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 [Torg] Much More by Steinsgrrl.

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Sopi.
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MessageSujet: [Torg] Much More by Steinsgrrl.   Sam 3 Juil - 23:09

Merci à Sarah pour la correction, bonne lecture.

*

Version originale : ici


Quand la petite amie de Georg rompt avec lui au milieu de la tournée, Tom est là pour ramasser les morceaux.

Much more par Steinsgrrl.
Beaucoup plus.

« Est-ce que ce tee-shirt donne l’impression que j’ai des seins ? » Bill se tenait sur le côté devant le miroir de la chambre d’hôtel, se regardant fixement dedans avec les mains sur ses hanches.

Tom renifla depuis le lit alors qu’il tapait son mot de passe sur son ordinateur portable. Attendant qu’il charge, il jeta un coup d’œil à son frère par-dessus l’écran.

« Pas plus que n’importe quel autre tee-shirt que tu portes, » répliqua-t-il, avec un sourire, et cliqua pour ouvrir sa messagerie, loupant le regard noir que Bill lui lança.

« Bien, » dit Bill vexé, vérifiant son profil encore une fois dans le miroir. « Je demanderai à Nathalie. Elle ne sera pas une salope à propos de ça. » Il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule, juste pour voir si ses mots le touchèrent, mais Tom n’écoutait pas. Il tapait sur son clavier, concentré sur l’écran de son ordinateur. « Qu’est-ce que tu fais ? »

Il y eut un moment ou deux avant que Tom ne réponde. « Andi m’a envoyé quelque chose pour mettre sur le blog. Tu savais que Porsche avait sorti un nouveau modèle ? » Sa langue jouait avec son piercing à la lèvre et Bill roula des yeux à l’envie pure dans ceux de Tom quand il décrocha une œillade à l’écran.

« Bon pourquoi voudrais-je — » commença Bill, s’arrêtant quand la porte de leur chambre d’hôtel s’ouvrit doucement et que Georg rentra en trainant des pieds, sa tête baissée et ses cheveux pendant devant son visage alors qu’il se retournait pour la fermer derrière lui dans un léger clic. « Eh bien, salut, Moritz. Juste rentre. C’est bien ; ne toque pas ou quoi que ce soit. »

Georg ignora le sarcasme de Bill et fit son chemin jusqu’au fauteuil près du lit, ne regardant aucun des Kaulitz en le faisant. Il frotta ses yeux, et Bill jeta un coup d’œil à Tom. Tom haussa les épaules.

« Georg, qu’est-ce qui se passe ? » Demanda Bill doucement, de l’inquiétude dans ses paroles. Il s’assit sur le lit devant Georg, les coudes plantés dans ses genoux. Tom ferma son ordinateur et le mit de côté, se précipitant au bout du lit, restant cuisse contre cuisse avec son frère.

Georg glissa l’une de ses paumes sur son visage et la regarda tomber sur son genou avant de tourner ses yeux sur le côté, vers le plafond, n’importe où mais pas sur les jumeaux.

« Georg, » incita Bill.

Tom attendait impatiemment, transpercé par la peine irradiant de l’homme devant lui. Georg était pale, son souffle peu profond et prudent, comme s’il éclaterait s’il prenait une vraie respiration. Le ventre de Tom se souleva, voyant son meilleur ami comme ça, voyant son—

« C’est Anja, » murmura Georg, sa voix à vif et graveleuse. Ses yeux au bord des larmes qu’il retint quand ils rencontrèrent ceux de Tom et Tom avala sa salive et cligna rapidement des yeux.

« Qu’est-ce qu’il y a avec Anja ? » Demanda Bill, saisissant les mains tremblantes de Georg et les serrant fermement.

Les larmes de Georg débordèrent, coulant dans une longue et lente ligne sur l’une de ses joues, puis l’autre. « Elle a rompu avec moi, » croassa-t-il avant de s’éclaircir la gorge. « J’ai reçu un e-mail, et elle disait qu’elle ne peut pas… » Il détourna le regard encore une fois, comme si c’était juste trop dur, en le disant à haute voix. Les doigts souples de Bill caressaient ses paumes et Georg prit finalement une profonde respiration, l’expirant fortement. « Elle ne peut pas être avec un homme qui n’est jamais à la maison. »

« Merde, » marmonna Bill. « Mais elle savait, Georg. Elle savait ce que tu faisais et que tu serais parti pendant des mois à un moment. N’est-ce pas ? »

« Oui. » Georg se redressa et imita Bill, les coudes sur les genoux, la tête pendant faiblement. « Ouais, elle le savait. Nous avions parlé de ça. Je suppose qu’elle ne pensait pas que c’était… » Il s’arrêta, secouant sa tête. « vrai, ou quoi que ce soit. Je ne sais pas, mais…putain. »

Bill roucoula son réconfort en de doux mots et de tendres caresses, essuyant les larmes de Georg tandis que tout le monde de Tom fut bouleversé.

Anja avait rompu avec Georg.

Anja avait rompu avec Georg et Tom bouillonnait, la haïssant pour ça. Elle savait ô combien Georg l’aimait. Dieu, il avait pris un énorme risque avec elle et elle lui jeta dans la figure. Elle le blessait et lui faisait mal.

Ce qui lui faisait se sentir encore plus mal pour cette petite partie de lui qui se réjouissait de la nouvelle de leur rupture. Son ventre se serra et il mit ses bras autour. Il se sentait comme un connard.

