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 [Vacancières] OS # 10 - Les opposés s'attirent

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Sasha
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MessageSujet: [Vacancières] OS # 10 - Les opposés s'attirent   Ven 16 Oct - 17:14

Les opposés s'attirent.






Les quatre garçons étaient somnolents, affalés par terre ou sur les canapés du tourbus qui ronronnait doucement au rythme de l'autoroute, les emmenant dans une ville, encore nouvelle et inconnue. Ils étaient tous plutôt raides, les nerfs à vif. La chaleur les avait assomés, la fatigue du concert se faisait pleinement ressentir maintenant qu'ils étaient au calme mais la pression du prochain commençait à faire surface. Ils étaient à bout, nerveux et émotifs (ce qui ne modifiait pas tellement le comportement de Bill). La fin de la tournée serait certainement un des meilleurs moments de leur vie, pensaient-ils. La promiscuité masculine se faisait de plus en plus difficile aprés trois ans de cohabitation, et surtout dans un endroit tel qu'un bus où les instants d'intimité sont inexistants, tels une oasis en plein désert. Gustav suffoquait (et Tom le regardait d'un air mauvais), c'était très dérangeant pour lui de subir les autres toute la journée, tous les jours et ce depuis quelq
ues années. Ils auraient pu devenir fous sans le soutient de leur manager. C'est vrai qu'à dix-huit ans, on a pas forcément les pieds sur terre et tout peut trés vite mal tourner, quand on est pas habitué à un certain mode de vie.



Et il se trouve qu'entre Tom et Gustav, tout avait trés vite mal tourné, depuis pas mal de temps déjà. Ils étaient particulièrement aggressifs, distants et violents. Le moindre regard était vu comme un reproche, sans parler d'un mot ou d'un geste mal placé. La folie les avait bien atteint, ces deux-là, mais heureusement pour David, ils savaient être un minimum professionnels et adultes quand il s'agissait de Tokio Hotel. Et Bill et Georg, eux, étaient là, lucides et conscients.



Gustav était écarlate et respirait bruyamment. Il n'arrivait pas à trouver une position assez confortable et son lit était bien trop loin pour qu'il se donne la peine d'y aller (d'ailleurs ils comptaient tous dormir sur la moquette). Le tissu démangeait horriblement sa peau, il se grattait, il bougeait, il soupirait. Et Tom le regarda d'un air tellement amer que n'importe qui aurait pu défaillir sous ses yeux. Il était agacé comme jamais, serrant les dents et contractant la mâchoire en regardant le blondinet souffrir en silence. Bill et Georg était bien trop fatigués pour remarquer quoi que ce soit, même le bruit de la télé leur était indifférent.



_J'ai putain de mal! Brailla-Gustav. Personne n'aurait de la Biafine ? Merde. Ajouta-t-il, misérable.



Tom lança un rire sarcastique et son visage se glaça l'instant d'aprés, il paraissait réellement sournois et sévère.



_Coup de soleil de merde. Cria-Gustav, réveillant les deux autres.

_Tu n'avais qu'à pas faire les répétitions torse nu, pauvre con. Tout le monde t'avait prévenu.



Tom était vraiment médisant et Gustav le trouvait lamentable.



_Tu n'as aucune leçon à me donner, Tomas Kaulitz-Trümper. Putain, tu me fais bien rire toi à gratouiller ta gibson avec trois accords merdiques à l'ombre des amplis pendant que je perds trois litres de transpiration à taper comme un fou sur mes caisses pendant trois plombes sous un soleil de malade! Celui qui aurait gardé un tee-shirt à ma place est juste cinglé.



Tom fit cogner son poing contre l'accoudoir et pinça ses lèvres, tentant de contrôler une vague de colère qui déferlait soudainement dans son corps tout entier. Le batteur lui tapait sérieusement sur le système et réciproquement. Il trouvait Gustav hautain avec ses phrases bien tournés et ses mots à la con. Son coeur cognait fort et résonnait même dans ses tempes. Gustav soupira encore, puis toussota et se remit à bouger dans l'unique but de pousser Tom à bout. Il trouvait le guitariste follement con et puéril.

Le genre de mec qui vous fait rager parce qu'il se prend trop au sérieux alors qu'il a le mental d'un pauvre gosse.



Ces deux là ne pouvaient absolument plus se supporter et seule de l'amertume émanait de leur présence. Il n'y avait pourtant aucune raison concrète et apparente. Leur haine réciproque s'était installée tranquillement, pour devenir de plus en plus malsaine. A croire qu'ils ne vivaient plus que pour se provoquer mutuellement.



Bill tentait de dormir, en vain, et Georg se demandait comment est-ce qu'ils arrivaient à trouver la force de se haïr et de se disputer alors qu'ils étaient tous raides morts. Le chanteur et le bassiste somnolaient, difficilement, sentant la tension monter encore un peu, comme si la journée n'avait pas été assez assomante.



***



Tom était finalement allongé dans sa couchette, il valait mieux, casque audio sur les oreilles et Samy Deluxe raisonnant dans sa tête. Il commença à fermer les yeux quand il aperçu Gustav entrer dans la pièce et sauter sur le lit de Bill, qui était juste en face de celui de Tom. Il se redressa d'un bond, envoyant son casque valser.



_Qu'est-ce que tu fous sur le lit de mon frère ? Aboya-Tom, visiblement hargneux.

_Je prend une pelle et un rateau pour construire un château de sable, ça ne se voit pas? Répondit-Gustav sur le même ton.



Alors Tom jura, ne le quittant pas des yeux, observant tout ses faits et gestes, tel un espion. Il s'averra que Gustav emprunta seulement la Biafine de Bill, posée sur l'étagère à côté de son écran de télévision.



_Tu lui as demandé? Interrogea-Tom, d'un air avide.



Le blondinet descendit du lit et regarda Tom, droit dans les yeux, cherchant une once de gentillesse ou d'humour mais rien de vint.



_C'est quoi ton problème au juste, Tom? Je n'ai aucun compte à te rendre, je suis majeur et vacciné, je fais ce que je veux, où je veux et quand je veux tant que ça ne t'implique pas. Tu n'es ni mon père, ni ma mère, ni la police et encore moins ma femme. Alors si je vais sur le lit de ton frère, c'est un problème entre lui et moi et ça ne t'implique en aucun cas.



Tom resta interdit pendant un moment, ne sachant quoi répondre sous l'expression tellement adulte du batteur.



_Ca m'implique car tu me déranges en faisant du bruit près de moi.



Gustav se mit à rire, puis il partit vers la salle de bain. Tom était-il sérieux? Quelle putain de réponse puérile! Tom était définitivement un enfant.



