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 Secrets Gardés, par Hemo.

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Anne -Chaa*
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MessageSujet: Secrets Gardés, par Hemo.   Sam 15 Mai - 23:40

Alors alooors.
Bon, je vous poste ma 1ère vraie traduction sérieuse itout; c'est un OS écrit par Hemo, Secrets Kept.
La VO est ici.
Donc voilààà, juste merci à Leslie qui m'a aidé au début, et à la superbe Dinou, la bêta pour cet OS <3. (J'ai adoré tes petits commentaires, au fait :33)
Sur ce, je vous laisse lire !





Au début, Georg crut qu’il le rêvait, ce martèlement régulier. Il était quelque part entre l’éveil et l’inconscience, un pied dans chaque réalité ; son esprit était toujours embrumé et pas tout à fait fonctionnel. Cela prit un petit moment pour que le son le ramène complètement dans le monde réel et finalement, le moment arriva quand il réalisa que quelqu’un était en fait en train de toquer à sa porte d’entrée et il n’était pas juste en train de le rêver. Alarmé, il sauta brusquement en une position assise, dégringolant presque du canapé, où il s’était endormi en regardant des films plus tôt.

Essayant d’effacer toute trace de sommeil de ses yeux, Georg trébucha jusqu’à la fenêtre, jetant prudemment un coup d’œil pour essayer d’avoir un aperçu de la personne qui serait en train de le déranger au milieu de la nuit. Il ne pouvait pas voir la silhouette debout sur son porche, mais il y avait une voiture très familière garée dans son allée, et Georg dut cligner des yeux plusieurs fois pour être sûr qu’il n’était pas en train de voir des choses dans son état à moitié endormi.

Laissant les stores se fermer, il marcha rapidement jusqu’à la porte, laissant sa main autour du verrou. « Qui est-ce ? » demanda-t-il, par-dessus les continuels coups ; il pensait qu’il savait, mais à ce stade de leur gloire, il ne pouvait jamais être assez prudent.

Le martèlement s’arrêta au son de sa voix. « Georg, » la voix de Bill était étouffée au travers de la porte, mais il l’entendit. « C’est moi. »

Appuyant sur la serrure, Georg ouvrit la porte, croisant immédiatement ses bras dans une inutile tentative pour se protéger du froid qui filtrait à l’intérieur ; la morsure piquante de l’hiver n’était pas encore partie, et alors que les jours devenaient supportables, les nuits vous glaçaient toujours jusqu’aux os. Le froid physique, cependant, n’était rien par rapport au sentiment glacé qui tomba dans son estomac quand il posa ses yeux sur Bill. Bill, qui était toujours dans ses habits de nuit et ne portant pas de chaussures ; Bill, qui malgré qu’il était le plus maigre d’eux tous, avait toujours semblé être comme une montagne indéplaçable pour Georg, et qui maintenant était recourbé, enroulé autour de lui-même, ayant l’air plus petit et fragile que ce dont Georg ne pouvait jamais se rappeler. Bill, dont les yeux étaient rouges et bouffis et dont il était toujours en train de couler un régulier flot de larmes.

« Salut, » marmonna Bill, mordant sa lèvre.

Georg ne pensait pas vraiment, il ne voulait pas vraiment penser à ce que faisait Bill dehors au milieu de la nuit et pleurant comme ça, alors il ne le fit pas. C’est pour cela qu’il tendit juste la main et saisit Bill pour le sortir du froid, permettant à ses instincts protecteurs de prendre le dessus. Bill entra volontairement à l’intérieur, jetant ses bras autour du cou de Georg, s’accrochant à lui avec un désespoir que Georg ressentait rarement venant de Bill. La porte se ferma derrière lui, mais Georg y fît à peine attention alors qu’il laissait ses bras se reposer autour du ventre de Bill, écoutant sa respiration irrégulière et sentant les larmes de Bill contre son cou.

« Hey, » Georg leva le bras et poussa doucement le visage de Bill de lui, essayant d’attraper son regard. Bill avait l’air malheureux, ses yeux dépourvus de tout sauf d’une souffrance profonde, et son corps tremblant alors qu’il essayait de son mieux d’arrêter de pleurer. « Qu’est-ce qu’il se passe ? »

Bill secoua frénétiquement la tête et bougea pour essayer de plonger sa tête dans le cou de Georg à nouveau, mais le bassiste ne se laissa pas faire. Il tint la tête de Bill entre ses mains et força leurs regards à se connecter. « Qu’est-ce qu’il s’est passé, Bill ? »

« Je… » Bill croassa et puis secoua la tête, ferma les yeux et laissa les larmes se répandre le long de ses joues. « J’ai juste besoin de m’en aller. J’ai besoin… J’ai besoin d’un endroit où rester. »

Georg cligna des yeux, sentant quelque chose de glacé s’installer dans son estomac. Depuis tout le temps où il avait été ami avec ses potes du groupe, jamais une seule fois il n’avait entendu ses mots venant d’un des jumeaux. Bien sûr, il les leur avait dits auparavant, et durant les vieux jours, Gustav avait juste besoin de s’échapper de sa famille, avant qu’il n’eût un endroit à lui. Les jumeaux, pourtant, les jumeaux avaient toujours été ensemble, d’abord avec leurs parents, et ensuite juste avec l’un et l’autre. Aucun d’eux n’était jamais venu à lui ou Gustav avec une telle requête et l’idée que quelque chose d’assez grave pour faire venir Bill à lui était arrivé l’empli d’effroi.

Que voulait-il dire par ça, J’ai besoin de m’en aller ? S’en aller de quoi ?

« Ouais, bien sûr, » dit-il après un moment, hochant rapidement la tête. « Aussi longtemps que tu en auras besoin. »

Un bruit pitoyable s’échappa de Bill et il mit sa main sur celle de Georg, serrant ses doigts alors que plus de larmes se répandaient le long de ses joues. Georg les essuya rapidement.

« Tu as l’air prêt à t’effondrer, » commenta-t-il, avant de se baisser pour ramasser le sac de Bill. C’était vrai. Georg avait vu Bill dans le meilleur comme dans le pire état, mais même stressé au maximum, il n’avait jamais semblé aussi usé et fatigué. Il mit une main dans le dos de Bill et le dirigea vers les escaliers, les montant deux par deux pour arriver à suivre les longues enjambées de Bill.

La chambre d’ami de la maison de Georg n’était pas si spectaculaire. Il n’était pas comme Bill, qui pensait que chaque pièce dans sa maison devait être méticuleusement arrangée et décorée et ayant sa propre vie. Il y avait quatre murs vides, blancs, un lit deux places juste au milieu, avec une table de chevet à côté et une coiffeuse sur le mur d’en face. Une télé se trouvait sur la coiffeuse et sur le dessus de celle-ci, un petit lecteur DVD. C’était simple et Georg l’aimait bien comme cela.

Bill entra dans la chambre et Georg posa son sac sur le sol. « Il y a des couvertures en plus dans le placard si tu as froid, » dit Georg, faisant un geste vers le placard en question. « Si tu as besoin de quoi que ce soit… »

Georg hésita à la porte, regardant Bill alors que le plus jeune garçon se tourna et s’assit sur le lit, le fixant. Il voulait rester, réconforter Bill et le faire dire pourquoi il était là, pourquoi il avait l’air comme si son monde entier était détruit. Brusquer Bill, pourtant, le pousser à répondre à des questions auxquelles il ne voulait pas répondre, n’amenait jamais à quelque chose de bien. C’était mieux de lui donner son espace et de laisser Bill venir à lui.