« …joue aux jeux vidéos et commander le dîner ici. Mieux encore, au diable le minibar ; nous allons prendre une grande bouteille de vodka, des Red Bull, des bières. Nous allons acheter la moitié du bar, car nous n’avons pas de concert demain. Nous pouvons rester ici et être bourrés. » Bill serra les mains de Georg et les secoua avec l’intensité de ses mots.

Georg secoua la tête encore une fois. « Je ne sais pas, Bill — »

« Viens, ça sera bien. Tu as besoin de distraction et nous avons tous besoin d’une pause. Juste se relaxer. Regarde, » continua-t-il, le cajolant maintenant, « Tu n’es pas obligé de boire. Vraiment. Juste laisse-nous d’aider ; laisse-nous être là pour toi. »

Tom acquiesça, inutilement. Bien sûr, il se rallierait à n’importe quelle chose que Bill voulait faire. C’était un fait. Mais le geste semblait avoir aidé Georg à balancer, car aussitôt que Tom ait acquiescé, Georg suivi avec la sienne, un bref balancement de sa tête.

« Bien. » Il poussa ses cheveux de son visage avec ses doigts tremblants et se leva lentement. « Bien. Je serais de retour dans quelques heures, cependant. Je, euh. » Georg regarda vers la porte puis de nouveau les jumeaux. « J’ai des choses à régler. »

« Plus tard, » accepta Bill. « Définitivement. Et Georg ? » Bill l’arrêta avec une main sur l’épaule de Georg quand il se dirigea vers la porte. « J’ai juste été une merde. Tu n’es vraiment pas obligé de toquer, d’accord ? Juste rentre, » dit Bill, avec une tentative de sourire.

Georg acquiesça encore une fois et ses yeux rencontrèrent ceux de Tom pour un long moment avant qu’il ne se retourne et parte.

Tom fixait l’endroit où s’était tenu Georg et Bill se tourna vers lui doucement.

« Qu’est-ce que, » commença-t-il, « c’était ça ? »

Tom leva le regard pour trouver les bras croisés de Bill sur son torse, de la curiosité dans ses yeux.

« Je ne sais pas de quoi tu parles. » Tom se rassit, tirant son ordinateur vers lui et l’ouvrant.

« Tu es un menteur, Tom Kaulitz. Tu sais de quoi je parle. » Bill se coucha sur le flan et poussa le pied de Tom. « Ce regard qu’il t’a jeté. »

Tom refusa de rencontrer les yeux de son frère. Il savait très bien ce qu’il faisait, il finirait par dire à Bill la vérité. Tout raconter à Bill. Et c’était une chose dont il ne voulait pas parler avec son frère. Pas pour l’instant, de toute façon.

« Non. » Il pouvait sentir Bill le fixer, et il savait que Bill avait toujours son habitude. Finalement, Bill obtenait ce qu’il voulait, mais Tom avait besoin de garde ce secret pour lui un peu plus longtemps.

Bill soupira fortement. « Bien ! » Il baissa le haut de l’écran de Tom et Tom le regarda par-dessus ses longs cils. « Tu ne peux pas me le dire maintenant, mais tu me le dira. »

Tom souleva un sourcil, puis son écran, et Bill roula des yeux avant de rependre sa place abandonnée devant le miroir.

« Ouais, ça ressemble à des seins, hein ? » murmura-t-il, faisant courir le bout de ses doigts sur son torse.


***


Bill avait commandé tellement de bouteille que le room service avait dû monter le tout sur un chariot. Avec sa bouche ouverte, Tom regarda le serveur le pousser.

« Tu es sérieux ? Tu as acheté tout le bar ou bien ? Tu penses que nous pouvons en boire combien, de toute façon ? »

Bill prit une bouteille limpide de vodka et la tourna dans ses mains, haussant les épaules à la question de Tom. « Je voulais de la variété. »

« Oh, tu en as de la variété, » dit Tom, espionnant la note glissée parmi les nombreuses bouteilles. Il la parcourut et regarda Bill avec de grands yeux. « Ben va chier des pickles quand il va voir ça. »

Bill renifla un éclat de rire et arracha le papier des doigts de Tom, le retournant pour y jeter un coup d’œil. « Merde, » murmura-t-il, soufflant. « Ouais, c’est un petit peu plus que ce que j’attendais. »

« Euh, ouais — »

La porte s’ouvrit et Georg passa sa tête dedans avant de rentrer. « Salut. »

Georg s’était lavé depuis qu’il était parti. Il avait évidement pris une douche, donc ses cheveux était encore un peu mouillés et ondulés, et il avait mis un épais pantalon de survêtement noir et un tee-shirt blanc cintré. Ce qui ne faisait rien pour déguiser le corps bien bâti et tonifié, Georg avait travail si dur pour atteindre ce résultat, et Tom déglutit fortement tandis qu’il le fixait.

Bill toussa et Tom se fit surprendre, passant rapidement ses yeux d’un air coupable vers son frère, qui hocha doucement la tête. « Aha, » dit-il, détachant le mot avec un sourire. « Maintenant je comprends. »

Tom secoua la tête. « Il n’y a rien à comprendre, Bill. »

« Oh, mais si— »

Tom l’ignora et se tourna vers Georg. « Tu as vu toute cette merde que Bill a commandé ? »

Georg les regarda tous les deux, ses sourcils froncés dans la confusion, avant qu’il ne secoua la tête avec résignation. Ils avaient tous été ensemble assez longtemps pour que Georg sache qu’il n’y avait rien à comprendre des jumeaux. Mieux valait de ne pas s’impliquer.

