et d’une envie qui lui tordit agréablement le ventre.

Il suça son index et son majeur, ses prunelles amoureuses plantées dans celles de Bill. Il lapa comme un animal les testicules de Bill, un à un avant de reprendre la parole.

-Si ça fait mal, tu me le dis d’accord ?

-Oui. Vas y maintenant Tomi, geignit le brun.

-Tu es sûr hein ? Si tu changes d’avis, même au dernier moment, tu me le dis, insista Tom.

-Oui, grogna Bill en poussant les mains de Tom vers le bas.

Bill descendit ses jambes des épaules de Tom et ouvrit ses cuisses aussi fort qu’il le pouvait.

-Putain, siffla Tom en se baissant.

Il passa ses mains sur les fesses douces de Bill, découvrant sa peau satinée et agréable. Il claqua des baisers secs sur les deux globes de chairs avant de les écarter sans se presser.
Bill rougit furieusement, se sentant exposé et mis à nu.

-Tu es magnifique, chuchota Tom pour le rassurer.


Bill hocha la tête et gémit un peu pour demander au brun de continuer. Tom sourit un peu niaisement et frotta son index mouillé de salive sur le trou rose qui lui faisait face. Il enfonça lentement sa première phalange, surveillant avec attention les réactions de Bill. Il attendit un peu, tournant le bout de son doigt dans l’antre de Bill, détendant les chaires resserrées.

-Ca va ?

-Je sais pas. Je sens rien Tomi. Met tout ton doigt, demanda Bill.

Tom acquiesça et pénétra le corps de Bill de son index entier. Le brun se tendit et bougea son bassin.

-Ca fait quoi ? Demanda curieusement Tom.

-C’est étrange, grogna Bill.

-Etrange mauvais ?

-Je sais pas. Bouge-le.

Tom s’exécuta, faisant aller et venir son doigt dans le cul serré de Bill. Il attendit de longues minutes pendant lesquelles il doigta Bill sans se presser, tout en suçotant ses bourses gonflées pour le mettre plus à l’aise. Quand les chairs de l’anus de Bill furent suffisamment détendues, Tom s’autorisa à rajouter son majeur.

-Je vais mettre un autre doigt mon amour, dit-il doucement. Est-ce que ça ira ?

-Oui, souffla Bill. Vas-y.

Tom essaya d’enfoncer son majeur mais le passage était trop serré et Bill gémit de douleur.

-Aie, grimaça-t-il.

Tom retira ses deux doigts immédiatement et releva la tête, inquiet.

-Je t’ai fais mal ? Demanda-t-il en se tordant les mains.

-Ca tirait beaucoup Tomi, avoua Bill.

-Il faut que ça glisse, murmura pensivement Tom.

Soudain ses yeux s’illuminèrent et il retrouva sa place entre les cuisses de Bill. Il empoigna le sexe du brun dans sa main droite, avant que celui-ci ne ramollisse et le branla rapidement, son pouce appuyant d’une manière experte sur le gland.

-Qu’est-ce que tu vas faire ? Haleta Bill en resserrant ses doigts sur l’herbe.

Tom ne répondit pas et écarta ses fesses avec deux de ses doigts. Il s’approcha plus près du trou et embrassa l’ouverture, son nez s’écrasant sur le cul de Bill.

-Tom ! Cria Bill en se redressant. C’est dégoutant !

Tom nia en sortant sa langue, léchant l’anus serré de Bill. Le goût musqué et prononcé lui plu et il réitéra l’expérience appuyant sa langue plus fort, en masturbant la queue de Bill.

-Oh, hoqueta le brun. Tomi, continues…

Il sentit le sourire de Tom contre sa peau et laissa sa tête retomber en arrière quand la langue chaude et râpeuse de son amant fouilla son intérieur, explorant les parois irrégulières de son anus.

-Han Tom, c’est bon, gémit Bill en s’accrochant désespérément aux tresses du brun.

Le cœur de Tom fit un bond et il enfonça sa langue plus loin, en le branlant plus fort. Il voulait que Bill gémisse de plaisir sous ses doigts, sous sa langue, sous son corps.