Il fit un petit sourire à Bill. « Bonne nuit. »

Fermant doucement la porte, Georg marcha le long du cours chemin du couloir jusqu’à sa propre chambre, s’effondrant sur son lit. Il était largement éveillé, son esprit fonctionnant à toute allure, bien que personne n’ait jamais sollicité autant de son esprit auparavant. Il n’avait aucune idée de quoi penser, n’avait aucune idée de ce qu’était le protocole quand il avait affaire à un mystérieux jumeau Kaulitz au cœur brisé. Surtout quand ce jumeau Kaulitz était Bill, de loin le plus émotionnel.

Il était dans sa chambre depuis à peine cinq minutes qu’un coup timide se fit entendre à la porte. Georg leva la tête juste à temps pour voir la porte assez ouverte pour que Bill puisse passer sa tête au travers. Il avait l’air nerveux et quelque peu embarrassé.

« Qu’est-ce que c’est ? » demanda Georg, s’asseyant complètement.

« Je… » Bill rougit et regarda vers le bas juste pendant un moment, avant de jeter à nouveau un coup d’œil à Georg avec ces gros yeux qui faisaient que c’était impossible pour n’importe qui de lui dire ‘non’. Il demanda timidement, « Est-ce que je peux dormir avec toi ? Je… Je ne peux pas dormir seul. »

Georg choisit soigneusement d’ignorer les questions qui surgirent suite à cette révélation. Tout ce qui entourait les jumeaux se rattachait à une stricte politique de ne demandes pas, ne dit rien, pour ce soir au moins, il n’était pas près à gâcher ça.

Sans un mot, il hocha la tête, et Bill se précipita dans la chambre, laissant la porte se fermer derrière lui alors qu’il grimpait sous les couvertures, filant au milieu du lit, où Georg était allongé, et s’emboîtant autour des formes du bassiste. Consentir à dormir dans le même lit voulait apparemment aussi dire consentir à perdre son espace personnel ; vraiment, Georg aurait dû le réaliser. Il n’y avait aucun espoir d’espace quand Bill était dans les alentours.

« Merci, » chuchota Bill dans le noir.

Georg serra le corps de Bill avec un bras, sa façon de dire de rien, avant qu’il ne ferme les yeux. Il pouvait toujours sentir les occasionnelles larmes de Bill, le mouillant à travers sa chemise, mais rien n’avait l’air de les arrêter. Tout ce qu’il pouvait faire était de soutenir Bill, et espérer que peut-être le lendemain, quoi qu’il soit arrivé, ça n’aurait pas l’air si horrible.

* * *


Georg fut réveillé tôt le matin suivant. Il avait à peine fermé l’œil la nuit précédente, après que Bill ait rampé dans son lit, trop préoccupé à se demander ce qui était putain d’arrivé entre les jumeaux pour que Bill soit venu chercher refuge chez lui. D’habitude, les disputes entre les jumeaux étaient juste comme ça ; strictement entre les jumeaux. Même quand ces disputes s’infusaient dans les tournées ou arrivaient juste là en face de Georg et Gustav, il y avait une règle stricte, inexprimée à travers laquelle aucun de leurs meilleurs amis ne s’aventuraient et aucun des jumeaux ne les avaient jamais amené à ça. Qu’est-ce qui avait fait que Bill brise cette règle ?

Il avait considéré cette question toute la nuit et tout le matin ; il avait finalement abandonné pour dormir quelques heures après que le soleil se soit levé, quand son estomac gargouilla bruyamment, demandant qu’il le remplisse. Georg regarda Bill, qui même dans son sommeil, n’avait pas l’air en paix. Son front s’était ridé et un froncement de sourcils était gravé sur son visage, inquiet et bouleversé par ce dont Bill rêvait, peu importe ce que c’était.

Son estomac gargouilla à nouveau et Georg soupira calmement, s’extirpant doucement des draps ; il n’y avait aucune utilité à rester au lit s’il n’arrivait pas dormir. Il marcha sur la pointe des pieds jusqu’à la salle de bain pour s’occuper de sa routine matinale, avant de descendre à la cuisine.

Le café était la première activité à faire et une fois qu’il eut cela de préparé, emplissant la maison de ce délicieux arôme, il se trouva à sortir les cocottes et les casseroles, s’emparant du bacon et du carton d’œufs dans le frigo. En fait, il cuisinait rarement le petit-déjeuner le matin, seulement si vraiment quelqu’un restait la nuit et qu’il voulait avoir quelque chose de bien sur la table pour eux quand ils se réveilleraient. Maintenant, plus que jamais, ça semblait comme la bonne chose à faire. Il espérait que peut-être un bon petit-déjeuner ferait du bien à Bill, quoique même s’il procédait de cette manière, il avait un pincement au cœur et pensait que ça prendrait plus qu’un peu de nourriture pour faire rentrer les choses dans l’ordre pour Bill.

Le café était prêt depuis longtemps et Georg était juste en train de prendre le dernier morceau de bacon de la poêle à frire quand il entendit le traînement des pieds derrière lui. Il se tourna dos aux fourneaux pour voir Bill, à moitié endormi et frottant ses yeux, à l’entrée de la cuisine. Georg lui sourit.

« Bonjour, » dit-il.

Bill fronça les sourcils devant Georg, comme s’il ne s’était pas attendu à ce qu’il soit là. « Ce… n’était pas un rêve ? » demanda-t-il après un moment, apparemment ayant besoin de cette clarification, malgré qu’il en ait la preuve évidente sous les yeux.

Hésitant, Georg hocha la tête, et Bill déglutit. « Oh. »

Bill s’assit à table, amenant sa main pour couvrir sa bouche alors qu’il fixait un point de l’espace, complètement perdu dans ses propres pensées. Il n’avait pas l’air d’être sur le point de pleurer à nouveau, mais il y avait quelque chose dans son expression qui fit hésiter le bassiste.

« Est-ce que ça va ? » Il s’éloigna d’un pas des fourneaux, s’approchant de Bill. Battant des paupières, les yeux de Bill glissèrent jusque là où était maintenant Georg, penché sur la table, au côté opposé.

« Um. Ouais. » Bill hocha la tête, peut-être une façon de démentir inconsciemment sa réponse, et se recula. « Tu as des cigarettes ici ? »

« Ouais, il y en a quelques unes dans ce pot sur le comptoir. » Georg fit un signe de tête vers le fond de la cuisine, où un simple vase blanc cassé était posé sur le bord du comptoir, près de la baie vitrée qui menait à la véranda de derrière.

Bill fit un signe de tête et se leva, piochant une cigarette et un briquet du vase. Il atteignit la porte, l’ouvrant, quand Georg appela après lui.

« Bill, » et Bill se tourna pour le regarder en retour. « Est-ce que tu veux en parler ? »

Bill hésita et puis secoua la tête. « Pas vraiment. »

Il sortit, allumant la cigarette, et Georg soupira, sur le point d’aller se préparer une assiette pour le petit-déjeuner. Il sentait que ça allait être une longue journée.