Il regarda les nombreuses bouteilles sur le chariot et de nouveau Bill. « Tu essaies de me faire sentir mieux ou de me tuer ? »

« N’importe lequel qui marche le mieux, » répliqua Bill, souriant d’un air satisfait. Georg sourit et lui donna un petit coup.

« Peut-être le dîner en premier ? » Il trouva le menu sur la commode et le parcourut rapidement avant de le jeter là où il l’avait pris. « Hamburger et frites pour moi. »


***


Trois heures plus tard, Tom se retrouva à se verser un autre verre et à saisir une autre bouteille de bière pour Georg en même temps. Il ne savait pas comment l’homme pouvait passer de la liqueur à la bière sans se réveiller en ayant l’impression qu’un cirque ait piétiné sa tête toute la nuit. Lui avait juste toujours pu le faire. C’était juste une de ces choses que tu connaissais d’un ami—quelqu’un dont tu te souciais assez pour remarquer ce genre de choses.

« Quoi ? » La voix de Georg s’éleva et il jeta son bras en l’air, les doigts saisissant la manette. « Tu peux pas…ça peut pas…Oh, non putain de merde ! »

Bill rigola sadiquement quand sa voiture passa la ligne d’arrivée, laissant la voiture de Georg dans la poussière.

« Ce jeu triche, » dit Georg d’un air bougon, rejetant la manette et se levant, étirant ses jambes.

« Ou peut-être que tu crains juste, Hagen. » Bill le pointa. « Tu peux accepter que je joue mieux que toi ? »

Georg roula des yeux. « Qu’importe ce que tu veux croire, Bill. Tu es juste chanceux. » Vidant son dernier coca rhum, il se leva pour prendre une bière et rentra presque dans Tom, qui revenait justement avec elle et trébuchant un peu sur son pantalon alors qu’il tendait la bouteille. Georg rit, la prenant sans question, ses doigts s’enroulant autour de ceux de Tom et les serrant jusqu’à ce que Tom attrape ses yeux et tira lentement sa main. La condensation du verre coulait sur ses doigts et il les essuya sur son haut, essayant de ne pas penser à la façon dont son ventre faisait des culbutes.

« Je bois et je ne peux pas jouer à une merde ; tu me fais boire, tu ne peux pas marcher pour une merde » Les yeux de Georg verts foncés brillèrent et il prit une longue gorgée de sa bière avant de la poser sur la table en face du canapé. « Quelle paire vous faites. »

« La prochaine fois que tu manques des notes sur scène, je devrais sentir ton souffle ? » Demanda Bill, plaisantant, avançant un peu vers le chariot. « Et hé merci, Tom, pour m’avoir servi à boire, aussi. »

« J’suis pas votre putain de barman. » Le visage de Tom se sentit bien et chaud, et si c’était à cause de l’alcool ou du touché de Georg, ou son frère soulignant que Tom n’avait seulement pris que les boissons pour Georg pendant toute la nuit, il n’en savait rien. Il s’assit au milieu du canapé juste quand Georg se laissa tomber au bout, leurs cuisses s’effleurant et leurs hanches se collant. Tom leva sa boisson, comme si ça l’empêcherait de se renverser, mais le Red Bull et la vodka clapotaient sur le côté, de toute façon, laissant une large tâche mouillée sur le haut et le jeans de Tom. Il jura et posa son verre sur la table, où, il réalisa trop tard, il aurait juste dû le mettre dans un premier temps.

« Est-ce que le Red Bull tâche ? » Demanda Bill, sirotant sagement son verre avant de le placer prudemment sur la table devant eux. Il piqua dans les frites froides de l’assiette du room service ; délicatement, ses doigts au bout noir sélectionnant trois longues frites et il les plongea dans le ketchup et dans la mayonnaise qu’il avait commandé. Il regarda le haut de Tom alors qu’il mâchait pensivement.

« Euh, je sais pas, Bill. C’est important ? J’achèterai un autre tee-shirt. » Tom se leva et chercha dans sa valise un autre ensemble de vêtement quand Bill vint derrière lui, pinçant la manche de Tom et l’entrainant dans la salle de bain.

« Mais j’aime bien ce haut. Bien que, » Bill regarda le pantalon de Tom avec dédain, « je n’ai rien à dire de bien sur ce pantalon. » Poussant Tom devant lui, il le fit entrer dans la salle de bain, se tournant vers Georg. « On revient. »

Bill ferma la porte derrière lui.

« Qu’est-ce que tu fais, Bill ? » Tom croisa ses bras contre son torse, louchant suspicieusement vers son frère.

« Je t’aide. Maintenant change-toi. » Bill posa le survêtement et le tee-shirt de Tom sur le comptoir comme leur mère posait les vêtements des jumeaux pour l’école quand ils étaient petits. Tom les déplaça encore, juste pour être contradictoire.

« Je suis un grand garçon maintenant, tu sais. Avec quoi j’aurais besoin d’aide ? » Demanda Tom, étouffé par le haut que Bill passait par dessus sa tête.