Finalement, quand il fut sûr que l’anus de Bill était assez humide pour accueillir ses doigts, il retira sa langue sous le grognement désapprobateur de Bill, et la remplaça par son index qu’il avait préalablement mouillé. Le doigt passa facilement, le corps de Bill se faisant rapidement à l’intrusion. Le majeur de Tom pénétra en Bill avec plus de difficulté mais la patience et les caresses apaisantes de Tom, détendirent Bill qui laissa le doigt entrer totalement en lui.

Tom fit aller et venir son index et son majeur, explorant avec curiosité l’intérieur étroit de Bill, pensant à combien lui faire l’amour allait être bon. Il écarta ses doigts dans des mouvements de ciseaux, détendant Bill pendant de longues minutes, sa bouche sur son sexe lui faisant oublier la sensation d’inconfort qu’il ressentait.

-Ca va ? Demanda Tom en embrassant le ventre de Bill.

-Oui, c’est juste un peu étrange.

-Est-ce que c’est bon ? Se renseigna Tom.

-Bof, grimaça Bill. Ta bouche est bonne sur moi mais tes doigts pas tellement.

Tom fronça ses sourcils, stoppant ses mouvements en Bill.

-Ca doit être bon.

-Je sais que tu rendras ça bon Tomi, sourit le brun en attrapant la main gauche de Tom, liant leurs doigts.

Tom se releva pour embrasser Bill, et le changement d’angle qu’il provoqua fit crier le brun.

-Ah !

-Quoi ? Je t’ai fais mal ? S’inquiéta Tom.

-Nan ! Oh Tomi recommence s’il te plait, supplia Bill en se tortillant.

Tom sourit bêtement et enfonça plus vite et plus fort ses doigts en Bill, le faisant se tordre contre lui.

-Oh oui, comme ça, gémit-il en fermant les yeux.

Tom appuya sur le point à l’intérieur de Bill qui semblait lui procurer tant de plaisir avec une joie non cachée. Bill gémissait grâce à lui, il se tordait comme un serpent sur ses doigts, s’empalant presque de lui-même dessus.

-Mets en un autre, balbutia Bill. Tu es plus gros que ça.

L’estomac de Tom se retourna et il fit pénétrer son auriculaire dans le cul serré de Bill. Le brun grogna un peu et se força à se détendre pour accepter ce troisième doigt en lui. Tom l’étirait d’une manière à la fois délicieuse et douloureuse. Bill couina quand les doigts de Tom heurtèrent sa prostate et que sa langue chaude taquina son gland pourpre, appuyant sans pitié sur la fente suintante.

Bill se sentait bien, rempli et étiré. Il sentait aussi l’amour et la tendresse de Tom dans chacun des gestes qu’il lui adressait, le caressant avec douceur dans le seul but de lui faire plaisir. Bill voulait être connecté à lui de cette façon, il voulait que son corps et celui de Tom ne fasse plus qu’un et qu’il soit plus proche de lui qu’il en l’avait été de personne auparavant. La confiance qu’il avait pour lui était illimitée et c’était pour cette raison qu’il le laissait faire ça.

-Tomi, tu peux y aller, dit-il doucement, arrachant presque l’herbe du sol sous l’angoisse.

-Est-ce que tu te sens prêt ? On peut encore arrêter tu sais, dit Tom en ôtant ses doigts de Bill dans un bruit sourd de succion.

-Tom ! Grogna Bill. Fais-le. Tu me feras pas mal, j’ai confiance en toi, ajouta-t-il.

-Hm, hm, dit Tom en embrassant Bill sur les lèvres. Il faut que ça glisse.

Bill sourit et poussa Tom sur le dos.

- Laisse-moi faire.

Le tressé haleta et déglutit en pensant à ce que Bill avait en tête.

-J’ai jamais fait ça Tomi, chuchota-t-il, son souffle chaud caressant délicieusement le sexe de Tom.

-Fais comme j’ai fais, prend ton temps et ne te presse pas.

Bill acquiesça et baissa le pantalon et le caleçon humide de Tom. Il attrapa la base du pénis dans ses mains et observa avec attention le gland pourpre et suintant. Il lécha curieusement la goutte de liquide séminal qui perlait, ses yeux s’écarquillant sous la surprise.