* * *


Bill semblait aller mieux après sa cigarette, quoique très légèrement. Il y avait toujours quelque chose dans son expression, une ombre surréelle, qui ne s’en allait pas, comme s’il ne pouvait pas tout à fait croire qu’il était , mangeant le petit-déjeuner avec Georg. Georg ne comprenait pas comment cela pouvait être choquant à ce point, mais il ne voyait pas l’intérêt de demander – Bill avait l’air de garder beaucoup de secrets pour le moment.

Il n’avait pas demandé à Bill combien de temps il resterait et Bill ne l’avait pas dit, mais avec son comportement au petit-déjeuner, et le fait qu’il ne partait pas juste après, Georg suspectait qu’il doive partager son lit encore ce soir là. Cela le surprenait plus que tout, parce que peu importe à propos de quoi les jumeaux s’étaient disputés, peu importe ce qui avait été dit ou fait, il ne pouvait penser à rien d’assez grave qui aurait fait prolonger la colère de Bill. D’habitude, si ça durait plus que quelques heures, une fois qu’ils avaient tous les deux dormi là-dessus, tout était pardonné, et peu importe à combien de scénarios il avait pensé, Georg ne pouvait pas imaginer quelque chose qui éloignerait les jumeaux durant si longtemps. Ils n’avaient jamais été capables de fonctionner correctement sans l’autre pendant longtemps ; quelque chose qu’ils admettaient franchement.

Quelque chose qui devint bien plus évident de par la façon dont Bill était assis sur le canapé pendant quasiment toute la journée, fixant la télévision d’une façon qui fit comprendre à Georg qu’il ne la regardait pas vraiment. Georg s’assit à ses côtés, en tant qu’ami dévoué et en bon hôte qu’il était, gardant Bill occupé, même si Bill n’avait pas besoin de lui pour s’occuper, apparemment.

A un moment pendant la matinée, quand Georg était parti à la salle de bain, Bill disparut de sa place de prédilection dans le salon, ce qui était une surprise en soi-même, vu que Bill n’en avait pas bougé depuis une heure. Georg partit à sa recherche et quand il atterri au deuxième étage, il entendit de la musique venant de la chambre d’invité. Quand il se rapprocha assez, il réalisa que c’était une sonnerie de téléphone ; la sonnerie pour Tom. Le téléphone s’arrêta de jouer une seconde avant que Georg ne tourne au coin pour jeter un coup d’œil à l’intérieur de la chambre.

Bill était assis sur le lit, fixant le téléphone avec une expression indéchiffrable. Il n’avait pas répondu au coup de téléphone de son frère, l’avait laissé tomber sur la messagerie à la place. Georg s’avança plus loin dans la chambre, faisant Bill le regarder, les yeux du plus jeune des jumeaux le suivant alors que Georg s’asseyait à côté de lui.

« Peu importe ce qui est arrivé entre vous les gars, » dit Georg, provoquant le regard de Bill à monter vers lui. « Ca ne sert à rien d’ignorer ses appels, tu sais ? »

Bill resta bouche bée devant Georg pendant un moment, avant de secouer rapidement la tête. « Ce n’est pas… ce n’est pas… nous ne nous sommes pas disputés. »

Georg fronça les sourcils. Ils ne s’étaient pas disputés ? Alors putain, qu’est-ce que Bill faisait à se cacher dans sa maison ? Il se trouva à poser la question à voix haute, « Alors qu’est-ce que… ? »

Mordant sa lèvre, Bill baissa le regard vers ses mains, où son téléphone était blotti. « Je ne pensais pas, tu sais ? » dit-il, comme si Georg savait déjà de quoi il parlait. « Je me sentais juste comme si… comme si je me noyais. Je me sentais toujours comme si je me noyais et je voulais juste sortir ma tête de l’eau. Mais ça n’aurait pas dû arriver comme ça ; j’étais imprudent et maintenant il y a des questions et je ne peux pas mentir. »

« Bill, » dit Georg désespérément. Après tout ce baragouinage qui avait apparemment été une explication, il était plus confus qu’il l’avait été au début. « Je ne comprends pas. »

Bill le regarda. « Je ne peux pas lui faire face, » dit-il simplement. « Je ne sais pas à quoi je pensais, mais ce n’était pas vrai, et maintenant il a des questions auxquelles je ne peux pas répondre. »

« Tu te caches de Tom ? » L’idée semblait absurde ; pourquoi est-ce que Bill se cacherait de Tom ? « Pourquoi ? »

Une idée traversa l’esprit de Georg, le raisonnement le plus absurde derrière le secret de Bill, mais Georg la repoussa brusquement avant que ça ne puisse complètement prendre forme. Les jumeaux étaient parmi ses amis les plus proches ; il ne devrait pas penser ça d’eux, peu importe combien de leurs fans pensaient que c’était hot.

« Tu n’es pas obligé de me le dire, » dit-il finalement. « Et tu peux te cacher ici aussi longtemps que tu en as besoin, mais pendant que tu le fais, je veux que tu te rappelles de deux choses, okay ? Premièrement, la tournée va bientôt commencer, donc tu devras finalement passer au dessus de ce qu’il y a dans ta tête. Et deuxièmement… comment tu te sentirais si tu ne pouvais pas avoir un mot de Tom ? A quel point est-ce que tu serais affolé ? »

Bill fronça les sourcils à Georg, bien qu’il eût en quelque sorte révélé Bill en apportant de la logique à la conversation, et Georg sourit juste, donnant un petit coup à son genou. Il se leva, laissant Bill ruminer ses pensées, et partit se trouver quelque chose à grignoter.

* * *


Georg n’avait aucune idée de si Bill avait agi par rapport à ses mots ; il n’avait aucune idée de s’il avait eu pitié de son pauvre frère et s’il l’avait appelé ou pas, mais si c’était le cas, la conversation n’avait pas dû tourner très bien. Comme Georg l’avait prédit, Bill avait fini par rester avec lui encore cette nuit-là, et il était, si c’était possible, encore plus malheureux, rampant dans le lit de Georg, comme il l’avait fait la nuit précédente, larmes ou pas.

Voir Bill comme cela déchirait profondément le cœur de Georg. C’était tellement évident que Tom manquait à Bill et plus il restait loin de Tom, plus il avait l’air de devenir agité et dépressif. Mais même avec tout ça, il refusait de rentrer à la maison ; peu importe de quelles questions il avait peur, peu importe quel secret il gardait, ça le gardait obstinément loin de ce qu’il voulait le plus. Georg ne comprenait pas vraiment cela, mais de toute façon il ne comprenait rien à ce qu’il se passait dans la tête de Bill.

Il ne pouvait pas mettre Bill dehors, pourtant. Même s’il pensait vraiment que Bill devait faire face à ses problèmes, peu importe ce qu’ils étaient, de front, il ne pouvait pas rejeter son ami. Donc, il laissa Bill rester, et il essaya de l’aider de n’importe quel moyen. En parler n’avait pas l’air d’aider tant que ça ; les explications énigmatiques de Bill ne faisaient qu’empirer les choses, laissant Georg pour perdu.