« A avoir Georg, bien sûr. » Bill commença à enlever la boucle de la ceinture de Tom et Tom donna une tape aux mains de son frère. « Qu’est-il arrivé à ce truc de jumeaux où nous sommes toujours parfaitement épilés ? »

« Il s’est noyé dans le Red Bull et la vodka. » Tom se tourna et enleva son jeans, le déposant dans le coin où Bill avait jeté son haut. Il tendit sa main et Bill lui passa son jogging. Tom le mit et oublia le nouveau tee-shirt. « Et je ne sais pas de quoi tu parles, avoir Georg. C’est— »

« Tom, ne me mens pas, » fut vexé Bill, s’accrochant la poignée de la porte comme support. « J’ai vu comment tu le regardes et j’ai vu comment il te regarde. »

« Il ne me regardait pas comme quelque chose, Bill ! » Dit Tom, durement. « Il a une petite amie…avait une petite amie. Il ne s’intéresse pas à moi, même si je… » Tom tressaillit et passa sa paume de main sur son visage. Même dans la salle de bain froide, il suait sous le regard entendu de Bill. Il jeta un coup d’œil à la porte, souhaitant juste être en dehors de cette chambre et prétendre qu’ils n’avaient jamais eu cette conversation. Mais parce qu’il ne pouvait pas, parce que c’était Bill et Bill le découvrirait de toute façon et il pourrait tout aussi bien le faire les emmerdes en moins, il grogna et céda. « Même si je m’intéresse à lui. »

Bill s’adossa contre la porte avec un bruit sourd dû à l’alcool et gémit, acquiesçant. « En tant que plus qu’un ami. »

« Beaucoup plus. » Tom frissonna. « C’est putain d’évident ? »

« Les signes sont là depuis un moment, mais je l’ai finalement su quand j’ai vu ce regard cette nuit. » Bill se leva, vérifiant son visage dans le miroir. « Mais maintenant il n’y a plus Anja et la voie est libre et propre. »

Tom fronça les sourcils. « Mais il vient juste de rompre. Le moment est à chier, Bill. »

« Le moment est parfait, Tom. Il a besoin de réconfort. Il a besoin de bras autour de lui et une épaule pour pleurer dessus. Tu es son meilleur ami, donc pourquoi pas toi ? Seulement peut-être que ça devient quelque chose de plus. »

« Et si non ? Et s’il pète un plomb ? » Tom attrapa les yeux de son frère dans le miroir, ressemblant tellement au sien, sauf pas peureux, pas vulnérable.

Bill se retourna et passa ses doigts dans les tresses sur le côté de la tête de Tom, les caressant légèrement. « Il ne va pas devenir fou. J’ai vu le même regard dans ses yeux quand il te regardait, Tom, souviens-toi ? Petite amie ou pas, Georg est intéressé. »

Tom ferma ses yeux, chancelant doucement au touché de Bill. « Je sais pas. »

« Moi si. » Les mains de Bill se retirèrent et il s’avança vers la porte. « Vu que Gustav est déjà au lit, je vais aller passer du temps avec Nathalie. Et tu sais, si je finis par m’endormir là, tu seras où je suis d’accord ? » Bill fit un clin d’œil et ouvrit la porte. Tom l’entendit dire au revoir à Georg et puis la porte de l’hôtel clic se refermait derrière lui.

Tom prit une profonde inspiration et éteignit la lumière, jetant toute la suite dans le noir. Pendant que lui et Bill étaient dans la salle de bain, Georg avait aussi éteint la lumière ici, et mit un film, gardant son bas. Prudemment, Tom fit son chemin jusqu’au canapé.

Georg regardait la télé silencieusement quand Tom saisit son verre et descendit ce qui restait dedans avant de retourner au chariot pour un autre.

« Tu vas te sentir comme une merde demain. »

« Ouais, » répliqua Tom, ouvrant un autre Red Bull et le versant. « Mais mec, cela fait du bien ce soir, non ? » Tom rougit dans l’obscurité, ses mots prenant place dans son esprit pour dire qu’il ne se laissait pas souvent aller. Surtout pas avec Georg juste là, effectivement dans la chambre. Cela faisait juste bizarre avant, de penser à son meilleur ami couché sous lui tandis que Georg était assis juste à côté de lui ; semblait irrespectueux, d’une façon ou d’une autre. Et bien que Tom soit intéressé par beaucoup plus que cela avec Georg, tout de suite il avait mal ayant l’image en tête. Il bégayait, prenant une autre bière du chariot et la donna à son ami. « Relax, je veux dire. Nous avons besoin de ça. »

« Je vais bien. » Georg tendit la bouteille dans sa main vers Tom et bu dedans quand Tom haussa les épaules, mettant la bière pleine sur la table devant Georg et s’installa de l’autre côté du canapé.

Les minutes passèrent et Tom se tortilla à l’intérieur. Le silence était maladroit et lourd entre eux et les nerfs de Tom commençaient à lâcher à travers la lourde couche d’alcool. Il ne pouvait pas penser à tout ce qu’il devait dire et tout ce qu’il voulait dire n’était rien de ce qu’il pouvait. Mais il savait que s’il ne disait pas quelque chose, ne faisait pas quelque chose bientôt, il ne pourrait jamais avoir le toupet d’essayer à nouveau.

Mais si Bill avait faux ? Et si Tom n’était pas ce que Georg voulait ou ce dont il avait besoin ? Et s’il rejetait complètement Tom et allait se ruer sur la porte ?

Ce n’était pas la façon dont il voulait que cette nuit finisse. Alors peut-être ce serait mieux de juste ne rien dire. Il ne voulait pas perdre son ami, après tout, et Tom n’était pas sûr qu’il veuille prendre le risque que cela arrive. Même pour l’amour.

Du coin de l’œil, il vit Georg courber sa tête et se frotter les yeux. Il était évidemment toujours bouleversé et la poitrine de Tom se serra. Il eut envie de rentrer sous terre avec la peine de celui-ci et posa son verre sur la table. Il devait arrêter de penser à ce qu’il voulait mais penser au meilleur pour son ami. Georg avait réellement ressentit quelque chose pour Anja et Tom ne pouvait pas ignorer ça ; il voulait juste de Georg n’aille pas plus mal.