-Tu as bon goût Tomi, constata-t-il. Il frotta son nez à la queue dure. Ca sent comme toi et c’est doux, dit-il en embrassant le bout rouge.

Tom haleta et caressa gentiment les cheveux de Bill. Le brun semblait fier des réactions qu’il provoquait à son amant et il déposa des baisers papillons de la base au sommet humide et sensible. Il sortit sa langue et fit le chemin inverse.

-Oh putain, grogna Tom en cambrant ses hanches.

-C’est bon ? Demanda Bill en passant un doigt sur les testicules tendus.

-Oui, tu fais ça très bien mon amour.

-Je dois continuer ? Questionna joueusement Bill en lapant le gland de Tom.

-Je t’interdis d’arrêter, haleta Tom en poussant sa queue vers la bouche de Bill.

Le brun ouvrit ses lèvres en un "o" parfait et goba le gland turgescent comme il l’avait vu faire. La peau qu’il goûtait était chaude et lisse et sentait comme Tom. Il suça le sommet de la queue épaisse de son amant en s’appliquant. Il malaxa les bourses gonflées et pleines, sa langue voyageant aléatoirement sur la longueur imposante de Tom. Bill déposa autant de salive qu’il le pu sur le pénis tendu, caressant de son index la grosse veine qui battait sous la queue de Tom.

-Bill, Bill arrête, geignit Tom en s’agrippant aux épaules du brun.

-J’ai mal fais quelque chose ? Demanda-t-il après avoir relâché le pénis à contre cœur.

-Quoi ? Non, bien sur que non. C’est juste que je sentais que j’allais venir, et je veux pas finir comme ça, chuchota Tom en attirant Bill sur son torse.

-Oh, rougit Bill en calant son cou dans le creux de l’épaule de Tom, leurs érections se frottant l’une contre l’autre.

Tom embrassa les cheveux de Bill et le bascula sous lui.

-Tu es toujours d’accord ?

-Je changerais pas d’avis, dit Bill en tapant le nez de Tom en rigolant. C’est toi qui veux pas.

-Hein ? Nan c’est pas ça, soupira-t-il. C’est juste que j’ai horriblement peur de te blesser et de mal faire, avoua Tom en jouant avec une mèche des cheveux de Bill.

-T’inquiètes pas Tomi. Je sais que tu feras attention et que tu seras doux avec moi. Maintenant fais le, je veux te sentir en moi, dit-Bill en caressant la nuque moite de Tom.

-D’accord. Je vais le faire. Je vais te faire l’amour.

Bill sourit et Tom l’embrassa profondément la douceur familière de ses lèvres empêchant Bill de paniquer.

Le tressé souffla et écarta les cuisses de Bill, caressant ses jambes fines. Ils tressaillirent tous les deux quand le gland humide et brûlant de Tom se fraya un passage entre les fesses de Bill, glissant jusqu'à l’entrée chaude. Bill caressa le visage concentré de son amant, soufflant fort pour se détendre. Le somment de l’érection imposante appuya contre le trou rose et entra de quelques millimètres. Le souffle de Bill se bloqua et il enfonça ses ongles dans le dos de Tom.

-Ca va ? Demanda le tressé en grimaçant, la chaleur moite de Bill le faisant presque déjà jouir.

-O-oui, fais doucement Tomi.

-C’est promis. Détends-toi, d’accord et respire calmement, dit Tom en expirant.

Bill éclata de rire.

-Tu es encore plus stressé que moi, sourit-il en oubliant l’inconfort qu’il ressentait.

-C’est normal, bouda Tom, intérieurement ravi que ses singeries fassent oublier à Bill qu’il s’enfonçait en lui. Si t’as mal je vais pas aimer ça.

Il s’enfouissait plus en Bill tout en parlant et son gland fut entièrement englobé dans le corps accueillant du brun.

-Tu peux continuer, ça fait plus mal, autorisa Bill en souriant.

Tom prit appui sur ses avant-bras et pénétra plus loin en lui, gémissant quand la chaleur moite du corps de son amant entoura plus encore son érection.

-Doucement Tom, grimaça Bill.

-Excuses moi, dit-il en se stoppant, la moitié de sa queue en lui.