***



La tournée s'était achevée hier par un concert plutôt infernal. Les répétitions avaient été foireuses à cause de Tom et Gustav, ce qui avait mis Bill dans une colère noire, perfectionniste dans l'âme. Les deux blonds étaient tellement différents, deux opposés radicaux, aucun point communs mis à part la couleur de leur cheveux (d'ailleurs Tom pensait à se les teindre, afin de ne lui ressembler en rien), pas du tout la même vision de la vie, la même conception du concrêt, ni même la même apréhension d'un concert. Gustav était toujours le plus stressé, il était réellement tendu et nerveux lors des tournées, il s'isolait et préférait être seul avant le show. Tom, lui, sans doute le plus cool, le plus relax. Il rigolait dans les loges avec le staff, il se laissait prendre tranquillement en photo par Häring, il lançait des vannes médiocre à Hagen.Tom paraissait vraiment être l'opposé de Gustav. L'un était rythmique et trés calé sur le tempo, l'autre beaucoup plus rock'n roll, se la
issant la liberté de changer quelques accords, au risque de faire des fausses notes. L'un aimait skier dans les Alpes alors que l'autre préférait le soleil et la mer. Tom était rapidement distrait par n'importe quoi, il avait de très longs cheveux et des vêtements très larges, il n'avait aucun mal à sourire et prenait pas mal de chose au seconde degré, rigolant parfois de lui-même. Gustav était quelqu'un de trés concentré, il avait les cheveux coupés courts, il portait des shorts et des lunettes de vue, il était plutôt susceptible et avait tendance à faire la tête pour un rien, il paraissait timide et introverti. (Mais ne dit-on pas que les opposés s'attirent?).



Ils étaient tous les quatre dans l'appartement du studio, essayant de reprendre quelques repères. Ils défaisaient leurs bagages et Tom décida d'appeler sa mère, histoire de lui annoncer qu'ils étaient bien rentrés et de prendre quelques nouvelles. Quand il eut fini, il passa le téléphone à son frère et Gustav se mit à sourire, insidieusement.



_A peine rentrer que t'appelles déjà ta petite Maman. Tu ne sais pas vivre sans elle, Tom, à 18 ans ? Quel putain de gros bébé.

_Pardon?



Tom semblait réellement choqué par la réplique si directe du batteur. Il avait les yeux grands ouverts, et il était plus qu'étonné. Il sentit son sang bouillir et ne put se retenir, il devenait tout rouge, acerbe et tellement exécrable que même Georg prit peur.



_Va te faire enculer. Dit-il, glacial et distant, touché par la remarque de Gustav. Ce n'est pas de ma faute si ta mère est une pute que tu haies et que tu n'oses pas appeler. Moi, j'aime ma mère, c'est la meilleure du monde et ceci ne fait pas de moi un bébé. Je ne suis pas égoïste et j'aime savoir comment la femme qui m'a donné la vie va. C'est juste...naturel.



Gustav se retrouva en un bond debout devant Tom, sous le regard énervé de Georg qui en avait sa claque de ces disputes sans queue ni tête, de tous ces mots vulgaires et de cette tension permanente.



Le dreadé surplombait le petit blond d'au moins quinze centimètres, ce qui ne découragea pourtant pas Gustav à serrer le poing et à l'enfoncer violemment dans le ventre du guitariste. Ce dernier se recroquevilla instantanément sur lui-même, la respiration coupée, le visage rouge et les sourcils tordus.



_Ne traite plus jamais ma mère de pute. Lança-Gustav avant d'aller s'asseoir, tranquillement, à côté de Georg.



Tom ne riposta pas, pensant "je suis plus intelligent, la violence n'est pas une solution". Il alla retrouver Bill dehors avec difficulté; son ventre lui faisait atrocement mal et ses poumons avait peine à se remplir d'air. Son frère lui tendit une cigarette qu'il prit avec joie, malgré sa douleur. Il tira quelques taffs, le temps que Bill ait terminé sa conversation téléphonique puis reprit son portable et écrasa le mégo au sol, en toussant, agacé.



_Ce connard m'a foutu un coup dans le ventre et m'a traité de bébé.

_T'as insulté sa mère de pute. Lui rappela-Bill, d'un air qui se voulait mignon.

_J'en peux plus, Bill, j'en peux plus de ce mec. Il est con et incompréhensible. Je ne crois pas pouvoir continuer longtemps à ses côtés. Il va falloir trouver un autre batteur et...

_Et pourquoi pas un autre guitariste? Le coupa le brun, en le fixant droit dans les yeux. Moi aussi j'en ai marre, moi aussi je suis à bout, imagine un peu ce qu'on vit, Georg et moi, au milieu de vous deux, à cause de vos puérilités. Merde à la fin, vous êtes de vrais gamins!



Tom réalisa avec difficulté ce qu'ils faisaient subir à leur entourage, surtout aux deux autres mecs qui partageaient sans cesse le tourbus avec lui et Gustav, et effectivement, ça ne devait pas être drôle. Foutue situation.



_Alors il va falloir faire quelque chose Tom, bouge toi le cul et discute avec Gustav de ce qui nous éloigne tant, d'une manière adulte je t'en prie. Essayez d'arrêter ce putain d'enfer parce que sinon j'ai une solution qui risquerait de fortement vous déplaire.



Il commençait à s'énerver, lui aussi, avec tout ça. Il en avait tellement assez qu'il aurait pu imaginer un des pires scénarios machiavéliques pour les calmer et faire cesser cette merde quotidienne et ingérable.



_C'est à dire? Demanda-Tom, pas certain d'avoir suivi le raisonnement de son frère.

_Il va falloir apprendre à grandir, Tom. Dit-Bill, calme et convaincu.



Il déposa une bise sur la joue de son frère et repartit à l'intérieur, rapidement suivi du dreadé, soudain heureux par le geste qu'il venait de recevoir. Quoi de plus réconfortant qu'un frère tel que Bill? Pensa-t'il, sur le moment. Ils allèrent dans la cuisine rejoindre les deux autres, et une bonne odeur de tomates cuites emplissaient leurs narrines intoxiquées. Gustav avait sorti quelques casseroles et de quoi préparer un bon dîner, sous les yeux impatients de Georg et Bill.



_Des lasagnes pour ce soir. Annonça le blondinet en souriant, toujours très heureux de faire à manger pour les autres.



Hagen et Macky allaient manifester leur enthousiasme quand Tom s'agita et s'exclama d'un ton envieux et détaché:



_Putain t'es toujours obligé de nous montrer à quel point tu sais tout faire, de nous prouver que t'es le meilleur cuisinier et que tes lasagnes sont soit-disant exquises? Arrête de te prendre pour ce que tu n'es pas.



Gustav cessa tout geste, faisant tomber le plat qu'il avait dans la main gauche, et resta immobile et muet. Il ne pouvait croire ce qu'il venait d'entendre, lui qui était vraiment heureux de préparer le dîner, pour enfin manger quelque chose de convenable, avec ses potes de toujours, il avait été enterré six pieds sous terre en une vingtaine de secondes, et ça le blessait, profondément. Tom n'avait pas le droit de s'acharner ainsi sur lui. Georg souffla assez bruyamment pour que Tom se sente mal à l'aise, et il sortit de la cuisine sans oublier de claquer brutalement la porte. Tout ça était de trop et Bill explosa.



_Bordel de merde! Tom, c'est quoi ton problème? Qu'est ce qu'il a fait de mal, qu'est ce qu'il a dit de travers? Mais merde Tom, tu n'es qu'un pauvre con! Putain, putain, putain. T'es vraiment, mais alors vraiment, cinglé mon frère! C'est putain d'incroyable.