« L’as-tu appelé ? » Demanda Tom, brisant le silence dans la chambre, essayant de contrôler le léger bégaiement de sa langue.

« Hein ? » La tête de Georg se tourna. « Oh. Anja. Non. »

« Pourquoi pas ? Je l’aurais appelé, » dit Tom, heureux de parler à nouveau, d’avoir quelque chose à dire. « Rompre par e-mail est un acte bête et médiocre, mec. »

Georg avala la moitié de sa bière et posa la bouteille brune assez fortement sur la table que la bière remonta jusque dans le goulot. « Et bon sang qu’est-ce que je dirais, Tom ? Lui rappeler comment elle m’avait dit qu’elle m’aimait et que c’était pour toujours et puis qu’elle a cassé avec moi avant que nous soyons pendant deux mois en tournée ? Comment est-ce que cela va faire à l’un de nous du bien ? »

Tom essayait de se concentre sur les yeux de Georg se fronçant d’agacement, mais tout ce qu’il semblait qu’il pouvait voir était ses lèvres. Elles étaient belles et douces, rien à voir avec les mots durs qu’ils en sortaient. Comment Anja pouvait rejeter ça ? Comment pouvait-elle repousser Georg ?

« Putain ! » Tom se secoua. « Je vais l’appeler. » Il ne le voulait pas. Il ne le voulait vraiment pas, mais si être avec Anja rendait Georg heureux, il le ferait.

Georg se rassit contre le coin du canapé. « Non, tu ne le feras pas. »

« Si, » répliqua Tom, déterminé. « Je le ferai. »

« Non, tu ne le feras pas. Tu n’as pas son numéro. »

Ce pouvait être un problème.

Tom fronça ses deux sourcils ensemble avant qu’une solution lui vint. Il leva le doigt avec un sourire, faisant un point. « Non, ne t’en fais pas. Donne-moi ton téléphone, Hagen. »

« Non. » Georg était debout, se balançant et mettant sa main sur la poche que Tom supposait contenir le téléphone de Georg. Tom se mit maladroitement sur ses pieds, et trébuchant à moitié, il atteignit la poche de Georg.

Georg fit dévier l’intrus, éloignant la main de Tom, mais Tom contra avec un mouvement en avant de son autre main. Il allait avoir ce téléphone, même s’il devait attaquer Georg pour ça ! Ce n’était pas encore nécessaire, cependant, ses doigts trouvèrent leurs marques et plongèrent dans la poche de Georg. Georg lui saisit le poignet et le serra juste un petit peu. Cela aurait dû être un avertissement pour Tom mais Tom n’écoutait pas ; il poussa ses doigts plus forts, les remuant dans la poche serrée de Georg, sentant le plastique dur du téléphone. Juste quand ses doigts effleurèrent le bord de celui-ci, il se rendit compte qu’il était appuyé contre Georg, s’appuyant sur lui comme une sorte de poids contre la main de Georg retenant son poignet.

Georg grogna à l’oreille de Tom, un son brut et profond, et Tom se figea.

« Putain, Tom, » grommela Georg, son souffle parvint dans le cou de Tom et la chair de poule suivi son cours. Ses doigts s’arrêtèrent et il oublia de respirer. Il était plié de telle sorte que le col du tee-shirt de Georg soit juste sous son visage, ses lèvres planant sur la peau lisse du cou de Georg. « Elle ne veut plus de moi. »

Tom ne pensait même plus, il parlait juste.

« Alors elle est stupide, » dit-il d’une voix rauque. Il ne bougeait plus, ne respirait plus. Il attendait.

Georg loupa un battement avant de répondre. « Quoi ? »

« Elle est stupide si elle ne veut plus de toi. » Et Tom ouvrit ses lèvres, très légèrement, et les pressa sur la peau chaude de Georg.

La prise de Georg sur le poignet de Tom se détendit mais pas Tom. Il ferma ses yeux fortement et resta raide contre son ami, n’osant pas bouger autre chose que l’effleurement de ses lèvres contre la peau qu’il avait désiré pendant des années, et il attendait que la hache tombe—la hache qui briserait leur amitié.

Mais aucune hache de tomba.

Georg gémit et lâcha entièrement le poignet de Tom. Il passa ses bras autour des hanches de Tom, à la place, et inclina sa tête sur celle de Tom, son visage se pressant contre les tresses de Tom. La tension de Tom dégonflait et il mit ses bras autour des épaules de Georg, les doigts passant dans les longs cheveux bruns et cuivres qui les effleuraient. Il fit une ligne de baiser jusque dans le cou de Georg, se délectant de la façon dont le souffle de Georg s’accrochait à son oreille.

« Tom, » interrompit Georg, quand les lèvres de Tom mordillaient sa mâchoire. « Hé. »

Tom s’arrêta, son estomac se retournant de peur. Avait-il mépris son ami ?

« Je suis désolé, » dit-il, commençant à reculer alors qu’il essayait désespérément de trouver une explication, quelque chose de spirituel qui ferait rire Georg et non pas le faire enfuir.

« Non, ne sois pas désolé, » dit Georg, sa voix épaisse et lourde. « Dis-moi que tu n’es pas désolé. »

Le visage de Georg rougit, ses yeux sombres se plantèrent dans ceux de Tom. Georg lécha ses lèvres, nerveusement, la langue rose sortant juste un peu et Tom se concentra sur le mouvement. Il durcit contre Georg et laissa trainer sa paume sur la nuque de Georg.