Tom caressa le ventre de Bill, taquinant le sommet de son pénis de son index.

-Tu es délicieux autour de moi mon amour, chuchota-t-il en embrassant sa bouche. Tu es serré et chaud aussi.

-Hm, gémit Bill quand Tom poussa en lui.

-Tu t’ouvres pour moi. Est-ce que tu sens comme je t’aime ?

-O-oui, haleta le brun en fronçant ses sourcils.

-Bien. Je peux aller jusqu’au bout ou je dois attendre un peu ?

-Embrasses moi, demanda Bill.

Tom écrasa ses lèvres contre celles de Bill, enfonçant sa langue dans sa bouche, l’embrassant avec amour et tendresse pour le rassurer. Bill gémit dans sa bouche et Tom le pénétra un peu plus.

-Je suis tout en toi mon amour. Tu as mal ?

-Oui, gémit douloureusement Bill en serrant les mains de Tom dans les siennes.

-Détend toi, ça va aller, dit calmement le tressé alors qu’il se détestait de faire souffrir Bill de cette manière. Il détestait encore plus le fait d’aimer ça, d’aimer la façon dont le corps de son amant le serrait et dont sa chaleur l’englobait.

-Tu peux essayer de bouger, peut être que ce sera mieux, proposa Bill en grimaçant.

-Okay. Mais si ça va pas tu me le dis et on arrête.

Bill hocha la tête et se força à détendre ses muscles autour de Tom. Ceux-ci étaient étirés et il avait l’impression que Tom forait un trou dans son corps. Le tressé bougea en lui, frottant et brûlant l’intérieur de Bill. Le brun se contracta, la douleur le lançant depuis son bassin, remontant le long de sa colonne vertébrale.

-Ca-ça fait mal Tomi, chuchota honteusement Bill.

-Merde, merde, merde, gémit Tom. Je vais me retirer d’accord ?

-Non ! Cria Bill en se resserrant autour de Tom. Tu dois rendre ça bon, tu me l’as promis.

-Mais, mais, bégaya Tom, tu as mal.

-Touches moi. Fais la disparaitre.

Le tressé déglutit, et se tint en équilibre sur sa main gauche pour aller empoigner le sexe un peu ramolli de Bill de la droite. Il le pompa énergiquement, lui murmurant à l’oreille des choses qui firent rougir Bill jusqu’à ses orteils.

-Je vais te faire du bien, chuchota Tom en léchant le lobe duveteux de Bill. Je vais te faire l’amour, jusqu’à ce que tu en oublies où on est et qui on est. Je veux que tu jouisses grâce à moi et je veux venir en toi, dans ton corps. Il haleta. Je te nettoierai entièrement quand ce sera fini. T’aimes ça quand ma langue est dans ton cul, hm ? T’aime ça Bill ? Dis le moi.

-O-oui, gémit Bill en se cambrant dans la main chaude de Tom, la présence en lui commençant à se faire agréable.

-Bien. Parce que j’adore le faire. J’adore ton odeur et ton goût. J’aime te sucer aussi, tu le sais ?

Bill trembla dans ses bras et Tom bougea son bassin vers le haut.

-J’adorais que tu viennes dans ma bouche. Tu le feras pas vrai ? Est-ce que ton sperme est aussi bon que le goût de ton cul, mon amour ?

-Tomi, geignit Bill.

Tom sourit d’un air pervers qui retourna le cerveau et l’estomac de Bill, et se retira de son anus serré pour mieux y pénétrer.

Bill gémit en s’accrochant aux épaules de Tom, plantant ses ongles dans la peau chaude.

-Tu aimes ? Demanda Tom en léchant la joue de Bill. Parce que pour moi c’est merveilleux.

-Touches le, Tomi, s’il te plait, murmura le brun en gémissant.

-Que je touche quoi ? Dit Tom en se renfonçant dans la chaleur moite de Bill, le passage se faisant à chaque à-coup plus facile.

-Tu sais, l’endroit dans mon corps qui fait du bien, expliqua maladroitement Bill en accrochant ses jambes dans le dos en sueur de Tom.

-Oh. Oui je vais le faire. Et ça va être encore meilleur que tout à l’heure parce que c’est le bout de mon sexe qui va le toucher.