Le brun hurlait, hystérique, rouge de colère, les tempes battantes et ses veines se faisaient de plus en plus visibles, ses yeux commençaient à se mouiller. Tout devait cesser, rapidement. Le téléphone sonna et il courru pour décrocher, aboyant à l'interlocuteur des "QUOI?", sans pouvoir dire autre chose. Il raccrocha quelques secondes plus tard et marcha vers l'entrée où il enfila une jolie paire de boots en cuir noir.



_Tobias sera là dans cinq minutes. On doit aller sur Berlin pour un putain de shooting et des dizaines d'interviews. Annonca-t'il aux autres, froidement, avant de sortir et d'attendre Tobi, seul, dehors, les mains dans les poches et quelques mèches virevoltants autour de son doux visage. La vie de rockstar pouvait être tellement mauvaise et fatiguante. Ils venaient à peine de rentrer de tournée qu'ils devaient déjà repartir pour de la foutue promotion. Tom et Gustav avaient intêret à se calmer, et vite.



*** (Plus tard, dans la soirée)



La porte grinça doucement, Bill sursauta et retira instantanément ses lunettes de vue d'un mouvement brusque et maladroit puis se redressa, rouge et gêné devant Georg qui venait d'entrer et qui se mit à rire.



_Tu t'amuses à quoi, Bill ? Souria-t'il.

_Hé mec, t'aurais pu frapper avant d'entrer, merde.



Georg haussa les épaules et s'assit sur le sofa, d'un air non-chalant. La journée avait encore été extenuante alors qu'ils étaient supposés être en jour off.



_Tu dis un mot aux autres et je n'hésite pas à te tuer, Hagen Moritz Listing. Affirma-Bill en plaçant ses lunettes dans l'étui prévu.

_Tu portes ça depuis quand, sérieusement?

_Je ne porte pas ça! Seulement pour regarder la télévision et quand je suis sur l'ordinateur, mais aucune importance, on s'en fou. Et arrête de sourire niaisement! Tenta de crier le brun en balançant un oreiller sur le visage de Georg qui se moquait de lui. Qu'est ce qui t'amènes ici, au fait?



Le bassiste bailla et renvoya le coussin qui attérit sur le mini-bar. Il s'étira en changeant de chaîne avant que Bill ne lui saute dessus et s'empare de la télécommande.



_Tu es vraiment...nerveux ce soir.

_Si tu veux regarder la chaîne porno, tu vas dans ta chambre. Et tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu squattais ici.

_Parce que mon balcon est juste entre celui de Tom et celui de Gustav et ces deux connards ont rien trouver de mieux à faire que s'injurier, se hurler dessus et se balancer divers et multiples objets. Puis, la diva Bill Kaulitz a toujours la chambre au fond du couloir, loin de tout bruit...Donc je viens squatter ici sinon je risque de faire quelque chose de mal avec leurs crânes vides et je suis persuadé que la prison n'est pas faite pour moi, ni l'hôpital psychiatrique d'ailleurs.



Bill s'assit à côté de Georg et finit sa cannette de bière avant de roter et d'éclater de rire, seul.



_Ca ne te dérange pas que je sois ici ? Demanda le bassiste sans grande conviction.

_Non...Justement, je dois te parler.



Le ton de Bill était sérieux et il ne prenait pas souvent cet air d'instite qui signifiait certainement qu'il avait réfléchi a un plan, un projet ou quelque chose du genre. Alors Georg se redressa et prit un air grave, lui aussi, histoire de...



_Vas-y, parle moi.

_J'ai regardé ce film, jusqu'à ce que tu arrives. Annonça-Bill, toujours sérieux, en désignant l'écran de télévision.



Hagen éclata de rire, nerveux et enjoué à la fois, puis il s'affala à nouveau sur le canapé.



_Ta vie est si passionnante. Dit-il ironiquement.

_Le héro du film a des tendances psychotiques, des pulsions nerveuses qui le poussent à tuer ou à torturer ses victimes. A un moment, il enferme cette pétasse blonde dans un placard, nue et enchaînée...Je n'ai pas vu la suite puisque tu es arrivé.



Bill parlait d'un air froid, ne détachant pas son regard sec de l'écran avant d'esquisser un sourire, doucement, vers Georg qui était crispé et interrogatif.



_Tu essaies de me faire passer un message? Demanda-t'il, étrange.

_C'est un plan, Georg, un putain de plan qui va tous nous soulager.

_De nouveaux toilettes dans le TourBus ?



Hagen se mit à rire aux éclats alors que Bill soupirait, lassé.



_Nous allons enfermer Tom et Gustav dans un placard. Annonça le brun, distinctement.

_Pardon ? S'étrangla-Georg, inquiet.

_Mais ne t'en fais pas, rien de bien méchant, on ne va pas les torturer ni les enchaîner nus, ça va rester sympa, histoire de leur faire comprendre qu'ils se comportent comme de vrais gamins, et que nous aussi on sait jouer aux cons.

_Tu es fou, Bill, vraiment.

_Mais non, putain, c'est eux les fous! Et ils nous rendent dingues par la même occasion. On va le faire, tu verras, ça va être une tuerie.

_"On" ? Non, non, non, essaie pas de m'embarquer dans tes projets machiavéliques. A croire que t'es sous acide, bordel.



Georg se leva et éteint la télévision.



_Cesse de regarder de telles merdes, Billy, c'est vraiment mauvais, tu vois.



Le brun se leva et posa une main amicale sur l'épaule du bassiste, il réfléchit une seconde puis s'exclama.



_Assis-toi Georg, et écoute moi...Remet toi en tête ces six dernières semaines. Pense-y, encore et encore.



Hagen se concentra l'air sérieux et réfléchit aux deux derniers mois qu'ils venaient de subir, Bill et lui, deux mois infernaux.



_J'ai vraiment besoin de toi. Supplia Bill, d'un ton mielleux.



Georg continuait de se remémorer le temps passé en tournée, à travers les disputes incessantes et insupportables de Tom et Gustav, notamment la fois où il avait du se lever à trois heures du matin pour emmener Gustav aux urgences parce que Tom lui avait cassé une bouteille en verre sur le crâne. Il avait ensuite du nettoyer les sièges de sa voiture car ils étaient tâchés de sang et ni Tom ni Gustav ne se seraient donné la peine de l'aider.



_Ok, t'as gagné, je vais t'aider. Ils le méritent, putain, ces salauds.

_Génial, génial, génial!



Bill sautilla, heureux comme un enfant, en souriant, et se dirigea vers le minibar, dans un élan soudain de joie démesurée.



_Tu veux quelque chose?

_Non, c'est bon. J'attend que tu m'expliques ton plan, parce qu'entre Tom qui est claustrophobe et Gustav qui ne supporte pas la promiscuité humaine, ça va être comique.

_Ils feraient tout et n'importe quoi en étant bourrés et défoncés. On a juste à organiser une petite soirée avec de l'alcool et de l'herbe. Ils seront doux comme des agneaux.



Bill déblatérait son plan finement réfléchi en s'avançant vers Georg, une canette de RedBull à la main. Il ralluma la télévision et s'assit au sol, adossé au canapé.



_Comment veux-tu qu'ils acceptent de se retrouver ensemble à une même soirée? Rien que sur scène ils ont du mal.

_Sur scène ils sont pas bourrés! Si je dis à Tom qu'il y aura de la bonne weed, il va courir. Tu n'as qu'à annoncer à Gustav qu'on achètera sa marque préférée de Vodka, je suis sur qu'il acceptera sans même penser à Tom.