Ca ne l’empêchait pas d’essayer de les déchiffrer, pourtant. Il était obsédé par cela durant toute la journée, y compris pendant l’après-midi. Il était en train de ranger le bazar de son déjeuner tardif quand il entendit quelque chose vibrer dans le salon. Il n’y avait rien qui puisse dire si c’était son téléphone ou celui de Bill, alors il s’arrêta et attendit de voir si quelqu’un décrocha. Le vibrement se stoppa un moment après, mais il n’entendit pas la voix de Bill dans l’autre pièce, et après avoir écouté quelques secondes, il entendu le vibreur se mettre en route une nouvelle fois.

Soupirant, Georg retira ses mains de l’eau qui avait servi à faire la vaisselle et les sécha, allant jusqu’au salon pour trouver la source du bruit. Bill était endormi sur le canapé et là, sur la table basse, était le téléphone de Bill, vibrant toujours. Georg fronça les sourcils et avança rapidement jusque celui-ci ; pendant qu’il l’avait pris et regardé l’écran, ça s’était arrêté, et maintenant, tout ce que ça disait était Appel Manqué. Il jeta un œil à Bill, blotti sous un vieil édredon qu’il avait mis dans les alentours pour les froides nuits d’hiver, et puis ouvrit le téléphone.

Il y avait une douzaine d’appels manqués et une boîte de réception pleine de messages, parfois lus ou non, mais tous venants de Tom. Une voix dans le fond de son esprit dit à Georg qu’il était en train d’envahir la vie privée de Bill, mais il était désespéré et espérait qu’il y ait quelque chose dans les messages qui l’aideraient à savoir ce qu’il se passait. Il décida d’ignorer sa conscience et sauta de message en message, de n’importe quelle manière.

Bill ?

Où es-tu ?

Hey, pourquoi tu ne réponds pas à mes coups de téléphone ?

Est-ce que quelque chose est arrivée ?

Tu vas bien ?

Bill, s’il te plait.



Apparemment, le conseil de Georg avait été pris au sérieux et Bill avait finalement appelé son frère, car le prochain message disait, tu ne peux pas juste dire ça et raccrocher, Bill.

Qu’est-ce que j’ai fait ?


Georg entendit le son du froissement de tissu et il referma rapidement le téléphone, baissant le regard vers Bill. Son estomac retomba quand il vit Bill le regarder fixement, ne dormant plus. Rapidement, il remit le téléphone sur la table, comme si le remettre là où il l’avait trouvé rendait moins grave le fait qu’il avait espionné Bill.

« Je ne… Je veux dire, je n’étais pas… » Georg regarda Bill d’un air impuissant, pas sûr de ce qu’il avait à dire.

« Il n’est même pas en colère après moi. » dit Bill doucement, s’asseyant. Il avait l’air fatigué ; pas juste physiquement, mais émotionnellement aussi. « Tu as remarqué ? Je me suis caché de lui pendant deux jours, mais il n’est pas furieux. »
Georg déglutit bruyamment, s’asseyant à côté de lui alors que Bill le regardait avec les mêmes grands yeux qu’il avait vus durant les deux derniers jours. « Il s’inquiète pour toi. » dit Georg. « Tu ne peux juste pas t’enfuir sans lui dire. »

« Je sais. » Bill baissa le regard vers ses genoux, les larmes glissant le long de son visage. « Je ne pouvais juste pas… C’est trop. C’est trop et pas assez. Comment est-ce que quelque chose peut être trop et à la fois, ne pas être assez ? »

« Je ne sais pas, » admit Georg. « Peut-être que si tu me dis, je peux essayer de comprendre ? »

Bill secoua la tête rapidement. « Je ne peux pas. Personne ne peut savoir. »

« Bill. » Georg fila plus près de lui, atteignant la main de Bill et fut soulagé quand Bill le laissa la prendre. « Tu n’es pas obligé de tout me dire. Tu n’es pas obligé de me dire. Mais tu as besoin de parler à quelqu’un ; tu ne peux pas garder ça, peu importe ce que c’est, à l’intérieur de ta tête. Ca t’affecte clairement, et pas dans le bon sens. Tu vas te rendre fou comme ça. »

« Je ne peux pas, » répéta-t-il, laissant sortir un petit son brisé. « Je ne veux pas que tu me détestes, je ne veux pas que quelqu’un me déteste. »

Malgré ses mots, Georg pouvait dire que son insistance était en train de briser la résolution de Bill, et c’était la chose la plus révélatrice de tout. Si Bill ne voulait pas que Georg sache, sa résolution serait seulement plus forte, mais elle ne l’était pas et cela voulait dire que Bill voulait parler. Quoi que c’était, il en avait marre de le garder pour lui-même, peu importe à quel point il savait qu’il le devait, et cela donna à Georg la confiance de continuer à le pousser.

« Rien de ce que tu es capable de faire ne me ferait te détester, Bill. » dit-il, serrant sa main.

Ca n’avait pas du tout l’air de le rassurer, et Georg pensait qu’il ressortirait encore une fois de la conversation sans réponses, mais ensuite Bill rampa jusqu’à Georg, refermant la distance entre eux. Il donna à Georg un regard d’appréhension, avant de l’étreindre fermement par le côté.

« Tu es tellement bon pour moi, » chuchota Bill directement dans son oreille. « Tu prends soin de moi, même quand tu ne sais pas ce qui ne va pas, et tu es tellement patient avec moi. Tu es le meilleur ami que je pourrais demander. »

Bill fit une pause et Georg pouvait entendre sa respiration difficile, réalisant que Bill était nerveux, mais avant qu’il ne pût demander pourquoi, Bill demanda, « Pourquoi je ne pourrais pas être amoureux de toi, plutôt ? »

Bill se retira pour évaluer sa réaction et Georg le fixait, se demandant si ce qu’il pensait était vrai ou si son esprit était en train de sauter à la conclusion la plus étrange qu’il pouvait avoir. Bill sembla comprendre le message, car il hocha la tête très doucement, et ensuite Georg comprit.
Oh.

Ca avait du sens. Ca avait plus de sens que ce que pensait Georg, en fait. Il sentait que, normalement, il aurait dû flipper à ce moment. C’est ce que n’importe quelle personne responsable aurait fait si elle était confrontée au fait que l’un de leurs meilleurs amis était amoureux de son frère jumeaux, n’est-ce pas ? N’est-ce pas ?

Il ne l’était pas, cependant. Bien sûr, il était surpris. Jamais, en un million d’années, ne s’était-il attendu à ce que quelqu’un lui confit cela. La confidence elle-même, cependant, ne le surprenait pas, en fait ; ça confirmait toutes les pensées et théories auxquelles Georg ne s’était pas autorisé à penser. Il voulait être alarmé par son manque de surprise, et probablement s’éterniser sur le fait que sa morale merdait, mais Bill était à genoux si près de lui, regardant Georg avec une expression de crainte, et chacun des scrupules qu’il avait avec sa morale devrait être mis de côté pour plus tard.