-Tom, Tom, haleta Bill en fermant les yeux, me-me dis pas des trucs comme ça.

Le tressé sourit et chassa une des mèches brunes de Bill qui s’était collée à son visage humide.

-Putain. Tu es tellement beau dans mes bras mon amour. Est-ce que ça devient bon pour toi aussi ?

-Oui, han oui Tomi, tu-Ah ! Cria Bill en se cambrant.

-Je l’ai trouvé ?

-Oui, oui, oui, psalmodia-t-il en enfonçant ses talons dans le creux du bassin de Tom. Oh tu es juste dessus, vas plus vite, sanglota Bill en s’accrochant aux tresses du brun.

Tom s’exécuta, accélérant doucement ses vas et viens, martelant avec force la prostate de Bill. Il avait lâché la queue dure pour mieux s’enfoncer en lui, le trou rose s’élargissant au fur et à mesure de ses entrées passionnées en Bill.

-Oh bordel Bill, tu es tellement, tellement bon, grogna-t-il en balançant son bassin d’avant en arrière, ses couilles pleines frappant contre les fesses blanches de son amant.

-Han Tomi, continue, s’il te plait. Tu me fais du bien, haleta le brun en caressant le visage rougi par l’effort de Tom.

L’herbe rose frottait un peu désagréablement contre son dos et il reculait petit à petits sous les assauts délicieux de Tom mais il n’aurait échangé sa place pour rien au monde.

-Putain Bill, je veux faire ça pour le restant de ma vie tu es -oh bordel- délicieux, gémit-il à son oreille.

-Je t’aime Tomi, han oui, je t’aime, dit-il alors que Tom lui faisait l’amour avec une passion qui lui dévora les entrailles et rongea le reste de raison qu’il lui restait.

Le pénis dur et humide de Tom s’enfonçait en lui à intervalles régulières, le gland chaud frottant contre sa prostate et la longueur dressée le pilonnant avec une ardeur amoureuse qui surchauffa son ventre, faisant tendre sa queue encore plus si cela était possible. Celle-ci semblait vouloir toucher le ciel et elle pulsait douloureusement contre ses abdominaux, demandant une attention que Bill se refusait à lui offrir de peur qu’il ne jouisse immédiatement.

-Touche toi, dit Tom en roulant des hanches, branle toi Bill. Elle va exploser, fais-le pour moi mon amour.

-Mais, bégaya le brun, je vais venir Tomi je sens que ça vient, haleta Bill.

-Fais la, ordonna presque Tom.

Le ton de la voix du tressé obligea Bill à se prendre en main, ses doigts glissants avec facilité sur sa queue humide de liquide séminal. Il pinça doucement son gland pourpre et sensible entre son pouce et son index alors que Tom pilonnait sa prostate, envoyant des décharges de plaisir insupportables dans sa colonne vertébrale.

-Aller, laisse toi aller, murmura Tom en frottant son nez contre la joue moite de Bill, viens pour moi. Jouis mon amour, dit-il en liant sa main droite à celle du brun pour le masturber avec lui.

-Han, oh oui Tomi, je sens que-que je vais, oh Tom, gémit Bill en se cambrant.

Tom sourit d’un air sadique et pressa la base du sexe tendu empêchant Bill de jouir.

-Tom ! Cria Bill en sanglotant. Laisse-moi, s’il te plait, supplia-il en se redressant sur ses coudes.

-Tu, tu tu, chuchota le tressé en tapotant le nez du brun. Je veux que tu jouisses quand je me répandrais en toi, articula-il ses yeux ancrés dans ceux de Bill.

Ill haleta, sa queue au bord de l’explosion, des larmes de plaisir coulant sur ses joues humides de sueur et se laissa tomber sur l’herbe, laissant Tom le prendre avec ferveur, incapable de gémir, le plaisir épuisant qu’il ressentait lui coupant la respiration. Il se contenta de garder sa bouche ouverte, son souffle se bloquant dans sa gorge quand le gland suintant de Tom frappait sa prostate.

-Han oui, oh merde Bill, ça vient, gémit Tom en le prenant plus fort. Il relâcha la pression de ses doigts sur le sexe du brun. Jouis, vas-y, dit-il en se cambrant.