_Ouais, pas mal.

_On aura plus qu'à inventer une sorte de jeu, un cache-cache ou quelque chose du genre. Par contre je compte vraiment sur toi, donc il va de soit que pour toi et moi, l'alcool et le reste sont interdits. Compris ? Demanda-Bill, tel une mère.



Georg évita la question et fit mine de n'avoir rien entendu. Il rigola à une réplique du feuilleton et croisa le regard de Bill qui roulait des yeux et soupirait.



_Compris ? Bill fit cogner son poing contre le canapé.

_Ouais...Mais quand même, rien qu'une bière, sinon ils vont trouver ça louche.

_Je te connais, une fois lancé, tu t'arrêtes plus.

_Si tu me connaissais si bien que ça tu saurais aussi qu'on peut vraiment me faire confiance.



Bill sourit et décida de s'asseoir prés de Georg, en lui donnant un coup d'épaule complaisant.



_Merci mec, t'es un vrai pote.

_Ouais, ouais, je sais. Mais ça mérite tout de même une...

_Non, pas de négociations. Le coupa-Bill d'un ton avenant, tout en restant affectueux.

_C'est pas juste! Allez quoi, je t'aide, tu me récompenses, donnant-donnant mec!

_Tu veux quoi comme récompense? Non, sérieusement, t'exagères, ça vaut pas un change.



Georg abandonna, sachant que c'était perdu d'avance face à un mec tel que Bill, avec ses principes à la con et ses idées bornées. Il n'avait jamais vu personne de plus têtu. Ca le faisait juste rire de le taquiner un peu, histoire de s'amuser.



_Ton lit à l'air confortable et plus grand que le mien. Remarqua-Georg d'une voix rieuse, en tournant le visage vers le lit à l'allure, effectivement, attirante.

_Crève Hagen, crève! Je garde mon lit et toi, tu rejoins ta chambre.

_Flème.

_T'es putain de pas croyable.



Finalement Bill se mit à rire et céda. Georg se félicita, jamais Bill n'avait cédé, auparavant. Il progressait, c'était plutôt positif.



***(Le lendemain)



Bill avait contacté Andreas pour avoir tout ce dont Tom raffolait et Georg avait acheté deux bouteilles de Vodka, celles avec des pépites dorées à l'intérieur, ainsi que quelques bières. La soirée s'annonçait hard pour les deux victimes.



Ni Tom ni Gustav n'avaient bronché pour venir. Chacun semblait ravi de passer une soirée avec Bill et Georg, dans une chambre d'hôtel, à boire et à fumer, comme il y a longtemps qu'ils n'en avaient pas faite.



La chambre du brun fut très vite enfumée et saccagée. Des cannettes trainaient au sol, au beau milieu des mégos et des conneries de chacun. Gustav et Tom s'amusaient comme des fous sur un fond de ska. La musique était bonne et rythmée. Tout allait pour le mieux tant qu'ils ne s'approchaient pas de trop prés. Le blondinet voyait flou depuis un bout de temps, il rigolait fort en tapotant le crâne de Georg et en balançait des mots et des expressions totalement incohérents. Tom était complétement ailleurs, il planait doucement, les yeux injectés de sang, le coeur lent et joyeux, un sourire béat posé sur ses lèvres. Bill et Georg se faisaient des clins d'oeil complices par moment. Ils rigolaient déjà du ridicule de leur plan mais surtout de l'attitude pitoyable des deux autres. Ils passaient leurs vies à se haïr et feraient des folies pour de l'alcool et du cannabis. Digne comportement.



A peine minuit que les deux victimes étaient déjà assomées, étendues au sol, la bouche ouverte, les lèvres étirées, ronflant par moment. Bill eut un petit rire de satisfaction, il était encore frais et il se réjouissait d'avance de sa petite vengeance mesquine. Il se frotta les mains et vida sa penderie afin d'y acceuillir les deux garçons, souls et intoxiqués. Georg le regardait faire, franchement étonné de voir que Bill voulait réellement aller au bout de son idée. Il le pensait fou mais c'était vraiment marrant et au moins, il pourrait raconter ceci aux journalistes avides quand Tom se foutrait de sa gueule à propos de sexe ou d'un quelconque sujet puéril.



Une fois terminé, Bill s'avança vers Gustav et essaya de le porter seul. Impossible. Il le reposa doucement, déjà essouflé.



_Merde, il a encore grossi! Hagen, aide-moi.



Alors le bassiste du se lever et aider Bill à porter Gustav jusqu'à la penderie. Il était lourd et imposant, ils eurent du mal et mirent longtemps à le transporter comparé à la ridicule distance qu'ils avaient à parcourir. Quoi que Tom n'était pas tellement plus simple à porter. Il était léger mais trés grand, ses mains et ses pieds pendaient nonchalamment, son corps paraissait mou et sans vie, ce qui rendait la tâche plus difficile. Finalement tout rentra vite dans l'ordre. Georg jeta deux ou trois oreillers à l'intérieur du placard avant que Bill ne le ferme à clef. Ce dernier eut un vague instant de lucidité et de responsabilité fraternelle où il pensa à Tom et eu quelques remords, mais la seconde d'aprés tout était déjà oublié et il savourait déjà sa victoire, devant Georg légèrement gai et amusé.



Il était minuit et quart et tous les deux pensèrent que c'était la chose la plus démente qu'ils n'avaient jamais faite.



_Hagen, je me vois dans l'obligation de squatter ton lit. Annonça-Bill, un large sourire collé sur son visage d'enfant satisfait.

_Je m'y attendais, étrangement. Mais je te préviens, soit on dort ensemble, soit tu pionces sur le sofa. Hors de question que je me sacrifie pour toi.



Le brun grogna et fit mine d'être triste puis tapota l'épaule de Georg d'une manière amicale. Il était véritablement heureux et excité parce qu'il venait d'enfermer son frère et son pote dans un placard, pour une nuit d'orage. Tellement ridicule. Parfois, c'était réellement lui l'enfant.



_T'inquiètes mon pote, on va passer une super nuit dans ton lit 220 x 240. Dit-il avec un clin d'oeil, avant de courir en sautillant vers la chambre 152.



Ils s'endormirent rapidement, calmes et apaisés, à côté, comme des vieux potes de lycée. Par contre, du côté de Tom et Gustav, c'était autrement différent. La pluie s'abattait à toute vitesse sur les vitres, quelques éclairs éclataient par moment et il y avait beaucoup de tonnerre, ce qui réveilla Tom en sursaut. Il ouvrit brusquement les yeux et ne vit que du noir, il tata autour de lui et ne toucha qu'un corps endormi. Il fronça les sourcils et sursauta soudainement; l'orage battait son plein. Il détestait ça, réellement. Ceci l'avait toujours rendu anxieux et angoissé. D'autant plus qu'il était encore sous l'effet de quelques produits. Il sortit son téléphone de la poche de son baggy afin d'éclairer ses alentours, il distingua Gustav et remarqua que l'endroit ou ils se trouvaient était particulièrement étroit et sans ouverture possible. Il cru rêver. Il commença à se pincer, il eut mal, puis il se mit une claque, il eut encore plus mal; il en conclut alors qu'il était bel
et bien éveillé. Il réalisa peu à peu sa situation: il était seul avec Gustav, enfermé dans une sorte de pièce extrêmement petite et il pouvait entendre la pluie et le tonnerre. Il se mit à crier, pris de panique et cogna tous les murs autour de lui. Quel délire était-il entrain de vivre? Il se remit à crier et Gustav se réveilla, tout aussi paniqué. Il ne comprenait rien, lui non plus, et ne voyait rien. Il sentit seulement une masse sur ses jambes et entendait crier, il devina alors que c'était Tom. Il dégagea ses mollets des fesses du dreadé et essaya de s'adosser contre une paroi. Il massa ses tempes et son crâne lui faisait affreusement mal et Tom ne cessait pas de hurler.