« Wow, » dit-il, déglutissant. Il se trouva ensuite à hocher la tête. « Okay. Wow. »

« Je suis désolé, » Bill mordit sa lèvre, ayant l’air si bouleversé que tout ce que Georg voulait faire était de le serrer dans ses bras et le cacher plus loin, là où ses problèmes ne l’atteindraient pas. « J’ai essayé de ne pas tomber amoureux. J’ai essayé de me dire que c’était juste parce que nos vies étaient si agitées et faire assez confiance à n’importe qui d’autre pour sortir avec est impossible, mais ce n’est pas vrai. J’aurais pu tomber amoureux de Andi ou Gustav ou n’importe qui d’autre sauf lui. Ca n’a pas été le cas, cependant. Parce que… Je ne peux pas imaginer aimer quelqu’un d’autre comme j’aime Tom. Je ne peux pas imaginer avoir besoin de quelqu’un comme j’ai besoin de Tom. »

« Hey, » Georg serra la main de Bill et chercha le regard de Bill jusqu’à ce qu’il l’ait. « Tu n’as pas besoin de m’expliquer quoi que ce soit à propos de ça ; il n’y a pas besoin de s’excuser, okay ? Personne ne peut contrôler de qui on tombe amoureux. »

Bill hocha la tête, même si les larmes envahissaient ses yeux. « Je voudrais juste qu’il ressente la même chose, » murmura Bill. « Je voudrais ne pas avoir à me cacher de lui… Je n’ai jamais voulu me cacher de Tom. »

C’était l’une des déclarations les plus vraies que Georg ait jamais entendues.

« Tu ne peux pas faire ça encore très longtemps, de toute façon. » rappela-t-il à Bill, souriant un peu tristement. « Il va un jour finir par venir te chercher. Plus tu attends, plus ce sera gênant. »

« Je ne peux pas rester ici pour toujours ? » demanda Bill d’une petite voix.

« Pour toujours ? » Georg rit. « Bill, ça fait seulement un jour et demi et tu es misérable. Tu ne tiendrais pas ici pour toujours. »

« Ouais. » Bill baissa les yeux vers ses mains, mais il ne dit rien de plus. Il était en train de retourner dans son petit monde de démenti temporaire, où il pouvait rester aussi longtemps qu’il voulait et où il se disait que Tom ne lui manquait pas autant que c’était en fait le cas.

Georg soupira un peu pour lui-même. C’était évident que Bill ne voulait pas faire face aux conséquences de sa décision particulière. Il n’avait pas l’air plus près du tout à retourner à la maison et faire face à Tom qu’avant la conversation. S’il avait l’air de vouloir un peu plus de temps à lui avant que la tournée ne démarre et qu’il ne vive devant un million d’autres gens, il allait devoir réparer lui-même les choses entres les jumeaux.

Comment est-ce qu’il s’était fourré là-dedans ?

* * *

Au moment d’aller au lit ce soir là, Georg avait quelque chose qui ressemblait à un plan ; enfin, si on pouvait appeler aller à la maison des jumeaux et faire en sorte que Tom revienne avec lui – ce qui prendrait sûrement juste la mention de, « hey, au fait, Bill se cache chez moi ; t’veux venir le chercher ? » - un plan. Il n’avait vraiment aucune idée de quoi faire à part ça. Parler à Bill n’avait pas l’air de fonctionner très bien, depuis que Bill se rappelait seulement des questions qui viendraient en faisant face à Tom à nouveau et ensuite il ne servait plus à rien. Questions voulaient dire que Bill finirait probablement par confier la vérité à Tom et dans l’esprit de Bill, cela voulait dire perdre son jumeau. Georg ne voyait pas en quoi c’était différent de Bill se cachant chez lui, puisque dans les deux cas il n’avait pas Tom, mais il y avait l’air d’avoir une grande différence dans l’esprit de Bill.

Bill rampa dans le lit avec lui, comme il l’avait fait les deux nuits précédentes, se blottissant juste contre Georg. Alors que Georg s’installait avec Bill pressé contre son côté, il sentait qu’il en savait assez pour demander, « donc, quand tu as dit que tu ne peux pas dormir seul… ? »

A côté de lui, Bill fut silencieux assez longtemps pour que Georg croie qu’il n’aurait pas de réponse à sa question. « On dort ensemble, » admit-il finalement. « Toutes les nuits, Tom et moi dormons dans le même lit. »

Georg fronça les sourcils. « Et tu n’es pas… ? Je ne comprends pas. »

« Ce n’est pas à propos de sexe. » murmura Bill. « C’est à propos de la proximité. C’est à propos du fait de l’avoir avec moi autant que possible, à propos de le voir et de le toucher. On est tellement ensemble, toute la journée, toutes les nuits, et ça n’a jamais eu l’air bon de dormir dans des lits séparés. Donc on ne l’a pas fait. C’est pourquoi… pourquoi c’était trop pour moi. Parce qu’il me tient contre lui toutes les nuits et il me dit à quel point il m’aime et c’est juste… tellement accablant d’avoir ça et de ne pas l’avoir m’aimant comme je l’aime. »

« Je suis désolé, » dit Georg sincèrement. Ca sonnait comme une existence aigre-douce ; d’être béni par votre âme-sœur, de la connaitre si sûrement, et de ne pas l’avoir qui vous aime de la même façon que vous l’aimez. Pas étonnant que Bill se sente comme s’il se noyait tout le temps ; pas étonnant qu’il ait finalement craqué et essayé de s’enfuir. Vous pourriez seulement vivre avec un amour non-partagé si longtemps qu’il deviendrait trop et Bill avait géré ça beaucoup plus longtemps que Georg aurait pu.

« Ne le sois pas. » dit Bill, le serrant en quelque chose qui ressemblait à un câlin. « Tu n’as rien fait à part m’aider. »

Les mots amenèrent son esprit à ce que Bill lui avait dit plus tôt ce jour-là, en confessant son amour pour son jumeau. « Tu espèrerais vraiment pouvoir être amoureux de moi ? » demanda-t-il avant de pouvoir s’arrêter. Même s’il faisait noir, Georg pouvait toujours sentir le regard incrédule qu’on lui lançait. « Hey, il fallait que je demande. »

Bill fit un bruit qui rendait évident le fait qu’il levait les yeux au ciel, mais au lieu d’une réponse sarcastique, il répondit honnêtement. « Non, » il fit une pause. « Mais parfois je voudrais que ça soit le cas. Je voudrais pouvoir imaginer aimer quelqu’un d’autre que Tom. »

Georg ne dit rien, il fixa juste le plafond dans le noir. Que pouvait-il dire à ça ? Il n’avait aucune idée de ce que Bill traversait ; il n’y avait aucun moyen qu’il puisse se sentir concerné par la relation que les jumeaux avaient, surtout quand l’un était amoureux de l’autre.

Il resta allongé éveillé, longtemps après que Bill se soit finalement endormi, se demandant si même aller voir Tom aiderait. Comment pouvait-il expliquer l’absence de deux jours de Bill d’une façon qui satisferait Tom ? Est-ce qu’il serait capable de les aider ou est-ce que le moment de faiblesse de Bill creuserait un fossé entres eux pour toujours ?

Il espérait sincèrement que ça n’était pas le cas.