« Je ne le suis pas, » répondit-il, s’arrêtant quand il chercha les yeux de Georg et titillant de sa langue son piercing au labret, attendant un geste de Georg. « Je ne le suis pas si tu ne veux pas que je le sois. »

Georg ne manqua pas un battement. « Je ne veux pas que tu le sois, parce que je ne suis pas, non plus, désolé. » Et il atteignit l’avant du tee-shirt de Tom, saisissant le col de celui-ci et approchant Tom.

Leurs lèvres se rencontrèrent et ils s’embrassèrent durement, brutalement, comme s’ils essayaient de concentrer en un seul baiser tous leurs maux et désirs, et la tête de Tom tourna. Il lécha les lèvres de Georg le chatouillant à la jonction entre elles pendant un moment avant que Georg ne les ouvrent et la laisse rentrer. Les langues chaudes glissèrent l’une contre l’autre frénétiquement et Tom voulait goûter à tout. Il voulait la bouche de Georg, la peau de Georg ; il voulait connaître quel goût l’épaisse queue de Georg aurait sur sa langue.

Le seul visuel avait fait gémir Tom dans la bouche de Georg et il cassa leur baiser avec un bruit humide. Haletant, il posa son front contre celui de Georg, le regardant quand il déglutit fortement et essaya de reprendre sa respiration.

« C’est un peu maladroit, » souffla Georg.

« Quoi ? » Ses doigts caressaient la nuque de Georg.

« Tu es un putain de géant, Tom. » Les yeux de Georg se ridèrent de rire quand Tom se moqua.

« Ce n’est pas de ma faute si tu es un hobbit, Georg. » sourit Tom, saisissant les cheveux de Georg dans un poing lâche et se déplaça dans un plus court et plus tendre baiser. « Canapé ? »

« Hm, » fredonna Georg et remua sa langue contre les lèvres de Tom, la plongeant à l’intérieur avec un doux mouvement. « Non, je ne crois pas. » Il secoua sa tête et Tom leva la sienne, interrogatif.

« Quoi alors ? »

« Le lit, » répondit Georg, et Tom fut presque trop surpris de voir à quel point Georg le regardait de façon vulnérable. A quel point le regard dans les yeux de son ami était similaire à celui qu’il avait vu dans ses propres yeux dans le miroir de la salle de bain plus tôt. Il n’avait presque pas remarqué, mais il l’avait.

Il poussa les cheveux du visage de Georg, le cherchant. « Es-tu sûr ? Je veux dire, qu’en est-il d’Anja ? Ne fais pas quelque chose que tu regretteras, Georg. »

Georg captura les mains de Tom dans les siennes et les porta à ses lèvres, pressant les douces lèvres sur chaque doigt calleux. « Je suis sûr. » Il tint la main de Tom dans la sienne, frottant son pouce contre les jointures. « Anja c’est terminé. Elle était…je l’aime bien, Tom. Mais…je n’étais pas honnête avec elle. J’étais avec elle, mais elle n’était pas la personne que je voulais. »

Tom attendait plus. Georg ne pouvait pas dire ce que Tom pensait qu’il disait. Il était bourré et interprétait probablement beaucoup plus que ce Georg voulait vraiment dire. Pourtant, cela n’empêchait pas son ventre de se retourner.

« Elle n’est pas la personne que je voulais. J’ai jamais pensé que je pourrais avoir la personne que je voulais. » Georg suça l’index de Tom dans sa bouche et passa sa langue autour de la pulpe et sur l’ongle, et Tom le sentit dans son sexe. Il regarda son doigt enfoui entre les lèvres de Georg et sa tête lui tournait. « Je ne pouvais même pas me laisser moi-même essayer. »

« Viens, » Tom entremêla ses doigts avec ceux de Georg et le tira vers le lit, se cognant contre les meubles dans la brume alcoolique qui l’entourait. « Nous parlerons dans la matinée. »

« Attends. » Georg trouva la télécommande et éteignit la télévision, plongeant la suite dans le noir. Tom sursauta quand une main chaude se renferma sur son bras, puis poussa un soupir de soulagement à l’étreinte confortable de Georg. Les doigts tâtonnèrent l’ourlet de son haut. « Laisse-moi. »

Tom le laissa. Il leva ses bras quand Georg souleva le tee-shirt au-dessus de sa tête et Tom l’aida, l’enlevant et le jetant sur le côté, indifférent de l’endroit où il atterrit. Il fit la même avec le haut de Georg, puis Tom le toucha. Enfin, le toucha réellement.

Il traîna ses doigts doucement sur le torse de Georg, sur son abdomen dur jusqu’à la ceinture de son jogging. Tom traça une ligne du coton à l’élastique autour des hanches de Georg et la peau de Georg se contracta tout en haletant.

« Et ça ? Veux-tu ça ? » Tom passa ses doigts sous la ceinture, la baissant, la tirant, son sexe grossissant et lui faisant mal dans son propre jogging.

La réponse de Georg fut d’accrocher ses pouces à l’intérieur du vêtement et faire glisser le survêtement le long de ses jambes, l’enlevant avec ses pieds quand il arriva à eux. Tom fit rapidement la même chose, trop impatient pour que Georg le fasse pour lui. Il tira les draps sur le lit déjà défait et monta entre eux, attendant nerveusement que Georg le suive.