_Ta gueule, Tom, ta gueule bordel! Aboya-t'il d'une voix rauque.

_D'où tu me parles comme ça? Merde, putain...je, mais merde!



Sa voix était hésitante, presque tremblante. Il paniquait réellement et ce connard de Gustav lui prenait la tête, encore et toujours. Il voulu pleurer, parce qu'il avait peur et que plus rien n'avait de sens mais il serra les dents et fut soudainement pris d'un excés de colère. Il s'abattit sur Gustav et déchaîna ses poings contre le visage du batteur qui ne réalisait plus rien. Il tenta de se défendre et mit des coups de pied dans tout ce qu'il pouvait toucher. Ils étaient tous les deux essouflés et la colère de Tom passa, il était juste soulagé aprés s'être défoulé comme une fou. Il resta allongé sur Gustav, ne sachant plus trop ce qu'il faisait ou ce qu'il espérait mais il se trouvait que Wolfgang était là, il était chaud et cette présence humaine réconforta Tom. Il fermait les yeux, retenant quelques larmes et serra fort ses bras autour du batteur, lui coupant presque la réspiration. Tom était totalement désorienté. Gustav se laisse faire de force, il était paralysé sous
Tom qui le compressait vraiment fort.



_T'es vraiment peureux ou c'est de la comédie ? Tenta-t'il, entre inquiétude et ironie.



Tom ne répondit pas. Il tremblait et sursauta à nouveau lors d'un énième coup de tonnerre. Il voulait cacher sa peur et il cru y arriver, mais il se rendait définitivement pas compte de son état ridicule à l'extrême. Il se faisait des milliers de films dans sa tête. Il avait peur que l'hôtel ne s'écrase ou brûle à cause de la foudre, alors il se voyait mourir, cramer. Il pensa à son frère et se posait tout un tas de questions. Etait-il déjà mort à cause de l'orage où était-il entrain de s'enfuir? Non, il ne laisserait jamais Tom périr seul. La connection neurotique du dreadé se faisait avec difficulté, effectivement.



_Où sommes-nous Tom? Putain, où sommes-nous ?!



Tom se releva soudainement, sentant le corps de Gustav qui vibrait sous lui, au son de sa voix et réalisa dans quelle position ambiguë il était. Il se blottit contre une paroi, le plus loin possible du batteur et essayait de calmer ses genoux qui tremblaient comme jamais. Il avait chaud et transpirait. Ses orteils et ses doigts se crispaient et sa mâchoire se serrait. Où étaient-ils ?



_Je...Je n'sais pas. Répondit-Tom, misérable.

_Appel Bill, Georg, ou j'en sais rien moi. J'ai pas mon portable.

_Pas de réseaux. Dit-il en balançant son téléphone.



Gustav prit le portable et éclaira la pièce, tant bien que mal. Rien ne pouvait vraiment les aider à reconnaître l'endroit. Il n'y avait pas tellement d'indices apparents qui auraient pu suggérer quoi que ce soit. Tom le regardait faire, respectueux et admiratif, pour la première fois depuis longtemps. Le petit blond approcha le téléphone d'une petite affichette colée en haut d'une des parois, elle comportait des consignes de sécurité, un plan du batîment ainsi que le nom de l'hôtel où ils logeaient à Berlin.



_Nous sommes à l'hôtel, c'est déjà rassurant. Admit-il, d'une voix posée.



Tom l'admirait, réellement, à cet instant précis, lui qui avait toujours été tranquille, relax et désinvolte, il se retrouvait là, à paniquer comme un enfant qui aurait perdu sa mère dans un supermarché, alors que Gustav qui était habituellement angoissé, semblait paisible et rassuré. Tom l'enviait d'être si calme et de prendre les choses si sereinement, avec du recul. La batteur éclaira vers le haut et le téléphone heurta une veste en cuir, rouge et noir, aux coutures travaillées et aux nombreux détails.



_Putain, la veste de Bill! Cria presque Tom, trop joyeux, dans un élan de réconfort.



Dans la précipitation, Bill avait du oublier une veste, ce qui rendit Tom heureux d'une manière démesurée, réellement satisfait de retrouver quelque chose de familier.



_Nous sommes dans la penderie de ton salaud de frère.



Tom fronça les sourcils, blessé par l'insulte de Gustav, comme si c'était à lui qu'il c'était adressé puis il réfléchit un instant. Le nom de l'hôtel, une veste à Bill, une pièce étroite, des ceintres. Evidemment que c'était la penderie de Bill.



_Mais pourquoi? Glapit-il, un peu paumé.

_Alors ça, putain, j'en sais foutrement rien. Y'a que ton frère pour avoir des idées pareilles.

_Tu le penses vraiment capable de nous enfermer là-dedans, alors qu'il sait que je suis claustrophobe?

_Oui, tu n'imagines pas à quel point. Bill est capable du pire quand on le pousse à bout.



Tom culpabilisa. Il aurait tellement du écouté son frère et se comporter comme un adulte avec Gustav qui n'était pas si con que ça, en fait. Il aurait du réaliser que leur petit jeu malsain prenait des proportions énormes et envenimait tout le monde. Il était en colère contre lui-même, d'agir en gamin et d'avoir haï Gustav pour...Il ne se rappelait même plus pourquoi d'ailleurs. Absurdités.



Le dreadé souffla, fatigué et ennuyé. Il essaya de regarder Gustav à travers la pénombre et se sentit soudainement énervé. Il respira fort, il serra ses poings au sol et creusa ses joues. Tom était tellement dingue parfois. Son visage était sec et froid et son regard aurait pu tuer quelqu'un sur place.



Gustav se blottit contre lui-même, dans un coin étroit et essaya de dormir ou du moins de se reposer. Tom le regardait faire et le trouvait tellement enfantin et naïf d'agir comme ceci, de rester silencieux et de vouloir dormir, tellement que Tom lui sauta dessus en une fraction de seconde et commença à déchaîner ses poings en hurlant. Gustav n'eut même pas le temps d'ouvrir les yeux qu'un coup atteignit ses paupières. Il jura instinctivement et tenta de masser ses yeux fermés avec ses doigts crispés alors que Tom continuait, toujours aussi enragé, au dessus de lui. Il criait encore et son corps tremblait entièrement, comme s'il ne pouvait rien contrôler. Le long de ses bras et de son cou, les veines apparaissaient épaisses et tendues. Il secouait Gustav violemment, tellement que ce dernier ne pouvait absolument se défendre. Il était tétanisé et paralysé.