La bouche de Bill se mit sur pilote automatique quand l’orgasme tant attendu le frappa, l’électrocutant de la racine de ses cheveux à la plante de ses pieds.

-Tom, oh oui, putain, je t’aime, je t’aime. Han bordel oui, oui, oui, continues, cria-il en rejetant sa tête en arrière, son sperme blanc jaillissant en de longs jets qui s’écrasèrent sur son torse.

Les contractions de l’anus de Bill autour de son pénis tendu et le visage extatique de Bill amenèrent Tom à l’orgasme, et il jouit dans le corps serré du brun, le remplissant totalement de son foutre.

-Oh putain, haleta Tom en se retirant doucement.

La sensation d’abandon que ressentit Bill quand le sexe de Tom eu disparu de son corps frappa Tom de la même façon et ce dernier attira Bill sur lui, l’enlaçant de ses bras et de ses jambes, leurs torses humides se collant l’un contre l’autre.

Tom passa ses mains dans les cheveux bruns de son amant, les démêlant avec attention et massant son crâne du bout des doigts.

-Je t’aime, murmura le tressé en embrassant la tête de Bill.

-Moi aussi Tomi, dit Bill en plongeant son visage dans le cou de Tom. Tu-tu as aimé ? Demanda-t-il.

-Si j’ai aimé ? Rigola Tom. J’ai pas assez gémis peut être ? C’était génial Bill. J’ai adoré ça parce que c’était avec toi et que j’ai fais l’amour pour la première fois.

-Hm, grommela Bill en effaçant de son esprit que Tom et lui devraient bientôt se séparer.

-D’ailleurs c’est pas fini, sourit Tom, je t’ai pas parlé de quelque chose tout à l’heure. Tu sais ma langue, tes fesses, finit-il en embrassant le nez de Bill.

-Tomi ! C’est gênant, grogna le brun.

-Saches que je tiens toujours mes promesses, rigola Tom en le basculant sur le dos.

[…]

-Ca a été un véritable plaisir, dit Tom en s’agenouillant devant le Roi Elerig.

-Vous nous avez énormément apporté vous aussi. Vous serez toujours les bienvenus ici, mes amis.

Tom sourit et salua les conseillers du souverain d’un geste de la tête.

Le jour du départ était arrivé. Tom repartait, laissant Bill seul. Ils avaient fait l’amour toute la nuit, incapables de dormir et de penser au lendemain.

-Bill, chuchota Tom en attirant son amant dans ses bras.

-Tomi, sanglota-t-il en le serrant contre lui. Ne pars pas, je t’en supplie, ne nous fait pas ça.

-Je n’ai pas le choix mon amour. Je reviendrais je te le jure. Tu m’entends ? Je reviendrais.

Bill hocha la tête, peu rassuré et se blottit une dernière fois dans l’étreinte rassurante de Tom.

-Il faut y aller Lieutenant, intervint Gustav avec un sourire désolé.

Les pleurs de Bill redoublèrent, et les larmes de Tom vinrent s’ajouter aux siennes. Bill plaqua furieusement sa bouche contre celle du tressé, et ils s’embrassèrent avec un désespoir et un amour qui fit frémir Gustav qui se tenait non loin d’eux.

Le père de Bill semblait désolé pour eux et il dû tirer son fils vers lui pour le faire lâcher Tom, tandis que Gustav et Georg entraînaient leur supérieur avec eux.

-Tom ! Cria Bill en tendant ses mains vers lui, de grosses larmes dévalant ses joues rouges. Je t’aime !

-Moi aussi ! Je t’oublierais jamais mon amour et je reviendrais !

-Tom, stoppe cette mascarade sur-le-champ je t’en prie, tu es ridicule souffla Lia d’un air excédé.

-Va te faire foutre.

-Avance ! Hurla Lia en s’attirant les foudres de Bill qui voulu la tuer. Ca va mal aller pour toi, tu ne sais pas de quoi je suis capable !

Tom grogna et la suivi marmonnant dans sa barbe. Ils revêtirent leurs combinaisons, vérifiant entre eux leur oxygène. Tom eut envie d’ouvrir la bonbonne de Lia pour qu’elle se noit mais se retint de justesse.