* * *

Georg fut réveillé tôt le matin suivant, se glissant doucement hors de son lit. Il s’habilla rapidement et écrivit une petite note à Bill, avant de sortir. Le trajet jusqu’à la maison des jumeaux dans la banlieue d’Hambourg fut long et silencieux ; la musique ne faisait que fausser les pensées de Georg et il se sentait pourtant comme s’il devait se préparer autant que possible avant d’arriver là-bas. Ca n’avait pas l’air d’aider, cependant, parce qu’il ne se sentait pas plus préparé quand il arriva dans l’allée des jumeaux que la veille, quand il avait décidé qu’il était temps d’agir entres eux.

Ca lui prit plusieurs minutes après qu’il ait arrêté sa voiture de réunir le courage pour en sortir. Il n’était pas sûr de si c’était la bonne chose à faire, de se mettre entres les jumeaux et s’impliquer dans leurs problèmes, mais Bill l’avait amené là-dedans, et depuis, le plus jeune des jumeaux n’avait montré aucun signe à propos d’avouer sa décision. Il était temps que quelqu’un fasse quelque chose.

Dans un soupir, il monta les marches de l’entrée de leur maison, tendant la main pour appuyer sur la sonnette. Il le fit sans penser, parce qu’une seconde de suppositions de plus et il aurait fait demi-tour et serait reparti chez lui et ça n’aurait rien accompli du tout.

De l’intérieur, il entendit l’écho de la sonnette partout dans la maison et immédiatement, un mélange d’aboiements graves et aigus se fit entendre, les quatre chiens des jumeaux s’énervant. Les aboiements se firent plus proches de la porte d’entrée et puis celle-ci s’ouvrit à la volée. Tom était là, faisant taire les chiens qui étaient juste sur ses talons. Il était midi, mais Tom avait toujours l’air d’être dans quelque chose qui ressemblait à son pyjama – un pull blanc sans-manche miteux qui était au moins deux tailles trop large et un pantalon de jogging gris. Alors qu’il relevait son regard vers Georg, le bassiste ne pouvait pas s’empêcher de remarquer les poches sous ses yeux, comme s’il n’avait pas eu une nuit décente depuis plusieurs jours. Il avait l’air tout à fait misérable, quoique Georg puisse dire qu’il n’essayait pas de le cacher.

« Hey, » dit Georg, souriant. « Mauvais timing? »

Tom essaya de sourire et ne réussit qu’à moitié. « Non, entre. »

Georg entra à l’intérieur, laissant la porte se refermer derrière lui, alors que Tom se reculait dans la maison des jumeaux, les chiens suivant avec obéissance leur maître. La forte odeur de produits de nettoyage frappa le nez de Georg, devenant seulement plus forte alors qu’il suivait Tom plus loin dans la maison. Tout était impeccable ; Tom avait fait la poussière, balayé, passé la serpillère, passé l’aspirateur, organisé chaque centimètre de la maison, d’après ce que Georg pouvait voir. Est-ce que c’était la manière dont Tom gérait l’absence de son jumeau ? S’occupant méticuleusement, obsessionnellement, nettoyant tout ce qu’il y avait en vue ?

Tom s’assit sur le canapé, Georg prenant le fauteuil à son opposé, observant alors que les plus petits chiens sautaient pour blottir leurs têtes sur les genoux de Tom et les plus grands chiens se pelotonnaient près de ses pieds. Tom s’éclaircit la gorge.

« Bill, uh… » Il se gratta la nuque, évitant soigneusement le regard de Georg. « Bill passe la journée avec Andi, donc j’ai pensé faire le ménage. Tu sais comment il est. »

Ca sonnait si ordinaire, si plausible, et Georg ne pouvait s’empêcher de se questionner, toutes les fois où il avait entendu des choses similaires venant de Tom, combien étaient vraies et combien camouflaient les fois où les jumeaux se disputaient et étaient chacun dans leurs coins séparés ?

« Tom, » dit-il, décidant de prendre en pitié le plus vieux des jumeaux. « Bill était chez moi ces derniers jours. »

Les yeux de Tom s’élargirent et la couleur jaillit sur son visage alors qu’il réalisa qu’il avait été pris dans son mensonge. Il ne s’excusa pas, et une part de Georg ne fut même pas surprise de cela.

« Pourquoi ? » demanda Tom, à la place, se penchant un peu sur le côté, essayant de ne pas déranger les chiens sur ses genoux. « Est-ce qu’il t’a dit ? Parce qu’il ne me parlera pas. Il ne répondra pas à mes appels ou messages… Je veux juste savoir ce que j’ai fait. »

Il regarda Georg sincèrement, ouvertement, et toute la douleur, tout le trouble, qu’il avait vu en Bill les derniers jours, Georg le vit parfaitement juste là dans les yeux de Tom. Tom était juste aussi perdu sans son jumeau que Bill l’était.

« Il est… c’est compliqué. » Georg soupira.

« Ca l’est foutrement pas ! » Tom explosa, sortant du canapé, faisant japper et s’en aller ses animaux. Georg se rassit, regardant Tom, choqué. « C’est mon jumeau ! Rien n’est putain de compliqué à propos de ça ! Pourquoi est-ce qu’il ne me parle pas ? Pourquoi est-ce qu’il ne me dit pas ce qui se passe ? Et pourquoi est-ce qu’il est putain d’allé à toi ? Pourquoi est-il avec toi quand il devrait être avec moi ? Comment est-ce que… »

Tom hésita soudainement et Georg pouvait pratiquement imaginer la roue tourner dans sa tête alors qu’une nouvelle pensée lui apparaissait. La douleur monta rapidement sur le visage de Tom. « Est-ce qu’il est… est-ce qu’il se passe quelque chose entre vous les gars ? » demanda-t-il, son visage se durcissant. « Est-ce que c’est ça ? Est-ce qu’il a peur de me dire qu’il est… qu’il veut être avec toi ? Es-tu amoureux de Bill ? »

« Quoi ? Non ! » Georg fixa, abasourdi, Tom, se demandant précisément comment est-ce qu’il pouvait sauter à cette conclusion.

Tom n’avait pas l’air de le croire, lançant un regard furieux à Georg avec ses bras croisés. Son visage était assombri par une émotion que Georg mit une bonne minute à reconnaitre, mais quand ce fut le cas, il se sentit vaciller. Il avait vu cette expression un millier de fois, à la télévision, sur les visages des ex petites-amies chaque fois que Georg était pris en embuscade par des filles fans excitées, et en y réfléchissant bien, c’était une expression qu’il avait vu, pas encore reconnue, sur le visage de Bill chaque fois que des filles flirtaient avec son jumeau.

Tom était jaloux. Tom était jaloux de lui, de la perspective que Bill pourrait vouloir être avec Georg, que Georg pourrait avoir Bill de cette façon spéciale, cette même façon dont Tom ne pouvait pas ; et puis Georg fut frappé par une pensée folle. Tom était amoureux de Bill, aussi. Il voulait rire, et en même temps, il voulait embrasser ses deux meilleurs amis, et lui-même. C’était si évident ; tout était si évident.

Comment est-ce qu’aucun des jumeaux ne l’avait remarqué avant ? Comment est-ce qu’il ne l’avait pas réalisé plus tôt ? Était-ce parce qu’il ne voulait pas se sentir comme un idiot à l’esprit mal tourné, inventant la preuve que ses meilleurs amis jumeaux étaient amoureux l’un de l’autre ? Était-il trop effrayé de trahir les jumeaux d’une façon ou d’une autre qu’il avait manqué tous les signes ? Et les jumeaux – étaient-il trop accaparés à s’inquiéter de s’ils étaient évidents dans leurs affections qu’ils en avaient manqué les signes qui prouvaient que leurs sentiments n’étaient pas à sens unique ?