La peau de Georg était chaude contre celle de Tom partout où ils se touchaient ; les genoux se heurtant, les cuisses glissant les unes contre les autres, étroitement enroulé les ventres se frottant, les sexes humides entre eux. Tom lécha le cou de Georg, le goûtant, aimant son goût encore plus à chaque passage de sa langue contre la chair devant salée et humide.

Ils bougèrent ensemble, doucement, timidement, roulant leurs hanches l’une contre l’autre. Tom mettant un bras sous Georg, le tirant plus étroitement contre son torse et enveloppant ses longs doigts sur sa hanche, guidant leur rythme et Georg suivaient sans s’arrêter.

C’était ce que Tom avait attendu ; pas seulement d’être proche de Georg, pas seulement le sentir intiment contre son corps, sentir le cœur de Georg battant contre sa poitrine et entendant le grognement sourd de plaisir venant de sa gorge. Mais c’était ce qu’il avait attendu et besoin et envie ; être dans les bras de Georg et être la personne que Georg voulait.

Les dents mordant son épaule, s’enfonçant dans la chair quand ils poussèrent brusquement contre l’autre, la douleur tirant Tom au bord de l’embarras. Leurs érections glissèrent ensemble, glissant dans la sueur et le liquide séminal jusqu’à ce qu’ils ne purent seulement respirer dans leurs sous-vêtements serrés et les mots murmuraient si bas qu’ils ne les sentaient plutôt que de les entendre.

Mais la friction n’était pas assez comme ça. La sueur perlait sur le front de Tom, coulant le long de sa nuque et il avait besoin de plus. Avec un grognement, il poussa Georg, grimpant au-dessus de lui, hésitant là et entrelaçant leurs jambes jusqu’à ce qu’il ait du mal à déterminer lesquelles étaient les siennes et lesquelles étaient celles de Georg et si cela n’importait même plus. Il se tenait par-dessus Georg et poussait ses hanches, plus fort qu’avant, leurs sexes roulant l’un sur l’autre tandis que Georg se tortillait sous lui, tenant les hanches de Tom avec une poignée prête à faire un bleu.

Les yeux de Tom étaient fermés, le monde ne tournait plus à cause de l’alcool qu’il avait imbibé mais à cause d’un plaisir physique pur, et il baisa la tête, tombant sur l’épaule de Georg. Georg glissa une main entre eux et Tom se haussa sur ses mains, lui donnant de la place. Et aussitôt que la forte main de Georg enveloppa ses doigts autour de leurs érections, les tenant ensemble et les branlant avec rapidité, par à-coup, Tom pouvait jurer qu’il voyait les étoiles.

Ses genoux tremblèrent, ses orteils se recourbèrent et un son gémissant qu’il ne savait pas qu’il pouvait faire, sortit de sa gorge. La bouche de Georg était humide et ouverte, et Tom prit l’invitation, mordillant ses lèvres et suçant la langue de Georg comme un sexe dur. Il lécha autour d’elle et sur le bout, effleurant la fin jusqu’à ce qu’il la suce fort et Georg se cambra sous lui. Georg complètement effondré, gémissant dans la bouche de Tom, de réconfort et de libération, devenant chaud et humide sur leurs peaux.

Tom ne pouvait se retenir plus longtemps et il n’essaya pas. Il roula ses hanches dans des bégaiements vacillants, Georg enserrant seulement l’érection de Tom maintenant, serrant le bout tout en frottant son pouce sur le gland jusqu’à ce que Tom vienne fortement dans sa main, les cuisses serrées et les muscles tendus. Il poussa un soupir, ralentissant son mouvement de hanches quand Georg s’allongea à la fin de son orgasme.

Quand il se posa finalement à côté de son ancien ami et de son nouvel amoureux, les muscles de Tom se sentirent comme de la gelée. Quand leurs respirations revinrent à la normale et que leurs peaux refroidirent, Tom glissa une main contre le drap jusqu’à la jambe de Georg.

La dernière chose qu’il sut avant de se laisser emporter fut quelque chose essuyant son ventre et puis un corps chaud appuyé sur lui. Tom leva un bras et attira Georg contre son côté avec un petit murmure contre le haut de la tête de Georg et un hum de plaisir dans la gorge.


***


Tom se réveilla comme il s’était endormi, un son bas et heureux venant du fond de sa gorge, cette fois parce que quelque chose d’humide et serré glissait de haut en bas sur son sexe. Avant que ses yeux soient même ouverts, Tom saisissait les draps, son ventre se tordant de plaisir. Les pressions exercées sur sa queue s’arrêtèrent et Tom gémit.

« Tu es réveillé. » Tom baissa le regard sur le torse de Georg sur ses genoux entre ses jambes, les lèvres humides au dessus du gland de l’érection de Tom. Son sexe pulsait dans les doigts de Georg qui le caressait à cette vue et, avec un sourire malicieux, Georg lapa le bout quand il l’avala doucement.

« Mon dieu, oui, je suis réveillé. Qui pourrait dormir avec cette langue ? » Demanda Tom, et fut récompensé par cette même langue tourbillonnant sous le bord de son prépuce tandis que Tom gémissait. Aucune fille ne lui avait fait ça avant ; elles agissaient habituellement comme si la partie sensible de la peau n’était juste pas là. « Pourquoi tu as arrêté ? » Tom laissa sa tête tomber sur l’oreiller et se baissa pour Georg, passant ses doigts à travers les longues mèches en désordre.

« Encore nerveux, je suppose ? » Georg frotta sa joue contre les boules de Tom, fourrant son nez contre elles et passant ses cheveux sur la peau délicate. Ses doigts ne faillirent pas à leur rythme et le ventre de Tom se resserra davantage.