Tom parcourut une dernière fois l’étendue colorée qui s’étendait devant lui, sentant son cœur se serrer en observant Bill effondré en larmes dans les bras de son père. Il enregistra chaque détail du visage qu’il considérait parfait de son amant, sauvegardant la couleur violette de ses yeux, sa peau blanche, ses cheveux longs et noirs, ses tresses, son odeur de fleurs, la douceur de son corps.

Il se retourna d’un coup, respirant un bon coup, ses paupières fermement serrées, et remit son masque. Celui qu’il devait porter sur Humanoid, celui que Bill avait enlevé pour le remplacer par sa joie et son amour.

Ils rejoignirent le sous-marin, amarré au même endroit que lorsqu’ils étaient arrivés. Le sas fut ouvert, ils se débarrassèrent des combinaisons encombrantes et Georg et Gustav s’installèrent aux commandes.
Tom, le regard vide, s’était affalé sur une des couchettes, ses yeux fixant sans la voir la bulle argentée.

-Cette mission a été un succès, outre de petits débordements, dit Lia en regardant Tom, je suis très fière de nous. Vous recevrez sans doute une promotion dès que nous rentrerons sur Humanoid. Vous êtes attendus dès demain dans vos casernes respectives, comme d’habitude.

Tom se figea. Alors c’était tout ? Il allait avoir une promotion, peut être même que le président du Conseil ferait un discours. Son père le taperait sur l’épaule, le félicitant et sa mère ne dirait rien, retournant à ses tâches. Il devrait oublier Bill, il se marierait surement avec une fille de là-bas choisis par son paternel. Ils auraient des enfants façonnés dans le moule d’Humanoid, des gosses qui seraient la réplique parfaite de tous ceux qui naîtraient cette année là. Tom serait malheureux, gravirait sans aucun doute les échelons de l’armée Humanoïdienne, pour arriver colonel. Il mourrait dans son malheur, dans sa tristesse et dans ses regrets. On l’oublierait, il n’était que l’un d’entre eux, et un autre prendrait sa place. Ses gosses le détesteraient, il ne les aimerait pas non plus, parce qu’ils ne seraient pas ceux de Bill.

-Stop ! Hurla-t-il en se relevant. Il enfila sa combinaison à toute vitesse. Gustav ouvre le sas par pitié, supplia-t-il.
-Assis toi Tom, c’est un ordre, grinça la blonde.

-Je fais ce que je veux salope, jura-t-il. Ouvre la porte.

-Qu’est-ce que tu fabriques ? Cria Lia. Tu rejoins ton petit extraterrestre ? Tu vas tout gâcher pour ça ? Grimaça-t-elle.

-Il s’appelle Bill. Et il est tout ce qui m’est arrivé de mieux depuis que je suis né.

Lia éclata de rire.

-Tu a une vie sur Humanoid, Tom. Et tu veux tout laisser tomber, ta carrière, ta réputation, tes relations avec tes parents et tes pairs pour une amourette ? Pour un garçon qui plus est, siffla-elle méchamment en le dévisageant.

-Je me fous qu’il soit un garçon, je l’aime. Tu comprends ça ou bien tu es tellement pourrie jusqu’à la moelle que tu ne peux pas envisager ce sentiment ? Gustav ouvre le sas, dit-il en regardant le petit blond.

-Restez à votre place Schäfer.

-Je suis désolé madame, répondit Gustav en tirant sur une manette.

Le sas s’ouvrit et Tom se précipita vers la sortie. Sous le choc, Lia resta plantée la bouche entrouverte.

-Merci Gustav, merci, sourit niaisement le tressé.

-Sois heureux Tom.

Georg sourit avec eux et les trois garçons se serrèrent amicalement la main.

-Je le serais. Dit leur que j’ai trouvé là-bas ce qu’il manque chez nous, dit Tom en enfonçant son casque sur son crâne.

Gustav acquiesça et vérifia son matériel et le brun sortit en courant, un sourire niais plaqué sur le visage. Il ne se retourna pas, et retrouva rapidement l’entrée de la bulle. Il entra dans Androïd et ôta sa combinaison en courant. Il se précipita vers l’arbre, manquant de tomber à tous les mètres.