Georg laissa une main glisser le long de son visage. « Tom, tu as tout faux, » dit-il, secouant la tête. « Assieds-toi. Je vais t’expliquer, je te le promets. »

Tom n’avait pas l’air sûr, mais il fit comme il lui était demandé, s’installant sur le canapé.

« Bill est amoureux, d’accord, » dit Georg. « Mais pas de moi… »

Georg expliqua, aussi délicatement qu’il le pouvait, la situation à Tom. Il inclut tout, de Bill se montrant à sa porte d’entrée en larmes jusqu’à la calme confession de ses sentiments pour Tom et la crainte de Bill de rentrer à la maison. Tom accepta tout sans sourciller, masquant son expression alors qu’il écoutait tout ce que Georg avait à dire. Le bassiste n’avait aucune idée de comment se sentait Tom alors qu’il se tût finalement ; Tom ne dît rien, il resta juste là, fixant un point dans le vide sur le sol.

Il leva finalement le regard vers Georg, et au lieu de confirmer les soupçons de Georg ou de demander n’importe quelles questions, il dît simplement, « Je veux voir Bill. »

Georg hocha lentement la tête. « Okay. »

* * *


Le trajet du retour jusqu’à la maison de Georg fut silencieux. Après avoir demandé à voir Bill, Tom ne voyait plus l’intérêt de dire quoi que ce soit d’autre. Il avait sauté dans la voiture de Georg avec lui et fixait l’extérieur de la fenêtre depuis. Georg comprenait qu’il voulait être dans sa propre bulle ; il avait beaucoup à ruminer après ce que Georg lui avait dit, mais le silence de Tom ne le mettait cependant pas à l’aise. Plus Georg était laissé avec ses propres pensées, plus il se demandait s’il avait prit la bonne décision. Avait-il seulement imaginé la jalousie de Tom ? Est-ce qu’il voulait tellement réparer la situation entres eux qu’il avait fabriqué quelque chose dans son propre esprit ?

Il espérait que non. Il espérait de toutes ses forces qu’il avait eu raison. Le futur du groupe était dans la balance et en dépendait, le bonheur de Bill en dépendait, et le seul qui pouvait assurer un futur brillant était Tom, mais le plus vieux des jumeaux ne laissait rien transparaitre. Son visage était un parfait masque d’indifférence durant le chemin entier jusqu’à la maison de Georg, laissant Georg suer sur sa décision et s’inquiéter à propos du futur de tout.

Ils roulèrent dans l’allée bien plus tôt que Georg n’aurait aimé et aussitôt qu’ils furent arrêtés, Tom sauta en dehors de la voiture, tout en courant vers la porte d’entrée. Georg sauta après lui, accélérant pour suivre les grandes et pressées enjambées de Tom.

« Attends, attends, » Georg empoigna l’épaule de Tom, le poussant avant qu’il n’ait pu ouvrir la porte. « Ne le prends pas au piège. »

Tom ne dit rien, son regard restant fixé, et Georg bougea de façon hésitante derrière lui, ouvrant prudemment la porte et entrant dans sa maison.

« Bill ? » appela-t-il. « Où es-tu ? »

Tom entra derrière lui, fermant la porte juste quand Bill répondit, « Dans la cuisine ! »

Georg jeta un coup d’œil à Tom, mais le plus vieux des jumeaux allait déjà vers la cuisine. Georg ne pouvait rien faire d’autre que de suivre ; il savait que les jumeaux avaient besoin de leur espace privé, mais il n’avait toujours aucune idée de ce qu’il se passait dans la tête de Tom et il devait être sûr qu’il avait fait la bonne décision. Il devait être sûr que tout irait bien.

Tom alla droit dans la cuisine, pendant que Georg s’installait juste près de l’entrée, où il était caché de la vue des jumeaux, mais pouvait toujours jeter un coup d’œil en coin et voir ce qu’il se passait.

De sa place de l’autre côté de la cuisine, Bill devait avoir entendu les pas de son jumeau, car il se tourna juste au moment où Tom entra dans la cuisine.

« Hey, où étais-tu – » Bill s’arrêta net quand il vit Tom, ses yeux s’élargissant.

Tom ne s’arrêta pas, pourtant, et alla droit à Bill jusqu’à ce qu’il vit son jumeau reculer. Tom s’arrêta net, à quelques pas de Bill, et ils se fixèrent. Georg pouvait voir la bataille en Bill, se battant entre son instinct naturel qui était d’aller étreindre Tom et être près de lui ou son instinct de fuir ses problèmes.

Bill respira un bon coup et demanda, « Comment est-ce que… ? »

« Georg, » dit Tom. « Il est venu et m’a amené… il m’a tout dit, Bill. »

Un éclair de trahison traversa le visage de Bill et cela donna un coup dans la poitrine de Georg, se sentant coupable ; il pouvait seulement espérer que ça finirait assez bien pour que Bill le pardonne. « Il t’a tout dit ? »

Tom hocha la tête. « Tout. »

Bill geignit doucement, se reculant plus loin de son jumeau jusqu’à ce que son dos ne heurte le comptoir, Tom le suivant à chacun de ses pas.

« Je suis désolé, » dit Bill, tordant frénétiquement ses mains en face de lui. « Je suis désolé, j’ai essayé de faire en sorte que ça n’arrive pas, j’ai vraiment essayé, Tomi, s’il te plait ne me déteste pas – »

Tom saisit le visage de Bill entre ses mains, se pressant juste contre son jumeau. Les mots de Bill avaient l’air de mourir dans sa gorge.

« Comment est-ce que tu as pu penser que je te détesterais ? » chuchota Tom, caressant gentiment la joue de son jumeau. « Comment est-ce que tu as pu penser que j’étais même capable de te détester ? »

« Tu devrais, » dit Bill, alors qu’il se penchait dans le touché de Tom. « Tu devrais me détester. Je suis dégoûtant. »

« Tu ne l’es pas. » Tom grogna ; Georg ne pouvait pas voir son visage, le plus vieux des jumeaux lui tournait le dos, mais il imaginait qu’il s’assombrissait de colère, si on s’en tenait au durcissement de sa voix. Tom secoua la tête, reprenant le contrôle de ses émotions, et puis il dit, d’une façon plus douce cette fois, « … si tu es dégoûtant, alors je le suis aussi. »

Bill n’eut pas le temps d’envisager ce que cela voulait dire et vraiment, il n’en avait pas besoin. Tom montra à son jumeau exactement ce qu’il voulait dire quand il se pencha et pressa un timide baiser sur les lèvres de Bill. C’était chaste et tendre et Tom se retira seulement quelques secondes après l’avoir approfondi. Bill, qui avait été figé durant ces quelques secondes, émit un bruit de protestation et ramena Tom à lui, pressant leurs lèvres ensembles à nouveau.