Tom avait rarement été plus enragé. Juste une fois, quand Georg s'était trompé de caisse et avait pris la Gibson de Tom à la place de sa Sandberg. Par la suite il avait fait tombé l'étui et la Gibson s'était retrouvée dans un état plus alarmant. Tom avait cru devenir fou ce jour-là, autant que ce qu'il était entrain de faire subir à Gustav. Il se mit à pleurer sous l'effet de la colère et de la fatigue. Son visage brillait quelque peu dans la pièce presque obscure, éclairée par quelques faisceaux de lumière venant traverser les jointures de la porte coulissante de la penderie. Ses larmes coulaient jusque sur le visage du batteur. Ses coups se faisaient plus doux et moins rapides. Tom en eut assez et se retira lentement, dans l'autre coin, laissant Gustav avec le nez ensanglanté et un oeil au beurre noir.



_Connard. T'es putain de taré! T'as vraiment de sérieux problèmes mentaux dans ton crâne rempli de merde. Riposta-le batteur, réellement effaré devant le comportement de Tom qu'il n'arrivait pas à décrire.

_Je te haie, je te haie, je te haie.

_Va te faire foutre, Tom. Tu ne vaux rien, t'es ridicule et minable. T'es tout sauf fréquentable. T'es un putain de psychopathe schizophrène et tu ferais mieux de crever, enculé. Excuse-toi.

_Jamais. Excuse-toi, toi. Répondit-Tom, sec, en massant ses tempes.

_Bordel mais j'hallucine. De quoi devrais-je m'excuser? Tom répond, TOMAS KAULITZ TRÜMPER REPOND, putain de merde! Qu'ai-je fait qui mérite des salopes d'excuses?

_Lâche moi, pauvre con, j'en peux plus.



Gustav cru défaillir. D'où Tom tenait-il ce culot monstrueux et depuis quand? Même Bill était un petit joueur à côté de ça. Il eut peur, Tom l'effrayait vraiment. Il devenait totalement imprévisible et était capable du pire, à présent. Son cerveau semblait absolument différent et en manque total de connexion neurotique. Gustav pouvait jurer que si Tom avait eu une arme, il l'aurait tuer sans aucune hésitation. Psychopathe.



Maintenant, le batteur pouvait entendre gémir doucement, par moment. Tom était-il entrain de préparer un nouveau coup? Discrètement Gustav prit le portable et éclaira le visage de Tom, de loin, pour s'assurer qu'il ne se transformait pas en créature monstrueuse ou quoi que ce soit du genre.



Tom avait les sourcils froncés, la bouche entre-ouverte et les lèvres tordues. Son visage était diforme et on pouvait y lire un mélange de sentiments. Gustav aurait dit du soulagement, de la violence et du plaisir, maslain. Il gémit encore et Gustav ne voulut pas réaliser et fit semblant de n'avoir rien compris. Il baisse le téléphone et éclaira les bras de Tom, nus et vifs, puis ses mains qui finissaient sur ce membre obscène qu'il n'arrivait pas à éviter. Il resta là, immobile, éclairant le sexe dur, gros et bandant de Tom.



Le dreadé se masturbait sans gêne, à côté d'un garçon qu'il détestait, aprés s'être battu comme un véritable fou. Gustav voulut l'insulter, le frapper, de faire ça là, aussi naturellement. Il voulait lui demander ce qui n'allait pas dans sa tête, quel genre de problème il avait, quel sorte d'être malsain il était mais il sentit son caleçon devenir de plus en plus compressant, si étroit qu'il eut soudainement mal entre les jambes. Il laissa finalement tomber le téléphone, qui attérit dans un bruit léger et doux sur la moquette épaisse. Il dirigea ses mains sous son caleçon serré et se soulagea, ne pouvant rien faire d'autre.



Ce n'était pas la première fois qu'un garçon l'excitait mais il ne se serait jamais attendu à l'être par Tom, ce putain de mec minable, aux fausses allures de révolté.



La pièce était relativement silencieuse, on pouvait seulement entendre quelques souffles, purs et profonds, et quelques gémissements, plaisants à souhait. Qui l'aurait cru? Deux garçons, chacun dans un coin, se masturbaient et se haïssaient, autant qu'ils auraient voulu se faire l'amour, comme ça soudainement, incompréhensiblement.



***



Tom cambra son dos au possible, crispa ses doigts et se mordit la lèvre inférieure tellement fort qu'elle saigna. Ses yeux avaient peine à s'ouvrir, ses paupières étaient lourdes et son cerveau ne contrôlait plus tellement de choses. Il respirait lentement et avec force. Il restait silencieux, se forçant à ne rien dire, à ne pas crier ni gémir. Mais Gustav donna un coup de bassin brutal et inattendu, il essaya de se contrôler, foutrement excité, et son sexe s'enfonça doucement et pour la première fois, dans le corps de Tom qui pleurait.



Les mouvements du blondinet s'accentuèrent, devenant de plus en plus réguliers et rapides. Les larmes de Tom coulaient, le sexe de Gustav se retirait. La lèvre de Tom cédait à nouveau, le sexe de Gustav entrait encore. Il allait vite, et Tom vibrait sous lui. Il se sentait tellement puissant, à dominer celui qu'il avait détesté à en vomir.



Tom laissait couler quelques larmes qui vinrent saler sa plaie. Il eut mal. Il cria, de douleur, de bonheur. Il était comblé et se sentait tellement bien ainsi, dominé par celui qu'il avait tant haï. Ces deux là avaient sûrement de sérieux penchants masochistes. Leur jeu était tellement pervers, impur et immoral.



L'orgasme arriva en même temps dans les deux corps. Gustav se vidait dans le corps si délicat et si étroit de Tom qui arriva sur le torse cambré et tendu du batteur. Leurs souffles saccadés reprirent un rythme régulier et Gustav se laissa tomber sur le ventre chaud, bronzé et galbé du dreadé. Leurs corps étaient brûlants, humides et doux. Il n'était pas question d'amour, évidemment. Du sexe et rien d'autre. Aimer c'était pour les faibles. Chacun avait succombé et prit son pied à sa manière.



Ils respiraient en même temps, un peu perdus. Ils s'endormaient et le jour se levait.



***



Midi. Georg ouvrit difficilement une paupière, puis tenta l'autre. Il bailla nonchalamment et frotta ses yeux avec une flème hors norme. Il bailla à nouveau et s'étira de tout son long, prenant le lit entier pour lui et ne s'étonna même pas de remarquer qu'il était vide. Il se leva, la bouche patteuse, les cheveux plutôt mal en point et se gratta le crâne en faisant la moue d'un petit enfant qui voudrait se rendre attendrissant. C'était sa tête du matin.



Il vit Bill assis, droit et sérieux, à table, travaillant sur son ordinateur, les lunettes sur le nez. Tellement concentré qu'il n'avait pas remarqué que Georg se foutait presque déjà de lui. Hagen toussota et Bill sursauta, enlevant ses lunettes d'un geste brusque et ses joues devenaient rouges.



Georg rigolait et Bill cogna son poing sur la table.



_Tu les mets souvent, sérieux?