-Bill ! Hurla-t-il quand il le vit avec son père et ses conseillers au loin. Bill !

Le brun se retourna, la surprise figea son visage et un sanglot sans larmes s’échappa de ses lèvres quand il aperçu Tom. Il couru vers lui, lâchant son père et se jeta dans ses bras, entourant ses longues jambes autour de son bassin.

-Tomi, Tomi, psalmodia-t-il en recouvrant son visage de baisers mouillés et humides. Tu-tu es revenu ?

-Bien sûr, chuchota Tom en rehaussant Bill dans ses bras.

-Mais, mais ta famille, tes amis, et ta vie là-bas ? Balbutia le brun en griffant un peu les joues du tressé.

-Je n’ai besoin que de toi mon amour, murmura-t-il en l’embrassant avec une passion qui donna à Bill l’envie qu’il lui fasse l’amour à même le sol.

Ils s’embrassèrent longuement, mélangeant leurs souffles et leurs salives jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus respirer. Le couple rejoignit le père de Bill, main dans la main, le même éclat brillant dans leurs yeux.

-Bienvenue sur Androïd, sourit le Roi Elerig quand Tom et Bill arrivèrent à sa hauteur.

FIN


Demande Chou

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Rainbow, love & pink grass, de Billy   Sam 10 Juil - 16:51

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih. Moi qui, en principe déteste le fantastique, j'ai trop aimé ! J'ai trouvé cet OS ( si on peut appeler ça un OS vu la longueur xD ) génial.

J'ai détesté Lia èé, Gustav risque d'avoir de sérieux problème à son retour comme il a aidé Tom à partir.
Bill était trop mignon tout chou trop cool de la life *-* Et Tom, Tom... *bave*

J'ai trouvé ça super bien écris et l'idée est vraiment sympa !

J'ai adoré !
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Mary
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MessageSujet: Re: Rainbow, love & pink grass, de Billy   Sam 10 Juil - 18:01

J'ai vachement aimé tout l'univers créé, la planète Androide a l'air géniale, je peux aller y vivre?
Lia est une espèce de salope, je lui aurais bien arraché la tête.
Bon après je trouve la relation de Bill et Tom franchement cucul, mais c'était sympa à lire quand même.
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Machin
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MessageSujet: Re: Rainbow, love & pink grass, de Billy   Dim 11 Juil - 17:38

Lia est tellement une salope xD détestable comme fille!
Sinon la relation entre Bill et Tom était mignonne bien que, ouais, un peu trop guimauve à mon goût xD
L'univers créé est super, Androïd a l'air trop superbe *-*
Bref, c'était sympa, merci Very Happy
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applecrumble
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MessageSujet: Re: Rainbow, love & pink grass, de Billy   Mer 14 Juil - 23:51

Tout comme tout le monde =)

L'univers créé a l'air magnifique et la relation de Tom et Bill est trop mignonne même si vraiment fleur bleu. Et Lia, sale salope jalouse èé Bref j'ai beaucoup aimé =)
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£illou
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MessageSujet: Re: Rainbow, love & pink grass, de Billy   Jeu 15 Juil - 2:55

Un superbe OS trés bien écrit! ^^
J'aime vraiment l'univers qu tu as créé! ALors je ne sais pas si dans la demande tu avaus des indicatons à suivre ou si tu as eu cette idée de bulle par toi même mais c'est vraiment génial à lire! ^^
Leur relation est super mignonne et tu as bien géré l'évolution de l'OS parce qu'on ne s'ennuie pas un instant en lisant même si c'"est long! ^^
Le lemon Bandant il était super extra bon! xD

Merci! ^^

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MessageSujet: Re: Rainbow, love & pink grass, de Billy   Ven 16 Juil - 1:35

comme vous l'avez déjà dis lia est une vraie garce. et moi aussi je veux vivre sur Android, fontaine au chocalat *-*, j'en bave déjà XD
J'ai bien aimé ce long os, ça change, l'univers que t'as créé Billy je l'aime!
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MessageSujet: Re: Rainbow, love & pink grass, de Billy   

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