« Oh dieu, ne choisis pas maintenant pour être nerveux, » dit Tom, mordant sa lèvre et regardant vers le bas à nouveau pour voir Georg pousser ses cheveux de son visage, fermant des yeux avec Tom, et suçant la bite de Tom jusqu’au fond de sa gorge. Tom s’impatienta et lutta pour garder ses hanches sur le lit quand Georg lécha sa hampe. Ses couilles serraient dangereusement et il savait qu’il ne tiendrait pas. « Georg ! » avertit-il—

La porte de la chambre d’hôtel s’ouvrit brusquement et Bill se débattait à l’entrée, portant plusieurs sacs de shopping dans chaque bras et regardant par-dessus ses épaules, « Nat, je m’en fous d’à quel point ce gars était mignon, je ne le donne pas mon—Oh ! » Les sacs de Bill heurtèrent le sol.

« Putain, Bill ! » Hurla Tom.

Tandis que Bill resta stoïque dans le hall, Georg chercha à tâtons les couvertures, entassaient au pied du lit, et Tom roula loin de lui, plaquant son érection péniblement gonflée contre son ventre.

« Bill. Sors ! » Ordonna Georg, et Bill sursauta. Ses joues rougirent cramoisi et il saisit les poignées de ses sacs, les prenant subitement et en laissant tomber deux ou trois quand il le fit.

« Merde. Merde, je suis désolé, » dit Bill. « Je vais juste— » Il attrapa les sacs qui étaient tombés et commença à se retourner vers la porte, trébuchant sur ses pieds quand il l’atteignit. Il revint sur ses pas, de grands yeux. « Tom, tu…déjà ? Je ne pensais pas qui tu voulais vraiment…Avait-il sa-- ? »

« Bill, sors ! » Tom enfouit son visage dans l’oreiller et pointa la porte. Au moins avec tout le sang se précipitant dans son visage, il n’avait plus à se soucier d’aborder une érection devant son frère.

« D’accord, d’accord ! » Les sacs de shopping autour de ses genoux, Bill fila et ouvrit la porte.

Aussitôt que la porte se ferma derrière son frère, Tom grogna dans l’oreiller et Georg se mit en cuillère derrière lui, pressant son visage chaud dans le dos de Tom.

Après un moment, les lèvres de Georg bougèrent contre sa peau. « Ma première pipe n’était pas vraiment un succès, n’est-ce pas ? »

Tom grogna et se bascula sur le dos, les sourcils levés. « Tu es sérieux ? »

Georg se redressa sur son coude, ses cheveux tombant sur le torse de Tom et le chatouillant quand il haussa des épaules.

« C’était bon. Jésus, c’était putain de bon. » Il regarda Georg rougir et il sourit lascivement. « Tu aurais eu une bouchée de jouissance dans une minute, si ce n’était pas mon idiot de frère qui était venu. » (Jeu de mots avec come = venir et jouir)

Georg dévia son regard des yeux de Tom et il sourit. « Ouais, tu étais proche, hein ? »

« Tellement proche. » Tom hocha la tête. Il se pencha pour capturer les lèvres de Georg avec la sienne mais Georg se tira de sa prise.

« Peut-être que c’est une bonne chose qu’il soit entré. » proposa Georg et Tom haussa les sourcils en signe d’incrédulité. « Non, vraiment. Tu as dit que nous parlerons ce matin. »

Tom jeta un coup d’œil au soleil haut dans le ciel à travers la fente dans les rideaux. « Ça a l’air d’être l’après-midi. Je pense que nous avons loupé le moment de la discussion. » Ricana-t-il et mordilla la mâchoire de Georg, donnant des coups de langues sur la petite barbe du matin

« D’accord. » Georg se poussa en arrière une nouvelle fois, juste assez éloigné pour regarder Tom yeux dans les yeux. « D’accord, mais regarde, nous avons bu la nuit dernière et je ne sais pas…je veux être sûr que c’est réellement ce que tu veux. Ce qui en est pour moi peut être la même pour toi. » Georg ferma ses yeux, comme s’il attendait un second coup important à son cœur en deux jours.

« Georg. » Il fit tourner une mèche de cheveux de Georg autour de son doigt et tira sur elle. « Je t’ai voulu même avant que tu commences à lisser tes cheveux. » Tom sourit, amenant Georg plus proche par ses cheveux jusqu’à ce que leurs lèvres se rencontrent et ils s’embrassèrent pour la première fois aujourd’hui ; pour la première fois en étant sobre. « Maintenant que je sais ce que tu ressens, tu ne vas te débarrasser de moi si facilement. »

Georg acquiesça, ses membres se fondant contre Tom quand il l’embrassa fermement, de façon possessive. « Alors… » Commença-t-il, trainant une main sur l’abdomen de Tom et se faufilant sous les couvertures. « Veux-tu que j’essaie encore ? »

Tom n’avait même pas eu le temps de répondre avant que Georg descende lentement sur son corps, baissant sa tête sous les couvertures et tenant l’érection grossissante de Tom dans sa bouche, le suçant. Tom passa ses doigts à travers les cheveux de Georg, et fit des sons encourageants alors que son téléphone sonnait dans la chambre, jouant la sonnerie de Bill. Georg continua.

Les gémissements de Georg étaient étouffés par les couvertures et il murmura autour du sexe de Tom dans sa bouche, « Limites, Tom. Ton frère a besoin de limites. »

Tom rigola et jeta les couvertures sur sa tête.
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