Rien à propos de ce second baiser n’était timide ; la réponse de Bill semblait faire des étincelles en Tom et il bougea sa bouche durement contre celle de Bill, chaque petit mouvement montrant son désespoir. Bill répondit avec une ferveur égale, empoignant les tresses de Tom pour le tenir en place alors qu’il gémissait dans sa bouche.

Georg cligna des yeux, bouleversé par le raz-de-marée d’émotions que la scène devant lui avait causé. Il était choqué et content et soulagé, tout en même temps, il se rendit soudainement compte de la gêne grandissant rapidement dans le creux de son estomac. Les jumeaux étaient là, dans un moment privé, un moment qui devrait se passer juste entre eux, et il les espionnait, s’immisçant dans quelque chose de sacré.

Il se recula rapidement de l’entrée, se tournant pour se diriger vers le salon. C’était évident que son pressentiment à propos de Tom avait été bon, et Dieu merci pour ça, et maintenant Bill allait aller bien.

Tout allait aller bien.

Fin.
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Neede
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Dim 16 Mai - 12:07

Woh Anne-Cha *-*
Tu traduis super bien quoi. Ca vaut le coup d'avoir attendu longtemps *se sent nule*


Je trouve Georg trop mignon, et je me suis surprise à vouloir du Biorg :'O
Il est trop protecteur envers Bill & tout, puis c'est cool qu'il aie accepté aussi facilement que Bill soit amoureux de Tom.

Je trouve quand même dommage que ça soit allé si vite! Parce que bam, Georg explique à Tom la situation, Bam Tom vient voir Bill et l'embrasse oô.
Enfin.. Je présume qu'il y avait pas d'autre solution xd


Et Bill j'avais trop envie de lui faire des câlins éè. Il me faisait trop mal éè


Enfin bref, j'ai adoré.
et bravo Anne-Cha <3
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Dine
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Dim 16 Mai - 12:36

Huhuuu *rougis pour le 'superbe Dinou'*
ce fût un plaisir jolie Cha I love you
comme je t'ai dit, j'ai vraiment pas fait grand-chose, y avait pas énormément à changer et très peu de fautes!
alors, pour un OS aux phrases complexes (et chiantes) à traduire, je m'incline *fait une courbette*
je suis contente que mes annotations t'aient plus Razz

je t'ai déjà dit ce que je pensais de l'histoire, j'ai trouvé ça trop ** et ;___;

merci de m'avoir laissée être ta bêta et bravo *-*
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yaniti
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Dim 16 Mai - 13:36

J'aime bien, la détresse de Bill et l'approche loin d'être en dentelle de TOm lol. Georg est trop un ami formidable je trouve MDR
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Chachouille
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Dim 16 Mai - 13:59

I love you I love you I love you

Cet OS était parfait, ta traduction était parfaite, tout était parfait

*ne sait pas quoi dire d'autre*

Ca m'a trop bouleverséééée ;__; I love you
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La£ti
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Dim 16 Mai - 14:53

Je plussois Yaniti.
La detresse de Bill est boulversante. Et Tom et ses gros sabots. Classe!
Georg est super, il gère.

Et bien, pour une première traduction, chapeau bien bas, jeune fille What a Face
Continue comme ça <3
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Fendiguss'
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Dim 16 Mai - 18:16

C'est tellement beau <3 :'D

On ressent tout, et j'aime quoi (L')
Merci :3
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Jess
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Dim 16 Mai - 22:13

ouah c'est superbement traduit, félicitation Anne-cha'!!

j'aime le role de Georg dans cet os, il est extra, c'est un bon ami protecteur et compréhensif.
Bill m'a vraiment fait de la peine j'avais envie d'aller chercher Tom et de le lui amener.

merci pour la traduction!
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Anne -Chaa*
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Dim 16 Mai - 22:24

Leslie > Bah, Tom était déjà amoureux de Bill, sans savoir que c'était réciproque. Donc quand Georg lui a tout dit, il allait pas attendre 30 ans quoi.. !

Merciiii les filles, ça me fait plaisir ce que vous dites (Chouille *-*) :'DD <3.
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April.
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Dim 16 Mai - 23:58

Aaah
C'était trop triste et trop mignon à la fin *_____*
Tu traduis trop bien A.Chaa et c'était trop bouleversant.

Oh mon dieu, je sais pas quoi dire éè Merci <3
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Lun 17 Mai - 0:09

Owh c'est mignon j'aime bien Smile
Sympa la trad' ^^
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Anne -Chaa*
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Mar 18 Mai - 21:21

Merci pour vos commentaires les filles, ça me fait plaisir (:
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Tiphaine
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Ven 28 Mai - 0:02

O____________________O

Tu postes sans me le dire ? Comment j'vais trop t'engueuler :'OO

Je lirai demain uu

Edit : Cet OS est trop ububu, putain .__. Non mais, il est trop beau, trop triste, et trop trop beau, et trop beau aussi et voilà I love you
Putain mais j'imagine trop tout quoi, Bill qui arrive en pleurs, Tom qui s'acharne sur le ménage pour essayer de faire passer la pilule, et le fait qu'ils souffrent autant quand ils sont éloignés ... Mais putain quoi <3
Et ce passage :
Citation :
« Ce n’est pas à propos de sexe. » murmura Bill. « C’est à propos de la proximité. C’est à propos du fait de l’avoir avec moi autant que possible, à propos de le voir et de le toucher. On est tellement ensemble, toute la journée, toutes les nuits, et ça n’a jamais eu l’air bon de dormir dans des lits séparés. Donc on ne l’a pas fait. C’est pourquoi… pourquoi c’était trop pour moi. Parce qu’il me tient contre lui toutes les nuits et il me dit à quel point il m’aime et c’est juste… tellement accablant d’avoir ça et de ne pas l’avoir m’aimant comme je l’aime. »
Bubuuuuuu ;___; Mais, je l'imagine trop aussi ! Et c'est tellement affreux quoi ! Pauvre Bill, et Georg est un super ami, il est trop parfait <3
Et bref, c'est peut être bizarre, mais cet OS fait vraiment réel quoi, c'est très réaliste et voilà.
Je l'aime vraiment trop, il est absolument magnifique I love you

Mon Panda d'Anne-Cha t'as fait un putain de bon boulot, non sérieux j'm'incline trop I love you Very Happy Bravo bravo et merci :'3
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Sam 29 Mai - 13:13

Uhh, encore trop pardon d'avoir oublié de te prévenir éè
Merci pour ton commentaire; ça me fait trop plaisir ce que tu dis là <3 Smile
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Clarinett
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   Sam 12 Juin - 21:00

Han, putain, la tension pendant tout l'OS. Jusqu'à ce que Tom embrasse Bill, limite j'me bouffais pas les lèvres quoi ! En plus, moi j'suis conne, et sérieusement, j'ai pas du tout envisagé le Bill amoureux de Tom qui ose pas lui dire. J'm'attendais à toute genre "il m'a trompé/il sort avec une autre/j'l'aime pas", mais pas "merde, j'suis amoureux de mon frere !"

Breuf, un superbe OS. Et la fin coupe pas tout. Justement, après tant de tensions, une fin comme ça, qui lache tout, c'est juste tout bien *-*

Merci beaucoup de cette jolie traduction, et bravo à l'auteur :')
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MessageSujet: Re: Secrets Gardés, par Hemo.   

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Secrets Gardés, par Hemo.
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