_Bonjour Georg. Sourit-Bill, sarcastique. Il est trés exactement midi et six minutes, nous venons tous les deux de nous réveiller et je suppose qu'aucun de nous ne voudrait que Bill s'énerve à cause d'une quelconque remarque désobligeante venant, évidemment, de Georg. Alors oublie mec, cette histoire de lunettes et tout, ça n'existe pas. Sérieux, ça craint. Finit-il par rigoler.

_Tom le sait?



Bill paniqua soudainement et devin anxieux. Il tritura ses doigts et se leva en un bond vers la porte de la chambre à Hagen, qui ne comprenait pas tellement cet élan de panique.



_Tom, putain, Tom! Merde, je l'ai zappé, mais alors complètement!

_Héhé, t'inquiètes, je suis sur qu'il s'est bien amusé avec la queue de Gustav.

_Putain, déconne pas avec ça, c'est dégueulasse.



Bill chercha la carte de sa chambre et les clefs de sa penderie pendant que Georg enfila un vieux pantalon en guise de pyjama. Une fois les clefs trouvées et la carte en main, ils se mirent à courir vers le fond du couloir et entrèrent en trombe dans la chambre étrangement silencieuse et puante. Il restait encore toutes les merdes de la veille, un peu partout. Ils eurent pitié pour la femme de ménage.



Ils étaient si nerveux de se recevoir tout un tas d'injures de la part des gars qu'ils se retenaient pour ne pas éclater de rire. Leur plan avait été si puéril et aberrant, en fin de compte.



Bill débloqua la porte coulissante et l'ouvrit.



Rien de plus? Merde.



Silence. Tic, tac, tic, tac. Un ange passa. Ils restaient voués au mutisme, estomaqués, choqués, dégoûtés. Même Georg qui avait fait allusion à une telle scène se sentit trés étrange face à ceci.



Ils étaient nus, totalement nus. Gustav écrasait Tom de manière, pourtant, délicate. Ils étaient beaux, c'était étrange, les corps collés et puants. Leurs sexes se touchaient et leurs doigts s'effleuraient.



Bill cru défaillir. Ses clefs tombèrent sur le dos du batteur et le métal froid réveilla immédiatement le garçon. Il sursauta d'abord et ouvrit les yeux sur un Tom nu et endormi.



_Merde. Murmura-t'il.



Puis il releva la tête et croisa le regard de Georg, puis celui de Bill. Ils le regardaient d'un air bien trop indescriptible.



_Doublement merde. Ajouta-t'il.



Jamais il n'avait été si écarlate. Il aurait voulu mourir et être enterré six pieds sous terre. Il aurait, au moins voulu se cacher mais Hagen était appuyé contre la porte. Il enfila un caleçon dans la précipitation, tel un misérable, et ignora les yeux tout ronds et les bouches grandes ouvertes de ses deux acolytes. Une fois le caleçon sur ses fesses, il remua doucement l'épaule de Tom et chuchota son prénom. Le dreadé bailla et s'étira entièrement sans ouvrir les yeux. Gustav n'était plus sur lui et tout son corps était exposé vulgairement.



Il ouvrit finalement les paupières et croisa immédiatement le regard de Gustav. Il se paralysa et pria toutes les divinités pour que la nuit passée fût un rêve et uniquement un rêve, lointain et oublié.



Il avança instinctivement sa main droite sur son sexe et sentit sa peau nue. A cet instant précis, il détesta Bill plus que tout au monde, de l'avoir enfermé dans un foutu placard et de l'avoir presque poussé à baiser son ennemi et à être ainsi humilié. Il se leva finalement, cachant son membre à l'aide d'une main, puis enfila un caleçon et un baggy, inévitablement en colère. Il frotta ses yeux, histoire de débarbouiller son visage. Il attacha ses locks en chignon maladroit et se pointa devant Bill. Ils se regardèrent longtemps, sans rien dire. Le brun voulait rire, il se mordit les lèvres pour s'en empêcher. Le blond lui lançait un regard vénéneux, rempli de haine et de dédain. Sa main partit dans le visage délicat de Bill, sans aucun contrôle. Bill caressa sa joue douloureuse.



_Je suis désolé. Souffla-le brun.



Tom et Gustav se mirent à rire, diaboliques, à l'unisson, puis s'arrêtèrent en même temps, et leurs visages se glacèrent.



_Ridicule. Dirent-ils.



Georg voulut disparaître, et rester invisible face à eux pour le reste de sa vie.



_Hagen tu me déçois franchement. Affirma-Tom, froid et méchant.



Puis il s'avança et s'assit sur le sofa, télécommande en main, devant une émission minable de télé-réalité, mais jamais aussi minable que Bill, pensa-t'il. Gustav le suivit, il s'affala au sol, et fixa silencieusement la télévision. Georg et Bill restaient interdits et figés. Ils n'osaient rien. Bill se remémorait son plan et essaya d'imaginer le calvaire qu'il avait fait subir à Tom, qui avait totalement horreur de l'orage, puis l'enfer que Gustav avait dû vivre, enfermé avec un Tom probablement excessif et intolérant. Il voulut vraiment rire mais il gloussa seulement.



_Oui, bon, Bill ça va. Inutile de glousser comme une poufiasse sans rien dire. On a baisé, ouais. Et j'ai envie de dire, et alors ? Lança-Gustav, acharné.



Le brun explosa de rire, rapidement suivi de Georg. C'était tellement nerveux et involontaire.



_Et le mariage, sinon, c'est prévu ou...? Demanda-Hagen.

_Ta gueule. On est pas ensemble connard. Cracha-Tom.

_Genre. Rigola-Bill.



Le dreadé voulait vraiment frapper son frère, jusqu'à ce qu'il saigne. Il pouvait tellement être irritant parfois, avec ses airs hautains, ses mots cruels, et ses attitudes de petite princesse précieuse.



_Putain, tu comprends tellement rien, Bill. Proféra-Tom. Nous étions différents, nos sens étaient anormalement sous-développés et on était sous le putain d'effet de l'alcool et de l'herbe.



Plus personne ne bougeait, plus personne ne parlait. L'ambiance était tendue et gênante. Puis Hagen se mit à rire. Incontrôlable. Tom, Gustav et Bill suivirent le mouvement et un fou rire général éclatait dans la pièce. Toute cette situation parraissait tellement exagérée et lamentable depuis le début, autant la haine de Gustav et de Tom que le plan de Bill et Georg.



Ils revenaient d'un long voyage et tout pouvait recommencer comme avant, simplement et amicalement, sans débordement inutile. Tout était rentré dans l'ordre. Ou du moins jusqu'à la prochaine dispute.



_La prochaine fois, laissez-nous au moins des capotes. Conseilla-Gustav.



Tom rit et ébouriffa les cheveux blonds du batteur. Ils étaient tous, mais vraiment tous, complètement barrés dans le groupe.





Fin.


Demande de Lel-Chan

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [Vacancières] OS # 10 - Les opposés s'attirent   Ven 16 Oct - 21:36

Rhoooooooooo Lel!!
Y'avait que toi pour faire une demande comme celle là XD
Mais c'est génial, foutrement bien écrit et...et merde quoi Smile
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MessageSujet: Re: [Vacancières] OS # 10 - Les opposés s'attirent   Ven 16 Oct - 23:51

pour la fin j'étais un peu XD (ils rigolent ou ils sont pas contents y'a des moments je savais plus trop)
en tout cas c'était vraiment pas mal
Tom et Gus' sont réellement des putains de chieurs XD j'ai plaint Bill et Georg tout le long de l'OS
par contre juste j'aurais aimé savoir comment ils en viennent à coucher
mais sinon j'ai bien aimé Very Happy
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MessageSujet: Re: [Vacancières] OS # 10 - Les opposés s'attirent   Sam 17 Oct - 2:41

Aloooooors...
Vive la demande de Lel! Very Happy
Comme vive l'OS, en général.
Parce que certans passages sont soit incohérent un peu, soit autre chose.
L'incohérence je l'ai plus trouvé dans la fin. Ouais, ils sont déçus aprèsi ls rien etc.. je me suis bien perdue.
Et ouaiis, 4a aurait été bien de savoir comment ils aboutissent à la baiise =)
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MessageSujet: Re: [Vacancières] OS # 10 - Les opposés s'attirent   Sam 24 Oct - 18:23

ALOOOOOOOOORS !

*se craque les doigts*

Dites vous que j'ai pensé a cette review totue la nuit.
Comment la tourner, que dire, que dire de positif, choisir le negatif, et ne pas faire d'erreur de jugement.
Mais, je peux pas m'mepecher de jsute dire que j'ai été déçue.
Je ne comprends pa,s ma demande était pourtant très serieuse, je vois pas pourquoi l'auteure à tournée ça de façon completement délurée et à coté de la plaque.
Les phrases ont du punch et beaucoup sont tres bien tournée, placée, mais, pareil, je vois pas pourquoi taznt de violence et de vulgarité. Même si le sentiment de colère devait être le sentiment le plus planant, la j'ai jsute l'impression que l'auteure m'envoit un "va te faire foutre avec ta demande conasse" dans la gueule. Trop de gros mots, c'ets pas bons. Quelques uns, bien placés, ç'aurait été parfaits, mais pas QUE ça.
Je me sens dure envers la pauvre perverse qui a récolté de mon HORRIBLE demande - ouais, il semblerait que je sois la pire joueuse d'OS avec mes demandes qui arrachent le trou de balle de totu le monde à chaques fois, mais poiurtant j'avais fait un effort là, un couple originale, une situation a la fois comique et serieuse, et surtotu je les fais pas finir ensemble ? Que demande lke peuple ? Une demande bateau avec bill amoureux de tom mais pas reciproquement ?

Buh, je sais pas, j'ai la sensation que tout est baclé, sauf le début que j'avais vraiment apprécié, mais en quelques lignes totu devient n'importe quoi, la psychologie des personnages m'horripilent, surtout Bill, je sais pas.
Vraiment l'histoire aurait du m'exciter, a la place je em susi retrouvée dégoutée. Comme quoi l'auteure doit etre vraiment douée quand elle ecrit un truc qu'elle aime,; parce que la je susi persuadée que c'est juste ma demande qui a provoqué une telle... je sais pas. Les trucs du genre "collants et puants" je crois, juste, non,; ça ne se mets pas ça, pas quand on est censé ecrire un truc pour quelqu'un, je me trompe ?

Alors, totu ce que j'ia a dire, c'est pardon, pardon de t'avoir forcé a ecrire quelque chose qui a eut vraiment l'air d'une corvée, et merci, merci d'avoir quand memefait.

Et si je me trompe, ben, juste, je susi sure que tu peux t'ameliorer, mais je doute que l'auteur soit quelqu'un qui n'écrit pas tres bien de base.
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MessageSujet: Re: [Vacancières] OS # 10 - Les opposés s'attirent   Sam 24 Oct - 23:01

Lel < Mdr, j'adore xD "que dire de positif" en fin compte t'as rien dit de positif, mais je suis d'accord avec toi sur certaine chose.

Dire que l'os est baclé me parait un peu exagéré mais quand même, c'est pas tellement cohérent, puis perso j'ai pas du tout aimé ce couple :/
La fin est juste trop, je sais pas, irréaliste XD, enfn c'est bizarre.
sinon Lel je comprend pourquoi le truc de "collés et puants" ne s'écrit pas XD enfin j'ai pas compris pour ça se mettait pas...

Mais perso, je suis pas spécialement fan de cet OS, déjà parce que le couple est horrible, et que ouais le comportement des persos est incohérent...
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MessageSujet: Re: [Vacancières] OS # 10 - Les opposés s'attirent   Sam 24 Oct - 23:55

Le couple est pas horrible, vous savez pas l'apprecier, c'est fdifferent xD

Et, si, je suis sure que l'auteuse est en general quelqu'un qui ecrit bien quand elle aime ce qu'elle ecrit. Pour moi ça se ressent juste qu'elle m'en veut pour ma demande xD
CVi tout xD

Mais je lui en veut pas Oo Tout comme j'espere qu'elle m'en veut pas d'avoir apposé une critique éè

Et le truc colls et puants ben je l'ai dit, t'es censée ecrire pour plaire a quelqu'un en particulier, tout en te faisant plaisir... et ce genre de mots ca fait debander tout le monde non ?
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MessageSujet: Re: [Vacancières] OS # 10 - Les opposés s'attirent   Dim 25 Oct - 0:52

Ha ouais d'accord je vois pour le "collés et puants" XD c'est clair que si tu veux faire plaisir à la demandeuse, ce genre d'expression paraient malvenue ^^
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MessageSujet: Re: [Vacancières] OS # 10 - Les opposés s'attirent   Sam 31 Oct - 0:40

Euh, ah boooooooooon

Bon la demande de base j'aurai pas du tout aimé XD Mais l'auteur a pas aidé, au final l'OS est pas du tout cohérent, enfin les réactions des personnages sont juste incompréhensibles !

Les "trés" et les "_" m'ont horripilée XD

Bref ouais demande étrange, OS qui a dû être dur à écrire, bravo quand même à l'auteur d'avoir essayé.
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MessageSujet: Re: [Vacancières] OS # 10 - Les opposés s'attirent   Dim 1 Nov - 0:57

Et bah moi j'kiffe la demande What a Face
Y'a franchement une bonne idée, un truc à exploiter, et peut être que l'auteure est passé un peu à côté de ça...
Y'a des trucs que j'ai pas du tout compris, genre tiens on est dans un placard et on se déteste, oh mince j'vais me branler, et vlan ça finit en baise-party. J'sais pas, ça allait un peu vite, j'ai pas forcément trouvé de la cohérence à chaque fois.

C'est dommage parce que vraiment la demande était cool et on aurait pu passer un bon moment, j'aurai trop aimé qu'on voit plus ce qui se passe dans le placard, l'évolution des sentiments, le pourquoi du comment on arrive au lemon, parce que là j'ai beau aimer les lemons et les attendre, celui là il était limite pas à sa place .___.
Buh, c'est méchant c'que j'dis, cet OS c'est pas non plus la torture à lire xD Sauf par moment, au début, c'est un peu trop vulgaire pour être vrai... Enfin bref, c'est cool quand même d'avoir traité le sujet, même si j'suis restée globalement un peu sur ma faim...
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MessageSujet: Re: [Vacancières] OS # 10 - Les opposés s'attirent   Lun 24 Mai - 21:54

C'est excellent cet OS!
J'aime beaucoup!
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MessageSujet: Re: [Vacancières] OS # 10 - Les opposés s'attirent   

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